Prononciation académique de l’ancien français

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je débute ces jours-ci l'ancien français (avec la grammaire de G. Raynaud de Lage, 2e éd., SEDES). J'ai lu en particulier le chapitre sur les grandes règles de la prononciation de l'ancien français (telle qu'on la reconstitue, en tout cas). Je me demande donc si ces règles sont vraiment appliquées dans "la vie de tous les jours" à l'université (par les professeurs et les élèves ? par les professeurs seulement ? selon les professeurs ?), ou si (comme en grec le plus souvent) on ne voit la prononciation restituée qu'à titre de curiosité, ou presque. Sinon, quelle est la prononciation empirique adoptée le plus souvent dans un cours d'ancien français ?

Cordialement.
Dans l'université où j'étais, qui se targuait d'être une fac médiéviste, ces règles étaient globalement respectées à la lecture, par les profs aussi bien que par les étudiants.
Toutes les consonnes étaient prononcées, ainsi
"estoient" se prononçait "estwè-eunt ".
"granz" se prononçait "grants" (ne pas oublier le tss)
"dex" se prononçait "deus" (eu monophtongué, sauf si un tréma est noté, "s" prononcé)
"je" se prononçait "dje"
"ce" "tse"
etc.

Par contre le r se prononçait de manière moderne, post dorso vélaire. Et par ailleurs mes profs d'ancien français ont toujours été incapables d'émettre la moindre consonne palatale, celle-ci n'ayant donc qu'une existence théorique dans les cours de phonétique historique.
Je m'en doutais…
Lucretius est arrivé-é-é ! 🙂
Ah j'oubliais un dernier détail : quoique de dates variables, toutes les nasalisations étaient faites. Selon les profs, on entendait plus ou moins la consonne "n", qui est censée avoir disparu un peu tardivement, à partir du 14°. Donc (je note la voyelle nasalisée avec une majuscule) "sont" se prononçait [sOnt] ou [sOt] selon l'humeur.
D'accord, merci beaucoup pour cette réponse précise, je vais pouvoir m'entraîner. =)