La Fontaine, Le chat, la belette et le petit lapin

Entraide scolaire

23 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour, voilà j'ai fais le tour du forum et je n'ai pas trouvé de sujet se rapportant à cette fable… (si il en avait un pourriez vous mettre le lien svp)
bon alors voilà j'ai une question et je ne trouve pas du tout le moyen d'y répondre.

quels défauts humains critiquent cette fable ?

j'en ai trouvé deux mais je pense qu'il y en a d'autres mais je ne les trouve pas 😞
(ceux que j'ai trouvé sont la jalousie, l'envie et l'hypocrisie)
si vous en voyez d'autres n'hésitez pas c'est pour la rentrée ! lol

voilà j'espère que vous pourriez m'aider à bientôt…

{bonne année en avance 😉 }
Le Chat, la Belette, et le petit Lapin

Du palais d’un jeune Lapin
Dame Belette un beau matin
S’empara ; c’est une rusée.
Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.
Elle porta chez lui ses pénates un jour
Qu’il était allé faire à l’Aurore sa cour,
Parmi le thym et la rosée.
Après qu’il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,
Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.
La Belette avait mis le nez à la fenêtre.
O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?
Dit l’animal chassé du paternel logis :
O là, Madame la Belette,
Que l’on déloge sans trompette,
Ou je vais avertir tous les rats du pays.
La Dame au nez pointu répondit que la terre
Etait au premier occupant.
C’était un beau sujet de guerre
Qu’un logis où lui-même il n’entrait qu’en rampant.
Et quand ce serait un Royaume
Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi
En a pour toujours fait l’octroi
A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,
Plutôt qu’à Paul, plutôt qu’à moi.
Jean Lapin allégua la coutume et l’usage.
Ce sont, dit-il, leurs lois qui m’ont de ce logis
Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,
L’ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.
Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?
- Or bien sans crier davantage,
Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.
C’était un chat vivant comme un dévot ermite,
Un chat faisant la chattemite,
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas.
Jean Lapin pour juge l’agrée.
Les voilà tous deux arrivés
Devant sa majesté fourrée.
Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,
Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.
L’un et l’autre approcha ne craignant nulle chose.
Aussitôt qu’à portée il vit les contestants,
Grippeminaud le bon apôtre
Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d’accord en croquant l’un et l’autre.
Ceci ressemble fort aux débats qu’ont parfois
Les petits souverains se rapportants aux Rois.
Bonjour P'Tite Tête,

Je crois que tu n'y es pas tout à fait.
As-tu lu la morale qui est explicite ?
Le lapin, c'est l'insouciance coupable.
La belette, c'est le vol, la ruse, la mauvaise foi.
Quant au chat, c'est la loi du plus fort sous des apparences trompeuses, le cynisme politique, la justice humaine imparfaite.
La Fontaine applique ce fabliau à la vie politique, aux relations entre états, aux défauts du droit féodal.
ok merci, pour la belette j'ai trouvé un peu près ça, le chat aussi mais pour le lapin j'avais mis qu'il était le naïf celui suit s'en chercher ( un truc comme ça)

enfin voilà et encore merci
Bonsoir Petit' Tête,

Pour le lapin, c'est bien d'avoir noté sa naïveté. Mais à ce compte, la rusée belette est aussi naïve puisqu'elle se livre au chat sans méfiance.
oui, (comme dirais l'autre 🙂 ) c'est pas faux !!
j'ai pris en note merci de ton aide { encore 🙂 }
Bonsoir à tous,

Voilà, j'ai une lecture analytique à faire sur Le chat, la Belette et le petit lapin de Jean de la Fontaine… Ma question est: En quoi la narration sert-elle à l'argumentation?

J'ai déjà fais des recherches (sur internet, anabac, ma tête😜) mais je n'arrive pas à trouver la partie axée sur la narration.

Si quelqu'un avait déjà fait cette lecture analytique se serait sympa de m'aider ou de me l'envoyer.

Merci d'avance.
Bonjour à tous!
Comme l'indique le titre, j'ai un commentaire à faire sur la fable de jean de la fontaine qui s'intitule :" le chat la belette et le petit lapin"
Je suis presque sûr de ma problématique:" En quoi cette fable critique t-elle la justice?" Mais j'aimerais savoir tout de même votre avis 😀
De plus, si cette problématique est cohérente, il semblerais que j'ai du mal à trouver des pistes :s J'ai tout d'abord pensé à faire une piste sur la morale ( très explicite) ainsi que sur les personnages ( car ils ont tous un caractère différents) Pour la suite pourriez-vous m'aider, cela me serais d'un grand réconfort =]
merci d'avance 😉 voilà le texte
[voir ci-dessus]
s'il vous plaît pourriez-vous me répondre :s:s
Je sais la fontaine c'est pas votre tasse de thé mais j'avoue que moi parfois je me force à aider des gens parce que je sais qu'il vont être noté et que j'aurais bien aimé moi aussi être aidé.
Voilà
Ce poème me fait penser aux thèmes suivants:
- qui a droit de cité (celui qui hérite ou celui qui prend en occupant le territoire)?
- pourquoi l'héritage devrait-il être un droit incontestable?
- être égaux devant la Justice peut porter de conséquences fâcheuses (si elle est trop aveugle, partiale, sévère, puissante…);
- il y a toujours quelqu'un plus fort que soi;
- le Droit Divin des rois.
Bonjour !

