Merci de la référence.
Ernout considère donc l'attribut du COD comme un cas de double accusatif… Je trouve cela pour le moins bizarre.
Ernout considère donc l'attribut du COD comme un cas de double accusatif… Je trouve cela pour le moins bizarre.
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idem ambas ferro dolor atque eadem hora tulisset.Là encore, le groupe sujet est bien « idem dolor atque eadem » ? Et le verbe ne s'accorde qu'avec « eadem hora », c'est bien cela ? Et « ferro » indique bien le complément circonstanciel de moyen ? Parce que dans deux des traductions que j'ai consultées, il n'est pas traduit…
His etiam struxi manibus patriosque vocaviAu début, je pensais bien que « patrios » se rattachait à « deos » mais pourquoi la particule -que ? Cette particule n'indique-t-elle pas la fin d'une énumération ? Pourquoi est-elle ici placée en début de proposition ? Autre problème, si « patrios deos » est COD de « vocavi », quel est le complément d'objet de « struxi », le verbe étant transitif ? M. Lefaure indique : « j'ai dressé ce bûcher », mais d'où cela vient-il ? Est-ce sous-entendu dans le texte latin, dans quel cas j'aurais dû traduire : « je l'ai assemblé » ?
voce deos, sic te ut posita crudelis abessem ?
Anne345 a écrit :Toute coordination (noms, propositions…), au dernier élément ou à chacun :Ipsos etiam pedibusque manuque trubaver lacusMais alors pourquoi dans le cas présent, le -queintroduit-il une proposition, et ne la conclue-t-il pas ?
Oui, pyram sous-entendu. MA traduction donne aussi bucher.Dès que je vois un verbe transitif (uniquement) non associé à son complément, je dois en déduire que le dit COD est sous-entendu ?
Date, volnera lymphisDonnez, que je lave (/je laverai) ses blessures avec de l'eau (cc de moyen) et, […]. Je ne comprends pas la construction « extremus si quis super habitus errat ». « Quis », précédé de « si » n'est-il pas une forme contractée de « aliquis » ? Pourtant, cette structure (« si quis ») ne demande-t-elle pas un subjonctif ? Et « extremum habitum ore legere », est-ce une expression toute faite par laquelle on désigne le fait de « recueillir le dernier souffle par un baiser » ?
abluam et, extremus si quis super habitus errat,
ore legam
infixum stridit sub pectore volnusLa seule chose qui me dérange ici, c'est le « infixum », que j'identifie comme un participe passé rattaché à « volnus », mais dont je ne comprends pas le sens…
Ter sese attolens cubitoque adnixa levavit,Dans la première proposition, n'y a-t-il pas redondance entre « levavit » et « attolens » ? J'ai finalement transposé comme cela : Trois fois, se dressant, appuyée sur le coude, elle se leva… Sans conviction. J'avais vu dans « oculisque errantibus » un ablatif absolu (et non un cc de moyen comme le suggère la traduction), est-ce si stupide que cela ? Voilà ce que j'avais en tout cas : et, ses yeux s'égarant (errant), elle chercha la lumière là-haut dans le ciel et elle gémit lorsqu'elle l'eut retrouvée.
ter revoluta toro est oculisque errantibus alto
quaesivit caelo lucem ingemiutque reporta
ma bouche le cueillera (4, 684). "C'était une coutume romaine de recueillir sur la bouche d'un mourant son dernier souffle" . Cicéron (Verrines, 2, 5, 118) montre les mères qui "ne demandaient plus qu'une chose, la permission de recueillir dans un baiser le dernier soupir de leurs fils" (trad. G. Rabaud). Voir aussi, chez Ovide (Métamorphoses, 12, 423ss), le récit de la mort de Cyllare. Mais il y a beaucoup d'autres exemples.(M. Rat)
Ergo Iris croceis per caelum roscida pennisEn fait, je ne suis pas d'accord avec la traduction… Selon elle, « roscida » se rattache à « pennis » -tout comme « croceis » : Iris, dont les ailes de safran étincellent de rosée. Pourtant, « pennis » est un ablatif féminin pluriel, tandis que « roscida » est décliné au féminin singulier (nominatif ou ablatif) ! N'est-ce pas erroné de les rattacher alors qu'ils n'ont pas le même nombre ? La seule chose à laquelle « roscida » semble pouvoir se rattacher, ce serait « Iris », elle aussi déclinée au féminin singulier (nominatif). Probable, mais est-ce réellement cela ?
mille trahens varios adverso sole colores
devolat et supra caput adstitit.
Mais dans ton exemple, ab est en fait inclus dans le verbe : le préverbe ab- se transforme en au- devant un -f. Tu retrouve ab- au parfait : abstuli (abs- au lieu de ab- devant -c et -t) et au supin : ablatum. Dans les cas la préposition égale au préverbe est assez souvent omise.Quel(s) ouvrage(s) me permettrai(en)t d'aborder cette évolution de la langue ? Je pensais à la Morphologie historique du latin d'Ernout, ou encore de l'Esquisse d'une Histoire de la Langue Latine de Meillet… A moins que ce soit compris dans la Syntaxe Latine d'A. Ernout ?!
« ……………………………….. Hunc ego DitiLa deuxième partie de phrase est relativement simple avec la structure solvere aliquem aliquo = délier quelqu'un de quelque chose. Et je te débarrasse de ce corps.
sacrum jussa fero teque isto corpore solvo. »
………………………………… omnis et unaJe ne comprends ni l'analyse ni la manière dont on doit traduire « omnis et una dilapsus calor. » Je pense que « calor » est nominatif sujet du participe, mais le « omnis et una » me dérange ! La traduction rattache « omnis » à « calor » , mais semble ignorer « una »…
dilapsus calor atque in ventos vita recessit
Diti est un datif, il n’y a donc pas à hésiter, c’est bien je donne à Pluton.Quand on écrit « Jubeo alicui », cela signifie ordonner à quelqu'un, c'est cela ? Donc « jussa alicui » ne se peut pas ? Ou du moins ne pourra pas signifier ordonnée par quelqu'un (= sur l'ordre de…) ?
D’ailleurs Iris est descendue sur l’ordre de Proserpine.Exact ! Mais ce n'est pas Junon qu'il l'a envoyée ?
Tum Iuno omnipotens, longum miserata doloremEt una omnis calor dilapsus (est) atque in ventos vita recessit.
difficilisque obitus, Irim demisit Olympo,
quae luctantem animam nexosque resolveret artus.