Anthologie poétique sur le thème du bonheur

Entraide scolaire

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
J'ai une anthologie à faire pour la rentrée, le thème est le bonheur et je ne trouve que des poèmes mais très peu d'autres genres littéraires…
Pouvez vous m'indiquer des titres de roman ou de contes à chercher ?
Merci d'avance 🙂
*classés


Bonjour, je cherche des poèmes pouvant être classés dans le thème du bonheur.
j'ai déjà trouvé sensations, de Rimbaud et Aragon, le voyage de hollande
merci
Quelques propositions !

L'invitation au voyage de Baudelaire
Elle a passé, la jeune fille des Odelettes de Nerval
à ma fille

Ma lande mon enfant ma bruyère
Ma réelle mon flocon mon genêt,
Je te regarde demain t'emporte
Où je ne saurais aller.

ma bleue mon avril ma filante
Ma vie s'éloigne à reculons,
A toi les oiseaux et la lampe
A toi les torches et le vent.

mon cygne mon amande ma merveille
A toi l'impossible que j'aimais
A toi la vie, sel et soleil,
A toi, brève invitée.

Andrée Chedid
Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin
Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère
Elle entrait et disait : Bonjour, mon petit père
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe.
Alors je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon œuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers.

Victor Hugo les Contemplations
Aube Illuminations (1873-1875) ARTHUR RIMBAUD (1854-1891)


J'ai embrassé l'aube d'été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombre ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.
Je t'aime  d'Eluard
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues
Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas
Je t'aime pour aimer
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas
Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd'hui
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie
Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne
Pour la santé
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n'es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi.
merci beaucoup ! mais je classerai plutot "je t'aime" dans le thème de l'amour, même si ils sont tous deux etroitement liés 🙂
Bonjour, je suis en 1ère ES à la recherche d'un poème sur le bonheur, parce que je rédige un dossier de poésie pour la rentrée. Je suis à la recherche d'un poème sur un bonheur mais spécifique:
  • pas baser forcément sur l'autre, du type sur de l'amour (même si c'est quasi inévitable…)
  • quelque chose d'individualiste, ou le bonheur est cherché/accordé rien que pour soi
  • cela doit court et simple
de ce que j'ai trouvé, il y a
  • Le bonheur (d'apparemment mère Thérésa en personne, mais bizarrement, aucune date de trouvée ou de receuil d'où il serait tiré, à croire que c'est quelqu'un qui là inventé…)
ce qui s'accorde à mes standard dans le sens où parle d'un bonheur que trop souvent on ne voit pas, mais qui est tout bonnement en nous.

https://raymond.henninger.pagesperso-orange.fr/page155.htm

D'ailleurs a ce propos si quelqu'un pouvait trouver la date de ce poème, ça réglerait mon problème, parce que je voudrais bien prendre ce poème.

Je remercie ceux qui auront prendront le temps de me répondre à mes propos et j'invite les personnes de ce temps à me répondre car je voie bien que derrière moi le sujet le plus récent date de 2011, (et non les poèmes y présent ne m’intéresse pas, car ils me sont compliquer dans leur compréhension)
Christophe PLANTIN (1514-1589)


Le bonheur de ce monde

Sonnet

Avoir une maison commode, propre et belle,
Un jardin tapissé d'espaliers odorans,
Des fruits, d'excellent vin, peu de train, peu d'enfans,
Posseder seul sans bruit une femme fidèle,

N'avoir dettes, amour, ni procès, ni querelle,
Ni de partage à faire avecque ses parens,
Se contenter de peu, n'espérer rien des Grands,
Régler tous ses desseins sur un juste modèle,

Vivre avecque franchise et sans ambition,
S'adonner sans scrupule à la dévotion,
Dompter ses passions, les rendre obéissantes,

Conserver l'esprit libre, et le jugement fort,
Dire son chapelet en cultivant ses entes,
C'est attendre chez soi bien doucement la mort.
LE BONHEUR
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.

Le bonheur est dans le pré, cours-y vite. Il va filer.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite,

dans l'ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite,

sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite,

sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.

De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite,

de pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite,

saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filé!


