Après s’être envoyé…
19 réponses
Bonsoir,
Pardon, mais quelqu'un d'inspiré pourrait arbitrer ce débat domestique ?
"Les invités fumaient un Corona après s'être envoyé un festin".
Personnellement, je n'accorde pas le participe passé. Mais je rencontre de la résistance ici (pas très forte, mais tout de même).
Et pour être bien sûre :
"L'invitée fumait une pipe après s'être envoyé des huîtres."
Personnellement, je n'accorde pas non plus.
Je sais, elle est enfantine, mais un grand Samaritain pourrait-il confirmer ?
Edy a écrit :
Succéder est un verbe pronominal réfléchi.
Il faut donc analyser la fonction de SE.
C'est un COI : ° elles ont succédé A elles.
Donc invariabilité : Elles se sont succédé.
Elles se sont assises.
Parce que SE est un COD : ° elles ont assis elles.
P.-S. Au temps pour moi 🙂 ! Il faut que j'apprenne à lire correctement…
Hum hum…
Donc, il y aurait accord ?
Ils ne se sont pas envoyés eux-mêmes !
Le COD est le festin et il est après !!!!
Si ce n'est pas invariable, je suis un peu scotchée…
Non non, une mauvaise lecture de ma part m'a conduit sur une mauvaise piste…
Je vous ai sorti une réponse d'Edy, concernant « se succéder ». La règle s'applique donc également pour « s'envoyer », sauf erreur de ma part 😉.
Merci Zadek.
Je ne suis pas dingue de cet exemple "succéder" car dans il s'agit d'un COI, alors que dans le cas de s'envoyer un festin, il s'agit d'un COD.
Et "assis" n'est pas top non plus puisqu'il s'agit d'un COD où "se" est bel et bien COD.
Mais a contrario, tout se déduit. Et si nous sommes bien d'accord qu'il n'y a pas d'accord et que "envoyé" reste invariable, tout le monde dormira mieux ce soir.
Bonjour.
Non, bien sûr. On n'accorde pas.
"L'invitée fumait une pipe après s'être envoyé des huîtres."
Méthode Wilmet :
Ce qui est envoyé, ce sont "des huîtres", pas l'invitée.
Elle ne s'envoie pas elle-même.
Et comme "des huîtres" est écrit après le participe… on n'accorde pas.
En revanche, on accorderait avec "des huîtres" si "des huîtres" était déjà écrit avant le participe :
"Et je ne te parle pas des huîtres qu'elle s'est envoyées !"
Merci Jehan.
Nous sommes bien d'accord…
Maintenant, une autre, si vous voulez bien :
"Elle s'est donné du mal."
Je n'accorde pas non plus car c'est un COID placé après. Elle ne s'est pas donnée au mal….
Elle s'est donné du mal. Et je n'accorde pas.
Ca vous va toujours ?
Accord aussi si, au lieu de fumer, ce qui est très mauvais, elles s'étaient envoyées en l'air !
Ce lieu est-il bien fréquentable en soirée ?
Par ailleurs, nous sommes d'accord que dans "Ils se sont donné du mal", le participe passé ne s'accorde pas non plus…
Juste ?
Sonia
Juste !
Je ne suis pas dingue de cet exemple "succéder" car dans il s'agit d'un COID, alors que dans le cas de s'envoyer un festin, il s'agit d'un COD.
Ça fait deux fois que vous parlez de COID, qu'est-ce donc ?
D'ailleurs, Edy analysait la fonction du réfléchi « se »… Je ne vois pas ce que vous reprochiez à cet exemple ! Votre phrase s'y soumet parfaitement : après s'être envoyé un festin = après avoir envoyé un festin
à qui ? A eux-mêmes. Donc « s' » est COI, donc invariabilité.
De même, elle a donné du mal
à qui ? A elle-même, donc pas d'accord.
Cordialement.
Bonsoir Zadek,
Premier cas : on arrive au même résultat. C'est déjà ça. Pour l'exemple, bien sûr, il y a une grande parenté, mais dans un cas l'un des compléments est indirect, dans l'autre direct. Je crois. Mais nous sommes d'accord sur l'invariabilité.
Deuxième cas : "Elle s'est donné du mal." Vous accordez ? "Elle s'est donnée du mal." ? Elle s'est donné quoi ? du mal. COD après. La cause me semblait entendue. Mais évidemment, il est super pronominal ce petit. Quelle bête noire !!!! Allez déballez !
Bonsoir.
