Virgile, Énéide, chant IV

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109 réponses · Page 3 / 6

Merci de la référence.
Ernout considère donc l'attribut du COD comme un cas de double accusatif… Je trouve cela pour le moins bizarre.
C'est une classification étrange en effet : d'un côté "le double accusatif « attribut »", de l'autre le "double accusatif". Je pense qu'une grammaire sommaire comme celle de Zadek est pour le coup préférable.
Je n'ai pas (encore) la Ernout . Ma grammaire ne le considère pas comme un double accusatif, ni le Cayrou d'ailleurs :

https://locutio.net/locutio_bis/grammaire/136.gif p.136
https://locutio.net/locutio_bis/grammaire/137.gif p.137
La syntaxe d'Ernout et Thomas est un ouvrage de référence, mais qui est utilisée en niveau universitaire. Elle fourmille de détails, on peut s'y perdre, et je pense qu'il vaut mieux s'en dispenser, à moins d'être étudiant en lettres classiques.
Non, c'est Anne345 qui est dans le vrai. Comitem n'est qu'apparemment un simple attribut de sororem. Une grammaire élémentaire ne sert à rien ici. Voyez Touratier, Syntaxe latine, p. 416 sqq., en particulier (mais pas seulement) le paragraphe sur les verbes d'opinion. Très instructif.
Bonjour.

Je suis très peu équipé… et ne dispose pas de cet ouvrage .
Que dit-il ? Si ça ne vous dérange pas de nous l'écrire, bien sûr. Merci à l'avance !

Cordialement.
Le début est est en ligne là
https://books.google.fr/books?id=YnaehLs1O1sC&pg=PA416#v=onepage&q=&f=false

Il manque la suite, suspense…

Je n'ai pas la prétention d'avoir raison, simplement de faire confiance à Ernout !
Bonjour.

Quoi qu'il en soit, la suite…
idem ambas ferro dolor atque eadem hora tulisset.
Là encore, le groupe sujet est bien « idem dolor atque eadem » ? Et le verbe ne s'accorde qu'avec « eadem hora », c'est bien cela ? Et « ferro » indique bien le complément circonstanciel de moyen ? Parce que dans deux des traductions que j'ai consultées, il n'est pas traduit…
His etiam struxi manibus patriosque vocavi
voce deos, sic te ut posita crudelis abessem ?
Au début, je pensais bien que « patrios » se rattachait à « deos » mais pourquoi la particule -que ? Cette particule n'indique-t-elle pas la fin d'une énumération ? Pourquoi est-elle ici placée en début de proposition ? Autre problème, si « patrios deos » est COD de « vocavi », quel est le complément d'objet de « struxi », le verbe étant transitif ? M. Lefaure indique : « j'ai dressé ce bûcher », mais d'où cela vient-il ? Est-ce sous-entendu dans le texte latin, dans quel cas j'aurais dû traduire : « je l'ai assemblé » ?

Je ne comprends pas non plus la construction de la proposition : « sic te ut posita crudelis abessem »… « Crudelis » doit être épithète du sujet, d'où : Que (moi), cruelle, j'eusse été loin de… « Abessem » se construisant avec l'ablatif, j'en ai déduit que « te » était à l'ablatif singulier. D'où le participe pourrait se rattacher à ce « te » : Que moi, cruelle, j'eusse été loin de toi, posée. Mais ça ne veut pas dire grand chose ! Et puis il y a le « sic … ut + subjonctif », qui, selon ma grammaire, exprime la conséquence : « de telle sorte que ». D'où j'ai traduit (à ce moment, j'étais déjà bien aiguillé par la traduction de M.Lefaure) : « de telle sorte que moi, cruelle, j'eusse été loin de toi posée »… Vu que ça n'a aucun sens, je me demandais si « te posita » ne serait pas un ablatif absolu, mais ne me paraît finalement pas très logique, puisque la participiale se détache de la principale…

Bref, je suis perdu comme vous le voyez… et un peu agacé à la longue.
Merci pour toute l'aide que vous pourrez m'apporter !

