Voltaire, Histoire des voyages de Scarmentado - Ensuite vint une armée de moines défilant deux à…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjours j'aurais besoin d'aide pour un commentaire composé de ce texte extrait des Histoire des voyages de Scarmentado :
"Ensuite vint une armée de moines défilant deux à deux, blancs, noirs, gris, chaussés, déchaussés, avec barbe, sans barbe, avec capuchon pointu, et sans capuchon ; puis marchait le bourreau ; puis on voyait au milieu des alguazils et des grands environ quarante personnes couvertes de sacs sur lesquels on avait peint des diables et des flammes. C'étaient des juifs qui n'avaient pas voulu renoncer absolument à Moïse, c'étaient des chrétiens qui avaient épousé leurs commères, ou qui n'avaient pas adoré Notre-Dame d'Atocha, ou qui n'avaient pas voulu se défaire de leur argent comptant en faveur des frères hiéronymites. On chanta dévotement de très belles prières, après quoi on brûla à petit feu tous les coupables ; de quoi toute la famille royale parut extrêmement édifiée.

Le soir, dans le temps que j'allais me mettre au lit, arrivèrent chez moi deux familiers de l'inquisition avec la sainte Hermandad : ils m'embrassèrent tendrement, et me menèrent, sans me dire un seul mot, dans un cachot très frais, meublé d'un lit de natte et d'un beau crucifix. Je restai là six semaines, au bout desquelles le révérend père inquisiteur m'envoya prier de venir lui parler : il me serra quelque temps entre ses bras, avec une affection toute paternelle ; il me dit qu'il était sincèrement affligé d'avoir appris que je fusse si mal logé ; mais que tous les appartements de la maison étaient remplis, et qu'une autre fois il espérait que je serais plus à mon aise."
Pour l'instant je n'ai trouver que deux sujets d'étude : l'art et l'éfficacité du récit, et, La dénonciation du scandale de l'inquisition

Etant un matheux de nature je m'en remet à vous pour obtenir une aide, d'une part pour savoir si j'ai pris les meilleurs axes et d'autres part pour avoir une base pour commencer mon commentaire composé. Je remercie biensûr à l'avance tout ceux qui jetteront un oeil sur ce topic.
Bonjour,

Les axes retenus te conduisent à séparer le fond de la forme ce qu'il faut absolument éviter dans un commentaire.

A partir d'une problématique qui pourrait être : en quoi ce texte est-il caractéristique du combat voltairien ? tu pourrais développer trois axes :
1 - dénonciation de l'obscurantisme et de la tyrannie
2 - dénonciation de l'arbitraire et de l'hypocrisie
3 - l'ironie et la légèreté au service de la lutte contre les abus

Pour mieux nous convaincre, Voltaire cherche donc à nous faire sourire plutôt qu'à nous apitoyer.
Merci beaucoup pour cette aide précieuse sinon je serais déjà partis sur un commentaire faux. Je note ça tout de suite et je me mets au travail.
Je suis en première L et j'ai un commentaire littéraire à rendre le 20 Novembre, je suis complètement à coté de la plaque, je ne trouve pas dans le texte quelle problématique abordé ou bien quel plan appliqué.
L'extrait de Histoire des voyages de Scarmentado écrite par lui même de Voltaire. 1756
Ensuite vint une armée de moines défilant deux à deux, blancs, noirs, gris, chaussés, déchaussés, avec barbe, sans barbe, avec capuchon pointu et sans capuchon; puis marchait le bourreau; puis on voyait, au milieu des alguazils et des grands, environ quarante personnes couvertes de sacs sur lesquels on avait peint des diables et des flammes: c’étaient des juifs qui n’avaient pas voulu renoncer absolument à Moïse, c’étaient des chrétiens qui avaient épousé leurs commères, ou qui n’avaient pas adoré Notre-Dame d’Atocha, ou qui n’avaient pas voulu se défaire de leur argent comptant en faveur des frères hiéronymites. On chanta dévotement de très belles prières, après quoi on brûla à petit feu tous les coupables: de quoi toute la famille royale parut extrêmement édifiée.

Le soir, dans le temps que j’allais me mettre au lit, arrivèrent chez moi deux familiers de l’inquisition avec la sainte Hermandad: ils m’embrassèrent tendrement, et m’emmenèrent, sans me dire un seul mot, dans un cachot très frais, meublé d’un lit de natte et d’un beau crucifix. Je restai là six semaines, au bout desquelles le révérend père inquisiteur m’envoya prier de venir lui parler: il me serra quelque temps entre ses bras avec une affection toute paternelle; il me dit qu’il était sincèrement affligé d’avoir appris que je fusse si mal logé, mais que tous les appartements de la maison étaient remplis, et qu’une autre fois il espérait que je serais plus à mon aise. Ensuite il me demanda cordialement si je ne savais pas pourquoi j’étais là. Je dis au révérend père que c’était apparemment pour mes péchés. « Eh bien! mon cher enfant, pour quel pêché?… parlez-moi avec confiance. » J’eus beau imaginer, je ne devinai point. Il me mit charitablement sur les voies.
Aider s'il vous plaît.