Pascal, Pensées, fragments 11 à 129 - Vision de la société

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour!

Je suis en classe de terminale L et j'étudie en ce moment les Pensées de Pascal. J'ai une étude des fragments au programme (fr. 11 au fr. 129) à rendre basée sur la problématique :
" Quelle vision de la société nous propose Pascal dans les fragments au programme? "

Après de (nombreuses) recherche, voici ce que j'ai trouvé:

-Pascal dépeint la société de son temps dans le but de la critiquer pour ensuite faire une apologie de la religion chrétienne
- Les Pensées étaient d'avantage destinées aux libertins (comme le chevalier de Méré) et dans ce but, Pascal utilise des exemples qu'ils connaissent (références à Tite-Live fr.27, Montaigne ect) et tente ainsi de représenter la société grâce à des exemples connus
- Pascal (tout comme Molière), critique fortement les magistrats et les médecins (fr.41, 23, 87)
- Dans le fr. 32, Pascal nous explique que le choix d'un métier (et donc, pourquoi pas le choix en général) est influencé par notre éducation, par le milieu social dans lequel nous vivons, ainsi, notre choix ne serait pas véritable dans le mesure où on "nous fait choisir" à force de critiquer ou de faire l'éloge de tel ou tel métier. Donc, la société choisirait pour nous.
- Pascal recrée un "ordre moral" sur le modèle des classes sociales: chrétiens, dévots, habiles, demi-habiles, peuple. Il tend à faire évoluer le "peuple" en "chrétien" (les êtres dotés de conscience, de connaissance).
- Dans la liasse Vanité, Pascal fait une représentation vaine de l'homme (inconstance, toujours dans l'erreur à cause de son imagination, ne connaissant pas les vrais honneurs ect) cette représentation pourrait s'appliquer à la société dans la mesure où l'homme fait partie (voire crée) la société.
- Dans la liasse Misère, Pascal critique le système de la justice, du droit. Il s'interroge:"où est le droit? Quelles sont les limites du droit?" et prend comme exemple le fait qu'un pays soit en guerre et que tuer un ennemi nous rende héroïque alors que si le pays n'était pas en guerre, nous serions monstrueux. La guerre peut même amener à tuer un ami pourvu qu'il se trouve du mauvais coté de la frontière (fr.47) Ainsi, la guerre serait absurde et il critique la guerre entre la France et les Habsourg .
- Enfin, dans tout le texte, il essaie de replacer l'homme à sa vraie place tandis qu'il se croit au centre du monde (fr; 61, 185, 64) et qu'il n'est rien par rapport à Dieu.
Ainsi, Pascal dépeint la société de manière pessimiste dans le but de la convaincre que la religion chrétienne pourra la grandir et la rendre meilleure.

Voilà!
Si possible, pourriez-vous me dire si je suis complètement dans l'erreur, si certains points sont à approfondir ou me donner quelques "pistes" (des numéros de fragments) sur lesquelles je pourrais me concentrer pour étoffer mon étude?

Merci d'avance et merci de m'avoir lue !
Tu dis très justement qu'il critique les médecins: précise que par là, c'est la légèreté de notre société qu'il dénonce (un simple costume suffit à nous forcer au respect)

<<- Pascal recrée un "ordre moral" sur le modèle des classes sociales: chrétiens, dévots, habiles, demi-habiles, peuple. Il tend à faire évoluer le "peuple" en "chrétien">> Pas tellement; il ne fait ici que décrire 3 genres de personnes (plus de détails demain si je retrouve mes cours)

<<- Dans la liasse Misère, Pascal critique le système de la justice, du droit.>>
J'ai bien réfléchit, ton approche me semble juste; mais je pense qu'il critique plutôt le fait que l'homme se perde dans des illusions vaines telle que le "Droit" (qui est ridiculement relatif)
Notre société se bases sur ces misérables illusions.

mais le reste est très très bon!!
Merci, merci

"3 genre de personnes", se sont des coeurs, des esprits et des corps? (j'ai cherché un cours sur internet )

Sinon, je pensais aussi faire une partie sur le contexte historique (la Fronde, la guerre entre la France et l'Espagne) et la critique qu'en fait Pascal. De même pour les sciences (et les médecins?) avec par exemple le fragment sur le coffre vide (je ne me souviens plus du numéro) ainsi que pour le pouvoir royal (basé sur l'illusion du peuple). En fait, c'est pour montrer que Pascal montre une vision très réaliste de la société de son temps.

Mais j'ai un peu peur du hors sujet
les trois "genre de personnes"
Je parlais des habiles, des semis-habiles et des […]→ je sais plus la troisième classe. J'ai pas retrouvé mes cours sur Pascal, mais je me souviens qu'à la base, il y avait -les ignorants; le peuple, naïf, abreuvé d'illusions; -les semis-habiles, ils savent l'illusion politique et la dénoncent, se révoltent; -enfin, les habiles: ils savent que la politique en place est une illusion, mais se comportent comme le peuple, les naïfs (la différence est qu'ils SAVENT que c'est faux.)