Cordialement.
idem ambas ferro dolor atque eadem hora tulisset.
Là encore, le groupe sujet est bien « idem dolor atque eadem » ? et hora
Et le verbe ne s'accorde qu'avec « eadem hora », c'est bien cela ? Oui
Et « ferro » indique bien le complément circonstanciel de moyen ? Oui Parce que dans deux des traductions que j'ai consultées, il n'est pas traduit… La même douleur, la même heure nous auraient emportées toutes deux par le fer.


His etiam struxi manibus patriosque vocavi
voce deos, sic te ut posita crudelis abessem ?

Au début, je pensais bien que « patrios » se rattachait à « deos » Oui mais pourquoi la particule -que ? Cette particule n'indique-t-elle pas la fin d'une énumération ? Pourquoi est-elle ici placée en début de proposition ? Toute coordination (noms, propositions…), au dernier élément ou à chacun :Ipsos etiam pedibusque manuque trubaver lacus
Autre problème, si « patrios deos » est COD de « vocavi », quel est le complément d'objet de « struxi », le verbe étant transitif ? M. Lefaure indique : « j'ai dressé ce bûcher », mais d'où cela vient-il ? Est-ce sous-entendu dans le texte latin, dans quel cas j'aurais dû traduire : « je l'ai assemblé » ? Oui, pyram sous-entendu. MA traduction donne aussi bucher.

Je ne comprends pas non plus la construction de la proposition : « sic te ut posita crudelis abessem »… « Crudelis » doit être épithète du sujet, d'où : Que (moi), cruelle, j'eusse été loin de… « Abessem » se construisant avec l'ablatif, j'en ai déduit que « te » était à l'ablatif singulier. D'où le participe pourrait se rattacher à ce « te » : Que moi, cruelle, j'eusse été loin de toi, posée. Mais ça ne veut pas dire grand chose ! Et puis il y a le « sic … ut + subjonctif », qui, selon ma grammaire, exprime la conséquence : « de telle sorte que ». D'où j'ai traduit (à ce moment, j'étais déjà bien aiguillé par la traduction de M.Lefaure) : « de telle sorte que moi, cruelle, j'eusse été loin de toi posée »… Vu que ça n'a aucun sens, je me demandais si « te posita » ne serait pas un ablatif absolu, mais ne me paraît finalement pas très logique, puisque la participiale se détache de la principale…
Pono : Gaffiot II f : exposer
Cruelis : vocatif : ô cruelle
Je ne fais pas le rapprochement sic … ut.
abesse (ab) aliquo : n'être pas auprès de qqn.
Ai-je …, ô cruelle, pour que que je fusse loin de toi (qui étais) ainsi exposée ?
Anne345 a écrit :Toute coordination (noms, propositions…), au dernier élément ou à chacun :Ipsos etiam pedibusque manuque trubaver lacus
Mais alors pourquoi dans le cas présent, le -queintroduit-il une proposition, et ne la conclue-t-il pas ?
Oui, pyram sous-entendu. MA traduction donne aussi bucher.
Dès que je vois un verbe transitif (uniquement) non associé à son complément, je dois en déduire que le dit COD est sous-entendu ?
Date, volnera lymphis
abluam et, extremus si quis super habitus errat,
ore legam
Donnez, que je lave (/je laverai) ses blessures avec de l'eau (cc de moyen) et, […]. Je ne comprends pas la construction « extremus si quis super habitus errat ». « Quis », précédé de « si » n'est-il pas une forme contractée de « aliquis » ? Pourtant, cette structure (« si quis ») ne demande-t-elle pas un subjonctif ? Et « extremum habitum ore legere », est-ce une expression toute faite par laquelle on désigne le fait de « recueillir le dernier souffle par un baiser » ?
infixum stridit sub pectore volnus
La seule chose qui me dérange ici, c'est le « infixum », que j'identifie comme un participe passé rattaché à « volnus », mais dont je ne comprends pas le sens…
Ter sese attolens cubitoque adnixa levavit,
ter revoluta toro est oculisque errantibus alto
quaesivit caelo lucem ingemiutque reporta
Dans la première proposition, n'y a-t-il pas redondance entre « levavit » et « attolens » ? J'ai finalement transposé comme cela : Trois fois, se dressant, appuyée sur le coude, elle se leva… Sans conviction. J'avais vu dans « oculisque errantibus » un ablatif absolu (et non un cc de moyen comme le suggère la traduction), est-ce si stupide que cela ? Voilà ce que j'avais en tout cas : et, ses yeux s'égarant (errant), elle chercha la lumière là-haut dans le ciel et elle gémit lorsqu'elle l'eut retrouvée.

