Subjonctif présent ou imparfait ?

Langue française

35 réponses · Page 2 / 2

La principale étant au passé, si l'on applique strictement les règles, c'est bien le subjonctif imparfait qui convient. Dans le registre courant et dans ce cas précis, le subjonctif présent est également toléré. Mais s'il s'agit d'un exercice à faire, je te conseillerais d'utiliser le subjonctif imparfait.
Bonjour,

Elle ne voulait pas que ses invités viennent / vinssent déjà avant que sa mère vienne / vît / avant que sa mère fût / soit à la maison.



Après avant que, peut-on utiliser le subj. imparfait OU le subj. présent?

Merci
Petite faute de frappe.
Le subjonctif imparfait de "venir"n'est pas vît, mais vînt… 😉

avant que est toujours suivi du subjonctif.

Et comme je l'ai dit plus haut, la principale étant au passé, si l'on applique strictement les règles, c'est bien le subjonctif imparfait qui convient. Dans le registre courant et dans ce cas précis, le subjonctif présent est également toléré.
Pour mon savoir, cette phrase pourrait-elle être rédigée ainsi :

Elle ne voulait pas que ses invités viennent avant que sa mère ne fût à la maison.
Oui.
On admettrait aussi ne soit.
ricardo a écrit :Pour mon savoir, cette phrase pourrait-elle être rédigée ainsi :

Elle ne voulait pas que ses invités viennent avant que sa mère ne fût à la maison.
Oui, la preuve, tu l'as fait !
Cela dit, il est un peu étrange de mettre "viennent" au présent du subjonctif et "fût" à l'imparfait du subjonctif.
Il me semblerait plus logique d'adopter le même temps pour les deux :
a)Elle ne voulait pas que ses invités viennent avant que sa mère ne soit à la maison.
b)Elle ne voulait pas que ses invités vinssent avant que sa mère ne fût à la maison.
La forme a est la plus courante. La forme b est évidemment la plus littéraire, mais la plus étrange en temps normal ; "vinssent" est plus inhabituel que "fût" et peut expliquer la tentation d'écrire comme tu l'as fait en mélangeant les temps.
Jehan a écrit :La principale étant au passé, si l'on applique strictement les règles, c'est bien le subjonctif imparfait qui convient. Dans le registre courant et dans ce cas précis, le subjonctif présent est également toléré. Mais s'il s'agit d'un exercice à faire, je te conseillerais d'utiliser le subjonctif imparfait.
Je profite de l'occasion pour rappeler (une nouvelle fois) la règle dite "de concordance des temps" ou de "correspondance des temps" applicable en langue écrite : (cf. § 898 du Bon usage électronique, 2017) :

a) Lorsque le verbe principal est au présent ou au futur, on suit les règles données au § 897 [concernant la concordance des temps en langue parlée]: on met le présent quand le subjonctif exprime un fait qui est simultané ou postérieur par rapport au verbe principal ; on met le passé quand il s’agit d’un fait antérieur.

b) C’est quand le verbe principal est au passé qu’il y a un usage propre à la langue écrite.

- Elle emploie l’imparfait quand le subjonctif exprime un fait qui est simultané ou postérieur par rapport au verbe principal :
J’ordonnais (ou j’ordonnai, j’ai ordonné, j’avais ordonné, quand j’eus ordonné ) qu’il partît sur le moment, qu’il partît sans tarder.

- Elle emploie le plus-que-parfait quand le subjonctif exprime un fait qui est antérieur par rapport au verbe principal :
Je regrettais (ou je regrettai, etc.) qu’il fût parti depuis une heure.
Oui, j'étais conscient d'employer des temps différents, mais il me semblaient bien "sonner" par rapport à la différence des périodes des actions.

Elle ne voulait pas que ses invités viennent avant que sa mère ne fût à la maison.

"viennent" les invités ne sont pas encore arrivés.
"fût" la mère sera alors présente, donc antériorité par rapport à la venue des invités.

J'ai l'impression que ça concorde avec un des exemples que présente Roméo.
J'avoue que je me mélange un peu la pédale dans ce dédale (pour la rime 😉 )

Roméo, ???
Ricardo,


Imp. du subj. :
Elle ne voulait pas que ses invités vinssent avant que sa mère ne fût à la maison.

Mais à l'oral (et j'ajouterais : même dans la langue écrite ordinaire) on tolérera le présent du subj. :
Elle ne voulait pas que ses invités viennent avant que sa mère ne soit à la maison.

L'expression consacrée est se mélanger les pédales.
Oui, je sais mais je voulais préserver une rime parfaite, même terminaison orthographique.

Elle ne voulait pas que ses invités vinssent avant que sa mère ne fût à la maison.

Je me vois mal écrire ça, mais je sais qu'il s'agit de la bonne concordance.

Cela dit, je prends note que ma phrase est fautive…et pourtant, j'aime bien, na ! 😉
L'imparfait du subjonctif, ça peut tout de même faire des jolies rimes :

Franc' dimanche de province
En dépit d' mon air moqueur
Il fallait que tu devinsses
La chanson de mon cœur


(Charles Trenet)
Ricardo, tu es un perfectionniste ! 🙂
Oui, on me le fait remarquer dans d'autres domaines aussi.
Je n'aime pas du tout l'à-peu-près, comme je n'aime pas le gris, le tiède, le sucré/salé, le vin rosé, etc.
Et pourtant, je me dis moi-même, moyen en tout, va comprendre ! 🙄
Bonjour,

Besoin d'aide pour le choix entre subjonctif imparfait et subjonctif présent:

Il était en train de goûter à l’humour irlandais, ou plutôt britannique, bien qu’ils (les Irlandais) eussent en aversion l’idée d’être considérés comme des britanniques.

J'hésite avec : bien qu'ils aient en aversion

merci par avance
Bonsoir.

Il était en train de goûter à l’humour irlandais, ou plutôt britannique, bien qu’ils (les Irlandais) eussent /aient en aversion l’idée d’être considérés comme des Britanniques.

Les deux temps sont admissibles.
Registre soutenu et concordance des temps classiques : eussent.
Registre courant : aient.