N'insiste pas trop sur le contexte historique; Pascal s'en sert surtout comme d'un exemple pratique.

Attention par contre: je crois que Pascal ne critique pas directement la science (il en faisait lui-même parti)… Rafraichis-moi juste la mémoire pour le <<coffre vide>>, stp =)

Je ne suis pas sûre qu'il critique la monarchie en elle-même, ou le pouvoir du Roi; mais plutôt le fait qu'un Homme est assez volatile, léger; pour se laisser guide par un autre homme juste parce qu'il porte certains vêtements.

Tu n'as pas parlé du divertissement; ça ne fais pas parti des fragements que tu as eu à analyser?
Pascal était nourri de Montaigne et il récrit ce que celui-ci expose, en particulier dans l'Apologie de Raymond de Sebonde au livre II des Essais en développant l'idée que "La presomption est nostre maladie naturelle et originelle."
Pour développer cette idée, Montaigne va jusqu'à mettre en doute l'idée que l'homme serait supérieur à l'animal, même intellectuellement. Il ne développe l'idée que Dieu est tout que pour soutenir que l'homme n'est rien, et ne se déclare chrétien que pour dire qu'il faut qu'il faut prendre du bon côté les choses auxquelles nous ne pouvons rien, car l'homme est un être de la création au même titre que l'animal.
"Nous ne sommes ny au dessus, ny au dessous du reste : tout ce qui est sous le Ciel, dit le sage, court une loy et fortune pareille."
Cette position de Montaigne est très éloignée de la position des gens de son siècle, mais encore bien plus des gens ses siècles suivants et du nôtre en particulier. Les animaux sont si peu pris en considération qui'ils ne figurent pas dans les débats philosophiques. On ne fait pas de comparaison avec eux, ils ne sont pas pris en considération mais écartés d'emblée. Les débats portent sur les relations des hommes entre eux et se bornent à distinguer les enfants des adultes, généralement pour écarter les enfants a priori. Aujourd'hui, combien d'élèves se destinent à l'histoire naturelle ? Et quand on parle de Montaigne, en général, on ignore ce chapître.
Pascal est en porte-à faux et cherche un compromis, et en réalité, il reprend Montaigne en atténuant ce qui choquerait par trop et en n'en disant que ce qui peut passer.
Il ne faut surtout pas croire que Pascal invente ce qu'il dit, et si on trouve aujourd'hui que ce qu'il dit est gros à avaler, il faut comprendre que c'est parce que le champ de la réflexion s'est beaucoup rétréci et qu'en réalité Pascal corrige et atténue ce que Montaigne a écrit, tout en freinant l'évolution de la pensée qu'imposent les jésuites, qui remplacent l'observation et la réflexion par l'enseignement et la discipline dans une société urbaine et de cour.
"Il ne faut surtout pas croire que Pascal invente ce qu'il dit"
Je sais bien (d'ailleurs, Montaigne lui même reprenait des idées déjà annoncées par, Épictète je crois, mais je ne suis pas sûre et on a ainsi une progression dans les idées grâce aux différents philosophes). Mais avec l'Apologie de Raymon Sebond par Montaigne, je n'ai pas trop compris ce qu'il entend par la notion de "souverain bien"…

Ensuite, pour le coffre vide, Pascal nous dit que l'éducation induit en erreur tandis que nos sens ne nous trompent pas toujours. En fait, c'est l'inverse de ce qu'on croyait et ainsi, le "peuple" aurait raison. (il énonce déjà ce qui va arriver dans Raison des Effets)
Pascal prend l'exemple d'un coffre qu'un enfant croit être vide. Mais les professeurs lui disent que ses sens le trompe, qu'il y a quelque chose dedans, mais qu'il ne le voit pas, que le vide n'est pas tangible. Mais en réalité, l'enfant a raison: le coffre est vide, mais il n'en connaît pas les raisons (il pense qu'il doit se fier à ses sens alors qu'il s'agit de la théorie du vide de Pascal).
Mais finalement, j'ai abandonné l'idée de la description réaliste de la société, parce que je me suis rendu compte que je n'aurais pas assez d'exemples.

Du coup, voici les très grandes lignes de mon plan:

I/ La société est basée sur l'illusion
II/ La société est perdue donc Pascal tente de la "remettre" à sa place dans l'univers
III/ Pascal propose un nouvel ordre de société

Voilà, je pense que je regroupe toutes les liasses… Qu'en pensez vous ?
Je ne sais pas ce que donneront les parties une fois remplies, mais il me semble que cela tient debout, et surtout que Pascal est compris, ce qui est rare.
moi aussi j'étudie pascal et on a surtout vu que la société de pascal était basée sur l'illusion notamment le fragment ou il parle du chancelier qui n'a aucun pouvoir réel et la citation " cet habit est une force " ou " il a quatre laquais " qui montre que plus les personnes veulent s'exposer ce faire remarquer alors que leur pouvoir n'est pas réel