Quel sens a le mot comédie dans l'appellation donnée par Balzac à son projet romanesque et dans la trilogie de Dante?
La Comédie humaine et la divine
8 réponses
Bonjour.
A moins que Balzac ne fasse de l'auto-dérision en se moquant de l'homme, j'opterais pour le sens premier du terme : « Pièce de théâtre » ou par métonymie, le « théâtre (lieu où se joue une pièce). »
Cordialement.
A moins que Balzac ne fasse de l'auto-dérision en se moquant de l'homme, j'opterais pour le sens premier du terme : « Pièce de théâtre » ou par métonymie, le « théâtre (lieu où se joue une pièce). »
Cordialement.
Zadek a écrit :Bonjour.C'est pourtant bien ce qu'il fait, il me semble…! 😜
A moins que Balzac ne fasse de l'auto-dérision en se moquant de l'homme
Sur Dante, voici un passage très intéressant du wikipédia italien :
"Probabilmente il titolo originale dell'opera fu Commedia, o Comedìa, dal greco ?, "comodìa". È infatti così che Dante stesso chiama la sua opera (Inferno XXI, 1-3), ed inoltre il nome Commedia appare usato nella sua Epistola (sulla quale però vi sono dubbi di paternità) indirizzata a Cangrande della Scala, a cui il poeta dedica il Paradiso. In essa vengono addotti due motivi per spiegare il titolo conferito: uno di carattere letterario, secondo cui col nome di commedia era usanza definire un genere letterario che, da un inizio difficoltoso per il protagonista, si concludeva con un lieto fine, e uno stilistico, giacché la parola commedia indicava opere scritte in un linguaggio basso e non pretenzioso. Il poema incarna, infatti, entrambi questi aspetti: dalla "selva oscura" del secondo verso, da cui traspare l'animo contrastato del poeta (che è anche il protagonista), si passa alla redenzione finale, alla visione di Dio nel Paradiso; e in secondo luogo, i versi sono scritti in lingua volgare, la lingua bassa, disprezzata dai letterati del tempo perché, a lor dire, priva di ogni nobilitazione formale."
Deux idées ressortent :
- "comédie" car on passe d'un état de difficultés (l'Enfer et la perte de Béatrice) à un état agréable, ici extatique puisse Dante parvient au Paradis et retrouve Béatrice;
- "comédie" car Dante utilise le langage vulgaire, dépourvu de noblesse formelle ("i versi sono scritti in lingua volgare, la lingua bassa, disprezzata dai letterati del tempo perché, a lor dire, priva di ogni nobilitazione formale.").
"Probabilmente il titolo originale dell'opera fu Commedia, o Comedìa, dal greco ?, "comodìa". È infatti così che Dante stesso chiama la sua opera (Inferno XXI, 1-3), ed inoltre il nome Commedia appare usato nella sua Epistola (sulla quale però vi sono dubbi di paternità) indirizzata a Cangrande della Scala, a cui il poeta dedica il Paradiso. In essa vengono addotti due motivi per spiegare il titolo conferito: uno di carattere letterario, secondo cui col nome di commedia era usanza definire un genere letterario che, da un inizio difficoltoso per il protagonista, si concludeva con un lieto fine, e uno stilistico, giacché la parola commedia indicava opere scritte in un linguaggio basso e non pretenzioso. Il poema incarna, infatti, entrambi questi aspetti: dalla "selva oscura" del secondo verso, da cui traspare l'animo contrastato del poeta (che è anche il protagonista), si passa alla redenzione finale, alla visione di Dio nel Paradiso; e in secondo luogo, i versi sono scritti in lingua volgare, la lingua bassa, disprezzata dai letterati del tempo perché, a lor dire, priva di ogni nobilitazione formale."
Deux idées ressortent :
- "comédie" car on passe d'un état de difficultés (l'Enfer et la perte de Béatrice) à un état agréable, ici extatique puisse Dante parvient au Paradis et retrouve Béatrice;
- "comédie" car Dante utilise le langage vulgaire, dépourvu de noblesse formelle ("i versi sono scritti in lingua volgare, la lingua bassa, disprezzata dai letterati del tempo perché, a lor dire, priva di ogni nobilitazione formale.").
