Bonsoir tout le monde
J'aurais besoin de votre aide, je dois écrire un chapitre concernant Candide de Voltaire, un chapitre que l'on doit rajouter à l'endroit où l'on veut, en imitant le style de Voltaire.
Après réflexion j'ai plusieurs problèmes, je n'arrive pas vraiment à cerner le style d'écriture de Voltaire…
Et je n'ai pas vraiment d'idée générale pour l'histoire du chapitre…
Je pensais tout d'abord le faire voyager dans un lieu ( en Asie probablement car c'est un des seuls endroits où il n'a pas voyagé ) puis j'aurais aimé parler d'une guerre civile ( mais à l'époque du livre et en ce lieu je ne vois pas trop de quelle guerre parler … ) avec la présence de Pangloss pour montrer qu'il influence Candide .
J'espère sincèrement que vous pourrez m'aider un peu , Merci d'avance.
Si j'étais toi, je reprendrais des expressions, des mots, des tournures, des procédés d'écriture écrits dans le livre, en les modifiant quelque peu.
Oui merci je pensai essayer de faire cela;
Mais pour l'histoire je n'ai pas trop d'inspiration fin disons que j'hésite, entre refaire aller Candide a l'utopie de l'Eldorado, ou une guerre civile mais ou?…
Je viens de penser peu être a faire un chapitre ou Candide voyage en Amerique du Nord, lors de la guerre ( de 7ans ) mais quels évênements pourraient s'y produirent ? Et dans quelle partie du livre?
Aidez moi sil vous plait c'est urgent et je dois avoir finie ce soir :S
Jean d'Ormesson l'a fait … 🙂
Candide: Est-ce vous, mon cher Pangloss? Dans quel état j'erre! Je vous croyais mort et enterré. Et vous voilà ressuscité!
Pangloss: Quoi! C'est Candide de retour avec son esprit si simple et son jugement si droit?
Candide: C'est moi-même, mon bon maître. Arrivé ce matin du château de Thunder-ten-tronckh, si affreusement isolé au fond de sa Westphalie, je vous prie, illustre philosophe, de me donner sans tarder des nouvelles de nos Français. Sont-ils heureux?
Pangloss: Ils sont plus malheureux que les Bulgares, les Turcs, les Oreillons, les Tatars, les Mongols ou les Caucasiens sur qui ont fondu les plus horribles catastrophes.
Candide: Les Français sont malheureux! Que me chantez-vous là? Je les ai connus très gais, presque satisfaits de leur sort et fiers de leur condition.
Pangloss: Ils ne le sont plus.
Candide: Je les ai connus plutôt à l'aise et célèbres dans le monde entier pour leur charmante insouciance.
Pangloss: Ils sont devenus soucieux, endettés, écrasés d'impôts stupides, très inquiets de l'avenir et mécontents de leurs princes.
Candide: Ah! mon Dieu! Ils sont tombés sous la coupe d'un de ces affreux dictateurs qui oppriment leurs sujets! Se retrouvent-ils en esclavage?
Pangloss: Non. Ils sont libres. Et ils élisent leurs princes.
Candide: Mais s'ils élisent leurs princes, pourquoi les ont-ils choisis si incapables et si mauvais?
Pangloss: Ils disent qu'ils ont été trompés.
Candide: L'ont-ils été?
Pangloss: Les princes assurent que non. Mais vous savez bien, mon cher Candide, que les princes, quels qu'ils soient, sont des adeptes de Leibniz. Pour eux tout est toujours au mieux dans le meilleur des mondes.
Candide: Vos princes prétendent-ils que tout va bien aujourd'hui?
Pangloss: Non. Malgré tous leurs efforts, ils ne le peuvent vraiment pas: le niveau de vie a trop baissé, la colère gronde trop fort. Mais ils jurent leurs grands dieux que tout ira mieux demain.
Candide: Les Français croient-ils encore leurs princes?
Pangloss: Non. Ils ne les croient plus.