Bonjour,
je suis actuellement en Master 1 de lettres modernes, je finis mon mémoire que je dois soutenir d'ici quelques semaines!
Malgré mes nombreuses recherches, je n'ai pas trouvé de textes critiques concernant les détracteurs de George Sand quant à son statut de femme écrivain. (en effet, je veux démontrer dans une sous-partie le lien que l'auteure entretient avec son public de lecteur).
Ensuite, je voudrais savoir quel est le lien unissant George Sand et Pierre Leroux.
Merci de vos réponses qui ne pourront que m'aider je pense!
PS: Mes oeuvres sont Corinne ou l'Italie de Mme de Staël et Consuelo de George Sand!
Bonjour à tous et à toutes!
Je suis actuellement en train de finir mon mémoire de Master 1 afin de le soutenir début septembre. Or, il me reste quelques questions non résolues…
Ainsi je voudrais savoir quel est le lien entre George Sand et la philosophie de Pierre Leroux? La place accordée à la femme écrivain au XIXème…
Si quelqu'un peut m'apporter quelques précisions ce serait enrichissant pour mon mémoire.
Merci
Sur la place accordée à la femme écrivain au XIXe siècle, on trouve au début du siècle l'idée répandue que les romans sont essentiellement lus par des femmes et écrits par des femmes : voir, par exemple, Alexandre Pigoreau, Petite bibliographie biographico-romancière ou Dictionnaire des romanciers (1821), Genève, Slatkine reprints, 1968. Ce texte est disponible sur Gallica : https://visualiseur.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k108408n
Cette idée doit notamment beaucoup au succès d'Ann Radcliffe et à l'influence extraordinaire qu'elle a eue sur la littérature, provoquant la publication de monceaux de romans noirs écrits par des femmes.
Cette idée ne signifie pas pour autant que les femmes auteurs étaient considérées avec la même légitimité que les hommes : le roman était considéré comme un genre mineur, et le XIXe siècle peut être lu comme l'histoire de sa lente et laborieuse légitimation.
Je me souviens avoir lu un incroyable compte-rendu de roman dans la revue L'Artiste, dans les années 1830 —hélas, je n'ai pas noté la référence précise : le roman (dont j'ai oublié le nom et l'auteur, tombés dans les oubliettes de l'histoire littéraire) raconte la destinée tragique d'une femme d'un esprit supérieur qui s'était piquée de s'intéresser aux "choses de l'esprit", bref, pour utiliser un anachronisme, de devenir une intellectuelle. Le romancier montrait le malheur inévitable qui lui était réservé, et le journaliste qui rendait compte du roman notait l'aspect moral du livre : évidemment, il est insensé qu'une femme puisse se vouloir intelligente, aucun homme ne peut aimer une femme s'il ne se sent supérieur à elle, or le bonheur d'une femme est forcément domestique, etc.
Mais par ailleurs, je n'ai jamais eu l'occasion de voir une remarque désobligeante sur le sexe de l'auteur dans un compte-rendu d'un roman de George Sand (et de toute façon, on croyait au début de sa carrière qu'il s'agissait d'un homme, vu le prénom).
Quant au rapport de George Sand avec Pierre Leroux, vous trouverez quelques informations dans le Précis de littérature française du XIXe siècle (Madeleine Ambrière dir., PUF), p. 270-272.
Bon courage pour la fin de la rédaction!
La rédaction est finie, mais le perfectionnisme littéraire joue son rôle et m'empêche de mettre un point final!
Néanmoins je vous remercie pour vore aide qui me sera des plus précieuses!