Je suis en train de préparer mon oral de français.

J'ai dans ma liste de textes une fable de La Fontaine : Le chat, la belette et le petit lapin.

Je vous la mets au cas où :
Du palais d'un jeune Lapin
Dame Belette un beau matin
S'empara ; c'est une rusée.
Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.
Elle porta chez lui ses pénates un jour
Qu'il était allé faire à l'Aurore sa cour,
Parmi le thym et la rosée.
Après qu'il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,
Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.
La Belette avait mis le nez à la fenêtre.
O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?
Dit l'animal chassé du paternel logis :
O là, Madame la Belette,
Que l'on déloge sans trompette,
Ou je vais avertir tous les rats du pays.
La Dame au nez pointu répondit que la terre
Etait au premier occupant.
C'était un beau sujet de guerre
Qu'un logis où lui-même il n'entrait qu'en rampant.
Et quand ce serait un Royaume
Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi
En a pour toujours fait l'octroi
A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,
Plutôt qu'à Paul, plutôt qu'à moi.
Jean Lapin allégua la coutume et l'usage.
Ce sont, dit-il, leurs lois qui m'ont de ce logis
Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,
L'ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.
Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?
- Or bien sans crier davantage,
Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.
C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
Un chat faisant la chattemite,
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas.
Jean Lapin pour juge l'agrée.
Les voilà tous deux arrivés
Devant sa majesté fourrée.
Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,
Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.
L'un et l'autre approcha ne craignant nulle chose.
Aussitôt qu'à portée il vit les contestants,
Grippeminaud le bon apôtre
Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre.
Ceci ressemble fort aux débats qu'ont parfois
Les petits souverains se rapportants aux Rois.
J'ai cherché des questions qui seraient susceptibles de m'être posées et j'ai trouvé : en quoi ce texte est-il un apologue ?

Bon la question semble simple quand on connaît la définition de l'apologue.

Mais voilà je ne sais pas trop comment m'y prendre, faut-il en intro, donner la définition complète de l'apologue et ainsi faire un grand I) les caractéristiques de l'apologue dans cette fable, et ainsi sans cesse faire des allers retours entre la définition et le texte?

Mais alors que mettre en grand II) ? Cela semble trop court, non?

Comment feriez vous?

Merci d'avance ! 🙂
Je pense que tu devrais définir tes axes selon le modèle suivant:

I Narration et fiction

a) Point de vue
b)Temps
c) Indicateurs temporels

II Le message

a) Personnages
b) Lexiques
c) Thèse

Je l'ai fait rapidement et je crois qu'il y a quelques failles dans ce plan. Attends la réponse d'un professeur.

@+

Reixach
Mais réponds tu vraiment à la question ? Il ne faut pas définir ce qu'est un apologue explicitement? Oui attendonc que quelqu'un nous dise quoi..
Mais il ne faut pas que donner la définition d'un apologue ou en voir les caractéristiques; cela n'a pas de sens.

En quoi est-ce une apologue: je dirais qu'il véhicule un message (ici une morale = voir lexiques, thèse) au moyen d'un récit fictif ( donc plaisant, ici court, etc).

attendre car je ne suis pas professeur !!!

@+ et good luck Non il ne faut pas répondre explicitement ! :mad:
Bonjour,

A l'évidence, il faut commencer par donner une définition de l'apologue et montrer ensuite en quoi cette fable en est un.

1 - aologue = récit court + morale
2 un récit court et plaisant puisant largement dans le symbolisme animalier
3 - au service d'une morale explicite qui peut s'appliquer à plusieurs domaines : sphère personnelle, domaine politique…

En conclusion, on peut montrer que La Fontaine a mis brillamment en oeuvre le précepte classique du placere, docere (plaire pour instruire).
Jean Luc vos numéros correspondent-ils à des parties? Merci
Bonsoir Mai,

Ce n'est pas un plan comme pour le commentaire composé à l'écrit.
A l'oral, il faut répondre à la question posée.
J'ai donc repris les étapes d'une réponse argumentée et adaptée à la question que tu te posais.

