Bonjour,
En écrivant "Je suis fière de moi", je regarde ces mots et je ne suis pas fière…
Être fier de soi, n'est pas un pléonasme de la plus stupide espèce ?
Quand on est fier, on est d'abord fier de soi, à moi qu'on précise un autre objet de fierté.
Évidemment, je peux être fière de vous, fière de nous, fière de toi, fière de notre victoire, fière de mon diplôme, mais si je suis fière tout court, c'est forcément de moi !
Vous voyez aussi l'emploi pléonastique ?
U.M.
Ça peut sembler pléonastique, mais si l'on dit "je suis fier" on parle plutôt de son caractère en général; je suis continuellement fier. Alors que l'expression "je suis fier de moi" traduit une fierté passagère relative à un événement. Enfin c'est ce que je ressens face à cette expression.
J'entends parfaitement la nuance que vous tentez d'apporter.
Elle n'est hélas que lubie car dans les deux cas, seul le contexte peut suggérer cette référence. Sans cette référence, les deux expressions sont parfaitement synonymes.
U.M.
UrsaeMinoris a écrit :J'entends parfaitement la nuance que vous tentez d'apporter.
Elle n'est hélas que lubie car dans les deux cas, seul le contexte peut suggérer cette référence. Sans cette référence, les deux expressions sont parfaitement synonymes.
U.M.
Ce n'est pas l'avis du dictionnaire !
Anne345 a écrit :Ce n'est pas l'avis du dictionnaire !
Voilà une réponse laconique dont vous semblez assez fière…
Maintenant, si j'ouvre le Robert, les sens donnés (qui ne sont pas accompagnés d'un complément extérieur) tournent tous autour de "ses" propres attributs.
Et l'on note avec une mention "ironique", l'expression "fière de toi".
Peut-être ai-je tort de sauter rapidement à cette conclusion, mais la précision de cette contradiction me laisse un peu pantoise…
U.M.
Nii fière de moi, ni fière de ma réponse, fière tout court sans doute.
II. Usuel. [En parlant d'une pers.]
A. [Sans nuance péj.]
1. Qui a le souci de sa dignité, qui se respecte. Caractère, cœur, homme fier; âme fière. Synon. digne, noble. Je suis trop fier pour mentir (FLAUB., Smarh, 1839, p. 114). (…)
2. Qui éprouve une satisfaction d'amour-propre souvent fondée. Les gens autour de nous admiraient ma précocité et mon père était très fier (GUÉHENNO, Journal homme 40 ans, 1934, p. 40).
a) Fier de + subst. ou inf. (…)
En partic. Être fier de soi. Être satisfait de soi-même.
(Tlfi)
-2. Qui éprouve une satisfaction d'amour-propre souvent fondée. Les gens autour de nous admiraient ma précocité et mon père était très fier (GUÉHENNO, Journal homme 40 ans, 1934, p. 40).
a) Fier de + subst. ou inf. (…)
En partic. Être fier de soi. Être satisfait de soi-même.
Ce passage du TLF ne m'a pas échappé. Hélas ! il tend surtout à signifier que les deux expressions sont interchangeables. Entre la "satisfaction d'amour-propre" et le fait d'"être satisfait de soi-même", je ne vois pas un écart de sens très franc.
Je ne cherche pas à avoir raison. Je cherche la nuance et elle me paraît plus que ténue. Voilà pourquoi je parle de pléonasme.
U.M.
Evidemment puisque vous restez dans le sens 2, il n'y a pas de différences, mais il y a un sujet ou un objet de fierté, exprimé ou implicite. Mais pas dans le sens 1.
Entre la "satisfaction d'amour-propre" et le fait d'"être satisfait de soi-même", je ne vois pas un écart de sens très franc.
Vous n'êtes pas la seule: tout dépend de ce que vous pensez de l'amour propre. Si vous êtes satisfaite quand vous êtes félicitée, il n'y pas d'écart de sens.
Mai il y a des situations où l'on n'est pas satisfait d'être félicité parce qu'on ne fait pas de cas du jugement de tel ou de tels autres ou du plus grand nombre, des cas où l'on refuse les honneurs qu'on vous accorde et que d'autres recherchent. Il se trouve que c'est le
vrai enjeu d'un procès dont les médias parlent beaucoup en ce moment.