Je ne pense pas du tout que la dépréciation de la littérature vienne de milieux catholiques justement parce que les humanités étaient autrefois à leur apogée. La montée de la société de consommation dans les années 60 et les nécessités d'avoir beaucoup plus de cadres et donc d'attirer plus de monde vers les sciences en général ont joué un rôle décisif.
L'essor des bibliothèques ne date pas de hier non plus même si les "enfers" ont bien dû durer jusqu'aux années 60. Le livre de poche date de 1953 et dans les premiers titres il y avait L'Ingénue libertine de Colette.
De toute façon toujours avant 68 l'autorité des parents (catholiques ou non) était forte et s'exerçait globalement mais les excès décrits par Putakli comme "jeter les livres serait une bonne oeuvre" et autres attitudes délicieuses devaient sans doute être très limités et réservés à des hypertraditionnalistes.
Pour trouver vraiment la peur des livres dans des manifestations extrêmes et courantes pour toute une société, il faut aller voire les dictatures de tous bords et il a très certainement été plus difficile et risqué de trouver des ouvrages non autorisés dans l'Union soviétique de Staline par exemple que dans tous les pays démocratiques religieux ou non.
Exercer son jugement sur tout livre me semble de la même nature que le faire sur des programmes politiques ou sur le choix de ses amis. Ne pas tout avaler sans réfléchir au contexte, et ne pas tout admettre sans comprendre la thèse adverse (grâce à d'autres livres au moins) me semble du simple bon sens. Le style permettrait-il de tout faire passer et contrairement aux théoriciens politiques, économiques,philosophiques ( et je m'arrête là) les romanciers et les poètes seraient intouchables ?
L'essor des bibliothèques ne date pas de hier non plus même si les "enfers" ont bien dû durer jusqu'aux années 60. Le livre de poche date de 1953 et dans les premiers titres il y avait L'Ingénue libertine de Colette.
De toute façon toujours avant 68 l'autorité des parents (catholiques ou non) était forte et s'exerçait globalement mais les excès décrits par Putakli comme "jeter les livres serait une bonne oeuvre" et autres attitudes délicieuses devaient sans doute être très limités et réservés à des hypertraditionnalistes.
Pour trouver vraiment la peur des livres dans des manifestations extrêmes et courantes pour toute une société, il faut aller voire les dictatures de tous bords et il a très certainement été plus difficile et risqué de trouver des ouvrages non autorisés dans l'Union soviétique de Staline par exemple que dans tous les pays démocratiques religieux ou non.
Exercer son jugement sur tout livre me semble de la même nature que le faire sur des programmes politiques ou sur le choix de ses amis. Ne pas tout avaler sans réfléchir au contexte, et ne pas tout admettre sans comprendre la thèse adverse (grâce à d'autres livres au moins) me semble du simple bon sens. Le style permettrait-il de tout faire passer et contrairement aux théoriciens politiques, économiques,philosophiques ( et je m'arrête là) les romanciers et les poètes seraient intouchables ?