Musset, Les Caprices de Marianne, acte I, scène 1

Entraide scolaire

34 réponses · Page 2 / 2

Bonjour Matil2,

Tu as toutes les caractéristiques d'une intrigue amoureuse comme dans l'Ecole des femmes de Molière ou le Barbier de Séville de Beaumarchais : l'entremetteur, le barbon ridicule, la jeune femme vertueuse, l'amant éploré…

A ce moment de la pièce, tu ne sais pas encore que le dénouement sera tragique. Il est quand même question de "spadassin", donc d'une menace diffuse dont on ne sait encore s'il faut la prendre au sérieux.
Bonjour à tous,

Mon prof nous a donné un exemple sujet de bac (celui de 2006) et nous a dit qu'il était intéressant étant donné que nous allons commencer le théâtre a la rentré et qu'on pouvait s'entraîner dessus si on le souhaitait je trouve la dissertation et l'écriture d'invention assez simple mais par contre le commentaire je ne saurais pas du tout comment procéder le jour du bac. J'ai lu la méthode du commentaire et tout et j'aimerais savoir si c'est possible d'avoir une correction de celui-ci svp

Voici le lien :
[lien invalide]
Merci d'avance J'ai déjà lu ce topic, cependant il ne répond pas a mes attentes… Oui cela me donne quelques points mais j'aimerais un exemple complet de commentaire si c'est possible svp..

Puis comme c'est tombé au bac 2006, je m'étais dit qu'il y aurait peut être un corrigé type.
bonjour je dois faire un commentaire composé sur le texte d'alfred de musset, Les caprices de Marianne.
Texte:


Texte B : Alfred de MUSSET, Les Caprices de Marianne, Acte I, scène 1, 1833.
ACTE I, scène 1
Une rue devant la maison de Claudio

MARIANNE, sort de chez elle, un livre de messe à la main. CIUTA, une vieille femme, l'aborde.
CIUTA. – Ma belle dame, puis-je vous dire un mot ?
MARIANNE. – Que me voulez-vous ?
CIUTA. – Un jeune homme de cette ville est éperdument amoureux de vous ; depuis un mois entier, il cherche vainement l'occasion de vous l'apprendre. Son nom est Cœlio; il est d'une noble famille et d'une figure distinguée.
MARIANNE. – En voilà assez. Dites à celui qui vous envoie qu'il perd son temps et sa peine, et que, s'il a l'audace de me faire entendre une seconde fois un pareil langage, j'en instruirai mon mari.
Elle sort..
CŒLIO, entrant – Eh bien ! Ciuta, qu'a-t-elle dit ?
CIUTA. – Plus dévote1 et plus orgueilleuse que jamais. Elle instruira son mari, dit-elle, si on la poursuit plus longtemps.
CŒLIO. – Ah ! malheureux que je suis, je n'ai plus qu'à mourir. Ah ! la plus cruelle de toutes les femmes ! Et que me conseilles-tu, Ciuta ? Quelle ressource puis-je encore trouver ?
CIUTA. – Je vous conseille d'abord de sortir d'ici, car voici son mari qui la suit.
Ils sortent. Entrent Claudio et Tibia
CLAUDIO. – Es-tu mon fidèle serviteur ? Mon valet de chambre dévoué ? Apprends que j'ai à me venger d'un outrage.
TIBIA. – Vous, Monsieur !
CLAUDIO. – Moi-même, puisque ces impudentes guitares ne cessent de murmurer sous les fenêtres de ma femme. Mais, patience ! tout n'est pas fini. Ecoute un peu de ce côté-ci : voilà du monde qui pourrait nous entendre. Tu m'iras chercher ce soir le spadassin2 que je t'ai dit.
TIBIA. – Pour quoi faire ?
CLAUDIO. – Je crois que Marianne a des amants3.
TIBIA. – Vous croyez, Monsieur ?
CLAUDIO. – Oui; il y a autour de ma maison une odeur d'amants; personne ne passe naturellement devant ma porte; il y pleut des guitares et des entremetteuses.
TIBIA. – Est-ce que vous pouvez empêcher qu'on donne des sérénades à votre femme ?
CLAUDIO. – Non, mais je puis poster un homme derrière la poterne et me débarrasser du premier qui entrera.

