Bonjour,
Toujours dans ma réflexion sur le thème "m'inscrire ou non en M2, alors que je vais passer l'agrégation", je voulais savoir si quelqu'un avait des infos précises et fiables en ce qui concerne les équivalences : on m'a dit que la réussite au capes (que j'ai eu cette année) dispense de 60 crédits de M2, est-ce vrai ? Et j'ai lu ailleurs (mais peut-être pas dans toutes les facs) que le simple fait de passer l'agreg en même temps que le M2 pouvait dispenser de valider certains crédits, du moins si la fac voit que le candidat en question est motivé : là encore, est-ce vrai ? Et si oui, est-ce sous condition de réussir l'agreg ? Ou peut-être seulement de se rendre aux épreuves, comme pour valider un report de stage ?…
J'ai beau questionner ma fac, je n'ai pas encore eu de réponse claire… La responsable des concours m'a bien dit en juin : pas d'équivalence entre cours d'agreg et cours de M2 (alors que ça se fait dans certaines facs, grrrr), et à la limite, le fait de réussir l'agreg valide quelques crédits de M2. Haha. La bonne blague. Il est un peu plus facile de valider son M2 que de réussir l'agreg…
La secrétaire ne m'a pas encore répondu.
Si vous avez des infos, je suis preneuse ! Car plus j'y pense plus ça me paraît impossible de travailler sérieusement sur les duex formations…
bah moi je connais une personne qu'a fait sa mais elle est pas très forte !! tout dépend de ton niveau
Je ne sais pas si cela dépend des facs, mais voici ce qui est pratiqué à Rouen :
Les étudiants inscrits en master 1 et à la préparation au CAPES obtiennent en cas d'admissibilité la dispense des unités autres que le dossier de recherche. L'admission au CAPES donne l'équivalence du master 1ère année.
Les étudiants inscrits en master 2 et à la préparation à l'agrégation peuvent, sur examen des résultats obtenus à l'Université au cours de l'année en préparation, obtenir la dispense des unités autres que le mémoire de recherche. L'admissibilité à l'agrégation donne l'équivalence du master 2ème année à l'exception du mémoire de recherche. L'admission à l'agrégation donne l'équivalence du master 2ème année
C'est extrait du règlement de la fac de lettres de Rouen, donc fiable.
Si je comprends, bien, un étudiant de Rouen peut donc obtenir tout son master (par équivalence, j'entends) sans avoir jamais fait une seule heure de recherche ? Ça pose question, je trouve…
Il est aussi indiqué :
nous recommandons cependant aux agrégés de suivre le master 2 afin de ne pas consacrer une année de thèse aux préparations et adaptations nécessaires
.
Personne ne s'étonnera que les diplômes de certaines universités soient moins cotés d'autres…
D'accord, merci pour la réponse, mais j'ai peur que ça diffère vraiment d'une fac à l'autre.
Arthur, si tu lis bien ce qui est écrit, tu verras que seul un étudiant qui réussit l'agreg ne fait pas du tout de recherches… autant dire que c'est une condition importante et qui ne va pas de soi ! L'idée de conseiller aux futurs doctorants de faire quand même une année de M2 est en tout cas pertinente. Mais pour ce qui est d'être dispensé des cours et séminaires, c'est pour moi la moindre des choses quand on voit le nombre d'heures de cours et de travail nécessaires à la préparation du concours… On en apprend à mon avis plus qu'en quelques heures de M2 par semaine.
Ce n'est pas parce qu'une fac donne à ses étudiants deux fois plus de travail que nécessaire qu'elle les forme mieux… Personnellement, en M1, même s'ils étaient intéressants, les cours ne m'ont en aucun cas aidé pour mon projet de recherche, ce sont deux choses différentes, et j'ai eu souvent l'impression que c'était des cours "bouche-trou" pour faire travailler les étudiants, et les profs aussi d'ailleurs. D'où ma non-envie d'y assister cette année…
Ce qui ne m'empêche pas de poursuivre assidûment un projet de recherche et de songer à la rédaction du mémoire - le plus important, dans la recherche.