Je n'avance pas très vite et malgré ma motivation, beaucoup d'erreurs dans l'analyse, beaucoup de lacunes notamment concernant ma connaissances de certains termes (prépositions, etc.)

Merci en tout cas pour toute l'aide que vous m'apportez !

Cordialement.

P.-S.
Le participe passé d'un verbe déponent a-t-il une valeur active ?
P.P.-S. Dans la phrase « Tum Iuno omnipotens, longum miserata dolorem difficilisque obitus, Irim demisit Olympo, quae luctantem animam nexosque resolueret artus. », plusieurs petites choses me titillent. Comment doit-on traduire « quae + subjonctif » ? Et d'où vient « nexos » car je ne vois que « nexum, i » (la terminaison -os ne pouvant s'appliquer à nexus, us), qui n'est pas très logique…
Mais alors pourquoi dans le cas présent, le -queintroduit-il une proposition, et ne la conclue-t-il pas ? -que introduit la 2ème et dernière principale, coordonnée à la 1ère. La proposition suivante est une subordonnée ut...
Dès que je vois un verbe transitif (uniquement) non associé à son complément, je dois en déduire que le dit COD est sous-entendu ? Non, le COD n’est que rarement sous-entendu. Beaucoup de verbes transitifs peuvent être employés absolument, c'est à dire sans COD.

Date, volnera lymphis
abluam et, extremus si quis super habitus errat,
ore legam

Donnez, que je lave (oui, c'est un subjonctif) ses blessures avec de l'eau (cc de moyen) et, […].
Je ne comprends pas la construction « extremus si quis super habitus errat ». « Quis », précédé de « si » n'est-il pas une forme contractée de « aliquis » ? (oui) Pourtant, cette structure (« si quis ») ne demande-t-elle pas un subjonctif ? si + verbes à l'indicatif présent (ou à l'impératif dans la principale) : si équivaut à s'il est vrai que Si sunt dii, sunt boni. Si les dieux existent, ils sont bons.

Et « extremum habitum ore legere », est-ce une expression toute faite par laquelle on désigne le fait de « recueillir le dernier souffle par un baiser » ?
ma bouche le cueillera (4, 684). "C'était une coutume romaine de recueillir sur la bouche d'un mourant son dernier souffle" . Cicéron (Verrines, 2, 5, 118) montre les mères qui "ne demandaient plus qu'une chose, la permission de recueillir dans un baiser le dernier soupir de leurs fils" (trad. G. Rabaud). Voir aussi, chez Ovide (Métamorphoses, 12, 423ss), le récit de la mort de Cyllare. Mais il y a beaucoup d'autres exemples.
(M. Rat)

infixum stridit sub pectore volnus
La seule chose qui me dérange ici, c'est le « infixum », que j'identifie comme un participe passé rattaché à « volnus », mais dont je ne comprends pas le sens… infigo : - tr. - 1 - ficher dans, enfoncer dans, faire entrer de force (dans, in + acc.). - 2 - faire pénétrer, imprimer, inculquer, graver (dans l'esprit, la mémoire). don blessure infligée/portée à sa poitrine

