Quel niveau pour la licence 1 de lettres modernes ?

La filière littéraire

46 réponses · Page 2 / 3

Merci beaucoup de vos deux messages qui m'ont beaucoup aidé dans ma réflexion.
Bien évidemment, je préfère tout d'abord terminer ma première année de droit et voire pourquoi pas si j'aurais eu le niveau pour passer en deuxième année, petit défi personnelle ! 🙂
Mais je pense sincèrement que ces deux mois m'ont largement suffit pour me convaincre que cela n'est pas du tout fait pour moi, comme je le disais dans mon commentaire, c'est beaucoup trop carré pour moi. Et j'ai étrangement du mal à me laisser emporter par les mots en lisant le Code Civil 😂
Pour les langues, merci du soulagement que vous m'avez apporté. Je vais devoir alors chercher des facs ayant italien puisque je ne me sens pas le courage de me lancer dans l'anglais.
Maintenant en ce qui concerne, le travail, je suppose que finalement c'est comme dans toutes les facs. En réalité, j'étais juste un peu terrorisée par toutes ces personnes sortant de ces classes préparatoires. Toutefois, j'ai compris le principal, du travail et de l'assiduité !
En tout cas merci infiniment de vos réponses !!
Bonjour, si je ne suis pas pris dans une classe prepa littéraire, je souhaite faire une licence, le problème c'est que j'hésite entre une licence d'histoire-géo et de lettres modernes, j'ai plus de culture historique et geographique, mais j'aime beaucoup le français et j'ai aussi une bonne culture littéraire, selon mon examinateur du bac oral….
Voici mes notes en français :
1er trimestre de 1ere L :
Français : Moyenne élève : 12,89, moyenne classe : 11,23, - bonne note : 8,22, + bonne note : 15,22 : Elève qui participe activement au cours avec beaucoup de pertinence. Les resultats écrits s'améliorent avec l'acquisition de plus de méthode.

2ème trimestre de 1ere L :
Français : Moyenne élève : 14,05, moyenne classe : 10,88, - bonne note : 7,33, + bonne note : 14,50 : Très bon trimestre, élève consciencieux et intéressé. Continue ainsi !

3ème trimestre de 1ère L :
Français : Moyenne élève : 13,36, moyenne classe : 10,01, - bonne note : 4,50, + bonne note : 16,68 : Année scolaire tout à fait sastisfaisante, élève actif et volontaire.

E.A.F. (écrit) : 14/20
E.A.F. (oral) : 16/20

1er trimestre de Terminale L :
Littérature : Moyenne élève : 16, moyenne classe : 10,20, - bonne note : 3,50, + bonne note : 16,50 : Très bon trimestre, des connaissances, du travail et du sérieux. Poursuis ta bonne participation en cours.

Le problème c'est que je n'ai jamais fait de Latin et qu'en licence, je vais devoir en faire, je vise l'enseignement. Donc j'aimerais savoir si cela est un reel handicap d'aller en licence de lettres modernes sans n'avoir jamais fais de latin ?
Mes notes sont ils satisfaisantes pour réussir en licence de lettres modernes ?
Est-ce normal qu'en terminale L quand je lis une oeuvre je suis encore loin d'imaginer tous les thèmes qu'on étudie avec la professeur en cours ?

Merci à vous.
Je m'étonnais de cette accalmie… Effet étrange : je suis plus au fait de vos notes que des miennes (les bienfaits de la méthode Coué sûrement).

Vous pourrez vous inscrire en Licence de Lettres modernes après obtention du baccalauréat, ce qui semble fort plausible vous concernant.
Le fait d'y débuter votre apprentissage du latin n'est nullement handicapant : de nombreux étudiants le font, et obtiennent leur année.
Il semble assez logique que vous ne saisissiez pas la totalité des thèmes pouvant se rattacher à une oeuvre. Et heureusement pour les enseignants.

Question inutile : avez-vous donc obtenu répit auprès de ces professeurs qui vous pressaient d'aller en CPGE ?

J'espère avoir pu dissiper vos doutes et je vous prierai, si d'autres questions surgissaient, de nous épargner le copié/collé de vos notes.

Cordialement.
Bonjour à tous les littéraires,

J'aurai besoin de votre aide. Ma question est assez simple: quel doit-être le niveau d'un étudiant de première année en licence de lettres spécialité lettres modernes (le niveau de culture littéraire voire scientifique, le niveau d'anglais…) ?

