J'ai lu Kundera "L'Insoutenable Légèreté de l'être" et franchement j'ai pas accroché du tout … Ce qui m'a surtout déplu c'est le fait que Kundera l'éauteur même, de temps à autre s'infiltre comme auteur/écrivain/narrateur en disant "je".C'est une façon qui peut plaire, mais, et au risque de me répéter, ça m'énervait de découvrir l'auteur/narrateur/écrivain comme ça, surgir au milieu de nul part, repartir sans nous laisser comprendre vraiment l'intérêt de son apparition. D'autre part son "mythe de l'éternel retour" à l'air "complexe " mais au fond c'est un mythe complètement simple et louffoque qui a certains moment devient dérisoire
Milan Kundera, L’Insoutenable légèreté de l’être
9 réponses
Pourrais-tu expliciter ce "mythe de l'éternel retour" ? 🙂
Si j'ai bien compris c'est un mythe qui ne se termine jamais, on retourne en arrière sans cesse, le quotidien, on se répète !!! Hop pop on refait la même chose bref c'est délirant 🙂
A première vue, rien de novateur… Cela fait penser à la palingénésie des stoïciens, notamment avec Héraclite et sa conception de l'Eternel Retour. Vous pourriez étoffer un peu plus, histoire de mieux saisir la sensibilité de l'auteur, s'il vous plaît ?
D'après mes souvenirs, je dois dire : maigres, Kundera médite l'Éternel Retour à partir de sa conception nietzschéenne, mais peut-être ne fait-il jamais mention de ce philosophe en particulier, en fait.
J'avoue trouver un brin téméraire de dire que ce mythe, dans l'Insoutenable, n'a jamais que l'apparence de la complexité et n'est rien d'autre que "loufoque"… Est-ce que ce n'est pas la lecture que tu en fais qui est simpliste ?
Moi, j'ai plutôt eu l'impression d'un livre qui méritait d'être relu pour être saisi à chaque fois plus profondément, tout en n'ayant pas la prétention ni l'envie d'apporter des réponses, et qui sait être léger, justement, dans son abord des notions difficiles (et peut-être cette légèreté est-elle même "à la française", quand on sait l'importance de Diderot chez Kundera [et dont Philosopher a fait les frais au niveau de la narration]).
J'avoue trouver un brin téméraire de dire que ce mythe, dans l'Insoutenable, n'a jamais que l'apparence de la complexité et n'est rien d'autre que "loufoque"… Est-ce que ce n'est pas la lecture que tu en fais qui est simpliste ?
Moi, j'ai plutôt eu l'impression d'un livre qui méritait d'être relu pour être saisi à chaque fois plus profondément, tout en n'ayant pas la prétention ni l'envie d'apporter des réponses, et qui sait être léger, justement, dans son abord des notions difficiles (et peut-être cette légèreté est-elle même "à la française", quand on sait l'importance de Diderot chez Kundera [et dont Philosopher a fait les frais au niveau de la narration]).
Au début de l'oeuvre, Kundera évoque effectivement Nietzsche.
Personnellement, outre que j'ai trouvé ce roman sans grand intérêt, ça m'a plutôt irritée.
Chez Nietzsche, ça ne désigne absolument pas un retour cyclique comme c'est le cas dans l'insoutenable légèreté de l'être où les personnages reviennent continuellement sur les thèmes principaux de leurs vies mais plutôt une question qu'il faudrait se poser afin de déterminer ce qui mérite ou non d'être vécu ("Mène ta vie comme si tu pouvais souhaiter qu'elle se répète éternellement.")
Personnellement, outre que j'ai trouvé ce roman sans grand intérêt, ça m'a plutôt irritée.
Chez Nietzsche, ça ne désigne absolument pas un retour cyclique comme c'est le cas dans l'insoutenable légèreté de l'être où les personnages reviennent continuellement sur les thèmes principaux de leurs vies mais plutôt une question qu'il faudrait se poser afin de déterminer ce qui mérite ou non d'être vécu ("Mène ta vie comme si tu pouvais souhaiter qu'elle se répète éternellement.")
En contraste avec la majorité, j'ai bien aimé le livre, peut-être parce que je m'identifie un peu internement avec Tomas, et que j'aime bien le scénario du Printemps de Prague, et que je suis un enthousiaste de Nietzsche.
J'avoue trouver un brin téméraire de dire que ce mythe, dans l'Insoutenable, n'a jamais que l'apparence de la complexité et n'est rien d'autre que "loufoque"… Est-ce que ce n'est pas la lecture que tu en fais qui est simpliste ?Complètement d'accord, cela résume ce que je pense du livre.
Moi, j'ai plutôt eu l'impression d'un livre qui méritait d'être relu pour être saisi à chaque fois plus profondément, tout en n'ayant pas la prétention ni l'envie d'apporter des réponses, et qui sait être léger, justement, dans son abord des notions difficiles (et peut-être cette légèreté est-elle même "à la française", quand on sait l'importance de Diderot chez Kundera [et dont Philosopher a fait les frais au niveau de la narration]).
Je suis heureuse de voir quelqu'un qui a aimé L'Insoutenable ! Parce que j'ai réellement adoré ce livre. C'est le premier roman que j'aie lu qui m'a vraiment fait réfléchir sur la vie et le vrai but de l'amour, et qu'est-ce que ça m'a fait du bien !
Et je suis totalement d'accord sur le fait qu'il doit être relu pour être compris et intégré en profondeur.
Je me permets aussi d'ajouter que les "allers-retour" de Kundera en tant que narrateur puis auteur ne font qu'enrichir le récit : les passages où il emploie le "je" expliquent sa pensée, et parfois celles des personnages. Ce dernier cas m'a donné l'impression d'un théâtre de marionnettes dans lequel il faisait évoluer et réfléchir chacun de ses personnages, et ça m'a beaucoup plu.
Bref, pour ceux qui n'ont pas encore lu ce roman, je le conseille ! 😀
Et je suis totalement d'accord sur le fait qu'il doit être relu pour être compris et intégré en profondeur.
Je me permets aussi d'ajouter que les "allers-retour" de Kundera en tant que narrateur puis auteur ne font qu'enrichir le récit : les passages où il emploie le "je" expliquent sa pensée, et parfois celles des personnages. Ce dernier cas m'a donné l'impression d'un théâtre de marionnettes dans lequel il faisait évoluer et réfléchir chacun de ses personnages, et ça m'a beaucoup plu.
Bref, pour ceux qui n'ont pas encore lu ce roman, je le conseille ! 😀
Quand à moi je vous invite à vous pencher sur une énigme, car Milan Kundera ne laisse RIEN au hasard dans ses livres:
pourquoi toutes les 32 pages, une note numérotée de 2 à 15 apparaît ainsi: L'insoutenable légèreté de l'être?
donc mes éléments:
-la 2 la 3 la 4 la 5 la 8 la 11 la 12 la 13 la 14 la 15 sont espacées de 32 pages
-la 5 et 7 de 64 tout comme la 8 et 10
-pas de notes 6 et 9
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pourquoi toutes les 32 pages, une note numérotée de 2 à 15 apparaît ainsi: L'insoutenable légèreté de l'être?
donc mes éléments:
-la 2 la 3 la 4 la 5 la 8 la 11 la 12 la 13 la 14 la 15 sont espacées de 32 pages
-la 5 et 7 de 64 tout comme la 8 et 10
-pas de notes 6 et 9
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