Paul Fort
M'éveillant au matin, devant que faire rien,
J'invoque l'Éternel, le père de tout bien,
Le priant humblement de me donner sa grâce,
Et que le jour naissant sans l'offenser se passe :
Qu'il chasse toute secte et toute erreur de moi,
Qu'il me veuille garder en ma première foi,
Sans entreprendre rien qui blesse ma province:
Très humble observateur des lois et de mon Prince :
Après je sors du lit, et, quand je suis vêtu,
Je me range à l'étude et apprends la vertu,
Composant et lisant, suivant ma destinée,
Qui s'est dès mon enfance aux Muses enclinée :
Quatre ou cinq heures seul je m'arrête enfermé ;
Puis, sentant mon esprit de trop lire assommé,
J'abandonne le livre, et m'en vais à l'église ;
Au retour, pour plaisir, une heure je devise ,
De là je viens dîner, faisant sobre repas,
Je rends grâces à Dieu ; au reste je m'ébats.
Car, si l'après-dînée est plaisante et sereine,
Je m'en vais promener, tantôt parmi la plaine,
Tantôt en un village, et tantôt en un bois,
Et tantôt par les lieux solitaires et cois:
J'aime fort les jardins qui sentent le sauvage,
J'aime le flot de l'eau qui gazouille au rivage.
Là, devisant sur l'herbe avec un mien ami,
Je me suis par les fleurs bien souvent endormi
À l'ombrage d'un saule ; ou, lisant dans un livre,
J'ai cherché le moyen de me faire revivre,
Tout pur d'ambition et des soucis cuisants,
Misérables bourreaux d'un tas de médisants
Qui font, comme ravis, les prophètes en France,
Pipant les grands seigneurs d'une belle apparence.
Mais quand le ciel est triste et tout noir d'épaisseur,
Et qu'il ne fait aux champs ni plaisant ni bien seur,
Je cherche compagnie, ou je joue à la prime,
Je voltige, ou je saute, ou je lutte, ou j'escrime,
Je dis le mot pour rire, et à la vérité,
Je ne loge chez moi trop de sévérité.
Puis, quand la nuit brunette a rangé les étoiles,
Encourtinant le ciel et la terre de voiles,
Sans souci je me couche ; et là, levant les yeux
Et la bouche et le cœur vers la voûte des cieux,
Je fais mon oraison, priant la bonté haute
De vouloir pardonner doucement à ma faute.

Ronsard
Un rêve de bonheur…

François Coppée


Un rêve de bonheur qui souvent m’accompagne,
C’est d’avoir un logis donnant sur la campagne,
Près des toits, tout au bout du faubourg prolongé,
Où je vivrais ainsi qu’un ouvrier rangé.
C’est là, me semble-t-il, qu’on ferait un bon livre.
En hiver, l’horizon des coteaux blancs de givre ;
En été, le grand ciel et l’air qui sent les bois ;
Et les rares amis, qui viendraient quelquefois
Pour me voir, de très loin, pourraient me reconnaître,
Jouant du flageolet, assis à ma fenêtre.

François Coppée
Merci, la toute première à propos de Plantin est très représentative de ce que je veux, mais floreal y aurait-il une sorte de poème (sonnet ou pas) qui parle du bonheur comme celui de Teresa, ou l'on parle de ce bonheur qui derrière on cherche qu'on a du mal à trouver et qui serait en nous, (et non pas du type de version de Paul Fort)? De plus j'ai beau chercher mais je ne trouve pas. Alors connaitrais tu la date à laquelle le poème de Plantin fut publié?
Le sonnet de Plantin Moretus, tu l'as vu, est du XVI° siècle.

Une chanson peut-être ?
Paroles de la chanson Le p'tit bonheur :
C'est un petit bonheur

Que j'avais ramassé

Il était tout en pleurs

Sur le bord d'un fossé

Quand il m'a vu passer

Il s'est mis à crier:

"Monsieur, ramassez-moi

Chez vous amenez-moi

Mes frères m'ont oublié, je suis tombé, je suis malade

Si vous n'me cueillez point, je vais mourir, quelle ballade !

Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure

Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture"

J'ai pris le p'tit bonheur

L'ai mis sous mes haillons

J'ai dit: " Faut pas qu'il meure

Viens-t'en dans ma maison "

Alors le p'tit bonheur

A fait sa guérison

Sur le bord de mon cœur

Y avait une chanson

Mes jours, mes nuits, mes peines, mes deuils, mon mal, tout fut oublié

Ma vie de désœuvré, j'avais dégoût d'la r'commencer

Quand il pleuvait dehors ou qu'mes amis m'faisaient des peines

J'prenais mon p'tit bonheur et j'lui disais: "C'est toi ma reine"

Mon bonheur a fleuri

Il a fait des bourgeons

C'était le paradis

Ça s'voyait sur mon front

Or un matin joli

Que j'sifflais ce refrain

Mon bonheur est parti

Sans me donner la main

J'eus beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènes

Lui montrer le grand trou qu'il me faisait au fond du cœur

Il s'en allait toujours, la tête haute, sans joie, sans haine

Comme s'il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure

J'ai bien pensé mourir

De chagrin et d'ennui

J'avais cessé de rire

C'était toujours la nuit

Il me restait l'oubli

Il me restait l'mépris

Enfin que j'me suis dit:

Il me reste la vie

J'ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines et mes guenilles

Et je bats la semelle dans des pays de malheureux

Aujourd'hui quand je vois une fontaine ou une fille

Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux

…Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux…

Félix Leclerc

« Le bonheur, c’est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas,
Alors on cherche, on cherche partout.

Il est là, dans l’arbre qui chante dans le vent,
L’oiseau le crie dans le ciel,
La rivière le murmure,
Le ruisseau le chuchote,
Le soleil, la goutte de pluie le disent.