Bonne chance pour l'oral que tu travailles assidûment !
Merci Jean-Luc mais même s'il ne s'agit pas réellement d'un commentaire comme à l'écrit, l'argumentation suit un plan comme le commentaire et chaque partie par des exemples du texte qualifiés non? Donc dans mon introduction, après avoir présenté le texte je dois annoncer le plan en indiquant que nous allons d'abord définir ce qu'est l'apologue puis ensuite voir le récit dans la fable et enfin sa morale. Puis je termine par ma conclusion qui rappelle ce plan, avec si j'en trouve une, une ouverture sur une autre fable qui la rappelle par exemple?
Bonjour Mai,

Oui, mais place la définition dans l'introduction car tu n'aurais pas matière à toute une partie.
L'annonce du plan en découle d'ailleurs.
Veille bien à lier les deux parties, chacune au service de l'autre.
Et pour élargissement, à défaut d'une autre fable, tu peux faire référence au placere, docere d'Horace.
D'accord!Merci beaucoup!
Si cela interesse quelqun, j'ai fait une explication sur le chat, la belette et le petit lapin comme je l'aurai fait à l'oral. Bien sûr si quelqun peut me dire ce qu'il en pense, je suis preneuse 🙂 ! Merci !

Intro : Le chat, la belette et le petit lapin est la 16ème fable du livre VII des fables de Jean de La Fontaine, auteur français du XVIIème, le siècle du classicisme. Le premier personnage de cette fable est la belette. Elle apparaît à 3 reprises dans les fables de La Fontaine et est un animal sournois et rusé. Le second personnage est le lapin. Il semble insouciant et naïf à la fois. Enfin le troisième personnage de cette fable est le chat. Il n’apparaît qu’à la fin et est particulièrement rué et hypocrite. Jean de La Fontaine est connu pour avoir dénoncé et mis sous les yeux du lecteur les travers des Hommes. Ici, à travers un conflit entre la belette et le lapin autour de la propriété de ce dernier, à savoir son terrier, et la résolution du conflit brutale avec le chat, Jean de La Fontaine se moque des faux dévots et des magistrats et construit sa dénonciation sur un mode plaisant et gai. Afin de répondre à la question : « En quoi ce texte est-il un apologue ? », nous pouvons étudier ce texte selon 2 perspectives qui sont le récit et la morale de cette fable.

I)Le récit

Cette fable est courte et est composée de vers irréguliers comme par ex d’octosyllabes au vers1 et 2 ou d’alexandrin comme au vers 8 et de rimes riches qui changent beaucoup puisque nous avons de nombreux sons ce que lui apporte un ton vivant et entraînant et ainsi moins monotone. Structurellement, elle peut être assimilée à un apologue qui est un texte soit en vers soit en prose.

Dans cette fable, les personnages sont donc des animaux et on peut parler d’anthropomorphisme puisque La Fontaine attribue à ces animaux des caractères propres à l’Homme tout en s’attachant à un certain symbolisme animalier.
L’anthropomorphisme est souligné par de nombreux termes ramenant au genre humain comme : « Palais » au vers 1, « Dame Belette » au vers 2, « pénates » au vers 5 ( = les affaires représentant le foyer domestique ), « nez » au vers 10, « dévot ermite » au vers 32 ( = pratique une religion avec assiduité ). Le discours des animaux se réfèrent aussi à des concepts humains tel que la guerre, les lois ou le royaume.
La Fontaine use aussi d’un symbolisme animalier, cad les liens entre les caractéristiques de l’animal et le caractère qu’on lui associe. Ainsi la belette est qualifié au vers 16 comme « la dame au nez pointu » ce qui suggère qu’elle est rusée. La naïveté, l’insouciance, la jeunesse et le dynamise du lapin sont mises en évidence par les vers 8 et 9 : « Après qu’il eut brouté, trotté, fait tous ses tours, Janot Lapin retourne aux souterrains séjours. ». L’hypocrisie du chat est traduite par les vers 32 et 33 : « C’était un chat vivant comme un dévot ermite. ». Cette comparaison insistant sur le fait qu’il ne l’est pas en réalité. « Un chat faisant la chattemite ». Le « faisant » dévoilant le fait qu’il joue un rôle.
Cette fable a donc recours à l’allégorie animale et ces animaux sont symboliques. Or ceci est une caractéristique de l’apologue.
En outre, à cause de la nature de ces personnages allégoriques, elle comporte du merveilleux, ce qui est une autre caractéristique de l’apologue.

