A la suite de quelques avatars, j'avais proposé à un rhumatologue un petit tableau pour suivre la chronologie des destructions de mes vertébres, dites lombaires, et nommées de 1 à 5 en partant du haut. Sur ce tableau, j'avais mis en colonne les vertèbres avariées, L1 et L3, et en ligne, les images successives (radios, scanner, IRM) surveillant l'évolution au cours des mois. J'avais mentionné en fin de colonne, sur la dernière case le mot "disparu" pour L1.
Le rhumatologue m'a fait remarquer que si j'avais voulu écrire en français, j'aurais du écrire "disparue", au féminin, car vertèbre est féminin. (il pensait que je parlais de la disparition de l'IRM)
J'en tiens cependant pour le masculin, pour deux raisons.
La première, qui n'est pas la plus forte, est que le titre comporte le genre, ou plutôt l'absence d'accord de genre: "Madame le ministre". Le nom propre ne produit pas cet effet: "Dupont est belle". Mais comme la vertèbre n'a pas de sexe, la première règle prévaut. L1 a disparu comme le ministre a disparu.
La deuxième raison tient à l'élision: la vertèbre a disparu; elle n'est pas disparue. L'idée qu'elle pourrait "être disparue" m'horrifie linguistiquement.
Qu'en pensez-vous ?
Le rhumatologue m'a fait remarquer que si j'avais voulu écrire en français, j'aurais du écrire "disparue", au féminin, car vertèbre est féminin. (il pensait que je parlais de la disparition de l'IRM)
J'en tiens cependant pour le masculin, pour deux raisons.
La première, qui n'est pas la plus forte, est que le titre comporte le genre, ou plutôt l'absence d'accord de genre: "Madame le ministre". Le nom propre ne produit pas cet effet: "Dupont est belle". Mais comme la vertèbre n'a pas de sexe, la première règle prévaut. L1 a disparu comme le ministre a disparu.
La deuxième raison tient à l'élision: la vertèbre a disparu; elle n'est pas disparue. L'idée qu'elle pourrait "être disparue" m'horrifie linguistiquement.
Qu'en pensez-vous ?



