Ordre des pronoms personnels

Langue française

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour

J'ai une question qui me traine dans la tête.


Pour quel raison les pronoms sont ils dans cette ordre-ci:

je
tu
il
elle
on
nous
vous
ils
elles



?


Si vous pouviez m'éclairer …..


Merci d'avance
C'est vrai ça !
C'est très égocentrique de commencer par le "je" !

Ce serait beaucoup plus joli si ça allait dans cet ordre :

vous
elle
elles
il
ils
tu
nous
je

militons ! Et apprenons désormais nos tables de conjugaison selon ce mode.

Vive la révolution !
Bonjour !

Je vous conseille d'aller voir cette page : https://www.francoisguite.com/2008/04/je-tu-il-nous-vous-ils-une-echelle-de-maturite-sociale/ Relief > Je-tu-il-nous-vous-ils : une échelle de maturité sociale ! Je ne suis pas sûr que ce soit historiquement correct, mais c'est un document intéressant alors autant le partager !

Cordialement,
Zadek
Euh , pardonnez-moi si je suis directe mais je trouve ce topic inutile et si la langue française est ainsi , je ne vois pas pourquoi nous devrions penser autrement 😉

y'a tellement de chose qui vallent le coup de se poser des questions , trop de choses que la vie nous impose qui nous mettent des barrières alors pour le coup ça je trouve moyen ..
"Moi je" me disais qu'il y avait une logique qui mettait l'individu en valeur. Sans forcément que ça soit de l'égocentrisme.


"je" serait une certaine vérité. Quel que soit son emploie, même quand on ment il dit quelque chose de nous.

"Tu" serais celui sans qui le "je" n'a pas de raison.

"il, elle, on" serait la vérité que l'on donne à une personne ou un objet.

De plus on peut considérer que le singulier définie l'intime d'un être et le pluriel, l'individu dans le social.

Je sais pas si je suis clair. mais je suis sur que se n'est pas par hasard que s'est agencé ainsi.
Ce n'est aligné que parce qu'on ne peut pas faire autrement pour énumérer. Mais rien n'empêche de commencer une phrase par le pronom qu'on choisit
Par contre, il y a une certaine articulation qui se répète, qu'on retrouve, à laquelle on s'attend. Un hurluberlu que certains trouvent obscur essaye d'en tirer parti https://rjondeau.canalblog.com/archives/introduction_au_blog/index.html
Mais rien n'empêche de commencer une phrase par le pronom qu'on choisit.
Bon sang, mais c'est bien sûr !
Merci de cette indispensable précision.
Et aussi du lien vers votre blog.
Quoique je n'aie pas bien saisi le rapport…
Ce putaklisme peut-être ?
La manie d'expliquer ce qu'on ne comprend pas par le discours, le prêche, l'enseignement et le journalisme détourne l'attention des auditeurs de ce que leurs sens appréhendent pour la porter vers l'explication, jusqu'à ce que l'explication des explications entortillées sur elles-mêmes forme un ordre qualifié de symbolique où la démence prend le caractère obligatiore de la discipline religieuse dans un ordre rigide.
J'ai déjà vu des manuels de langue qui ne les présentaient pas dans cet ordre, je crois. C'est parfaitement arbitraire ; on pourrait dire la même chose de l'ordre des cas dans la déclinaison.
Même si parfois (rarement semble-t-il) on utilise d'autres rangements, l'ordre traditionnel de la conjugaison ne me semble pas totalement arbitraire :
Je parle : je suis une personne.
Je te parle : tu es la deuxième personne.
Je te parle d'un tiers : il est la troisième personne.
Il y a effectivement des différences dans l'ordre des cas dans les déclinaisons selon les pays, et même en France selon l'époque comme dans la grammaire Edon. L'ordre des pronoms est toujours le même, à ma connaissance, du plus proche au plus lointain, mais parfois avec l'alternance singulier pluriel.
Jehan a écrit :Je parle : je suis une personne.
Je te parle : tu es la deuxième personne.
Je te parle d'un tiers : il est la troisième personne.
Effectivement, pour les situations d'énonciation traditionnelles :

La première personne, l'énonciateur : je
La deuxième personne, le destinataire : tu
La troisième personne, la non-personne de Benvéniste, qui ne participe pas à la situation d'énonciation mais qu'on évoque : il

Il y aurait donc bien une logique, derrière l'apparent désordre…
On apprend les déclinaisons par cœur comme les tables de multiplication et je pense que c'est par analogie avec le numérique qu'on se fait une première idée de l'ordre. Initialement l'ordre est indifférent, mais une fois qu'on a cet ordre en tête, il est gênant d'en changer, de même qu'il est indifférent de conduire à droite ou à gauche, mais une fois qu'un choix a été fait, il faut qu'il soit appliqué par tout le monde. Pourtant j'ai vu de grammaires latines qui présentaient les cas dans des ordres différents
.
Mais s'il y a des anglais en ligne, ils pourraient peut-être donner un point de vue intéressant en rapport avec leur conception du système métrique, et de l'ordre en général.
Je pense que cet ordre est cohérent, et repose sur une logique précise. On met en premier la personne qui l'emporte sur les suivantes.

La première personne l'emporte toujours quand elle coordonnée à une autre personne :
Toi et moi, nous venons.
Lui et moi, nous venons.

La deuxième personne l'emporte sur la troisième :
Toi et eux, vous venez.

Quant à la troisième personne, il ne faut aucun élément de la première ou de la deuxième, pour qu'elle ne soit pas automatiquement intégrée à l'une d'elles.

L'ordre des cas dans les déclinaisons repose sur une logique moins rigoureuse : cependant la répartition entre d'une part le nominatif vocatif accusatif, et d'autre part, les cas obliques, est très commode du point de vue de la morphologie. Mais réciter par coeur une déclinaison dans l'ordre : rosa rosa rosam etc. ne me semble pas la meilleure manière, pour un débutant, d'apprendre les déclinaisons. Il y a trop d'apprentis latinistes qui sont capables de débiter d'une traite les déclinaisons, mais qui n'arrivent pas à identifier immédiatement le cas (il faut qu'ils récitent, en se demandant : rosa rosa rosam rosae… mince le 4° cas, c'est bien le génitif?). Il vaut mieux au contraire ignorer cet ordre, comprendre les cohérences de la déclinaison, et faire des exercices d'identification.
Votre réflexion est très intéressante, Lucrétius, et vous rappelez la distinction entre le nous inclusif (je et tu ou je et vous) et le nous exclusif (je et il/elle ou je et ils/elles) mais je ne pense pas que ce soit la véritable cause de la classification des pronoms, Jehan me convainc plus.

Je remarque ainsi que les pronoms sont ordonnés comme le schéma d'énonciation :

celui qui parle
(l'énonciateur, le je "la personne qui énonce la présente instance de discours contenant je" disait Benvéniste)
à quelqu'un
(le destinataire, le tu "l’individu allocuté dans la présente instance de discours contenant l’instance linguistique tu")
de quelqu'un ou quelque chose
(la non-personne, l'absent, le il/elle)

Je vous rejoins par ailleurs pleinement sur les déclinaisons et les difficultés que l'apprentissage par cœur introduit.