1. dévote : qui remplit avec exactitude et zèle ses devoirs religieux.
2. spadassin : homme d'épée, assassin à gages.
3. amants '. amoureux.
J'ai trouvé en plan:
I/Scène d'exposition
a/personnages, leur relation
b/didascalies
II/Comique
a/comédie
b/comique de situation, de geste (déplacement, entrées et sorties des personnages)

la problématique trouvé est :
En quoi cette scène est-elle comique?


Pouvez vous me dire si ce plan et cette problématique sont biens et pas trop maigres! Merci d'avance
Bonjour/Bonsoir à tous !
Jeudi dernier j'ai fait un Bac Blanc de Français sur le théâtre, et parmi les textes du corpus figurait un extrait de la scène d'exposition des Caprices de Marianne que nous avions à commenter.
Voici l'extrait :
ACTE I, scène 1
Une rue devant la maison de Claudio

MARIANNE, sort de chez elle, un livre de messe à la main. CIUTA, une vieille femme, l'aborde.
CIUTA. – Ma belle dame, puis-je vous dire un mot ?
MARIANNE. – Que me voulez-vous ?
CIUTA. – Un jeune homme de cette ville est éperdument amoureux de vous ; depuis un mois entier, il cherche vainement l'occasion de vous l'apprendre. Son nom est Cœlio; il est d'une noble famille et d'une figure distinguée.
MARIANNE. – En voilà assez. Dites à celui qui vous envoie qu'il perd son temps et sa peine, et que, s'il a l'audace de me faire entendre une seconde fois un pareil langage, j'en instruirai mon mari.
Elle sort..
CŒLIO, entrant – Eh bien ! Ciuta, qu'a-t-elle dit ?
CIUTA. – Plus dévote1 et plus orgueilleuse que jamais. Elle instruira son mari, dit-elle, si on la poursuit plus longtemps.
CŒLIO. – Ah ! malheureux que je suis, je n'ai plus qu'à mourir. Ah ! la plus cruelle de toutes les femmes ! Et que me conseilles-tu, Ciuta ? Quelle ressource puis-je encore trouver ?
CIUTA. – Je vous conseille d'abord de sortir d'ici, car voici son mari qui la suit.
Ils sortent. Entrent Claudio et Tibia
CLAUDIO. – Es-tu mon fidèle serviteur ? Mon valet de chambre dévoué ? Apprends que j'ai à me venger d'un outrage.
TIBIA. – Vous, Monsieur !
CLAUDIO. – Moi-même, puisque ces impudentes guitares ne cessent de murmurer sous les fenêtres de ma femme. Mais, patience ! tout n'est pas fini. Ecoute un peu de ce côté-ci : voilà du monde qui pourrait nous entendre. Tu m'iras chercher ce soir le spadassin2 que je t'ai dit.
TIBIA. – Pour quoi faire ?
CLAUDIO. – Je crois que Marianne a des amants3.
TIBIA. – Vous croyez, Monsieur ?
CLAUDIO. – Oui; il y a autour de ma maison une odeur d'amants; personne ne passe naturellement devant ma porte; il y pleut des guitares et des entremetteuses.
TIBIA. – Est-ce que vous pouvez empêcher qu'on donne des sérénades à votre femme ?
CLAUDIO. – Non, mais je puis poster un homme derrière la poterne et me débarrasser du premier qui entrera.
La question que je me suis posée est la suivante : en quoi cette scène, sous ses traits tragiques, cache un grand comique ?

Donc mon plan s'est ainsi établi :

I- Les ressorts tragiques de la scène :

A/ Une mise en scène de tragédie (peu de didascalie de geste, si ce n'est les entrées et sorties, appelations de tragédie (noble famille, spadassin…)

B/ Coelio, un personnage victime d'une fatalité (champs lexicaux, expression tragiques…)

C/ Claudio et le crime de tragédie (champs lexicaux du crime, de la vengeance, expression directe d'une forte violence)

II/ La présence irréfutable du comique :

A/ Comique de situation (Claudio qui croit que sa femme a des amants alors qu'elle vient de refuser une demande, Coelio qui n'a pas l'audace de parler face-à-face à Marianne etc.)

B/ Comique de geste (peu de didascalies de gestes externes, certes, mais des didascalies internes sous-entendues; excès des entrées et sorties renforcé par "il y pleut des guitares…", comportements assez hystérique de Claudio et aggressif de Marianne etc.)