Dans les deux cas, le pronom réfléchi « se » est COI :
Elles
se sont succédées - elles ont succédé
à qui ? A elles-mêmes.
Elles
se sont donné du mal - elles ont donné du mal
à qui ? A elles-mêmes.
COI donc
invariabilité, c'est clair.
Le tout est de savoir si le pronom réfléchi est COD ou COI. S'il est COD, l'accord se fait, s'il est COI, alors pas d'accord, ce que je vous avais pourtant très clairement suggéré :
De même, elle a donné du mal à qui ? A elle-même, donc (il n'y a) pas d'accord.
Mais vous n'avez pas répondu à ma question : Qu'entendez-vous par
COID ?
Allez déballez !
Je vous trouve bien souvent agressive. Sachez que ce type de remarques est assez désagréable à lire et dissuade de répondre… Heureusement pour vous, je suis généreux. Bonne soirée.
Cordialement.
P.-S. Ça m'embêtait un peu, je ne comprenais pas ce qui vous posait problème, mais peut-être n'avez-vous pas bien compris le « pas d'accord ». Entendez « il n'y a pas d'accord » et non « Je ne suis pas d'accord »… Par souci de clarté 😉.
Très cher Zadek,
-Le COID est un merveilleux crustacé nommé coquille. Évidemment, c'est COI. Je me suis emmêlée les pinceaux dans les abréviations…
-L'invariabilité dans les deux cas a toujours été mon choix aussi.
-Vous me voyez fort peinée d'être passée à vos yeux pour "agressive", une qualité qui n'appartient pas du tout à mon répertoire. Le "Allez déballez!" se voulait au contraire confraternel, ludique et même rempli de contrition puisque j'acceptais la posture de l'élève qui n'a rien compris et qui se soumet à la science du maître tandis qu'il croyait vraiment avoir touché la lumière. Il y avait de la complicité dans ce "déballez". Et puisque nous sommes tous les deux d'accord sur les deux verbes depuis le début, le seul atome de mon exaspération était dirigé contre moi-même. Maintenant, s'il me paraît naturel de dissiper le malentendu à propos de mon dernier message, je suis à mon tour blessée par votre "souvent". Et puisque vous brandissez le bâton de votre indifférence et mettez galamment en valeur votre magnanimité, je vous serais reconnaissante de ne plus jamais me répondre au nom de cette superbe. Je vois dans cette entraide un échange tout à fait égalitaire et ne tient pas du tout à être un sujet de compassion.
Très cordialement,
Ursae Minoris
-Le COID est un merveilleux crustacé nommé coquille. Évidemment, c'est COI. Je me suis emmêlée les pinceaux dans les abréviations…
Bonjour, Sonia.
Deux petites remarques… garanties sans agressivité ! =)
1) Ce ne sont pas les crustacés qui ont des coquilles, mais bien les mollusques.
2) Appliquons à nouveau la méthode Wilmet.
Ce qui est emmêlé, ce sont "les pinceaux", écrit après le participe.
On n'accorde donc pas. Et surtout pas avec le "Je" qui représente Sonia.
Donc :
Je me suis emmêlé les pinceaux dans les abréviations.
Bonjour cher Jehan,
Vous êtes mon talon d'Achille… Croyez que je commets ici une faute ou deux pour vous distraire. Telle est ma faiblesse…
Maintenant, pour ce qui est des crustacés et des coquilles, je pensais bien entendu à l'anatife, ce crustacé dont le nom ressemble à celui d'une figure de style et qui porte bel et bien une coquille; cet ermite de Bernard aussi, d'ailleurs, même si elle n'est pas la sienne…
Pour le participe, voyez encore l'étourderie, la bonne âme…
Votre vigilance est une douce armure…
bravo merci !
l'anatife, ce crustacé dont le nom ressemble à celui d'une figure de style
C'est vrai, on s'y tromperait : anastrophe, anacoluthe, anaphore, anatife…
En fait, l'origine du mot est assez biscornue.
C'est l'apocope du mot savant d'origine latine
anatifère, signifiant "qui produit des canards".
Car autrefois, on croyait dur comme fer que les anatifes pouvaient donner naissance à des canards. A l'origine de cette croyance : la carapace vaguement ovoïde d'où dépassent des branchies en forme de plumes retroussées…
Pour être savant, il est savant, votre mot savant. Si vos savants croient que les canards naissent dans les coquilles des rares crustacés qui en portent, on n'est pas sorti de l'auberge… Les anatifes m'en dressent sur la tête.