Tu peux le voir là, dans le regard de l’enfant,
Le pain que l’on rompt et que l’on partage,
La main que l’on tend.

Le bonheur, c’est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas,

Et on le cherche dans le béton, l’acier,
La fortune,
Mais le bonheur n’y est pas,
Ni dans l’aisance ni dans le confort.

On veut se le construire mais il est là,
À côté de nous, et on passe sans le voir,
Car le bonheur est tout petit.

Il ne se cache pas,
C’est là son secret.
Il est là, près de nous. »

Maurice Carême
En effet, je sais que c'est du XVI, je ce que veux dire c'est la date précise à la manière d'une année, ça c'est introuvable, par exemple 1565… et j'en aurais bien besoin.

Et c'est drôle à quel point le poème de teresa est ressemblant à celui de maurice carême.

Après les avoir lue mon choie va décidément vers Plantin, ou il exclue même ces parents de son monde de bonheur, c'est beau… merci floréale

sinon je sais pas si je dois commencer un autre nouveau sujet sur le forum, mais je suis aussi à la recherche d'un poème sur de l'amour mais de préférence
  • spécifiquement datant du XVIIIème (Oui, le romantisme c'est le XIXème, ça va être dur)
  • Un amour qui peut être égoiste, passioné, de jeunesse, quelque chose de brulant et beau, je ne parles pas des 2 pigeons de Jean de la Fontaine (qui date d'ailleurs du XVII)
merci bien à ce qui prendront le temps d'y répondre
La Fontaine XVII°

Laclos XVIII° :
Rondeau

Elle est moi cette aimable Rosire,
Son cœur sensible a couronné mes feux :
Elle est à moi … puis-je être plus heureux ?
ô volupté, j'éprouve ton délire,
Et mon bonheur a surpassé mes vœux.

Sein palpitant, voluptueux sourire,
Lèvres de rose et regards langoureux,
Rosire a tout : cette aimable Rosire,
Elle est à moi.

En vers naïfs dans mes chants amoureux,
Ainsi d'Amour je célébrais l'empire.
Las ! Peignez-vous mes transports douloureux.
Lysis arrive : il accorde sa lyre,
Puis chante aussi : cette aimable Rosire,
Elle est à moi !
Elle est excellente, merci! Y en a t-il d'autre que vous pourriez me proposer? Je voudrais comparer.
Le XVIII° n'est quand même pas le siècle des poètes.
À FANNY

Non, de tous les amants les regards, les soupirs
Ne sont point des piéges perfides.
Non, à tromper des cœurs délicats et timides,
Tous ne mettent point leurs plaisirs.
Toujours la feinte mensongère
Ne farde point de pleurs, vains enfants des désirs,
Une insidieuse prière.

Non, avec votre image, artifice et détour
Fanny, n’habitent point une âme :
Des yeux pleins de vos traits, sont à vous. Nulle femme
Ne leur paraît digne d’amour.
Ah ! la pâle fleur de Clytie
Ne voit au ciel qu’un astre ; et l’absence du jour
Flétrit sa tête appesantie.

Des lèvres d’une belle un seul mot échappé,
Blesse d’une trace profonde
Le cœur d’un malheureux qui ne voit qu’elle au monde.


Son cœur pleure en secret frappé,
Quand sa bouche feint de sourire.
Il fuit ; et jusqu’au jour de son trouble occupé,
Absente, il ose au moins lui dire :

« Fanny, belle adorée aux yeux doux et sereins,
Heureux qui n’ayant d’autre envie
Que de vous voir, vous plaire et vous donner sa vie,
Oublié de tous les humains,
Près d’aller rejoindre ses pères,
Vous dira, vous pressant de ses mourantes mains :
Crois-tu qu’il soit des cœurs sincères ? »

A. Chénier
Effectivement, c'est bien un siècle qui fait pas trop dans les poèmes, j'ai beau chercher de mon côté, Laclos est décidément le meilleurs dans ma situations, après tout ce monsieur a quand même publié, Les liaisons dangereuses, roman du mouvement libertin, et on en parle d'amour dedans.

Sinon, je vais vous embêter comme avec Plantin, visiblement le poème Rondeau a été publié dans "l'almanach des buses", une sorte de revue de l'époque de poèmes, où plein d'auteur en publiait comme Voltaire, mais impossible de retrouver la date en questions, en dehors de XVIII, si vous la trouver je vous invite s'il vous plait à le partager.
publié dans "l'almanach des buses"
C'est joli "l'almanach des buses" …

mais ne serait-ce pas l'Almanach des Muses ?
Ah oui! Parfaitement c'est l'almanach des Muses! 🆒 C'était une coquille!
Sinon désolé du retard à vous répondre si tardivement maintenant que je vois que vous êtes déconnecter et bien j'espère que vous répondrez quand même à propos de la date de quand ce poème a bien été publié. Merci bien.