C/ Comique de mots :
1/ Le comique de Marianne (elle est pieuse et pourtant : aggressivité dans ses mots de départ renforcés par le zeugma "il perd son temps et sa peine" un peu excessif + comique car elle dit "me faire entendre une seconde fois un pareil langage" alors qu'il n'a pas lui-même parlé + qualifiée de "plus dévote et orgueilleuse que jamais", ce qui, en soi, est comique car l'orgueil est un pêché capital)

2/ Le comique de Claudio (Un malheur hyperbolique : il s'exprime comme un héros tragique qui vient de perdre son amour alors qu'il ne connaît pas Marianne + Ciuta le remet à sa place dans ses élans tragique, ce qui le ridiculise)

3/ Claudio, un mari jaloux et risible ( renversement comique lorsqu'il change de ton dans : "Es-tu mon fidèle serviteur ? Mon valet de chambre dévoué ? Apprends que j'ai à me venger d'un outrage." + il a des propos comique, comme lorsqu'il désigne les amants d'"impudentes guitares" (métonymie) etc.)


Mais je doute vraiment de mon plan puisque les Caprices de Marianne, c'est une tragédie avant d'être une comédie, et là mon plan accentue plus sur le comique (J'aurais peut-être dû formuler ma problématique de cette façon : "En quoi le comique cache le tragique ?"). En plus, je le trouve bien différent des plans présentés un peu avant, car le mien se focalise sur les registres, et les autres sur la mise en scène, le respect des règles de Boileau etc.
J'aimerais avoir votre sincère avis sur ce que j'ai fait, car j'ai vraiment l'impression, en prenant un risque, d'être passé à côté :/
Bonjour,
Alors voilà ma professeur de français, nous a donner un exercice type bac. On doit faire le commentaire de Les Caprices de Marianne d'Alfred de Musset. Cependant je n'ai toujours pas de problématique, ni de plan c'est à rendre pour demain et je trouve rien, autant vous dire que je suis paniquer !
La scène de Les Caprices de Marianne que l'on doit étudier et l'acte I scène 1 :
CIUTA. - Ma belle dame, puis-je vous dire un mot ?
MARIANNE. - Que me voulez-vous ?
CIUTA. - Un jeune homme de cette ville est éperdument amoureux de vous ; depuis un mois entier, il cherche vainement l'occasion de vous l'apprendre ; son nom est Coelio ; il est d'une noble famille et d'une figure distinguée.
MARIANNE. - En voilà assez. Dites à celui qui vous envoie qu'il perd son temps et sa peine et que s'il a l'audace de me faire entendre une seconde fois un pareil langage j'en instruirai mon mari. (Elle sort.)
COELIO, entrant - Eh bien ! Ciuta, qu'a-t-elle dit ?
CIUTA. - Plus dévote et plus orgueilleuse que jamais.
Elle instruira son mari, dit-elle, si on la poursuit plus longtemps.
COELIO. - Ah ! malheureux que je suis, je n'ai plus qu'à mourir ! Ah ! la plus cruelle de toutes les femmes ! Et que me conseilles-tu, Ciuta? quelle ressource puis-je encore trouver ?
CIUTA. - Je vous conseille d'abord de sortir d'ici, car voici son mari qui la suit. (Ils sortent. - Entrent Claudio et Tibia. ) .
CLAUDIO. - Es-tu mon fidèle serviteur, mon valet de chambre dévoué ? Apprends que j'ai à me venger d'un outrage.
TIBIA. - Vous, Monsieur ? .
CLAUDIO. - Moi-même, puisque ces impudentes guitares ne cessent de murmurer sous les fenêtres de ma femme. Mais, patience ! tout n'est pas fini. - Écoute un peu de ce côté-ci : voilà du monde qui pourrait nous entendre. Tu m'iras chercher ce soir le spadassin que je t'ai dit.
TIBIA. - Pour quoi faire ?
CLAUDIO. - Je crois que Marianne a des amants.
TIBIA. - Vous croyez, Monsieur ?
CLAUDIO. - Oui ; il y a autour de ma maison une odeur d'amants; personne ne passe naturellement devant ma porte ; il y pleut des guitares et des entremetteuses.
TIBIA. - Est-ce que vous pouvez empêcher qu'on donne des sérénades à votre femme ?
CLAUDIO. - Non, mais je puis poster un homme derrière la poterne et me débarrasser du premier qui entrera.
Mon corpus : L'art poétique de Boileau, La Cantatrice chauve de Ionesco, Les Caprices de Marianne d'Alfred de Musset et Deux femmes pour un fantôme Olbaldia.
Objet d'étude : Le théâtre, texte et représentation!

