Virgile, Énéide, chant IV

Langues anciennes

109 réponses · Page 5 / 6

Attention Anne, faut vendre pendant que le cours est haut, sinon… =D
D'accord, d'accord ! Merci pour tous vos conseils… Une dernière chose qui m'échappe encore. Comment faites-vous pour dresser des listes étymologiques ? Vous fouillez dans le Gaffiot à partir du radical peut-être ?

Merci encore !

P.-S. Moi qui utilisais également des carnets par ordre alphabétique en langues vivantes… Je vais changer l'ensemble de mon fonctionnement finalement.
Faire ça avec le Gaffiot est assez fastidieux. Le mieux est de s'appuyer sur un lexique comme le Martin ou sur celui cité par Anne. Au hasard (pour le Martin) :
for-tis pour forc-tis, e : primitivement FORT ; puis, class. courageux ; enfin, de nouveau et tard. fort : de même fort-itudo, inis, f. force, et courage, et fortiter : fort au sens de multum, et courageusement ; le pl. n. fortia a signifié : poét. actes de force ou de courage, et eccl. force.
(ce qui a le mérite d'aller souvent à l'essentiel et d'éviter de longues recherches dans le Gaffiot)
Et pour le Cauquil :
Pario :
- thème indo-européen : *per-H3-,
- radicaux latins : par-,per- ;
- mots associés (1) parens, paro, pars, imperium, (2) Impero, paratus, reperio,(3) pario, partim, paupertas,(4) comperio et pauper ; [Les chiffres représentent la catégorie de fréquence des 1600 mots proposés et qui représenteraient 85% du vocabulaire d’une version de bac.]
- mots à rapprocher : séparer, parent, partie, répertoire, pauvreté, empire, parer (parfois aussi en grec, en anglais et en allemand et, rarement, une citation)
- mots latin à voir (pour le sens) gigno et nascor.
Quand tu regardes l’un des mots de la liste, on donne juste le sens et on te renvoie sur pario. Au début du livre quelques éléments de phonétique et de morphologie.
Les deux ouvrages sont aussi complets ? Car je sais que le Martin est plus fréquemment utilisé en classe préparatoire…
Pour le moment, j'apprends les listes du vocabulaire de mes versions, et puis après m'être procuré l'un des deux ouvrages, je me lancerai dans des listes étymologiques, plus faciles à mémoriser, et plus intéressantes sans doute.

Merci beaucoup !
Le Martin (plutôt qu'un autre, car il est nettement plus complet, pour le latin du moins ; mais il ne s'agit pas de cracher sur les autres ; enfin je ne te conseille tout de même pas le recueil de vocabulaire thématique) est un bon investissement aux côtés d'une grammaire (l'ensemble devrait suffire…). Il n'est pas exempt de quelques erreurs et d'oublis un peu gênants (des correctifs circulent un peu partout). Avant c'était utilisé en 4e et en 3e, ensuite ça l'a été au lycée, maintenant en CPGE (et encore, dans les lycées où le niveau en latin est correct), bientôt ça le sera en maîtrise… :/
Ah, le petit Martin! =) Je ne sais plus au juste si j'aime ou si je hais ce symbole du bourrinage khâgnal. Mais sans conteste, un bouquin très bien fait. Heu, deux bouquins! Car il y a aussi le petit Martin grec!
En Hypo, j'avais presque 1h de transports en commun. A l'aller, je faisais mon Martin grec, et au retour, le latin… 🙂
Est-ce que l'édition du Martin actuelle dont Hachette précise "Les mots latins - 6e à 3e - Livre de l'élève" et non plus "groupés par famille étumologique" est le même que l'ancien ?
Ma question parce que le programme du collège comporte moins de 1000 mots.
Anne345 a écrit :Est-ce que l'édition du Martin actuelle dont Hachette précise "Les mots latins - 6e à 3e - Livre de l'élève" et non plus "groupés par famille étumologique" est le même que l'ancien ?
Ma question parce que le programme du collège comporte moins de 1000 mots.
Mon édition classique ("étymologique") contient environ 5500 mots.
Merci beaucoup à tous !
Avant c'était utilisé en 4e et en 3e, ensuite ça l'a été au lycée, maintenant en CPGE (et encore, dans les lycées où le niveau en latin est correct), bientôt ça le sera en maîtrise…
Ne me découragez pas quand même … Je dois déjà pâtir d'un apprentissage du latin très médiocre au collège, suis contraint de reprendre toutes les bases -avec le fameux « adjuvant » déjà évoqué-, sans oublier de mémoriser le vocabulaire exigé dans le programme du collège (dont je n'ai jamais vu la couleur à l'époque)… Il y a du travail, et de la motivation. Je n'attends plus que le progrès =| !

