Les liaisons en français

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Existe-t-il un site web ou un livre expliquant les liaisons à vraiment faire en langue française? Je voudrais vraiment quelque chose d'exhaustif et d'officiel pour pouvoir vérifier plusieurs cas.

Merci. Dans mon message, je voulais parler des liaisons à réaliser lorsqu'on parle ou lorsqu'on l'on lit, je ne sais pas si c'était clair.
Bonjour.

Pourquoi pas cet article de Wikipedia ? Il me semble fiable et assez complet.
Voici un autre lien. Va-z'y vite 😉

https://www.academie-francaise.fr/questions-de-langue#46_strong-em-liaisons-em-strong
Ou plutôt : "Vas-y vite…"
Mais parlant de liaisons… ton "z' " était peut-être un gag intentionnel ? 😉

Cela dit, merci pour ton lien.
@Jehan
Dès la première ligne cet exposé est fautif : mes professeurs m'ont toujours appris, par exemple, que, s'il fallait effectivement se garder de toute liaison en allemand ("occlusion gutturale prévocalique initiale"), l'anglais était bel et bien une langue liée, comme le français : he comes and sees, le s final de comes est lié au a de and. En allemand : Du und ich, und/ich, occlusion gutturale obligatoire avant ich.
Qu'on se le dise !
Oui, à la première ligne, une petite approximation, apparemment, étant donné ce que ton prof t'a dit à propos de l'anglais.
Mais ce n'est pas pour cela que le reste de l'article, qui détaille fort bien les liaisons en français, serait forcément truffé d'erreurs.
Cela dit, si tu en trouves, merci de nous les signaler…
Et de les rectifier dans Wikipedia, bien sûr ! =)

BonjourSur un site finlandais décrivant (en 30 pages) la prononciation française, on trouve les deux affirmations suivantes :1) Néanmoins la liaison en [t] est impossible après les formes du verbe « avoir » en t (ont, avaient, eut, eût, eurent) etc. si l’auxiliaire est précédé du pronom « te ». Ils t’ont / entendu, elles t’avaient / attendu.2) Avec la forme « as » du verbe « avoir », la liaison est possible, mais rare et littéraire : Tu as apprisJe ne suis pas certain que ces deux affirmations soient fondées. Je lirais comme suit les quelques phrases suivantes, tirées du conte « Le Problème » de Marcel Aymé, en faisant par exemple la liaison entre le « t » et le « a » dans « Ayant appris ». Alors, que disent les spécialistes, comme Grevisse, Riegel et Pierre Fouché ? Ayant appris l’énoncé par cœur, il y réfléchit très longtemps. On ne sait pas très bien, dit Delphine qui, étant l’aînée des petites, était aussi la plus savantePuis ils continuaient à compter en repartant de un Le chien lui ayant expliqué en quel ennui se trouvaient les deux petites, il manifesta aussitôt une grande inquiétude Elles s’étaient arrêtées court en balbutiant une excusePar contre, je ne mettrais jamais de liaison, à l’indicatif présent ou au subjonctif présent, après le « s » du verbe à la deuxième personne du singulier. Je prononcerais donc « tu as / abusé », « Il faut que tu aies / obtenu », « tu es / usé par le travail », « je vois que tu plais / à son frère », « je ne veux pas que tu partes / au Chili ».Qu’en pensez-vous ? Les affirmations du site finlandais sont-elles exactes ou fausses?Merci d’avance pour votre réponse.

Bonjour Michel.

1) Néanmoins la liaison en [t] est impossible après les formes du verbe « avoir » en t (ont, avaient, eut, eût, eurent) etc. si l’auxiliaire est précédé du pronom « te ». Ils t’ont / entendu, elles t’avaient / attendu.

C’est moi qui ai surligné l’exception en gras. Cela ne concerne pas l’immense majorité des liaisons après les formes du verbe "avoir". Cette petite exception évite la répétition disgracieuse du son t. Je ne dirais pas que la liaison est vraiment impossible, mais elle n’est guère heureuse.

Ils ont aimé (ilzontaimé), mais Ils t’ont aimé (ilton/aimé) et non le disgracieux "iltonaimé".