N'étant pas encore en deuxième cycle, j'avoue ne pas avoir d'expérience du sujet. Mais il me paraît tout de même choquant qu'un diplôme de master, prévu pour sanctionner une initiation à la recherche par des séminaires et par un ou deux mémoires, puisse être obtenu par un travail d'ordre purement scolaire (dans le cas où l'étudiant passe successivement et avec succès un CAPES et une agrégation). Que réussir un concours exige de s'y consacrer pleinement, je crois le savoir, mais ça me semble tout de même une tâche fondamentalement différente de ce qu'on attend d'un mastérant.
Dans les faits, pour Rouen par exemple, j'aimerais bien savoir comment tout cela s'organise. Ces étudiants ne prennent-ils en général aucun cours de master, en espérant être admis (ou au moins admissible) ? Quel rôle joue leur directeur, aucun (auquel cas tout ceci doit bien l'arranger… :/ ) ? En pratique, les agrégatifs ont-ils un embryon de mémoire sous le coude en cas d'échec, etc. ?
Ce qui ne m'empêche pas de poursuivre assidûment un projet de recherche et de songer à la rédaction du mémoire - le plus important, dans la recherche.
Être réduit à y "songer", sans s'y être vraiment frotté, fait ses premières armes, sans avoir débroussaillé le terrain pour la thèse, me semble très dommage.
Et dernière chose :
Mais pour ce qui est d'être dispensé des cours et séminaires, c'est pour moi la moindre des choses quand on voit le nombre d'heures de cours et de travail nécessaires à la préparation du concours…
Suivant cette logique, ces universités devraient accorder aux bicarrés, qui n'ont pas moins de mérite, l'équivalence du M1. Sinon, c'est deux poids, deux mesures.
Arthur a écrit :Que réussir un concours exige de s'y consacrer pleinement, je crois le savoir, mais ça me semble tout de même une tâche fondamentalement différente de ce qu'on attend d'un mastérant.
Oui, là-dessus, je suis d'accord ; c'est pourquoi je ne songerai pas une seconde à ne pas rendre de mémoire, quand bien même on me le proposerait.
Être réduit à y "songer", sans s'y être vraiment frotté, fait ses premières armes, sans avoir débroussaillé le terrain pour la thèse, me semble très dommage.
Je précise que, dans ma situation en tout cas, j'ai déjà effectué un M1, donc rendu un mémoire de 150 pages, ce que d'ailleurs toutes les facs ne demandent pas en M1…
Et dernière chose :
Mais pour ce qui est d'être dispensé des cours et séminaires, c'est pour moi la moindre des choses quand on voit le nombre d'heures de cours et de travail nécessaires à la préparation du concours…
Suivant cette logique, ces universités devraient accorder aux bicarrés, qui n'ont pas moins de mérite, l'équivalence du M1. Sinon, c'est deux poids, deux mesures.
Par bicarré, tu entends les khâgneux qui font une 3e année de prépa, ce que chez nous on appelait "cube" ? Si oui, ceux-là ne peuvent qu'avoir une équivalence de L3, qui correspond à un bac + 3. Les certifiés peuvent avoir leur M1 (bac+4 dans les deux cas), les agrégés leur M2 (bac + 5), il y a une logique là-dedans. Logique qui va être complètement modifiée par les réformes d'ailleurs.
Bicarré = 4e année de prépa, après les khûbes donc. Les bicarrés n'obtiennent pas d'équivalence supplémentaire, ils "perdent" donc une année (qu'ils réussissent ou non le concours).
Pas sûr que la nouvelle "logique" favorise l'initiation à la recherche en master, loin de là…
Oui, pour les réformes, ça c'est sûr. On va vers un anéantissement progressif de la recherche littéraire (qui ne rapporte rien, c'est sûr), et je ne suis bien sûr absolument pas pour.
Ok pour bicarré, je ne connaissais pas le terme, et je ne savais pas d'ailleurs qu'il était possible de faire plus de deux année de prépa.
Qui ne coûte pas grand-chose non plus d'ailleurs (1 % du budget total de la recherche en France, je crois)… L'étranger risque de devenir une solution de plus en plus tentante, même pour les littéraires. :/
Reste à savoir si l'étranger voudra bien de nous !