Je pensais étudier la rupture entre classicisme et romantisme mais je n'ai ni pb ni plan :'(

AIDEZ MOI S'IL VOUS PLAIT. TRES URGENT !! ► 😞
Commence par étudier le texte en détails. Le plan viendra après. Il y a beaucoup de choses à dire : presque tous les personnages nous sont présentés et ils faut se demander comment, et quelle image d'eux est donnée. N'oublie pas qu'il s'agit de l'exposition, ce qui pourrait t'aider pour ta problématique. Tu remarqueras par exemple que l'on a des personnages secondaires et des personnages principaux, que Coelio est d'abord décrit (portrait à étudier) puis ses paroles viennent illustrer son portrait. Comment voit-on ses émotions, son caractère ?
Et le mari, quelle image a-t-on de lui ? Comment l'intrigue se met-elle en place dans cette scène en trois parties ? Qu'attend-t-on pour la suite ?


Ne reste pas bloquée sur une problématique et un plan : étudie tout cela, trouve toutes les choses à dire sur ce texte, peu à peu tu verras ce qui est réellement important.
Je suis en première S et je voudrais simplement des avis sur le commentaire que je viens de finaliser. Je passe le bac cette année c'est donc pour cela que je m’entraîne. 🙂 L'extrait sur lequel j'ai travaillé est "Les caprices de Marianne" Alfred de Musset Acte I Scène I, la scène d'amitié entre Coelio et Octave.

L’extrait est:
COELIO, rentrant. - Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir ! Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie avant de savoir où sa chimère le mène et s'il peut être payé de retour ! Mollement couché dans une barque, il s'éloigne peu à peu de la rive, il aperçoit au loin des plaines enchantées, de vertes prairies et le mirage léger de son Eldorado. Les vents l'entraînent en silence et, quand la réalité le réveille, il est aussi loin du but où il aspire que du rivage qu'il a quitté ; il ne peut ni poursuivre sa route ni revenir sur ses pas.
(On entend un bruit d'instruments. Quelle est cette mascarade? N'est-ce pas Octave que j'aperçois ? (Entre Octave.)

OCTAVE. - Comment se porte, mon bon Monsieur, cette gracieuse mélancolie ?

COELIO. - Octave ! ô fou que tu es ! tu as un pied de rouge sur les joues !
- D'où te vient cet accoutrement ? N'as-tu pas de honte en plein jour ?

OCTAVE. - O Coelio ! fou que tu es ! tu as un pied de blanc sur les joues !
- D'où te vient ce large habit noir ? N'as-tu pas de honte en plein carnaval ?

COELIO. - Quelle vie que la tienne ! Ou tu es gris, ou je le suis moi-même.

OCTAVE. - Ou tu es amoureux, ou je le suis moi-même.

COELIO. - Plus que jamais de la belle Marianne.

OCTAVE. - Plus que jamais de vin de Chypre.

COELIO. - J'allais chez toi quand je t'ai rencontré.

OCTAVE. - Et moi aussi j'allais chez moi. Comment se porte ma maison ? il y a huit jours que je ne l'ai vue.

COELIO. - J'ai un service à te demander.

OCTAVE. - Parle, Coelio, mon cher enfant. Veux-tu de l'argent ? Je n'en ai plus. Veux-tu des conseils ? Je suis ivre. veux-tu mon épée ? voilà une batte d'arlequin. Parle, parle, dispose de moi.

COELIO. - Combien de temps cela durera-t-il ? Huit jours hors de chez toi ! Tu te tueras, Octave.

OCTAVE. - Jamais de ma propre main, mon ami, jamais; j'aimerais mieux mourir que d'attenter à mes jours.
Voici mon travail:


Cet extrait est issu de la scène d’exposition de la pièce de théâtre; Les Caprices de Marianne. Elle fut éditée 1833 par Alfred de Musset ; auteur romaniste du XIXe. Nous allons étudier la première scène de l’Acte I.
Cet extrait présente au lecteur une scène d’amitié entre deux hommes ; Coelio et Octave. La pièce ce passe à Naples en plain carnaval. Les personnages se chamaillent sur l’amour de Coelio pour Marianne et sur le mode de vie d’Octave.
Nous allons donc étudier dans une première partie ; deux portraits très contrasté des deux hommes. Puis, en opposition, dans une deuxième partie ; une complicité évidente.

