Être admis à passer en khâgne impose-t-il à une prépa d’ouvrir ses portes ?

La filière littéraire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

J'aurais souhaité connaitre votre avis sur le paradoxe de la situtation suivante:
Ayant effectué une brillante première année d'hypokhâgne dans un lycée de la banlieue parisienne n'offrant qu'une première année de prépa littéraire et ayant donc obtenu un passage en khâgne sans souci, les 4 dossiers déposés dans 4 khâgnes parisiennes ont tous été refusés. Existe-t-il donc une obligation légale à être pris dans une khâgne, alors même qu'on y est admis, et que l'on est forcé de changer de lycée puisque celui dont on vient ne possède pas de khâgne?
Conviendrait-il de prévenir tous les étudiants s'inscrivant dans des lycées n'offrant qu'une première année de prépa que ceci peut se révéler un immense piège?
Merci de m'éclairer et surtout, d'indiquer quels sont les recours possibles pour rémédier à cette absurdité!
(Avant tout, je précise que j'étais moi-même cette année dans un lycée dépourvu de khâgne à Paris, et que même si je passe pas en khâgne par choix, j'ai eu l'occasion de suivre le parcours de mes petits camarades futurs khâgneux.)

Déjà, il me semble que mes camarades ont fait 6 voeux de khâgnes, et non 4 : pourquoi n'avoir pas rempli tous tes voeux ?
Ensuite, tu dis que ton année a été "brillante" : j'imagine que tu étais premier(ère?) dans ta prépa ? Si oui, même s'il s'agit d'une petite prépa (laquelle, d'ailleurs, si tu veux bien le dire, même par mp ?), tu aurais effectivement dû trouver une khâgne prête à t'accueillir, même si tout dépend aussi du niveau de ton hk, et de celui des kh dont tu as fait la demande… (Un grand lycée peut te refuser s'il estime que ton classement dans ton hk n'est pas suffisant… ou tout simplement s'il a fait le plein d'élèves !)

Pour "l'obligation légale", et bien à en croire mon (ancienne) proviseure : oui. Je n'en sais pas beaucoup plus, étant donné que dans les gens avec lesquels je suis restée en contact depuis la fin de l'année, tout le monde a eu une affectation, mais la proviseure avait en gros dit que si certains élèves, à qui le passage était accordé, n'avait aucune khâgne, il y avait une sorte de commission d'affectation à laquelle la proviseure viendrait avec leur dossier sous le bras ! Donc normalement, oui, tu dois te retrouver en kh l'année prochaine. Ensuite, rien n'oblige les lycées qui t'ont refusé(e) à t'accepter, normal…
FRFOJG a écrit :Conviendrait-il de prévenir tous les étudiants s'inscrivant dans des lycées n'offrant qu'une première année de prépa que ceci peut se révéler un immense piège?
Là, je ne suis vraiment pas d'accord : chez nous, il me semble que tous les élèves ayant eu leur passage ont eu une affectation (je n'en suis pas sûre à 100%, mais je le saurai probablement en septembre prochain). Personne n'oblige un élève à demander un lycée sans khâgne, et les lycées sont en général honnêtes en accordant le passage à qui le mérite. Pour te dire, nombre d'élèves n'ayant pas eu le passage ont réussi à trouver un lycée d'accueil pour aller en kh malgré tout, donc je trouve les (nos?) profs loin d'être malhonnêtes, d'ailleurs ils ont beaucoup soutenu les élèves n'ayant pas eu le passage, en leur écrivant au besoin des lettres de recommandation.
(Bref, tu ne peux pas faire de ton expérience personnelle une vérité générale…)

Pour les recours… Déjà, as-tu parlé de ta situation à tes profs et à ton proviseur ? Ils sont probablement bien placés pour t'aiguiller sur la démarche à suivre, même si normalement, comme je te le disais en début de message, et si j'en crois les dires de ma proviseure et de mes profs, c'est à ton lycée de se charger de te trouver une place !
Dans le pire des cas, il restera toujours des places dans certains lycées à la rentrée, là où entrent les élèves n'ayant pas eu le passage, même si ça ne me semble pas très juste pour toi. Mais au moins, c'est une façon de se retrouver malgré tout en kh !

