Eux/soi ?

Langue française

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous !

Pendant ces vacances, studieuses je n'en doute pas, je viens vous proposer un petit dilemme d'ordre syntaxique.

J'étais à un dîner familial, quand tout à coup mon père, sec, lance : "Les profs se marient entre eux, de toute façon !"

Ce à quoi je répondis, instinctivement : "qui ne se marie pas entre …… soi ?"

Oups, mon hésitation me combla de honte et j'hésite encore !

"qui ne se marie pas entre eux ?" ou "qui ne se marient pas entre eux ?" ou "qui ne se marie pas entre soi ?"

J'hésite… d'autant plus que ce verbe "se marier", essentiellement pronominal, est sujet à troubles…
Votre avis ?
Bonsoir,

Et le Littré ne nous aide pas fabuleusement, il donne les deux…
Mais, c'est déjà une réponse…

S.M.
Soi représente le plus souvent un singulier, mais ce peut être aussi un pluriel.
Hanse met en garde contre soi comme pluriel, qu’il juge « anormal ». Pourquoi cela serait-il plus anormal que pour se ? 1 Personne ne pense à critiquer dans les cas où le recours à soi appartient à un usage banal (voir c, 1°) : Les femmes étant […] à cet égard plus rebelles que les hommes à déposer […] l’envie de se renseigner par soi-même (Proust, Rech., t. I, p. 188). — On se contentait […] de souper en costumes, mais entre soi (ib., p. 189). — De même, malgré le rapport explicite avec un pluriel : Kant imagine des choses en soi d’un côté, et d’autre part un Temps et un Espace au travers duquel les choses en soi se réfractent (Bergson, Données imméd. de la consc., p. 175).A2 — Dans les circonstances où soi est purement littéraire (voir c, 5°), il n’y a pas lieu de porter un jugement particulier pour le pluriel : Ils ne pensent guère qu’à soi (Thérive, Revanche, III). — Ceux qui passent sans répit du labeur au cinéma […] sans jamais se mettre en face de soi (Daniel-Rops, Vouloir, p. 128). — Ils avaient, l’un et l’autre, trop de confiance en soi pour être jaloux (Maurois, dans les Annales, juillet 1955, p. 49). — Ceux qui détiennent l’énergie et la probité nécessaires pour exiger des autres un peu moins que ce qu’ils exigent de soi (Vercel, Peau du diable, p. 15).A3
(Grevisse)
Le TLF dénifinit ainsi soi:
Pronom personnel réfléchi, prédicatif, de troisième personne, sans marque de nombre ou de genre.
Cette allusion aux absences de marques du genre ou du nombre peut laisser supposer que même s'il ne change pas de forme, il peut se référer à un masculin ou à un féminin, à un singulier ou à un pluriel.

D'ailleurs sa possibilité de renvoyer à un sujet on, capable d'endosser tout genre et tout nombre, me semble une confirmation de cette hypothèse.
Merci à vous, vous êtes……… magnifiques. 😜

Maintenant, à l'oreille, ça fait un peu barbare "qui ne se marie entre soi ?"

"quelles personnes ne se marient-elles pas entre elles ?" ou "quelles personnes ne se marient pas entre elles ?"