Une opposition marquée existe entre Coelio et Octave. Le contraste apparait premièrement à traves le physique des deux personnages. Octave mes en valeur la pâleur de Coelio ; « tu as un pied de blanc sur les joues ». De plus, Coelio est vêtu d’un « large habit noir », une couleur sombre et triste. Octave, lui, est déguisé d’un « accoutrement » coloré ; « tu as un pied de rouge sur les joues ».
Deuxièmement, ils ont tout deux, deux ambitions distincte pour la suite de cette pièce de théâtre. Coelio à pour but de reconquérir « la belle Marianne ». Il exprime un amour fort pour cette femme dans la tirade, qui es entièrement destinée à présenté l’amour inaccessible ; « loin du but ». Tandis qu’Octave compte profiter, tout simplement, des jours à venir. Il est ivre, et aime « le vin de Chypre ». Il aime s’amuser et profite du « carnaval ».
Les deux personnages nous présentent, troisièmement, des caractères très différents. Ceolio apparait comme un personnage mélancolique et soucieux. Octave le qualifie avec un oxymore de « gracieuse mélancolie ». A travers la tirade de Ceolio, le lecteur ressent une extrême sensibilité. Il parle d’ « amour sans espoir » et de « malheur à celui qui ce livre » aux rêves d’une union idéalisé. Il exprime ensuite à travers une histoire, l’inaccessibilité de l’amour parfait, du « but » qui ne pourra jamais atteindre. Le lecteur ressent ici une idée d’enfermement. Tout lui es obstacle ; « il ne peut plus ni poursuivre sa route ni revenir sur ses pas ». A l’opposé, Octave nous es présenté comme joyeux et fêtard. Il entre sur scène avec « une mascarade » de plus il aime le « vin de Chypre » ; cela montre qu’il aime fêter et profiter. Il reprend les thermes mélancolique de Coelio avec humour ; « Plus que jamais du vin de Chypre ». Cela oppose de plus leurs deux caractères.


Bien que beaucoup d’éléments montrent une opposition des deux personnages, on observe une forte amitié complice. Dans un premier temps, on peut remarquer les reprises des thermes de Coelio avec humour ; « Ou tu es gris, ou je le suis moi-même. Ou tu es amoureux, ou je le suis moi-même ». On y trouve un parallélisme entre Octave et Coelio. De plus Octave déduit la mélancolie de Coelio dès sont entrée en scène. Cela marque une union entre les personnages, ils se comprennent parfaitement.
Dans un deuxième temps on remarque que, malgré leurs différences, Coelio ce tourne vers Octave pour trouver de l’aide ; « j’ai un service à te demander ». Ce qui montre une certaine confiance entre les deux amis. Pour répondre à ca demande, Octave ce livre à nu ; « dispose de moi » et lui propose toues sorte de services ; « argent … conseils ». De plus, Octave utilise des noms affectifs pour qualifier Coelio ; « mon cher enfant». Coelio essaye de mettre en garde son ami ; « Tu te tueras, Octave. » : On ressent de l’inquiétude et de l’affection dans les paroles
de Coelio.
On peut analyser, dans un troisième temps, la vie excessive des deux acolytes. Coelio est un être « mélancolique » qui vit dans un rêve, dans l’idéalisation de l’amour. On peut ressentir cela dans ca tirade ; « la réalité le réveille ». Ensuite, Octave, est un libertin. Il passe sa vie à faire la fête, à résider dans l’ivresse et les plaisirs. Il est « gris » et n’est pas rentrée chez lui depuis « huit jours ». Nous avons ici, deux personnages marginaux en marge de la société.

Alfred de Musset nous présente dans la scène d’exposition un duo fortement opposé mais complice. Nous pourrions comparer cette scène d’exposition à celle de la pièce Le Misanthrope de Molière. Dans ces deux extraits on nous présente une scène d’amitié où les deux personnages sont opposés.