Bon courage en tout cas !
Merci beaucoup pour toutes ces infos. Je reconnais le côté un peu provocateur de ma mise en garde envers les prépa qui n'offrent qu'une première année mais, compte tenu de cette expérience pour le moment plutôt mauvaise, c'est tout de même un peu ce que je ressens. De même, je persiste à dire qu'intégrer une hypokhâgne sans khâgne est un handicap car il ne suffit pas d'être admis en khâgne pour y aller, il faut en plus remontrer patte blanche, reprouver que depuis la terminale, voir la première, on est un bon élément, etc etc. Ce qui est nettement moins favorable que lorsqu'il n'y a qu'à décrocher son passage dans l'année suivante! Ce risque n'est pas particulièrement souligné quand on s'inscrit dans "une hypokhâgne sans khâgne" et le discours que nous avions eu à la journée portes ouvertes, alors même que la question avait été posée, était finalement beaucoup plus rassurant que la réalité à laquelle on fait face aujourd'hui.
La suggestion d'en parler aux profs est excellente, sauf qu'à la mi-juillet, il n' y a plus personne nulle part et que personne n'est joignable, ni les secrétariats des lycées, ni les profs. Certaines khâgnes ayant de plus indiqué qu'en cas de "réponse négative" elles ne prévenaient pas, il est toujours assez délicat de "deviner" le moment où tout espoir doit être abandonné! On s'était donné jusqu'au 14 juillet, on a sans doute attendu trop longtemps…
Effectivement, il va falloir "réattaquer" à la rentrée et cette commission d'affectation sera peut-être une planche de salut!
Bonjour,

J'étais également dans une hypokhâgne orpheline située en banlieue parisienne cette année. Je précise pour Tourment de nuit que la procédure d'affectation est différente pour les parisiens et les banlieusards. Les étudiants venant d'un lycée parisien ont un choix limité à 6 lycées, mais doivent suivre une procédure beaucoup plus "officielle" (système de fiche A fiche B qui s'applique à tout le monde) et n'ont quasiment aucune chance de voir des mésaventures pareilles arriver. En revanche, les élèves arrivant d'un établissement situé en banlieue ont un choix illimité (ce qui paraît d'abord être un avantage), mais la procédure est plus "officieuse". Les lycées fournissent eux même les fiches d'admission, et certains ne se gênent pas pour rajouter des pièces à fournir (bulletins de 1ère, lettre de motivation…). Bref, comme le dit FRFOJG il faut bien "remontrer patte blanche". La décision du conseil de classe ne fait pas autorité et il est techniquement possible de se retrouver sans établissement (pas certain que cette procédure d'affectation dont tu parles marche pour les banlieusards, mes profs ne l'ont jamais signalée). Donc oui c'est un peu galère, et rajoute un certain stress.

Bon pour info je signale que j'étais assez bien classé cette année et que j'ai été admis dans le lycée où je souhaitais aller =)

Bon courage dans tes démarches FRFOJG!
Ce que vous dites s'applique-t-il aux cas où l'on est obligé de changer de lycée car la Khâgne proposée par notre lycée d'Hypokhâgne ne prépare pas à l'examen que l'on souhaite ?
C'est mon cas. J'entre cette année en Hypokhâgne dans un lycée qui en Khâgne prépare à l'ENS LSH alors que je souhaiterais présenter Ulm. Je serai donc amené à changer de lycée à la fin de l'année. Je sais que je trouverai le lycée en fonction de mes résultats de l'année mais est-il possible que je me retrouve sans lycée ? Cette idée m'effraie un peu.
Ah, je ne savais pas qu'il y avait une différence entre les prépas parisiennes et les prépas de banlieue (), au temps pour moi !
La différence n'est pas entre "Paris" et "le reste", c'est simplement que la procédure fonctionne par académies. Un exemple : https://www.ac-paris.fr//