Traiter sujets graves ou sérieux sur le mode plaisant ou humoristique
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Bonjour,
J’ai le même sujet à traiter et si quelqu'un pouvait m'aider à trouver un plan parce que je ne sais pas du tout quoi faire !
Merci d'avance.
Bonjour,
Regarde les conseils qui ont été donnés sur le forum.
Commence par analyser mot à mot le sujet avec ton dictionnaire pour bien cerner les présupposés de ton sujet. Reformule ta problématique et appuie-toi sur tout ce que tu as pu lire depuis ton enfance.
Réfléchis à ce que peuvent apporter le rire ou le ton pathétique à un sujet grave.
Quels sont les avantages de l'un et l'autre. Si il n'existe pas un ton intermédiaire. Si le fait d'utiliser l'ironie ou le comique permet d'éviter la cabbale ou la censure.
Conseil de lecture:
Le théâtre de Molière
Les contes de Voltaire
La Préface du Mariage de Figaro de Beaumarchais.
Mais il y en a d'autres …
Lis attentivement tout ce qui a pu se dire dans cette discussion, les questions que les autres se sont posés peuvent t'être utiles à toi aussi.
@ plus tard… et bonne chance : le début est toujours le mauvais cap à passer dans une dissertation mais après ça va tout seul…
😉
Bonjour,
J’ai le même sujet : peut-on traiter de sujets graves ou sérieux sur le mode plaisant ?
J'ai établi un plan.
Avec une thèse : il est possible de rire de beaucoup de sujets (constituée de trois arguments) et une antithèse nuancée disant que certains sujets étaient difficilement risibles mais je n'arrive pas à trouver des arguments pour cette seconde partie !
Pouvez-vous m'aider s’il vous plaît ?
Bonjour Mathilde,
Si tu as bien lu les échanges sur ce forum, tu aurais pu dégager les arguments suivants :
1. Quand tu risques de blesser les personnes ou de choquer leurs convictions intimes.
2. Quand tu déformes la vérité,
3. quand tu risques de déboucher sur l'insignifiance, d'enlever toute substance à une idée.
Attention aussi, plaisant n'est pas seulement synonyme de rire. Il te faudrait envisager la légèreté, tout ce qui engendre du plaisir…
Merci beaucoup, je n'avais pas relevé ces arguments-là !
Pour celui du rique de blesser certaines personnes ou de choquer leurs convictions intimes, j'ai pensé à l'affaire Dieudonné !
L'humour sous une certaine forme peut toucher la sensibilité de certains voire d'une communauté entière… À tort ou à raison ! Voire aussi le scandale Coluche des Poilus de la guerre 14-18. Est-ce de bons exemples ?
Pour ce qui est des deux autres arguments, je ne vois pas vraiment d'autres exemples… surtout pour le troisième que je ne comprends à vrai dire pas très bien.
Je sais que le plaisant ne comprend pas seulement l'humour mais aussi le plaisir et la légèreté, ce dont j'ai fait usage dans ma première partie (thèse), la légèreté : l'angle sous lequel on peut etre amené à voir la vie et à dire que peu de choses sont graves !
Mais dans la seconde partie, que puis-je dire sur le plaisir ?
Salut mathilde11 (c'est moi mathou, tu me reconnaîtras, on est dans la meme classe), et c'est pour demander à Jean-Luc de m'aider car je ne trouve pas d'antithèse, et le devoir est à rendre pour demain.
Donc voilà , j'attends ta réponse !
Je ne suis pas Jean-Luc mais quelle est ta thèse ?
Il te faut trouver une idée qui va à l'encontre mais assez nuancée… tu peux dire que l'humour ne s'approprie pas à tous les domaines (la pédophilie,…) certains sujets sont trop délicats !
Je ne sais pas si ça va t'aider !!lol!!
J'espère !
Bonsoir Mathilde,
Je dirais que l'humour ne touche pas, mais heurte carrément des sensibilités et des convictions intimes. Les exemples que tu cites sont tout à fait exploitables, mais note que de nos jours il existe même une hypersensibilité à des propos jugés racistes ou antisémites.
L'argument de la déformation de la vérité ne t'inspire pas. Pense à toutes les propagandes, à toutes les caricatures qui déforment notre perception de la réalité. Dans le domaine littéraire, je te renvoie par exemple à Candide où Voltaire réduit la pensée de Leibnitz (ou plutôt celle de son disciple Wolf) à un optimisme béat et coupé de la réalité. Quand Pangloss répète à tout bout de champ et hors de propos que "Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes", nous entretenons une bien piètre opinion de la philosophie leibnitzienne sûrement plus complexe que ce que Voltaire laisse entendre.