Vous noterez que vos citations de Marcel Aymé ne sont pas concernées par cette exception : jamais le verbe avoir n’y est précédé du pronom te (t’). La liaison dans vos citations est donc toujours possible.

2) Avec la forme « as » du verbe « avoir », la liaison est possible, mais rare et littéraire : Tu as appris

C’est exact, la liaison est ici possible. Tout dépend de la situation de communication. La liaison passera mieux dans un registre déclamatoire, solennel, officiel, théâtral, ou dans la diction de vers. Cette liaison facultative est également possible à l’indicatif présent ou au subjonctif présent, après le « s » du verbe à la deuxième personne du singulier. C’est un choix personnel, une affaire d’oreille, et tout dépend, encore une fois, de la situation de communication.

Ce site finlandais me semble fiable et exhaustif.

Cher Jehan, bonsoir.Merci pour votre réponse.Je n’avais effectivement pas prêté assez d’attention au fait qu’il y a trois « t » dans une phrase comme « ils t’ont entendu ». En ce qui concerne les autres phrases que j’ai données « tu as abusé », « il faut que tu aies obtenu une bonne note », « tu es usé par le travail », diriez-vous que la liaison est aussi courante que dans « nous avons abusé », « il faut que nous ayons obtenu une bonne note », « nous sommes usés par le travail » ? Le cas de la deuxième personne du singulier se distingue-t-il des autres ?Cordialement et bien respectueusement.

L’auteur Jean-Michel Kalmbach du site finlandais est aussi l’auteur de la meilleure grammaire française en ligne, bien qu’en principe destinée aux finnophones.

Ses indications me semblent très sûres, et je partage l’avis de Jehan exprimé plus haut.

En ce qui concerne les autres phrases que j’ai données « tu as abusé », « il faut que tu aies obtenu une bonne note », « tu es usé par le travail », diriez-vous que la liaison est aussi courante que dans « nous avons abusé », « il faut que nous ayons obtenu une bonne note », « nous sommes usés par le travail » ?

Très à vue de nez, il me semble que la liaison, quoique possible, est moins fréquente en effet au singulier qu’au pluriel, peut-être parce qu’on est précisément plus habitués à associer "liaison" et "pluriel".

Bonjour Lamaneur et Jehan, et merci pour vos réponses. Les liaisons avec trois « t » peu éloignés, comme dans la citations suivante, ne me gênent pas : « Elles s’étaient arrêtées court en balbutiant une excuse » (M. Aymé, Le Problème).Dans un autre ordre d’idées, je ne suis pas gêné par des formulations que certains, aujourd’hui, condamneraient, comme les suivantes : « L’Évangile testifie que la croix pouvait être portée d’un homme [cf. Jean 19,17]. Quelle audace donc a-ce été de remplir la terre de pièces de bois en telle quantité que trois cents hommes ne le sauraient porter ? » (Calvin, Traité des reliques, partie « Reliques de la vraie croix »),« Cependant, si c’étaient ceux qui voulaient le salut du pays qui devaient s’avancer, vous tous et les autres Athéniens, vous vous seriez levés pour aller à la tribune ; car tous, je le sais, vous désiriez le salut du pays. Si ç’avaient été les plus riches, ç’auraient été les “Trois-Cents”. Si ç’avaient été les gens à la fois dévoués à l’État et riches, ç’auraient été ceux qui, par la suite, ont versé de fortes contributions volontaires ; car ils ont agi à la fois par dévouement et grâce à leur richesse » (Démosthène, Sur la couronne contre Aristogiton, traduction d’Octave Navarre, 1945).Sauf erreur de ma part, certains grammairiens les regarderaient aujourd’hui comme inélégantes, sans que j’en comprenne bien la raison.Cordialement et très respectueusement 

Ces formes ne sont effectivement plus très courantes, et elles peuvent donc surprendre un certain nombre de locuteurs, comme on peut le voir dans les fils de discussion suivants : https://www.achyra.org/francais/viewtopic.php?t=1378https://mamiehiou.over-blog.com/2016/12/elision-de-ca-en-c-a-et-de-ca-en-en-c-en.html https://forum.wordreference.com/threads/%C3%A7a-%C3%A9t%C3%A9-%C3%A7a-a-%C3%A9t%C3%A9-%C3%A9lision-de-ce-et-%C3%A7a.157982/https://www.academie-francaise.fr/ca-ete-pour-ca-eteJe ne crois pas que les grammairiens les trouvent inélégantes. En principe, les formes qu’ils trouvent inélégantes (ou populaires) sont les formes utilisant "ça". Mais, ici, ces formes résultent de l’élision non de "ça" mais de "ce", malgré la cédille.

