Jonathan Littell, Les Bienveillantes

Littérature

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Je n'ai pas lu ce livre, parce que j'attendais qu'il sorte en poche (j'ai horreur de promotionner les prix littéraires et particulièrement le Goncourt…)
J'ai lu aujourd'hui une interview consacrée, dans le figaro magazine, à Jonathan Littel, et le roman se révèle être un classique, l'évenement littéraire du XXIe siècle. Alors j'en appelle à vous, ne l'ayant pas lu : Arnaque marketing ou chef d'oeuvre?
Socrate a écrit :Je n'ai pas lu ce livre, parce que j'attendais qu'il sorte en poche (j'ai horreur de promotionner les prix littéraires et particulièrement le Goncourt…)
J'ai lu aujourd'hui une interview consacrée, dans le figaro magazine, à Jonathan Littel, et le roman se révèle être un classique, l'évenement littéraire du XXIe siècle. Alors j'en appelle à vous, ne l'ayant pas lu : Arnaque marketing ou chef d'oeuvre?
…ben moi je suis en train de le lire: ça se lit bien, c'est pas mal… il y a effectivement quelques fautes de français, mais c'est pas mal..
Quel genre de faute en toute curiosité ?
…Littell n'étant pas français…c'est assez inévitable… je n'ai pas le temps, ni l'envie de chercher là maintenant dans les 900 pages (et il y a toujours ce côté un peu moqueur: oh oh oh il a fait une faute de français..): disons pour résumer que quelques formulations sont assez mal faites, comme dans la traduction de La Tache de Philip Roth (dont je sors).
…juste par curiosité ou tu comptes lire les Bienveillantes?

Disons, pour reprendre le premier post: je trouve ça assez limité ces mouvements de pensées qui disent:"il a gagné un prix, je ne le lirai pas" et l'argument "j'attend le livre de poche parce que tout le monde lit Littell actuellement dans le métro"…pfffff. Je trouve ça dommage. Sauf raisons financières, je conseille aux gens qui veulent un peu se cultiver, de lire Littell (et en entier).
Par curiosité pour ma part, aucune moquerie derrière ! Car qu'un Goncourt soit primé avec des fautes, ça donne de l'espoir ! 😀
passagère a écrit :…Littell n'étant pas français…c'est assez inévitable… je n'ai pas le temps, ni l'envie de chercher là maintenant dans les 900 pages (et il y a toujours ce côté un peu moqueur: oh oh oh il a fait une faute de français..): disons pour résumer que quelques formulations sont assez mal faites, comme dans la traduction de La Tache de Philip Roth (dont je sors).
…juste par curiosité ou tu comptes lire les Bienveillantes?