Ter sese attolens cubitoque adnixa levavit,
ter revoluta toro est oculisque errantibus alto
quaesivit caelo lucem ingemiutque reporta

Dans la première proposition, n'y a-t-il pas redondance entre « levavit » et « attollens » ? Oui. C’est une construction fréquente en grec. J'ai finalement transposé comme cela : Trois fois, se dressant, appuyée sur le coude, elle se leva… Sans conviction. J'avais vu dans « oculisque errantibus » un ablatif absolu (et non un cc de moyen comme le suggère la traduction) un complément circonstanciel de manière , est-ce si stupide que cela ? Puisque l’ablatif absolu est un complément circonstanciel, la frontière avec un complément « ordinaire » est mince. J’ai même connu un prof de latin qui disait que l’ablatif absolu n’existait pas ! En général, on isole l’ablatif absolu entre des virgules pour mieux le distinguer.
Voilà ce que j'avais en tout cas : et, ses yeux s'égarant (errant), elle chercha la lumière là-haut dans le ciel et elle gémit lorsqu'elle l'eut retrouvée. Évite quand c’est possible les participes présent :les yeux vagues

Je n'avance pas très vite et malgré ma motivation, beaucoup d'erreurs dans l'analyse, beaucoup de lacunes notamment concernant ma connaissances de certains termes (prépositions, etc.) Tu n’as pas choisi le plus facile en commençant par des vers ! Et n'hésite pas non plus à consulter une rammaire française.

Merci en tout cas pour toute l'aide que vous m'apportez ! C’et bien parce que cela m’amuse aussi que je réponds !

P.S. Le participe passé d'un verbe déponent a-t-il une valeur active ? Oui mais passé : imitatus = ayant imité.

P.P.S. Dans la phrase Tum Iuno omnipotens, longum miserata dolorem difficilisque obitus, Irim demisit Olympo, quae luctantem animam nexosque resolueret artus. , plusieurs petites choses me titillent. Comment doit-on traduire « quae + subjonctif » ? Une relative au subjonctif exprime le but, la conséquence, la cause ou la concession. Ici, c’est le but : pour qu’elle…

Et d'où vient « nexos » car je ne vois que « nexum, i » (la terminaison -os ne pouvant s'appliquer à nexus, us), qui n'est pas très logique… nexus : participe parfait passif de necto
Bonjour.

Tout est noté, je digère, lentement… Au moins, cette version me permet de localiser mes lacunes : certes, ma connaissance de la grammaire latine est défaillante, mais mon inattention me joue des tours dans mon analyse, notamment…

Je crois que, pour bien se familiariser avec la rigueur de la grammaire, le mieux, c'est de traduire un Cicéron, ou un César, ce que je ferai après avoir terminé d'apprendre le vocabulaire/les notions apprises de cette version-ci.

Mais, en attendant, je termine tout de même :
Ergo Iris croceis per caelum roscida pennis
mille trahens varios adverso sole colores
devolat et supra caput adstitit.
En fait, je ne suis pas d'accord avec la traduction… Selon elle, « roscida » se rattache à « pennis » -tout comme « croceis » : Iris, dont les ailes de safran étincellent de rosée. Pourtant, « pennis » est un ablatif féminin pluriel, tandis que « roscida » est décliné au féminin singulier (nominatif ou ablatif) ! N'est-ce pas erroné de les rattacher alors qu'ils n'ont pas le même nombre ? La seule chose à laquelle « roscida » semble pouvoir se rattacher, ce serait « Iris », elle aussi déclinée au féminin singulier (nominatif). Probable, mais est-ce réellement cela ?

Voici comment j'ai traduit (après avoir repéré certaines erreurs d'analyse) : Donc Iris, couverte de rosée, tirant mille couleurs diverses en face du soleil, descend en volant à travers le ciel et se dresse au dessus de sa tête (métonymique ?). C'est maladroit (et très lourd) pour le moment, mais j'avoue ne pas parvenir à me corriger, la traduction proposée s'éloignant nettement du latin (il me semble) : Iris, dont les ailes de safran étincellent de rosée et qui traîne par le ciel mille reflets divers sous les rayons adverses du soleil, descend et s'arrête au dessus de la mourante.