BonsoirOui, il y a beaucoup d’autres exemples, avec les formes « ç’ont été », « ç’ait été », « ç’’aient été », « ç’auront été », « ç’eussent été », « a-ce été », « ont-ce été », bien que M. Grevisse ait indiqué que ces deux dernières ne devaient pas exister.Très respectueusement

Bonjour.Je vous soumets deux citations des Mémoires de Louis-Philippe et les conclusions que j’en tire. Je vous serais reconnaissant de me donner votre avis.Voici :Mon père ne se souciait pas que j’allasse au club de 89, et je ne le désirais pas plus que lui. Il y avait peu de discussions dans ce club, tandis que dans celui des Jacobins elles étaient continuelles et régulières. Mon père ne voyait aucun mal à ce que j’allasse à leurs séances, et je partageais son opinion : il me recommanda seulement d’être très circonspect, et de ne former aucune liaison quelconque dans ce club. J’ai scrupuleusement suivi ce conseil.Ce fut M. de Sillery qui me présenta au club des Jacobins, car mon père n’en était pas encore membre. La composition de ce club était très différente de ce qu’elle a été depuis. Il n’y avait alors que six ou sept cents membres dont environ trois cents étaient députés(Louis Philippe, Mémoires, tome I, p. 139)Plusieurs constatations en lisant ce passage. 1) je ferais automatiquement la liaison dans « Mon père ne voyait aucun mal », mais je ne la ferais pas dans « de ne former / aucune liaison quelconque dans ce club » ; 2) je ne ferais pas la liaison dans « dont environ trois cents / étaient députés ».Une autre citation maintenant , assez longue pour apprécier le contexte:Je puis assurer que sur les trente membres [du Comité des présentations au club des Jacobins], il y en avait rarement plus de huit ou neuf qui assistassent aux séances du Comité. Je reprochais sans cesse, surtout aux députés qui en étaient membres, cette négligence qui laissait introduire tant de gens dangereux et déplacés dans une société dont on ne prévoyait pas assez l’importance ; mais à tout ce que je pouvais dire on me répondait : « Ma foi, c’est d’un ennui à n’y pas tenir. » Ils avaient raison en cela, et c’était encore plus ennuyeux pour moi que pour personne, car ne connaissant aucun des proposés, j’étais toujours forcé de m’en rapporter à d’autres.(Louis-Philippe, Mémoires, tome I, p. 141)Dans cette dernière citation, je vois exactement autant de raisons de faire la liaison dans « car ne connaissant aucun des proposés » que de lire « car ne connaissant / aucun des proposés ».Finalement, les « règles de liaison » dont parlent en détail quelques livres ne sont-elles pas en bonne partie chimériques ?Cordialement et bien respectueusement

Bonjour.Je ferais automatiquement la liaison dans « Mon père ne voyait aucun mal », mais je ne la ferais pas dans « de ne former / aucune liaison quelconque dans ce club » Je vois exactement autant de raisons de faire la liaison dans « car ne connaissant aucun des proposés » que de lire « car ne connaissant / aucun des proposés ».La liaison entre le verbe et son complément étant classée dans les "facultatives", on a le choix. C’est un choix subjectif, en fonction de l’oreille de chacun et du niveau de langue souhaité.Je ne ferais pas la liaison dans « dont environ trois cents / étaient députés »Normal. En dehors des pronoms personnels, pas de liaison entre le sujet et le verbe.

Cher Jehan

Merci pour vos observations..