L'argument suivant est l'aboutissement naturel de la démarche précédente. A force de simplification, de mauvaise foi, tu risques de déboucher sur l'insignifiance, d'enlever toute substance à une idée. Voltaire dans Zadig s'acharne à rabaisser la foi à de mesquines questions de rites et dans Candide, avec l'épisode de l'autodafé qui suit le tremblement de terre de Lisbonne, à des superstitions criminelles. Voltaire par ses raccourcis, ses amalgames, disqualifie ses adversaires et leurs pensées.
Bonjours Jean-Luc et autres membres,
Je suis impressionnée par votre savoir ! Je me sens ignorante à côté !
Mon sujet de dissertation est à peu près similaire :
Pensez-vous plus efficace de parler de sujets graves sur un ton humoristique ou sur un ton sérieux ?
C’est le terme d’efficacité qui me bloque. Peut-on faire un plan dialectique ? Ou un autre plan convient-il mieux ? Si oui, lequel ?
Merci d’avance.
Bonjour à tous,
Eh oui à croire que tout nos profs ont fait une réunion de famille pour nous coller cette dissert
En tout cas, je tiens à remercier toutes les personnes qui ont participé à cette discussion, car moi-même étant totalement bloquée devant notre superbe problématique, j'ai beaucoup appris et me sens prête à commencer….
Je ferai suivre mon introduction dans peu de temps en espérant que vous saurez me conseiller comme vous l'avez fait jusqu'à présent !
re bonjour,
eh oui je me suis sentie inspiré après la lecture de toutes vos interventions, alors mon intro donne ça…
« Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer » (Beaumarchais)
D’après cette citation nous pouvons dire que le rire, l’humour ou la plaisanterie sont une forme d’échappatoire. Ils nous accompagnent au quotidien ; nous rions, plaisantons ou même ironisons sur tout ce qui nous touche de près ou de loin, sans trop prêter importance au sujet en lui-même. En effet, est il grave, sérieux ? Peut il en blesser d’autres ? Cela dépend de la façon dont nous essayons de communiquer ce rire, il existe différent support comme les journaux, les livres ou les paroles qui peuvent traiter de sujets sur le mode plaisant voir humoristique.
Nous, nous demanderons alors, s’il est possible de mêler la dérision, la plaisanterie, le rire avec la gravité et le sérieux.
Pour cela nous verrons tout d’abord dans une première partie qu’il est possible que l’humour soit une voie plus facile pour faire passer une opinion, une critique ou une thèse. Cependant nous aborderons lors d’une seconde partie le fait qu’il soit préférable de traiter certains sujets sur le ton qu’ils méritent. Enfin nous verrons qu’il y a une limite et qu’on ne peut pas traiter tout sur le ton amusant.
J'attends vos remarques, en tout cas sacher qu'elle sera retravaillée, pour donner quelquechose de mieux…. merci d'avance!
Bonjour à tous,
Déjà merci à vous tous, j'ai moi-même ce sujet de dissertation et je dois dire qu'au début, je n'arrivais pas à établir de plan, et n'avait pas beaucoup d'idée !
Ce forum m'a beaucoup aidé !!!
En ce qui me concerne moi, je bloque un peu sur l'introduction !
Je ne sais pas trop comment commencer !
Et en ce qui concerne ma thèse qui est "on peut rire de beaucoup de réalité" que j'ai repris précédemment !
J'ai :
- afin de faire passer un message, moyen de défense
- toucher de nouveaux lecteurs qui ne lisent pas les traités sérieux (comme les plus jeunes, qui ne comprennent pas forcément les sujets graves…)
Mais il me manque un 3e argument.
Voilà, merci d'avance !!
Bonsoir Elisefa,
Le terme d'efficacité doit être compris en rapport avec une mission implicite de l'acte littéraire. C'est cette mission qu'il faut définir : l'entreprise didactique ? L'engagement ? Le combat des idées ?… Dans ces tentatives qui cherchent à convaincre ou à persuader, comment l'écrivain pourra-t-il mieux intéresser, toucher, s'insinuer dans l'esprit de son lecteur, au besoin le subvertir ? Est-ce l'humour ou l'argumentation posée qui donnera le meilleur résultat ?
Le plan peut être dialectique si tu t'appuies sur une des deux voies pour exposer tes préférences: l'humour est efficace, mais l'argumentation sérieuse peut donner aussi de bons résultats, toutefois seule ironie atteint des sommets.