Une autre question, qui n'a rien à voir. Quand on veut exprimer la provenance, doit-on nécessairement utiliser la préposition « a/ab » ou bien l'ablatif seul suffit-il ? Je pense à une structure comme : « Auferre aliquem (ab) aliquo ».

Merci pour toute l'aide apportée !

Cordialement.
Oui roscida se rapporte bien à Iris. Le traducteur a peut-être trouvé plus poétique de dire que ce sont ses ailles qui sont couvertes de rosée etnon Iris tout entière.

Voici la traduction de l'UCL
Iris donc, avec ses ailes d'or, tout humide de rosée,
tirant à travers le ciel, face au soleil, mille couleurs variées,
s'envole, descend et s'arrête au chevet de Didon.

Là le traducteur a conservé au maximum l'ordre des groupes de mots latins et a ajouté des virgules pour que la phrase soit compréhensible.

Dans les complément circonstanciel de lieu l'origine est normalement ex + ablatif : redeo ex urbe. Sans la préposition pour les villes, de petite île, domus, rus… : redeo Roma, domo, rure. Ab est utilisé soit pour une personne : venio a patro, ou pour marquer un voisinage : venio a rivo. De plus les poètes et certains prosateurs non classiques suppriment la préposition devant toute sorte de noms.

Mais dans ton exemple, ab est en fait inclus dans le verbe : le préverbe ab- se transforme en au- devant un -f. Tu retrouve ab- au parfait : abstuli (abs- au lieu de ab- devant -c et -t) et au supin : ablatum. Dans les cas la préposition égale au préverbe est assez souvent omise.
Merci beaucoup ! Vous êtes remarquable de clarté et de précision.
Mais dans ton exemple, ab est en fait inclus dans le verbe : le préverbe ab- se transforme en au- devant un -f. Tu retrouve ab- au parfait : abstuli (abs- au lieu de ab- devant -c et -t) et au supin : ablatum. Dans les cas la préposition égale au préverbe est assez souvent omise.
Quel(s) ouvrage(s) me permettrai(en)t d'aborder cette évolution de la langue ? Je pensais à la Morphologie historique du latin d'Ernout, ou encore de l'Esquisse d'une Histoire de la Langue Latine de Meillet… A moins que ce soit compris dans la Syntaxe Latine d'A. Ernout ?!
Je n'ai qu'un des livres que tu cites, la syntaxe d'Ernout, et déjà pour moi je considère que c'est de "la confiture pour un cochon", c'est un livre que l'on recommande pour préparer le CAPES ou l'agrégation.
Continue à travailler avec ta grammaire.
Je confirme.
J'ai fait toutes mes études de lettres classiques, agreg incluse, sans jamais utiliser autre chose qu'une grammaire scolaire.
Bonjour.

Je comprends, mais je vais devoir l'acheter (Syntaxe latine) puisque mon adjuvant de/en (?) latin me le demande 😐 ! Concernant la Morphologie historique du latin/Esquisse d'une histoire de la langue, c'était simplement pour découvrir l'évolution de la langue, ce que la grammaire ne traite pas du tout… par curiosité !

Suite et fin donc :
« ……………………………….. Hunc ego Diti
sacrum jussa fero teque isto corpore solvo. »
La deuxième partie de phrase est relativement simple avec la structure solvere aliquem aliquo = délier quelqu'un de quelque chose. Et je te débarrasse de ce corps.