Comment peut-on savoir que nous serons à la hauteur ?

Merci d'avance. Salutations.


Rainette ( une personne qui a la crainte de ne pas avoir les capacités pour accomplir son projet onirique )
Coucou Rainette,
je suis actuellement étudiante en 2e année de licence de lettres modernes. Et je tient à te rassurer, il n'y a pas besoin d'avoir un niveau super élevé pour réussir. Tout s’acquière avec le temps et du travail.
J'ai eu mon bac limite (10,5), et j'avais pas un bon niveau du tout. Je suis entré en première année avec une seul chose comme bagage : l'amour des lettres.
J'ai passé ma première année sans problèmes (pas trop en tout cas) et j'ai de fortes chances d'avoir une bonne mention pour ma deuxième année.
Pour les méthodes, je ne les maîtrisait pas en arrivant à la Fac, ce sont les profs de Fac qui me les ont donnés. A la demande des élèves, ils n'hésitent pas à faire des rappels méthodologique, et ils apportent de nombreuses pistes d'aide pour l'étude de leur matières (en tout cas tout les profs que j'ai eu pour le moment était dans cette optique).

Comme tu l'aura compris, la plupart des étudiants de lettres n'ont pas forcement un super bagage. Si tu en a un tant mieux, cela t'aidera, c'est sur, c'est comme dans tout. Mais si tu n'en a pas ce n'est pas dramatique du tout, tu as les moyen de l'acquérir si tu es attentif et sérieux, et sur tout si tu as la motivation !

Contrairement aux prépas, la Fac est accessible à tout le monde, il ne faut pas avoir 14 de moyenne pour rentré, par contre il faut travailler pour y rester et ne pas être largué. C'est ça le truc à comprendre, à la Fac il faut surtout pas commencer à se la couler douce parce qu'il n'y a personne derrière toi. Et surtout pas en première année.

J'espère que j'ai pu t'éclairer

PS: désolé pour les fautes d'orthographes si il y en a, je ne suis pas très forte en cette matière.
Rainette a écrit :
Rainette ( une personne qui a la crainte de ne pas avoir les capacités pour accomplir son projet onirique )
Déjà, il ne faut pas partir du principe que c'est onirique ou inaccessible, cest totalement faux.; ça reste la fac, ce n'est pas non plus exceptionnel, tu sais 😉. Si tu as la passion des lettres, de la langue, tu es déjà bien partie.
bonjour je suis nouvelle sur le forum et j'aimerais savoir comme toi
venant d'un bac L où je suis censée avoir un bon niveau en anglais
le seul hic c'est que les langues c'est pas trop mon fort sur les sujets type bac
donc autant dire que pour le bac je vais donner mon maximum mais j'aimerais savoir si pour rentrer à l'IUT Institut Universitaire de Technologie il faut avoir un bon niveau en anglais et en allemand (puisque c'est ma deuxième langue) ou seulement c'est trop juste et je risque de ramer l'an prochain ?
De même, en fac de lettres modernes quel est le niveau "exigé" disons recommandé d'avoir ?
parce qu'à l'oral je gère à l'aise mais à l'écrit les difficultés se font ressentir et c'est pas très encourageants comme résultats et je me pose la question suis je capable de pouvoir suivre à l'université en langues ?
Je n'ais pas fait le bac L pour les langues plutôt pour le français, la philo,…

merci d'avance
J'étais dans le même cas que toi Laura et la fac n'a rien arrangé, le niveau d'Anglais reste assez bon surtout pour les Lettres modernes. Je sais que les autres filières comme Histoire, Espagnol, Musicologie… ont un cours d'Anglais non-spécialiste qui est tout à fait différent de celui dispensé pour les Lettres. Après cela n'est peut-être pas la même chose dans les autres facultés mais moi je vois l'écart qui existe avec les autres filières. Donc rien de très optimiste malheureusement. Cependant, ne te décourage pas tu as d'autres matières où tu peux te rattraper. Malgré mon " abandon" pour cette langue vivante je suis en L3, après il faut jouer avec les autres matières.
(Désolée pour le retard)

Merci pour toutes ces précisions. Bonne continuation.
Bonjour,

Quel niveau est nécessaire pour réussir en licence de lettre ?
Faut-il avoir beaucoup lu au lycée ?