Merci pour vos réponses !!! 🙂
Kiss les gens.
Bonjour tout le monde, je m'entraine pour l'oral du bac blanc de français, en faisant des commentaires sur les textes compris dans mes lectures analytiques. Notre professeur de français nous donne jamais de plan, ni de problématique pour nos analyses, je suis donc obligé de faire ce travail chez moi. Je bloque sur l'extrait de l'acte 1, scène 1 de Les Caprices de Marianne d'Albert Musset, l'extrait se trouve ci-dessous :

COELIO, rentrant. - Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir ! Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie avant de savoir où sa chimère le mène et s'il peut être payé de retour ! Mollement couché dans une barque, il s'éloigne peu à peu de la rive, il aperçoit au loin des plaines enchantées, de vertes prairies et le mirage léger de son Eldorado. Les vents l'entraînent en silence et, quand la réalité le réveille, il est aussi loin du but où il aspire que du rivage qu'il a quitté ; il ne peut ni poursuivre sa route ni revenir sur ses pas.
(On entend un bruit d'instruments. Quelle est cette mascarade? N'est-ce pas Octave que j'aperçois ? (Entre Octave.)

OCTAVE. - Comment se porte, mon bon Monsieur, cette gracieuse mélancolie ?

COELIO. - Octave ! ô fou que tu es ! tu as un pied de rouge sur les joues !
- D'où te vient cet accoutrement ? N'as-tu pas de honte en plein jour ?

OCTAVE. - O Coelio ! fou que tu es ! tu as un pied de blanc sur les joues !
- D'où te vient ce large habit noir ? N'as-tu pas de honte en plein carnaval ?

COELIO. - Quelle vie que la tienne ! Ou tu es gris, ou je le suis moi-même.

OCTAVE. - Ou tu es amoureux, ou je le suis moi-même.

COELIO. - Plus que jamais de la belle Marianne.

OCTAVE. - Plus que jamais de vin de Chypre.

COELIO. - J'allais chez toi quand je t'ai rencontré.

OCTAVE. - Et moi aussi j'allais chez moi. Comment se porte ma maison ? il y a huit jours que je ne l'ai vue.

COELIO. - J'ai un service à te demander.

OCTAVE. - Parle, Coelio, mon cher enfant. Veux-tu de l'argent ? Je n'en ai plus. Veux-tu des conseils ? Je suis ivre. veux-tu mon épée ? voilà une batte d'arlequin. Parle, parle, dispose de moi.

COELIO. - Combien de temps cela durera-t-il ? Huit jours hors de chez toi ! Tu te tueras, Octave.

OCTAVE. - Jamais de ma propre main, mon ami, jamais; j'aimerais mieux mourir que d'attenter à mes jours.

COELIO. - Et n'est-ce pas un suicide comme un autre que la vie que tu mènes ?

OCTAVE. - Figure-toi un danseur de corde, en brodequins d'argent, le balancier au poing, suspendu entre le ciel et la terre ; à droite et à gauche, de vieilles petites figures racornies, de maigres et pâles fantômes, des créanciers agiles, des parents et des courtisans ; toute une légion de monstres se suspendent à son manteau et le tiraillent de tous côtés pour lui faire perdre l'équilibre ; des phrases redondantes, de grands mots enchâssés cavalcadent autour de lui ; une nuée de prédictions sinistres l'aveugle de ses ailes noires. il continue sa course légère de l'orient à l'occident. S'il regarde en bas, la tête lui tourne ; s'il regarde en haut, le pied lui manque. Il va plus vite que le vent, et toutes les mains tendues autour de lui ne lui feront pas renverser une goutte de la coupe joyeuse qu'il porte à la sienne, voilà ma vie, mon cher ami ; c'est ma fidèle image que tu vois.

COELIO. - Que tu es heureux d'être fou !

OCTAVE. - Que tu es fou de ne pas être heureux ! Dis moi un peu, toi, qu'est-ce qui te manque ?

COELIO. - il me manque le repos, la douce insouciance qui fait de la vie un miroir où tous les objets se peignent un instant et sur lequel tout glisse. Une dette pour moi est un remords. L'amour, dont vous autres vous faites un passe-temps, trouble ma vie entière. O mon ami, tu ignoreras toujours ce que c'est qu'aimer comme moi ! Mon cabinet d'étude est désert ; depuis un mois j'erre autour de cette maison la nuit et le jour. Quel charme j'éprouve, au lever de la lune, à conduire sous ces petits arbres, au fond de cette place, mon choeur modeste de musiciens, à marquer moi-même la mesure, à les entendre chanter la beauté de Marianne ! Jamais elle n'a paru à sa fenêtre ; jamais elle n'est venue appuyer son front charmant sur sa jalousie.