Très respectueusement

BonjourJe lis ceci, en tout petits caractères dans le Traité de prononciation française, de Pierre Fouché, pages 460 et 461 :Remarque 2 page 460 : On fait la liaison entre une forme personnelle du verbe être (sauf tu seras, que tu fusses) et un article indéfini ou un adjectif.Remarque 3, page 460 : On fait la liaison entre entre une forme personnelle du verbe être (sauf tu seras, que tu fusses) et un adverbe ou une locution adverbiale, à condition que le verbe ne soit pas précédé d’un pronom personnel attribut.Remarque 5, page 460 : On fait la liaison entre une forme personnelle du verbe avoir (sauf tu as, tu auras, que tu aies) et un article indéfini à condition que le verbe ne soit pas précédé des pronoms adverbiaux en, y.Remarque 13, page 461 : On fait la liaison entre une troisième personne du singulier ou du pluriel de l’imparfait de l’indicatif ou du conditionnel et un adjectif, un article indéfini, un adverbe ou une préposition. Dans le dernier cas, à condition que le verbe ne soit pas précédé d’un pronom personnel complément ou des pronoms adverbiaux en, y.Remarque 14 : Non précédés de en ou de tout en, les participes présents se lient avec le mot qui suit.Au total, il y a vingt-cinq remarques de ce type sur les seules pages 460 et 461.Donc, si j’ai bien compris, quand je lis le conte « Le Problème » de Marcel Aymé, je peux distinguer les liaisons à faire et à ne pas faire. Je commence par celles à ne pas faire, selon Pierre Fouché. Je m’occuperai des autres dans un prochain message, et je vous demande dès maintenant si mon interprétation est correcte : Les parents posèrent leurs outils contre le mur et, poussant la porte, s’arrêtèrent au seuil de la cuisine. Le chien lui ayant expliqué en quel ennui se trouvaient les deux petites, il manifesta aussitôt une grande inquiétude et fut également d’avis de proposer le problème à toutes les bêtes de la ferme. Il se rendit dans la cour, et après avoir poussé trois hennissements, se mit à jouer des claquettes en dansant des autre sabots sur les planches de voiture…Comme il regardait du côté du pré, il vit arriver dans la cour une petite poule blanche.Les bois de la commune furent ensuite partagés en autant de tranches qu’il y avait de bêtesMarinette leur donna satisfaction et chacun se mit au travail.Les petites se mirent à courir et arrivèrent en même temps que le cheval auprès du cochon.Il avait l’air si méchant qu’il fit une grande peur aux deux petites.De même, pour la suivante, il n’y aurait pas d’accord, car le participe présent y est précédé de "en". Voyons, dit-elle, en passant au tableau, reprenons l’énoncé.Bien respectueusement et cordialement

