Le latin, langue archaïque

Langues anciennes

35 réponses · Page 2 / 2

Je faisais juste référence aux abréviations utilisées par les Romains en épigraphie.
Ah ok, pardon, je n'avais pas compris !
Lucrecius : merci pour ta réponse.
Je déterre ce sujet pour ajouter une statistique renversante, citée par le professeur à la Sorbonne M.Collard dans les années 50. Je cite :

Récompenses décernées à la suite du Concours général, en 1957, pour les épreuves communes aux sections classiques (= avec latin et grec) et modernes (=sans latin ni grec) en classe de Première :

Composition française : 6 nominations dont 5 classiques et 1 moderne
Langue allemande : 8 nominations dont 6 classiques et 2 modernes
Langue anglaise : 10 nominations dont 9 classiques et 1 moderne
Langue italienne : 4 nominations dont 4 classiques et 0 moderne
Mathématiques : 8 nominations dont 6 classiques et 2 modernes
Histoire : 13 nominations dont 12 classiques et 1 moderne
Dessin : 6 nominations dont 4 classiques et 2 modernes
Si l'on ajoute que cette année-là 39% des Premières étaient en section classique et 61% en section moderne, ce tableau se passe de tout commentaire.
Vous ne prouvez pas par là l'impact du latin et du grec sur le niveau intellectuel des impétrants, vous montrez simplement que les meilleurs éléments allaient dans la filière classique, filière d'excellence à l'époque.
Déjà à l'époque, il y avait peu d'élèves qui faisaient du grec, peu commençaient en 4[sup]ème[/sup] et beaucoup abandonnaient en seconde. Classique, c'était juste latin obligatoire, à partir de la 6[sup]ème[/sup].
Merci pour cette précision.

Ce qui m'étonne dans cette statistique, ce n'est pas que les élèves ayant fréquenté le latin (et éventuellement le grec) soient performants en langues, ce qui à mon sens coule de source, mais c'est que même en mathématiques ils assurent, bien que les horaires de maths en classique devaient être à l"époque inférieurs aux horaires de moderne. Mais il y a peut-être une explication dans la déclaration de M. Bay, agrégé de mathématiques, s'exprimant suite à un changement d'horaire qui profita aux mathématiques au détriment du latin :
"En 6° et 5°, l'étude du latin est la plus efficace des disciplines scientifiques."
Muriel a écrit :Oui, et quand on affiche 200 de QI, c'est forcément pour rire ! Qui les a ? =D Ou plutôt, même en les ayant, qui oserait s'en glorifier ? Sûrement pas celui qui les a ! (Sinon, il ne les aurait pas ! 😜)
Eh bien moi, j'ai 220 et je n'ai pas de honte de le dire. C'est même pour à cause de cela que j'ai fait LC.
Un fort QI est indéniablement un plus pour un élève, mais pour un prof ? Cela ne l'éloigne-t-il pas de ses élèves jusqu'à ne pas comprendre que la médiocrité puisse exister sans être le résultat d'un comportement paresseux ?
Muriel aura donc attendu près de six ans pour que quelqu'un se dénonce 🙂

Les maths étaient les mêmes pour tous jusqu'à la 3ème. En seconde les classiques pouvaient les maths comme les modernes tout en conservant la ou les langues anciennes.
Marie Hervé a écrit :Un fort QI est indéniablement un plus pour un élève, mais pour un prof ? Cela ne l'éloigne-t-il pas de ses élèves jusqu'à ne pas comprendre que la médiocrité puisse exister sans être le résultat d'un comportement paresseux ?
Au contraire : le professeur intelligent (je ne me classe pas dans cette catégorie parce que je dis cela), c'est celui qui sait ce qu'il y a dans la tête de ses élèves.
Anne345 a écrit :Déjà à l'époque, il y avait peu d'élèves qui faisaient du grec, peu commençaient en 4[sup]ème[/sup] et beaucoup abandonnaient en seconde. Classique, c'était juste latin obligatoire, à partir de la 6[sup]ème[/sup].
C'est oublier qu'en 1957 un certain nombre d'établissements disposaient d'une section A' : latin-grec comme en A, maths-sciences comme en M. Les A' passaient le bac math-élem. Ces brillants lauréats qui raflent tout sont manifestement des A'.
La fameuse opposition matheux/littéraires est très récente, et aurait bien surpris une Marie Curie qui lisait Virgile dans le texte pour se détendre !
Rien ne dit que ce sont les mêmes qui cumulaient tous les prix.
La section A', était très réduite dans mon lycée : la seule a abandonné après quelques semaines pour la A, donc sans les maths. Nous n'étions même que 3 C, latin + maths. En maths élém, je n'étais plus que la seule à faire du latin, qu'on m'a (gentiment) contrainte d'abandonner à la Toussaint… pour nous mettre des heures de gym sur ces heures 😞
Au contraire : le professeur intelligent (je ne me classe pas dans cette catégorie parce que je dis cela), c'est celui qui sait ce qu'il y a dans la tête de ses élèves.
Oui, vous avez raison. J'ai confondu le professeur intelligent avec le savant… J'ai eu comme profs des tronches, bardés de diplômes, impressionnants, des extra-terrestres en somme. Ceux-ci en ont dégoûté plus d'un dans des classes au moral bas. J'ai eu d'autres profs PEGC (il me semble que c'étaient des instits passés dans le secondaire) : des pros de l'enseignement, accessibles, attentifs à nos difficultés, à notre écoute, d'une patience à toute épreuve… Je ne sais pas si cette catégorie existe encore.
Oui, parfois, et pas nécessairement chez des "vieux" profs…