Je suis en première S et je voudrais simplement des avis sur le commentaire que je viens de finaliser. Je passe le bac cette année c'est donc pour cela que je m’entraîne. 🙂 L'extrait sur lequel j'ai travaillé est "Les caprices de Marianne" Alfred de Musset Acte I Scène I, la scène d'amitié entre Coelio et Octave.
L’extrait est:
COELIO, rentrant. - Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir ! Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie avant de savoir où sa chimère le mène et s'il peut être payé de retour ! Mollement couché dans une barque, il s'éloigne peu à peu de la rive, il aperçoit au loin des plaines enchantées, de vertes prairies et le mirage léger de son Eldorado. Les vents l'entraînent en silence et, quand la réalité le réveille, il est aussi loin du but où il aspire que du rivage qu'il a quitté ; il ne peut ni poursuivre sa route ni revenir sur ses pas.
(On entend un bruit d'instruments. Quelle est cette mascarade? N'est-ce pas Octave que j'aperçois ? (Entre Octave.)
OCTAVE. - Comment se porte, mon bon Monsieur, cette gracieuse mélancolie ?
COELIO. - Octave ! ô fou que tu es ! tu as un pied de rouge sur les joues !
- D'où te vient cet accoutrement ? N'as-tu pas de honte en plein jour ?
OCTAVE. - O Coelio ! fou que tu es ! tu as un pied de blanc sur les joues !
- D'où te vient ce large habit noir ? N'as-tu pas de honte en plein carnaval ?
COELIO. - Quelle vie que la tienne ! Ou tu es gris, ou je le suis moi-même.
OCTAVE. - Ou tu es amoureux, ou je le suis moi-même.
COELIO. - Plus que jamais de la belle Marianne.
OCTAVE. - Plus que jamais de vin de Chypre.
COELIO. - J'allais chez toi quand je t'ai rencontré.
OCTAVE. - Et moi aussi j'allais chez moi. Comment se porte ma maison ? il y a huit jours que je ne l'ai vue.
COELIO. - J'ai un service à te demander.
OCTAVE. - Parle, Coelio, mon cher enfant. Veux-tu de l'argent ? Je n'en ai plus. Veux-tu des conseils ? Je suis ivre. veux-tu mon épée ? voilà une batte d'arlequin. Parle, parle, dispose de moi.
COELIO. - Combien de temps cela durera-t-il ? Huit jours hors de chez toi ! Tu te tueras, Octave.
OCTAVE. - Jamais de ma propre main, mon ami, jamais; j'aimerais mieux mourir que d'attenter à mes jours.
Voici mon travail:
Cet extrait est issu de la scène d’exposition de la pièce de théâtre; Les Caprices de Marianne. Elle fut éditée 1833 par Alfred de Musset ; auteur romaniste du XIXe. Nous allons étudier la première scène de l’Acte I.
Cet extrait présente au lecteur une scène d’amitié entre deux hommes ; Coelio et Octave. La pièce ce passe à Naples en plain carnaval. Les personnages se chamaillent sur l’amour de Coelio pour Marianne et sur le mode de vie d’Octave.
Nous allons donc étudier dans une première partie ; deux portraits très contrasté des deux hommes. Puis, en opposition, dans une deuxième partie ; une complicité évidente.
Une opposition marquée existe entre Coelio et Octave. Le contraste apparait premièrement à traves le physique des deux personnages. Octave mes en valeur la pâleur de Coelio ; « tu as un pied de blanc sur les joues ». De plus, Coelio est vêtu d’un « large habit noir », une couleur sombre et triste. Octave, lui, est déguisé d’un « accoutrement » coloré ; « tu as un pied de rouge sur les joues ».
Deuxièmement, ils ont tout deux, deux ambitions distincte pour la suite de cette pièce de théâtre. Coelio à pour but de reconquérir « la belle Marianne ». Il exprime un amour fort pour cette femme dans la tirade, qui es entièrement destinée à présenté l’amour inaccessible ; « loin du but ». Tandis qu’Octave compte profiter, tout simplement, des jours à venir. Il est ivre, et aime « le vin de Chypre ». Il aime s’amuser et profite du « carnaval ».
Les deux personnages nous présentent, troisièmement, des caractères très différents. Ceolio apparait comme un personnage mélancolique et soucieux. Octave le qualifie avec un oxymore de « gracieuse mélancolie ». A travers la tirade de Ceolio, le lecteur ressent une extrême sensibilité. Il parle d’ « amour sans espoir » et de « malheur à celui qui ce livre » aux rêves d’une union idéalisé. Il exprime ensuite à travers une histoire, l’inaccessibilité de l’amour parfait, du « but » qui ne pourra jamais atteindre. Le lecteur ressent ici une idée d’enfermement. Tout lui es obstacle ; « il ne peut plus ni poursuivre sa route ni revenir sur ses pas ». A l’opposé, Octave nous es présenté comme joyeux et fêtard. Il entre sur scène avec « une mascarade » de plus il aime le « vin de Chypre » ; cela montre qu’il aime fêter et profiter. Il reprend les thermes mélancolique de Coelio avec humour ; « Plus que jamais du vin de Chypre ». Cela oppose de plus leurs deux caractères.
Bien que beaucoup d’éléments montrent une opposition des deux personnages, on observe une forte amitié complice. Dans un premier temps, on peut remarquer les reprises des thermes de Coelio avec humour ; « Ou tu es gris, ou je le suis moi-même. Ou tu es amoureux, ou je le suis moi-même ». On y trouve un parallélisme entre Octave et Coelio. De plus Octave déduit la mélancolie de Coelio dès sont entrée en scène. Cela marque une union entre les personnages, ils se comprennent parfaitement.
Dans un deuxième temps on remarque que, malgré leurs différences, Coelio ce tourne vers Octave pour trouver de l’aide ; « j’ai un service à te demander ». Ce qui montre une certaine confiance entre les deux amis. Pour répondre à ca demande, Octave ce livre à nu ; « dispose de moi » et lui propose toues sorte de services ; « argent … conseils ». De plus, Octave utilise des noms affectifs pour qualifier Coelio ; « mon cher enfant». Coelio essaye de mettre en garde son ami ; « Tu te tueras, Octave. » : On ressent de l’inquiétude et de l’affection dans les paroles
de Coelio.
On peut analyser, dans un troisième temps, la vie excessive des deux acolytes. Coelio est un être « mélancolique » qui vit dans un rêve, dans l’idéalisation de l’amour. On peut ressentir cela dans ca tirade ; « la réalité le réveille ». Ensuite, Octave, est un libertin. Il passe sa vie à faire la fête, à résider dans l’ivresse et les plaisirs. Il est « gris » et n’est pas rentrée chez lui depuis « huit jours ». Nous avons ici, deux personnages marginaux en marge de la société.
Alfred de Musset nous présente dans la scène d’exposition un duo fortement opposé mais complice. Nous pourrions comparer cette scène d’exposition à celle de la pièce Le Misanthrope de Molière. Dans ces deux extraits on nous présente une scène d’amitié où les deux personnages sont opposés.
Merci pour vos réponses !!! 🙂
Kiss les gens.