Thomas More, L’Utopie, II - Les autres peuples signent des traités…

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour a tous tout d'abord .

j'ai a réalisé un commentaire composé sur un extrait du livre 2 d'Utopie de Thomas More . ( je vais ajouté l'extrait précis dans les prochaines heures ) qui critique les gouvernement du monde et leurs traités qu'ils font entres eux . il parlent ensuite des Utopiens ( personnes qui habite dans son monde Idéal ) il en fait d'ailleurs une Éloge .
Ma problématique de mon commentaire est donc :
en quoi cet extrait d'Utopie est-il une critique des gouvernements et de leurs traités ?

J'ai déjà réalisé les premiers repérages ( situations de production, type, registre littéraires, intention de l'écrivain … etc )
suite à cela j'ai des petits soucis pour formuler mon argumentation, je ne sais pas quel plan serais le mieux pour agencer mes Idées
pourriez-vous m'aidez ? merci
et me donner aussi une aide pour savoirs quels arguments mettre dans mon commentaire .

merci beaucoup
a bientot
Allan Dans le livre II 'Utopie, THOMAS MORE ouvre une réflexion sur les lois et sur le droit. Il compare ici certains choix politiques des Utopiens avec ceux d'autres peuples.
Les autres peuples signent des traités, les rompent et en concluent à chaque instant de nouveaux les Utopiens n'en concluent avec personne. A quoi bon ? disent-ils. est-ce que la nature ne rapproche pas suffisamment l'homme de l'homme ? Celui qui méprise les lois de la nature fera-t-il plus de cas de formules écrites ? ils en sont venus à penser ainsi tant les pactes et accords conclus entre les princes sont peu respectés dans leur partie du monde.
En Europe au contraire, et surtout des les pays qui professent la doctrine et la religion du Christ, la majesté des traités est partout sacrée et inviolable, grâce à la justice et à la droiture des princes, grâce aussi à la crainte et au respect qu leur inspirent les souverains pontifes. Car les papes ne s'engagent à rien qu'ils n'exécutent religieusement. Ainsi obligent ils tous les autres princes à tenir scrupuleusement leurs engagements, employant leur censure et leurs rigueurs pastorales à contraindre ceux qui se dérobent. Ils jugent, avec raison, profondément honteux que la bonne foi soit absente de traités de ceux que l'on désigne tout particulièrement comme les croyants de la vraie foi.
Mais dans ce nouveau monde qui est séparé du nôtre par l'équateur, et bien davantage encore, par la différence des coutumes et des mœurs, personne ne peut se fier à un traité. plus religieusement, on aura entortillé un texte dans les cérémonies, plus vite on le viole. Les échappatoires sont toutes prêtes dans une rédaction qui a été astucieusement combinée pour que nulle obligation ne soit inéluctable, mais qu'on puisse toujours s'y dérober, en éludant en même temps le traité et la promesse. Ces ruses, ces supercheries, cette traîtrise si on les découvrait dans les contrats entre personnes privées, les mêmes hommes qui se vantent de les avoir conseillées à leurs souverains, les déclareraient avec une belle indignation sacrilèges et dignes du pilori. C'est pourquoi la justice fait figure de vertu humble et populaire, assise bien bas au-dessus du faîte où trône le roi. Ou bien encore elles sont deux : l'une, bonne pour les petites gens, va à pied, rampe par terre, gênée par mille chaînes dans tous ses mouvements ; l'autre est à l'usage des rois et, dans la mesure même où elle est plus auguste que sa plébéienne soeur, elle est aussi bien plus libre, dispensée de rien faire qui lui déplaise.
Tout d'abord bonjour Allan.
Je te conseille un plan ou tu rédigera dans un premier temps que le texte même est une utopie: Thomas More se fonde sur son jugement personnel d'humaniste, qui n'est donc pas neutre.
Dans un deuxième et dernier temps tu montera l'aspect religieux de ce texte.Thomas More expose cette fois une critique contradictoire par rapport à la religion, étant lui même catholique.
Tu montera dans ta conclusion que ce texte est donc le reflet de la personnalité de Thomas More.
J'espère t'être utile.
A bientôt et bonne chance!
Bonjour à tous!
D'abord je te conseille d'adopter le plan de "prof83" qui explicite bien toute les idées du texte mais je rajouterai dans la conclusion que sa amplifie les idées de l'époque c'est à dire l'époque humaniste.
Bonne chance !
bonsoir a vous deux .
merci pour Votre aide je vais essayé de suivre vos instructions le mieux que je peux .
mais je pensais faire aussi une troisième partie pour parler justement des gouvernements dont ils parlent dans ce texte ce qui permettra de répondre plus clairement à la problématique . Après je peux me tromper .
merci déjà pour votre grande aide 🙂
qu'en penser-vous ?
a bientôt
Je pense que cette troisième partie n'est pas nécessaire:ce n'est qu'un traitement superficiel de la problématique, et je ne pense pas que ce soit un des buts du texte de viser des gouvernements particuliers.
C'est cependant mon avis personnel, tu peux donc faire à ta guise.
Bonjour à tous, 😀
je dois réaliser un commentaire composé sur un extrait du livre II d'Utopie de Thomas More (Ci-dessous)
J'ai déjà effectué mon introduction et j'ai commencé mon mon premier paragraphe :