Disons, pour reprendre le premier post: je trouve ça assez limité ces mouvements de pensées qui disent:"il a gagné un prix, je ne le lirai pas" et l'argument "j'attend le livre de poche parce que tout le monde lit Littell actuellement dans le métro"…pfffff. Je trouve ça dommage. Sauf raisons financières, je conseille aux gens qui veulent un peu se cultiver, de lire Littell (et en entier).
J'ai pas vraiment compris le rapport entre le livre de poche et le métro… . Ce n'est pas pour une raison financière mais parcce que j'ai horreur de promotionner les prix littéraires. Je pense qu'ils ont été crées pour renflouer les caisses des grandes maisons d'édtion (gallimard en est un bel exemple…). Je n'aime pas vraiment être pris pour un consommateur sans cervelle.
Alors j'attends.
Jérémy a écrit :Par curiosité pour ma part, aucune moquerie derrière ! Car qu'un Goncourt soit primé avec des fautes, ça donne de l'espoir ! 😀
eh bien sois heureux! même Finkielkraut disait dans son émission radio il y a deux semaines que c'était plein de fautes…pas d'orthographe hein
mais le livre est bien… mais diable! suis je la seule sur ce forum a l'avoir lu? j'ai comme l'impression que tout le monde attend que un autre l'ait lu pour pouvoir en discuter (le problème est (pour eux): qui se dévouera?)
C'est bizarre qu'il ait été primé alors… S'attaquer à 900 pages lorsqu'on a déjà 10 livres de retard au programme… C'est pas facile!!
Pour ma part, j'ai terminé de le lire il y a quelques mois et j'avoue que je l'ai finalement bien apprécié non pas par ses qualités littéraires au sens propre du terme ( c'est assez bien écrit mais bon ce n'est pas de la grande littéraure non plus..) mais plutôt par les réflexions qu'il m'a ammenées à faire…
je trouve qu'il a le mérite de faire réfléchir… Effectivement il existe quelques longueurs non dénuées d'intérêt mais trop précises et parfois difficile d'accés pour des personnes n'ayant pas particulierement des connaissances sur le sujet comme par exemple les 10 pages sur l'évolution des langues caucasiennes où j'ai eu un peu de mal à suivre.
Sinon, pour moi l'intérêt de ce livre c'est l'aspect humain et psychologique; à travers les pérégrinations du personnage principal (fortement perturbé d'ailleurs) Max Aüer (euh je ne suis plus sûre de son nom) , nous rencontrons toutes sortes de personnages plus ou moins bien détaillés mais qui nous font entrevoir le comportement de ses hommes face aux horreurs qu'ils commettent surtout au début du roman où les exécutions ainsi que leurs préparatifs sont décrites ( on entrevoit un officier qui fait une crise de démence quand il apprend ce qu'il doit faire, des officiers tristes pas fiers d'eux mais qui exécutent les ordres, des personnes avec des comportements de psychopates …) les réactions des soldats lors des executions et l'évolution parfois vers des comportements psychopates face à toutes ces faits , la présence de l'alcool pour oublier…) et cela pendant tout le roman, même sur la deuxième partie lors de la visite des camps de concentrations avec certains officier hauts placés complétement fanatisés et de simples soldats "bon père de famille" qui deviennent indifférents aux autres… le personnage principal lui même si il ne présentait pas ses troubles psy. en rapport avec sa sexualité et sa famille n'est pas un être abjecte et haineux vis à vis des juifs ou autre..Ce qui frappe c'est la passivité , l'absence de réactions de tous ses hommes: l'homme est capable du pire (quelqu'un comme vous et moi peux devenir un véritable bourreau).
le caractère un peu dérangé du personnage principal donne une autre dimension à l'intrigue et permet de s'échapper un peu de ce milieu glauque même si on s'enfonce dans un autre univers trés malsain avec une partie imaginaire intéressante(ex ses rêves).
la fin du livre est ressenti pour ma part comme une apothéose de violence (peut être aussi un trop plein..) , j'ai eu l'impression que l'auteur partait dans tous les sens avec même à un moment une impression de scène à la kafka(passage avec les deux inspecteurs sur la fin dans l'égout)

Bon voilà j'ai fait un post super long (peut êtr pas trés intéressant)mais il y aurait je crois encore plein de choses à en dire.Je n'ai pas trouvé ce livre exceptionnel mais il est intéressant et il mérite d'être lu… 😉
Si ce post est interessant parce qu'il fait réfléchir effectivement ces bourreaux étaient des êtres humaisn comme vous et moi. On reproche je crois à ce livre de donner aux bourreuax cet aspect humain, d'humaniser le bourreau. Mais comme tu dis si justement il peut y avoir en chacun de nous un bourreau comme il peut y avoir un abbé Pierre. Chacun s'accepte en abbé Pierre, il est beaucoup difficile de s'accepter en bourreau potentiel. Et je m'excuse si cette opinion choque certains d'entre vous
La grande fatigue de l'existence humaine n'est peut-être en somme que cet énorme mal qu'on se donne pour demeurer vingt ans, quarante ans, davantage, raisonnable, pour ne pas être simplement, profondément soi-même, c'est-à-dire immonde, atroce, absurde. Cauchemar d'avoir à présenter toujours comme un petit idéal universel, surhomme du matin au soir, le sous-homme claudicant qu'on nous a donné.
(Voyage au bout de la nuit, Céline).
J'ai lu aussi. Je m'intéresse depuis bien longtemps à ce qu'est l'homme et ce qu'est la civilisation.
Nous pouvons constater ceci: la civilisation n'est guère qu'un vernis que l'individu rejette à la première occasion: l'être humain, sans le regard de l'autre, n'est qu'un animal et qui n'ose même pas s'assumer en tant que tel.
On affirme que la société corrompt les individus. J'en doute. J'en arrive à penser que la société est à l'image de l'homme: et après tout, c'est bien l'homme qui a inventé la société et non l'inverse!
Pourtant l'espoir est là: nos enfants sauront éviter nos erreurs et nos fautes. Simplement, ils en commettront d'autres que leurs enfants, nos petits-enfants, sauront éviter.
Ceux-ci en commettront d'autres à leur tour….
ET cela aussi :

L'homme est une corde tendue entre l'animal et le surhumain - une corde par-dessus un abîme.
(Ainsi parlait Zarathoustra,Nietzsche.).
passagère a écrit :je conseille aux gens qui veulent un peu se cultiver, de lire Littell (et en entier).
C'est très exclusif comme conseil 😂
Cette affaire sens le piston du papa Littell…..j'appel à boycotter le prix Goncourt, c'est indigne de leur part d'accepter telle ingominie, ils sont coupables de littératuricide 😉

En tout cas Jonathan ne joue sûrement pas dans la même cours que Victor, Antoine et les autres. Moi je le situe plutôt avec Zizou et son chef d'oeuvre 😜


bien à vous les littératurophile
J'ai preque fini le livre (il me reste quand même 100 pages à lire) et je dois dire pour répondre à ce post que mon opinion est très partagé.

