Bonjour à tous,
Je viens de m'inscrire sur ce forum pour la raison suivante : après avoir réécrit le journal de guerre de mon grand père (1914), je m'attaque (si je puis dire) à celui de mon père (1944). En raison de l'avancement de sa maladie d'alzheimer, plus question de bénéficier de son aide. Aussi, je me tourne vers vous pour cette première question : lorsque l'on écrit un "véhicule allemand" je pense que l'on met le a en minuscule, et " j'ai vu le soldat Allemand ", là, mon père mettait le a en majuscule… Que dois-je faire ?
Merci de votre aide.
Pierre
Les nationalités sont des formes adjectivales ! De fait, si "allemand" est adjectif de "soldat", alors il prend une minuscule. En revanche, il arrive (très souvent) que ces adjectifs de nationalité soient substantivés, ainsi avons-nous "Le Français avance fièrement", et dans ce cas, l'adjectif devenant nom propre, il convient de l'écrire avec une lettre capitale.
A vérifier 😉 !
Bonjour, Zadek. =)
Tes remarques orthographiques sont tout à fait fondées…
En revanche, comme Lucretius te l'a déjà signalé, ta phrase-signature n'est pas de Cicéron, sauf erreur. Voir Wikipedia :
Oderint, dum metuant, "Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent !" Il s'agit là en fait d'une reprise par Caligula d'une phrase célèbre de son prédécesseur l'empereur Tibère "Oderint, dum probent" "Qu'ils me haïssent pourvu qu'ils m'approuvent".
Peut-être Cicéron s'est-il contenté de rapporter ces propos…
Vous avez tout à fait raison 😀 !
Il s'agit en réalité d'une citation du célèbre poète tragique Accius (
Atrée) qui, par la suite a été reprise par Ciceron dans le
De Officiis (I, 28, 97)… Je
modifie, puisque cela vous perturbe 😜 !
comme Lucretius te l'a déjà signalé
?
P.-s. Je viens seulement de remarquer son message :roll:.
Bonjour à tous, merci Zadec, je prends bonne note.
Voci une deuxième question :
Mon père écrit : "nous allons sous la tente-salle à manger", que pensez-vous de l'orthographe ? (pour le contexte : il est dans un bois en aout 1944, dans un maquis de l'Indre).
Merci, Pierre
Bonjour.
"Nous allons sous la tente-salle à manger."
Pour ma part, je ne trouve rien à redire sur la formation et l'orthographe de ce mot composé inédit, mais de sens très clair quand on connaît le contexte.
Quiroule a écrit :[…] après avoir réécrit le journal de guerre de mon grand père (1914), je m'attaque (si je puis dire) à celui de mon père (1944). En raison de l'avancement de sa maladie d'alzheimer, plus question de bénéficier de son aide. […] lorsque l'on écrit un "véhicule allemand" je pense que l'on met le a en minuscule, et " j'ai vu le soldat Allemand ", là, mon père mettait le a en majuscule… Que dois-je faire ? […]
Selon moi, retranscrire exactement et scrupuleusement ce qu'a écrit ton père, tel qu'il l'a écrit. Avec éventuellement des appels de note renvoyant à tes indications et commentaires sur l'orthographe, la syntaxe, le vocabulaire, les abréviations et tout ce que tu voudras. C'est ce que j'ai fait avec la correspondance de guerre de mon grand-père maternel (1914 - hélas 1916 à Verdun) : strict respect de ce qu'il a écrit, quelquefois à plat ventre au milieu des explosions de 77, ce qui n'aide pas…
Zadek a écrit :Les nationalités sont des formes adjectivales ! De fait, si "allemand" est adjectif de "soldat", alors il prend une minuscule. En revanche, il arrive (très souvent) que ces adjectifs de nationalité soient substantivés, ainsi avons-nous "Le Français avance fièrement", et dans ce cas, l'adjectif devenant nom propre, il convient de l'écrire avec une lettre capitale. A vérifier 😉 !
Est-ce que «
un/le Français » (désignant les individus de nationalité française), c'est vraiment la substantivation de l'adjectif « français » ? Autrement dit et pour être tout à fait clair, lequel des deux mots est dérivé de l'autre, ou, éventuellement, peut-on considérer qu'il y a apparition concommitante des deux ?
Si l'on se réfère aux attestations du TLF, l'adjectif et le nom de peuple semblent bien être apparus ensemble, tous deux attestés dès 1100 dans la Chanson de Roland. Pour ce qui est du nom, le Robert historique date l'autre sens "langue française" de la fin du XII[sup]e[/sup] siècle, soit légèrement plus tard.