Bonne soirée à tous !
Avant c'était utilisé en 4e et en 3e, ensuite ça l'a été au lycée, maintenant en CPGE (et encore, dans les lycées où le niveau en latin est correct), bientôt ça le sera en maîtrise…
Ce n'était pas pour vous décourager, c'est juste un constat malheureusement réaliste, qui ne concerne pas que quelques lycées mais l'ensemble de l'enseignement secondaire. En tout cas, ça aura le mérite de vous montrer que c'est tout sauf infaisable, et aussi que le manuel est quelque chose d'assez "scolaire" (les mythiques illustrations 😜) et daté.
Ce n'était pas pour vous décourager, c'est juste un constat malheureusement réaliste, qui ne concerne pas que quelques lycées mais l'ensemble de l'enseignement secondaire.
Ne vous inquiétez pas, j'essayais de plaisanter. Les professeurs enseignant le latin au collège sont plutôt représentatifs de cette réalité, tout comme les épreuves orales de l'option latin au baccalauréat d'ailleurs…
Si ça peut vous rassurer, la baisse de niveau ne s'arrête pas au baccalauréat.
Je n'ai pas trouvé de topic consacré au petit latin mais puisqu'on en parle ici… Alors voilà, un problème se pose quant à ma manière de faire du petit latin/grec. Je suis toujours rendu dans le dictionnaire dès que s'approche un mot inconnu, pour le consigner ensuite dans mon dictionnaire. Certes, il faut bien l'apprendre… Mais c'est très fastidieux, et surtout très lent. Surtout en grec pour lequel j'ai de grandes lacunes lexicales (malgré ma progression dans le Martin). Comment procédez-vous, vous ? Car moi, en m'attachant à ne lire que la langue d'origine, en (ab)usant du dictionnaire (j'ai toujours peur de me tromper sur le sens d'un mot que j'ai déjà rencontré par exemple), je perds un temps précieux… Et j'aimerais bien en faire en quantité (varier les auteurs, etc.), or je suis dans le Sur le meurtre d'Ératosthène depuis un bon bout de temps (= un mois et demi, voire deux mois !!) maintenant…

J'ai besoin de vos lumières méthodologiques 🙂 !
(Certains parlaient de lire préalablement le français ou je ne sais quoi)

Merci à vous !! C'était ici : https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/23058-martial-epigrammes-quelle-edition.html !
Si tu as une édition bilingue, rien ne t'empêche de noter le vocabulaire à partir de la traduction, puis d'aller éventuellement voir le dictionnaire si tu pressens qu'un mot est employé dans un sens particulier, ou qu'il a d'autres sens, etc. Le tout est de ne pas le faire immédiatement, mais uniquement à la fin d'une phrase, ou mieux d'un paragraphe, bref une fois que l'on a compris le sens général (dans l'idéal) et la construction de la phrase (surtout). Si tu as une édition uniquement en grec, tu trouveras la traduction en bibliothèque ou sur internet : comme cela prend un peu plus de temps de vérifier, cela t'obligera à le faire moins souvent et à lire plus de grec d'un coup.
S. a écrit : J'ai besoin de vos lumières méthodologiques.
(Certains parlaient de lire préalablement le français ou je ne sais quoi)
Vous donnez vous-même la réponse. 🙂 Et je ne peux que confirmer les propos d'Arthur.
S'aider de la traduction est normal. La lire en premier n'est pas honteux, loin de là.
Le but du petit latin / grec est de voir du pays dans les grandes largeurs, pas d'examiner chaque phrase sous tous les angles. L'important est d'avancer et de se familiariser avec la langue. Cela suppose de n'ouvrir le dico qu'en cas d'absolue nécessité.

Quand vous vous serez habitué aux bases, vous pourrez devenir moins dépendant de la traduction et ne plus l'utiliser que pour confirmation. Un jour, vous en viendrez même à subodorer des contresens dans les traductions des Belles-Lettres.

Très bon choix, au passage, de Lysias. C'est accessible et plutôt amusant. 🙂
Très bien, c'est mieux. Je suis plus efficace, et surtout, j'y prends bien plus de plaisir.

Néanmoins, en grec, je ne sais pas trop quoi lire… Les orateurs attiques, certes, Lysias, d'acord, Xénophon, bon, Démosthène, pourquoi pas. Mais quels ouvrages avez-vous trouvés tout particulièrement passionnants, et qui plus est riches sur le plan linguistique ? J'aime assez Lysias, mais les discours (exceptés de Cicéron 😀), on s'en lasse. Enfin JE m'en lasse : je ne choisis pas, peut-être, les meilleurs… Enfin voilà… Je pensais à l'Anabase, mais est-ce facile à lire ? Ou encore le théâtre antique : Aristophane, Euripide, Eschyle ? Et Platon, est-ce difficile (j'ai souffert dans les version qu'on m'a proposées de lui) ? Et Isocrate ? Hérodote, ou Thucydide (peu recommandé je crois) ?

Bref, qu'avez-vous à conseiller, vous, les experts 😉 ?
S. a écrit :Je pensais à l'Anabase, mais est-ce facile à lire ?
Qand j'étais au lycée, on travaillait sur ce texte en Troisième, et on avançait à un bon rythme. 🙂
En plus, il est publié en poche 🙂 !
Bonjour,

Dans En.IX, vers 265-275, je ne comprends pas:

"Genitor dabit bis sex lectissima corpora matrum captivosque suaque omnibus arma", rendu par "mon père te fera présent de douze belles esclaves, …" => d'où viennent les "esclaves" ?
"Si vero capere Italiam sceptris potiri contigerit victori et…", je ne vois pas le sujet de "contigerit" 😞
Pourriez-vous m'éclairer svp ? 🙂