Bonjour à toutes et à tous. =D
Je viens d'entrer en M1 Lettres et langues, parcours lettres modernes.
J'ai choisi de réaliser un mémoire sur le mal du siècle dans les correspondances de la première moitié du dix neuvième siècle.
Auriez-vous, s'il vous plait, des correspondances à me proposer ou tout type d'ouvrage ayant trait au mal du siècle ou aux correspondances ?
Merci d'avance. =)
La confession d'un enfant du siècle de Musset expose le plus clairement ce qu'est le mal du siècle.
René et Atala de Chateaubriand pourraient te convenir.
Ainsi que les correspondances entre Georges Sand et Alfred de Musset.
J'ai eu l'occasion de lire la correspondance entre Balzac et madame Hanska. Aurais-je pu l'utiliser dans le cadre de ce mémoire ?
Il faudrait s'intéresser aux correspondances de Vigny, Nerval, Gautier, Chateaubriand, Musset… qui sont sans doute les plus grandes figures du mal du siècle (peut-être moins Gautier).
J'ai eu l'occasion de lire la correspondance entre Balzac et madame Hanska
Je ne crois pas qu'elle entre dans le cadre "mal du siècle" qui est une notion purement romantique. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la relation entre Mme Haska et Balzac était totalement intéressée, motivée et par le désir de postérité et par l'odeur d'une alléchante fortune. Le "mal du siècle", étant un mal être profond - ou complaisant selon les interprétations 😉 - ne se trouve pas dans de telles relations.
La difficulté est alors de trouver l'oeuvre ou les oeuvres (on peut aller jusqu'à 3 selon mes profs) sur lesquelles vont s'appuyer ce mémoire.
La confession d'un enfant du siècle et Chatterton de Vigny pourraient convenir à ce mémoire.
Oui je suis d'accord mais dans le cadre de mon mémoire, je cherche des correspondances.
Je répète qu'il faudrait s'orienter vers les correspondances de ceux qui appartiennent selon P.Bénichou à l'"école du désenchantement", soit Musset, Gautier, Nerval, et dans une moindre mesure Balzac.
Ok, donc je pense que je vais travailler sur la correspondance entre George Sand et Musset et celle entre Lamartine et Aymon de Virieu.
Merci beaucoup pour votre aide =)
Je crois qu'il faut distinguer deux choses:
1 - la correspondance qui s'établit entre pousse-crayons qui se disputent un auditoire,
2 - la pénétration dans le public des lecteurs non-auteurs d'un jeu dont la règle tend à s'imposer par son usage.
Par exemple, j'ai le souvenir d'une correspondance que j'avais parcourue, plutôt que lue, entre Mérimée et des femmes, et qui m'avait parue très bizarre. Mais, pour prendre un exemple plus classique, la correspondance entre Flaubert et Louise Colet relève aussi du deuxième point.
Au moins une partie de votre mémoire devrait traiter de ce qu'on appelle "les préliminaires".
Mais une autre partie devrait traiter d'une ouverture plus large des "correspondances" au mal du siècle, un peu comme aujourd'hui, chacun fait semblant d'être démocrasseux pour ne pas se faire refouler d'emblée.
J'ai discuté avec mon directeur de recherche : elle m'a dit qu'il fallait que je me consacre à une seule correspondance. Je n'arrive pas à me décider :
celle entre George Sand et Alfred de Musset ou celle entre Alphonse de Lamartine et Aymon de Virieu ?
Pourriez-vous, une nouvelle fois, me conseiller, s'il vous plait ? =)
Merci d'avance.
La correspondance entre Musset et Sand a été abondamment commentée, donc ça doit être difficile d'y trouver quelque chose de nouveau.
Celle entre Lamartine et Virieu a aussi été commentée, mais beaucoup moins que la première.
En fait, il faut que tu étudies un auteur que tu aimes, donc c'est ici ton penchant personnel qui doit décider ton choix.
Ok, je vais donc me tourner vers Lamartine et Virieu. Surtout, qu'en plus,
c'est la correspondance que j'ai préféré. =)
Merci beaucoup 76man !
76man a écrit :Je répète qu'il faudrait s'orienter vers les correspondances de ceux qui appartiennent selon P.Bénichou à l'"école du désenchantement", soit Musset, Gautier, Nerval, et dans une moindre mesure Balzac.
Balzac n'est pas désenchanté, il est désabusé.
Jérémy a écrit :76man a écrit :Je répète qu'il faudrait s'orienter vers les correspondances de ceux qui appartiennent selon P.Bénichou à l'"école du désenchantement", soit Musset, Gautier, Nerval, et dans une moindre mesure Balzac.
Balzac n'est pas désenchanté, il est désabusé.
Je ne fais que reprendre la classification de Bénichou 😉
litterairebretonne a écrit :Merci beaucoup 76man !
De rien 🙂
Eh bien Benichou a tort ! 😀
Peut-être… Mais le fait d'être désabusé n'est-il pas une sorte de désenchantement?