D'accord avec Zadek. Le rire est évidemment présent chez Balzac, mais ce n'est pas le but premier. C'est davantage une référence au theatrum mundi. Du reste, le TLF place la référence à Dante dans le premier sens du terme "comédie", sens vieilli ou littéraire, qui signifie "pièce de théâtre" en général. Voilà ce qu'on trouve :
3. P. métaph. [et p. réf. et oppos. à la Divine Comédie de Dante]. La Comédie humaine (souvent dans un contexte où la vie est comparée à une pièce de théâtre avec ses scènes, ses intrigues, son dénouement dont nous sommes les acteurs). La comédie de la vie a des bouffonneries supérieures à toutes les autres (E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1860, p. 751) :
4. J'ai passé la cinquantaine. C'est dire que la mort ne doit pas avoir à faire bien longue route pour me rejoindre. La comédie est fort avancée. Il me reste peu de répliques.
COCTEAU, La Difficulté d'être, 1947, p. 5.
HIST. LITTÉR. La Comédie humaine. Ensemble de son œuvre romanesque groupée par Balzac sous ce titre.
3. P. métaph. [et p. réf. et oppos. à la Divine Comédie de Dante]. La Comédie humaine (souvent dans un contexte où la vie est comparée à une pièce de théâtre avec ses scènes, ses intrigues, son dénouement dont nous sommes les acteurs). La comédie de la vie a des bouffonneries supérieures à toutes les autres (E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1860, p. 751) :
4. J'ai passé la cinquantaine. C'est dire que la mort ne doit pas avoir à faire bien longue route pour me rejoindre. La comédie est fort avancée. Il me reste peu de répliques.
COCTEAU, La Difficulté d'être, 1947, p. 5.
HIST. LITTÉR. La Comédie humaine. Ensemble de son œuvre romanesque groupée par Balzac sous ce titre.
C'est pourtant bien ce qu'il fait, il me semble…! 😜N'oublions pas que l'aspiration balzacienne est de montrer l'homme et son monde tels qu'ils sont devenus ! Je ne suis donc pas tellement convaincu qu'il y ait de l'ironie dans son titre, d'autant que l'usage du terme « comédie » a considérablement évolué depuis le XIXe. J'aime bien la référence au theatrum mundi de Trialph : c'est exactement cela que l'on ressent en lisant l'avant-propos de La Comédie Humaine :
L’immensité d’un plan qui embrasse à la fois l’histoire et la critique de la Société, l’analyse de ses maux et la discussion de ses principes, m’autorise, je crois, à donner à mon ouvrage le titre sous lequel il parait aujourd’hui : La Comédie humaine. Est-ce ambitieux ? N’est-ce que juste ? C’est ce que, l’ouvrage terminé, le public décidera.Cette « ambition » supposée par Balzac est plutôt révélatrice 🙂.
Cordialement.
Ah je ne dis pas qu'il y a uniquement de l'ironie dans ce titre, mais disons que quand on lit certains volumes,comme César Birotteau ou La cousine Bette, ainsi que certaines descriptions, on se dit qu'il se moque quand même bien du monde 😜.
Montrer l'homme tel qu'il est en réalité, oui, ça c'est certain, mais c'est aussi un moyen de se moquer de ses différents caractères, je pense…
Montrer l'homme tel qu'il est en réalité, oui, ça c'est certain, mais c'est aussi un moyen de se moquer de ses différents caractères, je pense…
Il y a aussi La Comédie Non-Divine de Zygmunt Krasi?ski à envisager. Je ne sais pas si quelqu’un l’a lue… très fameuse à la Pologne. Ce drame d’un vingtenaire raconte de la providence, la lutte des aristocrates contre la démocratie à l’époque de romantisme et le titre a été inspiré de Dante comme voyez.
Je ne tolère point les sources de wiki, mais on peut voir :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zygmunt_Krasi%C5%84ski
Je ne tolère point les sources de wiki, mais on peut voir :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zygmunt_Krasi%C5%84ski