Merci 🙂
C'est toujours mieux, oui, comme ça tu pars avec une bibliothèque de références. Mais certains s'en sortent sans avoir beaucoup lu, tout dépend si tu as des facilités.
Non. Tout dépend surtout de tes objectifs.
Pour réussir dans quoi que ce soit, il faut aimer ce que l'on fait. Aimer sous-entend connaître. On ne peut aimer quelque chose que l'on ne connaît pas. Ou alors, c'est juste superficiel. Donc, oui, il fait avoir beaucoup lu, écrit et réfléchi.

Du moins dans l'idéal (le mien 😉 )
Personnellement, je pense que plus qu' "aimer", il faut "trouver un intérêt à", pour réussir.
J'ai été marquée par les propos d'un de mes anciens professeurs (fort réputé dans son domaine et excellent pédagogue), qui prétendait que l'on réussit moins bien les entreprises que l'on mène avec passion et bien mieux celles auxquelles on se livre avec méthode et (relative) froideur, et avec intérêt.
J'ai pu le vérifier à plusieurs reprises.

(c'était juste pour répondre à fandixhuit, j'ai bien conscience de ne pas répondre à la question ici 🙂, j'en serais bien incapable- mais c'est une question qui revient beaucoup sur ce forum où les étudiants s'orientent ou se réorientent vers des études littéraires sur le simple fondement de leur "amour de la littérature")
Disons que c'est tout un paradoxe : la passion a peut-être à voir avec la fusion, alors que l'étude suppose une distance avec l'objet. Penser le politique, ce n'est pas faire de la politique, penser la littérature, ce n'est pas être écrivain, etc.

Evidemment, ce que je dis est schématique, et concrètement, on trouve de nombreux penseurs engagés, de nombreux écrivains qui sont critiques ou des critiques qui se veulent écrivains. Mais je crois qu'on perçoit forcément ce paradoxe à un moment, même si on y trouve une solution ou un palliatif par la suite.
J'ai fait cette remarque parce que j'avais en tête quelques interventions de ces derniers mois de personnes souhaitant "aller en lettres" uniquement parce qu'ils aiment lire ou "devenir écrivain" uniquement parce qu'ils aiment écrire, sans (peut-être !) prendre la mesure de l'exigence de ce type d'études et des contraintes propres à ces parcours ; et j'avoue que parfois ça me fait peur. (Oui, je suis inquiète, en ce moment 🙂 ).
Remarquez, je crois qu'on commence souvent par ça : un amour des lettres, et un rêve de gloire. J'avoue pour ma part avoir commencé par noircir des pages de mauvais vers…

Il faut pourtant mesurer, effectivement, qu'il ne suffit pas d'aimer les lettres pour réussir des études de lettres.
Je me permets d'apporter mon grain de sel, qui ne fera que confirmer les propos d'Artz et Jeanne-Héloïse.
Toute cette discussion me rappelle bien des dialogues voués à l'échec avec des amis. Par exemple lorsque nous devions faire un commentaire composé sur un poème : "Mais pourquoi le prof veut-il nous faire analyser ce poème ? Il est beau, il me touche, c'est tout. L'analyser, le décortiquer, ce serait le détruire et lui faire perdre toute sa beauté."
Que répondre à cela ? L'un n'exclut pas l'autre, l'analyse rigoureuse ne détruit pas l'émotion, tout cela se passe sur des plans différents. J'aime toujours autant les textes du poète sur lequel j'ai écrit ma thèse et que j'ai pourtant décortiqués comme ce n'est pas permis ! 😜
La plupart des personnes qui tenaient ces propos sont ensuite parties en licence de lettres, par amour de la littérature, et ont déchanté en découvrant qu'il ne suffisait pas d'aimer lire de la poésie pour réussir en lettres modernes…
Bonjour,

Je commente mon commentaire : mon propos était nuancé. Je disais qu'aimer sous-entend "connaître" (avec tout ce que cela induit de ré-flexion). Connaître sous-entend une prise de recul et non pas une folle passion romantique.
(Bonjour fandixhuit, je m'en doute bien 🙂 , mais j'ai saisi cette occasion (je le reconnais, un peu artificiellement) pour faire ces quelques remarques, que j'avais en tête depuis un bon moment (à la suite de quelques interventions relatives à l'orientation (ou réorientations) en lettres sur ce forum. Vous m'en avez donné le prétexte, en quelque sorte. 🙂)