Néanmoins, dans la première partie de phrase, toujours des erreurs d'analyse, dans les choix d'analyse en fait. D'abord, à quoi « Hunc » peut-il se rapporter ? S'il est pronom, je ne vois pas ce qu'il évoque, et s'il est adjectif, il ne peut qualifier que « sacrum », si tant est que « sacrum » vient de « sacer, cra, crum », ce qui est assez improbable, puisqu'il ne peut lui-même qualifier aucun autre substantif ! Ensuite, j'ai considéré que « Diti » était complément d'objet indirect de « jussa » (commandée par = sur l'ordre de) quand ma traduction le considère comme complément de « fero » (emporter qqch. à qqn.), tout aussi logique. Comment doit-on opérer ses choix quand plusieurs possibilités s'offrent à nous ? Par ailleurs, « sacrum » est traduit par « tribut sacré », j'en déduit qu'il provient de « sacrum, i, n. », ce qui trouble davantage l'explication du « hunc »… Je suis perdu !
………………………………… omnis et una
dilapsus calor atque in ventos vita recessit
Je ne comprends ni l'analyse ni la manière dont on doit traduire « omnis et una dilapsus calor. » Je pense que « calor » est nominatif sujet du participe, mais le « omnis et una » me dérange ! La traduction rattache « omnis » à « calor » , mais semble ignorer « una »…

Merci pour toute l'aide que vous m'apportez !

Cordialement.
Un adjuvant ? Un professeur particulier, un répétiteur ? Pourquoi ? En tout cas, il me semble que tu es au lycée, cela parait vraiment prématuré.

Hunc ego Diti
sacrum jussa fero teque isto corpore solvo
.
hunc représente crinem qui suit. Il n’y a pas d’autre mot masculin dans le coin.
Diti est un datif, il n’y a donc pas à hésiter, c’est bien je donne à Pluton. D’ailleurs Iris est descendue sur l’ordre de Proserpine.
Quand il y a plusieurs possibilités, pile ou face. Mais en fait c’est très rare, il fallait bien que les Romains se comprennent.

omnis et una
dilapsus calor atque in ventos vita recessit

Una est un adverbe : : ensemble, en même temps, à la fois.
Construis : et una omnis calor dilapsus (est) atque in ventos vita recessit
Un professeur particulier, oui, si l'on veut !
Diti est un datif, il n’y a donc pas à hésiter, c’est bien je donne à Pluton.
Quand on écrit « Jubeo alicui », cela signifie ordonner à quelqu'un, c'est cela ? Donc « jussa alicui » ne se peut pas ? Ou du moins ne pourra pas signifier ordonnée par quelqu'un (= sur l'ordre de…) ?
D’ailleurs Iris est descendue sur l’ordre de Proserpine.
Exact ! Mais ce n'est pas Junon qu'il l'a envoyée ?
Tum Iuno omnipotens, longum miserata dolorem
difficilisque obitus, Irim demisit Olympo,
quae luctantem animam nexosque resolveret artus.
Et una omnis calor dilapsus (est) atque in ventos vita recessit.
Et en même temps, toute la chaleur s'est évanouie/dissipée et la vie s'éloigne vers/dans les vents.

C'est bien l'ordre des mots latins qui me gêne dans une phrase. Je ne sais jamais par où partir, malgré tous mes efforts pour rester logique : sujet, verbe, complément…

J'avoue que n'ayant pas compris la première partie de phrase, j'ai tenté la deuxième (ce qui, je m'en suis rendu compte, induit en erreur quant au sens) et avait vu en « vita » un complément de manière/accompagnement : Et elle [Iris] s'éloigna dans les vents avec la vie (sous-entendu de Didon)… Je le dis par souci de franchise, et pour que vous voyiez les énormités que je peux commettre !

Merci pour tout. Je reprends l'ensemble, relève le vocabulaire/tournures à apprendre, les notions à revoir, et reviens si jamais il reste quelques obscurités !

Cordialement.
jubeo alicui n'est pas du latin classique (merci M. Ernout !). Gaffiot le cite quand même chez Tacite avec ut (II c).
Effectivement c'est Proserpine qui a envoyé Iris. Je ne devrais pas faire confiance à ma mémoire !