OCTAVE. - Qui est cette Marianne ? est-ce que c'est ma cousine ?

COELIO. - C'est elle-même, la femme du vieux Claudio.

OCTAVE. - Je ne l'ai jamais vue, mais à coup sûr elle est ma cousine. Claudio est fait exprès. Confie-moi tes intérêts, Coelio.

COELIO. - Tous les moyens que j'ai tentés pour lui faire connaître mon amour ont été inutiles. Elle sort du couvent ; elle aime son mari et respecte ses devoirs. Sa porte est fermée à tous les jeunes gens de la ville, et personne ne peut l'approcher.

OCTAVE. - Ouais ! est-elle jolie ? - Sot que je suis ! tu l'aimes, cela n'importe guère. Que pourrions-nous imaginer ?

COELIO. - Faut-il te parler franchement ? ne te riras-tu pas de moi ?

OCTAVE. - Laisse-moi rire de toi, et parle franchement.

COELIO. - En ta qualité de parent, tu dois être reçu dans la maison.

OCTAVE. - Suis-je reçu? Je n'en sais rien. Admettons que je suis reçu. A te dire vrai, il y a une grande différence entre mon auguste famille et une botte d'asperges. Nous ne formons pas un faisceau bien serré, et nous ne tenons guère les uns aux autres que par écrit. Cependant Marianne connaît mon nom. Faut-il lui parler en ta faveur ?

COELIO. - vingt fois j'ai tenté de l'aborder ; vingt fois j'ai senti mes genoux fléchir en approchant d'elle. J'ai été forcé de lui envoyer la vieille Ciuta. Quand je la vois, ma gorge se serre et j'étouffe, comme si mon coeur se soulevait jusqu'à mes lèvres.
Ma problématique de base serait : Que montre cet extrait ?
Mes axes :

I) Une opposition de personnages
a) une opposition de caractère
b) un parallélisme ou une opposition montré dans la structure du texte

II) Une amitié forte
a) Entraide et solidarité
b) l'inquiétude pour l'autre

Comme dit tout à l'heure j'ai du mal avec cet extrait, je trouve mon plan franchement bof.

Merci d'avance pour votre aide 🙂
Souviens-toi qu'une scène d'exposition peut s'aborder avec le questionnement suivant :
Où ? Quand ? Qui ? Quoi ?
excuse moi, mais je comprends pas où tu veux en venir, comment on peut aborder ce genre de questions dans un commentaire ?
Tu sembles découvrir …

L' intérêt du lecteur est-il ou non suscité dans cette scène d'exposition ?

I. Y a-t-il ou non un ancrage spatio-temporel ?

II. Qu'apprend-on du ou des personnages ?

III. L'action est-elle engagée ?
Bonjours, J'ai trois question à rédiger pour lundi et je ne trouve aucune réponse, quel'un pourrait il m'aider ?
Les question sont les suivantes :

1- A quel genre littéraire ce texte appartient-il ? Justifiez votre réponse en citant deux éléments caractéristiques de ce genre.

2- Identifiez les deux registres (=tonalités) qui se succèdent dans le texte ; donner une caractéristique de chacun de ces registres.
A quel moment s'opère le passage de l'un à l'autre ?

3- a) << Malheur à celui qui, au milieu de sa jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir !
Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie ! >>
Comment s'appelle la figure de style utilisée ici ? Quel est l'effet recherché ?

b) Coelio et Octave sont à la fois différents et semblables ; justifiez cette affirmation.


Aidez-moi SVP 😞
1- A quel genre littéraire ce texte appartient-il ? Justifiez votre réponse en citant deux éléments caractéristiques de ce genre.
Tu connais sans doute les grands genres littéraires que sont le roman, la poésie et le théâtre.

De toute évidence, il s'agit ici d'une scène d'une pièce de théâtre : la scène d'exposition. Tu retrouveras la disposition des répliques précédées du nom de chaque personnage. Il y a aussi des didascalies (indications scèniques destinées au lecteur, au metteur en scène et aux comédiens).
Merci beaucoup 🙂

Aurais-tu réponse à la question numéro 3-a) et à quel moment s'opère le passage des deux registres ?