Ce que la lecture a changé dans votre vie

Littérature

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,
j'ouvre ce topic pour savoir ce que la lecture apporte à votre vie, quel livre a fait naitre en vous cette passion, a quel âge environ…

Je suis nouvelle dans cette univers, et ca a été pour moi un choc, mes yeux ce sont enfin ouverts, les questions se sont ensuite bousculé dans la tête, quelque chose d'étrange !

Je voudrais, qu'ensemble nous partagions nos expériences !
La lecture a tout changé pour moi : avant j'étais analphabète.
La lecture ne change pas un homme, ni une vie, mais elle nous permet d'évoluer, d'améliorer notre pensée. Personnellement, je suis plus à l'aise avec la littérature depuis que je lis. J'ai commencé réellement à lire cette année, et je pense que cela n'a fait que renforcer mon goût pour les lettres. (J'étais en terminale ES et cette année a été une horreur pour moi…) Mes premières vrai lecture c'est ma prof de lettres qui me les a conseillé. Au début, cela commencé par un livre de temps en temps. Puis, le rythme s'est accéléré. Je ne sais pas le nombre de livre que j'ai lu cette année… C'était toujours un plaisir de lire, car à chaque fois je partagais ce moment avec ma prof, ou avec d'autres amis. La lecture m'a apporté un lien fort avec certaines personnes. Elle m'a aussi permit d'apprendre à juger ce qui m'entourait et à me faire mon propre avis.

Voilà.
La littérature cherche à mettre en ordre le chaos, ne serait-ce qu'en le représentant. C'est donc le meilleur contrepoint que j'aie trouvé au chaos, c'est-à-dire à l'existence humaine.
Les écrivains sont des interlocuteurs et ils nous parlent. Notre entourage immédiat personnel et professionnel le fait aussi mais les écrivains sont éloignés par le temps ou l'espace. Leur parole n'est donc pas filtrée par les liens de toute sorte qui nous rattachent à notre entourage.

Comme pour toute influence il faut se garder de leur accorder une confiance aveugle. Heureusement ils ne nous arrivent pas bruts de toutes critiques. De surcroit on relit les livres et nous ne les percevons pas obligatoirement de la même façon.
nonette91 a écrit :La lecture ne change pas un homme, ni une vie,
Pas si sûr! Pour ma part, je me suis mis à lire régulièrement et même parfois avidement dès qu'on m'eût appris à le faire. Je me cachais sous les draps de mon lit avec une lampe de poche et je dévorais. Je pense que c'était là une manière de compensation à une enfance triste… Sans les livres (et il est vrai la peur du courroux paternel), je pense que j'aurais pu facilement tomber dans la délinquance. Je crois sincèrement que la lecture a eu une influence réelle (et d'ailleurs pas toujours positive) sur ma vie et si je ne lisais pas, je serais certainement "moins heureux", si l'on peut dire, que je ne le suis.
J'apprécie la lecture depuis ma plus tendre enfance mais je peux dire que c'est grâce à la saga Harry Potter de J.K Rowling que je me suis intéressé de près à cette activité fort enrichissante !! Depuis le temps a passé et je suis désormais en section littéraire !
La lecture a tout changé dans ma vie. Elle m'a fait découvrir que des gens ne savaient pas lire, ce qui m'a entrainé à comprendre que d'autres ne savaient pas dire, et à en tirer des conséquences infinies.
Le premier jour qu'en classe, un professeur m'a parlé d'une œuvre, en lisant l'œuvre, j'ai compris d'un seul coup ce que l'auteur me disait et ce que le professeur en disait.
Cette chance, je la dois à ce qu'on appelle un "mauvais professeur". Il m'avait permis de comprendre que moins on comprend, plus on explique. Mais en même temps, il m'avait informé et fait comprendre, par ce moyen même, ce que font les gens de l'ouï-dire, comment ils se l'approprient, le digèrent et le restituent, comment ils en sont inculqués, et comment ils l'inculquent pour produire des remontées psittacistes.
J'ai eu l'occasion d'en faire état ces jours derniers à propos des Pensées de Pascal. Elles étaient, avec les Essais de Montaigne dans mon baluchon pendant mon service militaire, en sorte que je les lisais souvent et par bribes, et que j'en ai pris une connaissance assez familière. C'est pourquoi je me suis cru permis d'indiquer qu'elles étaient lisibles à des gens qui cherchaient des introductions à lire avant, surtout que l'introduction qu'on recommandait faisait plusieurs centaines de pages.
Lire n'est pas dé-lire.
La lecture n'a rien changé, j'ai lu dès que j'ai su lire. Ce qui a changé c'est que désormais je pouvais lire par moi-même et non via ma mère ou une cousine un peu plus âgée qui détenait cette magie avant moi. Lire, c'était donc plutôt une évidence, qq chose de naturel : on nait, on se tient debout, on apprend à tenir une cuillère, on mange tout seul, on apprend à lire, on lit tout seul.
Et si ça m'a ouvert de beaux horizons, ça m'a également pas mal éloigné de mes contemporains… Dans le milieu professionnel, je parle de La Nouvelle Star, j'évite de parler d'Aristophane.
Aristophane découvert recemment du reste. Pdt des années, quasiment des décennies, j'ai lu tout ce qui me tombait dans les mains, au hasard des rayonnages des bibliothèques, sans discernement, avec une certaine paresse aussi, manquant de conseils, manquant parfois aussi d'envie de lectures qui m'auraient demandé un effort que des nuits sans sommeil auprès d'enfants en bas âge ne me permettaient pas.
Je découvre aujourd'hui la lecture non plus pour le plaisir du divertissement seul, je découvre une lecture qui m'ouvre sur la Littérature, sur un certain infini… vertige ennivrant, autant que frustrant : je n'aurais jamais le temps de lire tout ce que j'aimerais encore découvrir !
C'est devenu ma passion, ce qui occupe la majeure partie de mon temps. Je m'y suis réellement mise à l'âge de huit ans, depuis c'en est presque devenu une boulimie. (toujours plus, encore et encore).
Pour ma part, c'est mon père qui m'a poussée, il le faisait depuis longtemps, mais à l'âge de 13ans, mon père m'a fait lire des livres classiques! Au départ, je ne lisais pas assez pour m'y intéresser réellement.