Bonjour.Je sollicite votre avis quant au passage suivant des Mémoires de Louis-Philippe, et aux possibles liaisons phoniques :On peut juger dans quel embarras nous aurions été alors, si nous n’avions eu à notre suite que M. Mirys, M. Conade et Mme de Genlis, quoiqu’elle fût notre gouvernante. Mais / un heureux / hasard nous fit rencontrer M. Ducrest, son frère et chancelier de mon père qui arrivait par hasard / à Lille en même temps que nous. Il allait dans la Flandre maritime où mon père avait des terres considérables. Il s’arrêta pour nous accompagner, et la présence d’un militaire chevalier de Saint-Louis, attaché à mon père, nous sauva du ridicule auquel nous aurions été exposés sans cette circonstance. J’étais en uniforme, selon l’usage de mon père, et celui de tous les Princes, qui, je crois, ne voyageaient pas autrement / en France. Je mis pied / à terre, dès que je vis M. de Robecq, et je traversai la ville à pied, au milieu d’une foule immense. Les troupes / étaient sous les armes bordant la haie depuis la porte jusqu’à l’hôtel où nous devions loger. J’y trouvai une garde d’honneur et / un drapeau du régiment d’Auvergne que je renvoyai suivant l’usage.Nous passâmes / à Lille la journée du lendemain, et elle fut bien employée. Nous visitâmes la citadelle, les fortifications, les arsenaux, les hôpitaux militaires, nous allâmes / à la parade où je donnai le mot d’ordre, et après tout cela, il fallut encore assister / à un grand dîner, et / à une manœuvre de la garnison. Je ne sais pas comment je m’en serais tiré sans M. Ducrest, car j’étais trop jeune pour avoir / acquis l’habitude de la représentation et la manière de recevoir des honneurs. Cette visite à Lille coûta cinq cents louis qu’il fallut donner / à la garnison. Au lieu d’aller directement de Lille à Bruxelles, nous allâmes / à Valenciennes reprendre la route que nous avions quittée pour passer par Lille. Nous nous arrangeâmes pour / arriver de nuit / à Valenciennes, ce qui interdisait les honneurs. Je prévins M. d’Esterhazy qui y commandait, que nous repartirions de grand matin, afin de pouvoir traverser les Pays-Bas sans nous y arrêter, ce que la Cour désirait / autant que nous / à cause de la fermentation qui y régnait / alors.En effet, nous les traversâmes avec la plus grande rapidité, et même nous tournâmes Bruxelles, afin de ne pas y être remarqués. Cette rapidité n’empêcha pas que nous ne vissions partout des bourgeois montant la garde, le peuple portant des cocardes, et l’ensemble d’un spectacle très propre à mûrir pour la Révolution des têtes qui y étaient déjà fort disposées.Notre séjour à Spa présente peu de détails intéressants. Ma mère y tenait maison / ouverte avec / une grande magnificence. Après le dîner on jouait au pharaon, et cela était nécessaire, car il n’y a guère que des joueurs et des malades qui aillent / à Spa.(Louis-Philippe, Mémoires, pp. 32-33)Si j’ai bien compris, plusieurs liaisons n’ont pu être faites derrière des verbes au passé simple, mais elles deviendraient possibles si les mêmes verbes étaient à l’imparfait (la préposition à n’empêchant pas alors la liaison).Je suis gêné par les liaisons dans « J’étais en uniforme », « pas autrement », et je m’interroge quant à la possibilité d’une liaison dans « désirait autant que nous ». Dans « des détails intéressants », je suis gêné par la longueur de l’adjectif pour faire la liaison. La liaison entre « mais » et «un » dans « Mais un heureux /hasard » serait-elle acceptable ?Merci d’avance.

BonjourJe me suis mal exprimé à la fin. Je voulais dire "Si j’ai bien compris, plusieurs liaisons n’ont pu être faites parce qu’on avait affaire à des personnes autres que la troisième". A cet égard, il n’y a pas de différence entre l’imparfait et le passé simple..Bien respectueusement

Bonjour Michel.

Tout d’abord, toutes mes excuses de ne pas avoir répondu plus tôt à votre message du 17 septembre. Il faut dire que ce n’est pas très facile. Votre exposé est parfois confus.

Donc, si j’ai bien compris, quand je lis le conte « Le Problème » de Marcel Aymé, je peux distinguer les liaisons à faire et à ne pas faire. Je commence par celles à ne pas faire, selon Pierre Fouché.

Vous citez ensuite les dix liaisons qui ne seraient pas à faire dans le conte… En fonction, je suppose, des cinq remarques de Fouché que vous avez cru bon de mentionner en préambule.

Si l’on se réfère à la remarque 14, dans en passant | au tableau, effectivement, pas de liaison selon Fouché.

Les remarques 2 et 3 concernent les liaisons après les formes personnelles du verbe être. Cela concerne deux des dix liaisons. Selon la remarque 3, la liaison se fait avec un adverbe qui suit. Donc, contrairement à vos déductions, la liaison peut bien se faire dans fut_également d’avis et dans furent_ensuite partagés.

Les remarques 5 et 13 (liaisons après le verbe avoir, liaisons après un imparfait de l’indicatif ou un conditionnel présent) ne concernent aucune des sept autres liaisons, qui mettent toutes en jeu d’autres verbes qu’avoir, tous au passé simple. Rien dans les cinq remarques de Fouché que vous avez mentionnées ne permet de déduire qu’après s’arrêtèrent, se mit, se mirent, vit, fit, la liaison ne se ferait pas. En fait, comme déjà dit, de telles liaisons entre un verbe et son complément sont facultatives, mais pas du tout interdites, surtout si l’on récite ou si l’on déclame.

J’essaierai de répondre à votre dernier message d’aujourd’hui un peu plus tard.