La Fontaine use dans cette fable d’un registre comique. Ceci est marqué à la fin de la fable avec l’arrivée du chat. Le chat a dans la fable 2 noms que La Fontaine a emprunté à Rabelais : « Raminagrobis » et « Grippeminaud ». « Raminagrobis » est un nom particulièrement évocateur puisque le « gros » à l’intérieur du mot suggère la rondeur du chat. Le poids du chat est aussi évoqué au vers 34 avec les mots : « bien fourré, gros et gras ». Le jeu de mot : « bien fourré » rappelant les juges qualifiés comme ceci par Rabelais à cause de leurs insignes en fourrure. C’est donc aussi un chat qui vit apparemment bien. La Fontaine au vers 32 et 34 le définit tour à tour comme un « dévot ermite » mais « faisant la chattemite ». Cette description du chat contradictoire amuse donc le lecteur. Cette distraction se retrouve aussi dans les dialogues qui composent en grande partie la fable.

En effet, La Fontaine dans la préface de ses fables dit vouloir « égayer son ouvrage » en lui donnant « un certain charme et un air agréable. » Ce projet est reflété dans la conversation entre la belette et le lapin. Ce dernier passe d’abord pour un personnage ridicule, assez naïf comme le montre le vers 8 : « Après qu’il eut brouté, trotté, fait tous ses tours » mais le ton du lapin change rapidement avec le vers 11 : « O Dieux hospitaliers ! que vois-je ici paraître ? ». Cette exclamation semble émaner d’un noble personnage mais parce qu’elle est prononcé par « Jeanot Lapin » elle crée un effet burlesque qui peut faire rire le lecteur. Ainsi, le fabuliste cherche à plaire, ce qui est typique de l’apologue mais il cherche aussi à un instruire à travers la morale.

II) La morale

La morale dans cette fable est amené progressivement par la narration = le récit et elle est assez originale puisqu’elle est inattendue et elle crée véritablement un effet de chute de la fable. Ceci est souligné par le mouvement de la fable. Dans le récit et avant le dialogue du lapin et de la belette, on sent que l’action est présente dès le début avec notamment le rejet externe du vers 3 : « s’empara ». C’est un vers qui indique une action rapide et qui invite aussi à une diction rapide. L’agitation est aussi le propre du petit lapin avec ce fameux vers 8 : « Après qu’il eut brouté, trotté, fait tous ses tours ». L’absence de conjonction de coordination dans ce vers suggère la rapidité et la répétition des gestes du lapin. Après son départ au vers six, et son retour au vers neuf, il se voit « chassé du paternel logis » et presse Madame la Belette de « déloge[r] sans trompette », et au vers dix-neuf la belette dit qu’« il n’entrait qu’en rampant »dans son terrier. Tous ces verbes de mouvement indiquent un va-et-vient perpétuel, rapide et cadencé, d’autant mieux mis en valeur qu’ils se succèdent sur quelque vers. A partir du vers trente deux le rythme ralentit, il est saccadé par la ponctuation : « Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras, » (…) « Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez, approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause ». Le Chat feint une grande faiblesse, par ruse et les voyelles nasales allongent le rythme : « faisant » (v.33) « jean » (v.36, au lieu de janot v.9), « Devant » (v.38), « enfants » (v.39) etc. Cette absence de mouvement correspond à la vieillesse du Chat qui aurait perdu sa vivacité, mais surtout cela crée un rythme presque funèbre qui annonce la fin de la Belette et du Lapin. Il y a donc un retournement de situation : au statisme des bêtes correspond un changement de perspective dans la fable : c’est la morale.

Cette morale est déclarée explicitement au vers 46 et 47 et est mise en valeur par un espace entre le récit et elle. Elle peut s’appliquer à plusieurs domaines. En la lisant, on pense tout de suite au domaine politique mais il y a aussi le domaine judiciaire qui est traduit par le récit. En effet, le conflit entre la belette et le lapin traduit un vide juridique sur la propriété : le lapin invoque la tradition et l’héritage comme le montre les vers 26, 27 et 28 alors que la belette évoque que la terre est au premier occupant comme le montre les vers 16, 17 et 29. Mais cette justice va se révéler d’une rare violence puisque les deux vont finir manger par le chat qui incarne en quelque sorte un magistrat voir le roi qui a tous les pouvoirs de justice. ( pas de séparation des pouvoirs ).

Conclusion : Ainsi, cette fable par son récit plaisant et amusant qui a recours à l’allégorie animale et sa morale didactique qui critique le pouvoir de l’époque est un apologue. Jean de La Fontaine use alors du « placere, ducere » qui signifie : « plaire et instruire ».
Bonjour Mai,

C'est bien, l'essentiel y est. Je ne parlerai pas de l'orthographe sauf pour voire et non voir au sens de "et même".

Je crois aussi que tu devrais faire le lien avec les fabliaux du Moyen-âge qui mettent en scène des situations de la vie quotidienne avec un comique cruel. Ces fabliaux reposent souvent sur la malice et la tromperie. Pense au Roman de Renard.