Et puis j'ai lu "Lolita" de Nabokov dont mes parents avait parlé une fois à table! Ça m'a aidée, dans le sens où ça m'a fait apprécier la littérature. J'ai continué avec "L'écume des jours" et "L'étranger" que j'ai dévoré.
Bien que Lolita ait été le déclic en soi, ce sont bien les suivants qui m'ont poussé à lire plus.

Ma passion littéraire, je la dois réellement à mon père qui m'a poussée à lire, mais qui m'a toujours conseillé des livres à lire! Sans ça, je me serais sûrement égarée en cherchant des livres, sans rien y connaitre!
Ce que la lecture a changé dans ma vie, c'est que tout d'abord j'ai passé beaucoup de temps à lire au lieu de faire autre chose. Puis j'ai discuté de mes lectures, avec d'autres ou en mon for intérieur; j'ai eu également des prétentions; j'ai réfléchi; j'ai écrit. Une large part de mon temps s'est ainsi écoulé autour des livres. Mais j'aurais peine à démêler l'écheveau et à faire la part entre ce que les livres m'ont appris et ce que je savais déjà. Je ne peux pas non plus expliquer en quoi ils ont modifié ma perception, car il est probable que les livres aient accompagné ces changements plus qu'ils ne les aient provoqués. Le retour sur soi est difficile, les livres ayant pris une place si considérable qu'il ne m'est plus possible de penser mon existence sans eux. En tout état de cause, je me souviens de mon esprit embrumé et primitif d'adolescent, quand je ne lisais pas mais sentais, timidement, s'élever des objections contre le monde. Il me semblait que des impressions nouvelles se faisaient jour en moi, et je crois que les livres ont aidé à leur véritable naissance et à leur extension. Ils m'ont éveillé.
Les livres sont des compagnons familiers fascinants mais comme tout proche, ils peuvent exercer une influence. Plus les auteurs sont brillants et les meilleurs font tout pour cela et plus il faut être prudent, après tout ils n'expriment au fond que leur subjectivité et leurs problèmes occupent souvent le devant de la scène.
Pour moi la lecture est primordiale. C'est, évidemment, une immense source de plaisir et de bonheur, mais il y a une autre raison qui fait que j'aime tant lire. J'évolue, je me trouve moi même au fil de mes lectures… certains livres m'ouvrent les yeux sur des parties de moi-même que j'ignorais encore ou que je ne comprenais pas vraiment. Lire est pour moi synonyme de contruction. Le livre qui m'a pour l'instant le plus aidé dans cette construction de moi-même, est A rebours, de Huysmans.
C'a à peu près tout changé pour moi. Développement de l'esprit critique, vision du monde qui évolue après chaque lecture, fréquentation de personnes plus cultivées… Mon premier coup de cœur littéraire fut pour Sartre et son théâtre. Aujourd'hui, je ne peux me défaire de la vision nervalienne qui m'a vraiment imprégné.
On n'accepterait pas d'être profondément influencé par quelques brêves rencontres dans la vie réelle sans se poser des questions voire en souffrir, c'est pour cela qu'il faut au moins multiplier les lectures et se méfier.
Portia a écrit :On n'accepterait pas d'être profondément influencé par quelques brêves rencontres dans la vie réelle sans se poser des questions voire en souffrir, c'est pour cela qu'il faut au moins multiplier les lectures et se méfier.