Les écrivains du 16ème s critiquaient déjà leurs propres mœurs… Thomas More, humaniste anglais né en 1478 et mort en 1535, écrit le livre II d’Utopie(du grec « lieu qui n’est nulle part »). Paru en 1516, cet ouvrage fondateur de la vision utopiste permet la réflexion et la remise en cause de la société anglaise à cette époque. L’extrait que nous allons étudier compare la politique des Utopiens avec celles des autres peuples, notamment le peuple occidental. Nous essaierons à travers ce commentaire de démontrer comment Thomas More fait la satire de sa propre société en le comparant à celle des Utopiens.

Nous plongeons dans l’idéologie de Thomas More dès la première ligne car il critique les occidentaux qui « signent des traités, les rompent et en concluent à chaque instant de nouveaux », ils ne sont donc pas des personnes de confiance. La gradation utilisée à la ligne 25 confirme cette idée « Ces ruses, ces supercheries, cette traitrise » et le déterminant démonstratif répété à 3 reprises dans cette gradation dénonce le vice des européens.

Je n'ai jamais été très doué pour préparer un plan organisé et précis, j'ai pour habitude de faire au feeling et du coup là, je bloque. J'ai aussi un peu de mal à comprendre le texte malgré les nombreuses lectures du texte et des idées de thomas more sur le net.
J'aimerais donc des avis sur ma problématique, est-elle juste? Ou que pourrais je améliorer? Si vous pouviez aussi me guider au niveau des sous-parties SVP?
Merci

Voici le texte
Les autres peuples signent des traités, les rompent et en concluent à chaque instant de nouveaux les Utopiens n'en concluent avec personne. A quoi bon ? disent-ils. est-ce que la nature ne rapproche pas suffisamment l'homme de l'homme ? Celui qui méprise les lois de la nature fera-t-il plus de cas de formules écrites ? ils en sont venus à penser ainsi tant les pactes et accords conclus entre les princes sont peu respectés dans leur partie du monde.
En Europe au contraire, et surtout des les pays qui professent la doctrine et la religion du Christ, la majesté des traités est partout sacrée et inviolable, grâce à la justice et à la droiture des princes, grâce aussi à la crainte et au respect qu leur inspirent les souverains pontifes. Car les papes ne s'engagent à rien qu'ils n'exécutent religieusement. Ainsi obligent ils tous les autres princes à tenir scrupuleusement leurs engagements, employant leur censure et leurs rigueurs pastorales à contraindre ceux qui se dérobent. Ils jugent, avec raison, profondément honteux que la bonne foi soit absente de traités de ceux que l'on désigne tout particulièrement comme les croyants de la vraie foi.
Mais dans ce nouveau monde qui est séparé du nôtre par l'équateur, et bien davantage encore, par la différence des coutumes et des mœurs, personne ne peut se fier à un traité. plus religieusement, on aura entortillé un texte dans les cérémonies, plus vite on le viole. Les échappatoires sont toutes prêtes dans une rédaction qui a été astucieusement combinée pour que nulle obligation ne soit inéluctable, mais qu'on puisse toujours s'y dérober, en éludant en même temps le traité et la promesse. Ces ruses, ces supercheries, cette traîtrise si on les découvrait dans les contrats entre personnes privées, les mêmes hommes qui se vantent de les avoir conseillées à leurs souverains, les déclareraient avec une belle indignation sacrilèges et dignes du pilori. C'est pourquoi la justice fait figure de vertu humble et populaire, assise bien bas au-dessus du faîte où trône le roi. Ou bien encore elles sont deux : l'une, bonne pour les petites gens, va à pied, rampe par terre, gênée par mille chaînes dans tous ses mouvements ; l'autre est à l'usage des rois et, dans la mesure même où elle est plus auguste que sa plébéienne soeur, elle est aussi bien plus libre, dispensée de rien faire qui lui déplaise.