Je trouve le travail de doccumentation et la reconstitution historique vraiment impressionnantes et très instructives et rien que pour ça le livre vaut la peine d'être lu ; on apprend vraiment beacoup sur cette période et ses sombres protagonistes.
Le livre est très ecrit dans un style très condensé et précis (phrases courtes, factuelles etc…) avec un souci constant du vocabulaire, et très efficae quand il s'agit de décrire l'enchainement des évennements.
On l'imression d'être dans un train qui va très vite et ne s'arrête jamais et je pense que ca colle très bien au propos.
Quand au prétendues fautes de français, je n'en relevé aucune (mais je l'ai lu assez vite).
Cependant, d'un point de vue strictement litteraite le livre est selon moi un ratage total.
L'auteur échoue selon moi sur deux plans.
D'une part, la psychologie du personnage principale est vraiment traitée de manière grossière et ininterressante avec de gros effets bien lourd et bien gras (inceste, homosexualité et j'en passe…), ce qui rend le narrateur pour le moins improbable et rajoute une couche inutile dans l'horreur déja bien présente par ailleurs.
D'autre part et c'est selon moi beaucoup plus grave l'auteur est tout aussi complaisant et exhibitioniste dans sa description des crimes nazis (mise à part peut être dans la première partie qui est la plus réussie). Les scènes atroces se succèdent avec forces détails scatologiques dans un vocabulaire pour le coup beaucoup moins chatié (la merde, la pisse et le vomi se répètent de manière inquiètante) et sexuels sans que cela ait forcément de justification.
A coté de ses détails morbide, presque jamais dans le livre, le lecteur ne sent de l'empathie envers les juifs et il se sent pris en otage par cette violence malsaine qu'on lui impose sans contrepartie et sans aucune finnesse.
Et ce sont sans doute les limites du "point de vue du bourreau" qui font qu'on a parfois l'impression d'assister à un épisode de Saw pluot que de lire un livre sérieux sur le nazisme.
Le lecteur que je suis qui a ouvert le livre avec une sincère esperance de mieux comprendre a été souvent pris de dégout et de haine. Mais envers qui? l'auteur ? les juifs? les nazi? Je ne le sais pas très bien. Et je me suis souvent senti beaucoup plus bête que je ne l'étais avant d'ouvrir le livre.
L'étonnement de l'auteur par rapport au succés du livre m'étonne car il y a un injecté tout les éléments pour en faire un bestseller :
un sujet sulfureux (le nazisme)
une caution scientifique (la reconstitution historique très précise)
de la pornographie trash (et scato)
de l'ultraviolence sadique (et scato)
Tous ces exés en font un cuisant echec pour la litterature mais un nouveau retentissant succés pour le marketing.

En bref et pour répondre à ton post, je te conseil de lire ce livre si tu as déja de bonne connaissance sur le sujet. Il t'apportera sans doute des eclairages très interressant d'un point de vue strictement historique.
Si tu connais pas très bien cette période l'histoire, je te conseil de lire Hannah Arrendt, Primo Levi, de voir Shoah avant ce livre car il ne te livrera rien ou pas grand chose sur la réalité de l'horreur nazi.
Et si tu aime l'ultraviolence, je te conseille plutot de voir Saw.
Une des polémiques de l'année, assurément! Qu'en pensez vous? Littell va-t-il trop loin par soucis d'objectivité?
M'enfin, serai-je le seul à le dire ?

L'edition folio de ce bouquin est bourrée de fautes. tous les imparfaits de la premiere personnes sont écrits sans "S" à la fin…

"Je cessai …. je pensai … "

c'est une horreur !

Je suis trés mauvais en orthgographe, mais là, je n'en revenai(s) pas !

honte à Folio et littell ("edition revue par l'auteur" qu'ils disent ! )


sinon l'histoire est interessante et ça se lit bien…
J'ai trouvé ce livre horrible et malveillant car il conduit à une fascination pour la perversité… Je n'ai guère le temps de développer mon propos mais je vous conseille avec ardeur l'étude Les Malveillantes de je-ne-sais-plus-qui.
Pour William.

Je n'ai pas lu le livre, mais… "Je cessai…, je pensai…", ce ne seraient pas tout bonnement
des passés simples tout à fait corrects de verbes du 1er groupe ?

"Revenir", lui, est du 3e groupe.
imparfait : "Je n'en revenais pas"
passé simple : "Je n'en revins pas"