Je crois qu'on résiste spontanément à l'influence d'un livre qui ne rend pas le même son que nous. Les livres auxquels on accorde aveuglément notre confiance ne sont pas ceux qui nous changent (c'est toujours douloureux de changer) mais ceux qui se coulent dans nos volontés, sans autre effet notoire qu'un double assentiment, et à l'auteur et à soi-même. Du point de vue critique, ils n'exercent pas d'influence, ils sont comme des miroirs ou des poignées de main amicales. Le seul danger de ces lectures est de se conforter un peu trop dans ses a priori. Mais il n'est pas besoin de lire pour arriver à ce résultat; beaucoup d'hommes y parviennent encore mieux sans ouvrir un livre.
Alph a écrit :
Portia a écrit :On n'accepterait pas d'être profondément influencé par quelques brêves rencontres dans la vie réelle sans se poser des questions voire en souffrir, c'est pour cela qu'il faut au moins multiplier les lectures et se méfier.
Je crois qu'on résiste spontanément à l'influence d'un livre qui ne rend pas le même son que nous. Les livres auxquels on accorde aveuglément notre confiance ne sont pas ceux qui nous changent … Du point de vue critique, ils n'exercent pas d'influence, ils sont comme des miroirs ou des poignées de main amicales. Le seul danger de ces lectures est de se conforter un peu trop dans ses a priori. Mais il n'est pas besoin de lire pour arriver à ce résultat; beaucoup d'hommes y parviennent encore mieux sans ouvrir un livre.
C'est effectivement ce qui se passe souvent. L'influence est d'autant plus subtile qu'elle nous renforce dans ce qui est peut-être déjà une de nos erreurs ou un des sentiments trop envahissants qu'il faudrait contrôler.
Dans certains milieux très catholiques, on rencontre une grande méfiance vis à vis de la lecture. On entend même quelquefois dire que chaque fois qu'on jette un livre on fait une bonne œuvre, et même que lire serait mal. Mais surtout on observe des manifestations indirectes de cette méfiance: ne pas mettre les livres en vue, les reléguer aux cabinets, interrompre les enfants qui lisent, suspectés de bouder, comme si la lecture était un pas vers l'hérésie.
Je ne sais pas imputer cette attitude qui se transmet par l'éducation autrement qu'à une rémanence des conflits entre catholiques et protestants, dont on peut trouver l'origine à l'époque où l'on appelait protestants le gens qui savaient lire. Ce n'est qu'une hypothèse car ces principes qui se transmettent par l'éducation des enfants sont un sujet dont on ne discute pas aisément, comme un tabou.
Mais cette interdiction tacite est, peut-être, une des composantes du dénigrement du bac L.
Enfer, selon le Larousse: "département d'une bibliothèque où l'on garde les livres licencieux, interdits au public."

On devrait ouvrir un nouveau fil, rien que pour traiter ce sujet passionnant. Le catholicisme contient un dogme, appuyé par les directives papistes. Les catholiques sur ce point sont très scrupuleux et peu suspects de légèreté. Ils savent le chemin étroit, un rien peut en écarter: un sous-entendu, un mot, une interprétation… On n'acquiesce pas chez eux à l'ouverture du sens, à la multiplication des lectures. D'où une surveillance vis-à-vis des livres. Un enfant qui lit seul, sans compter qu'il lit un livre profane, est une brebis qui s'égare.