Mais tu peux envisager d'autres plans, comme le plan analytique (problème, cause, solution) ou thématique (les intérêts du mode humoristique : détendre, faire réfléchir, simplifier, mettre en lumière…)
Grâce à vous j'ai réussi à faire ma dissertation, je vous en remercie…
Ce que je trouve injuste c'est que ce sujet m'a été donné alors que je ne suis qu'en seconde et que l'on n'a pas encore fait de disserte, c'est donc ma première.
J'aimerais que vous dites ce que vous pensez de mon intro au plus tôt car je dois la rendre lundi prochain : Merci d'avance… et excusez moi pour les quelques plagiats…
« L'homme souffre si profondément qu'il a dû inventer le rire » (Friedrich Nietzsche)
Le pessimisme de cette citation montre l’importance de l’humour dans la vie de l’Homme, on entend par là que l’humour ou la plaisanterie est une forme d’échappatoire permettant à l’Homme de prendre du recul sur ce qu’il vit. Avant tout, il faut savoir que l’humour est une notion très difficile à définir car elle varie énormément d’une culture à l’autre, mais on pourrait le définir rapidement comme une forme d’esprit permettant de dégager certains aspects cocasses ou insolites de la réalité. Cette définition inclut le fait que l’on puisse traiter ce qui nous touche de prés ou de loin de manière plaisante ou humoristique sans trop prêter d’importance au sujet traité. En effet, est-il grave, sérieux ? Pouvons nous le citer de telle manière? Peut-il en blesser d’autres ? Cela dépend des convictions de l’autre mais aussi de la façon dont nous essayons de le communiquer (journaux, paroles, films…). Nous, nous demanderons alors, s’il est possible de mêler la dérision, la plaisanterie, le rire avec la gravité et le sérieux. Pour cela, il y aura alors dans un premier temps, des arguments et exemples sur le bienfait de parler de choses sérieuses avec humour, puis dans un second temps, quelques exemples de ce qui peut se produire, lorsque l’humour va trop loin. Enfin nous conclurons en donnant une réponse concrète et surtout personnelle au sujet.
Bonsoir,
Je suis contente que tu te sois inspiré de mon intro, je trouve que la tienne est très bien pour un début, j'espère que tu auras une bonne note…
Bonsoir tite_pompom
Ben je te remercie pour le compliment puis je te dirais ça plus tard pour la note. Mais j'aimerais aussi l'avis de Jean-Luc si possible. A bientôt…
Bonsoir Honoré,
La situation initiale me paraît bien longue.
Le sujet n'est pas réellement cité.
La problématique n'est pas reformulée. Par ex. Est-il condamnable (ou permis, ou efficace) d'utiliser un registre en rupture avec la tonalité du sujet ?
« L'homme souffre si profondément qu'il a dû inventer le rire » a écrit Friedrich Nietzsche
Le pessimisme de cette citation montre l’importance de l’humour dans la vie de l’Homme.On entend par là que l’humour ou la plaisanterie sont une forme d’échappatoire permettant à l’Homme de prendre du recul par rapport à ce qu’il vit. Avant tout, il faut savoir que l’humour est une notion très difficile à cerner car elle varie énormément d’une culture à l’autre, mais elle pourrait être définie rapidement comme une forme d’esprit permettant de dégager certains aspects cocasses ou insolites de la réalité. Cette définition inclut le fait que l’on puisse traiter ce qui nous touche de prés ou de loin de manière plaisante ou humoristique sans trop prêter d’importance au sujet traité. En effet, est-il grave, sérieux ? Pouvons nous le citer de telle manière? Peut-il en blesser d’autres ? Cela dépend des convictions de l’autre mais aussi de la façon dont nous essayons de le communiquer (journaux, paroles, films…). Certes il est possible de mêler la dérision, la plaisanterie, le rire avec la gravité et le sérieux et d'en tirer profit. Mais cette démarche a ses limites lorsque l’humour va trop loin. Pourtant… (troisième partie à reformuler).
Bonjour à tous,
Vous vous en doutez sûrement je suis tombée sur le même sujet et je bloque quelque peu
même si grâce à vous mon plan se construit et s'affirme.
Je voudrais savoir si on peut user du même argument sur toute une partie de la dissertation, ici dans la synthèse :
mon plan (grâce à vos commentaires, merci Jean-Luc et tout le monde)
1 On peut rire de beaucoup de réalités
Mieux faire passer critique opinion (Voltaire, Beaumarchais…)
Pas un synonyme d'éloignement de la réalité (pas d'exemples)
Il nous amène (le rire, le plaisant, la légèreté)
À voir la vie sous un meilleur angle (pas d'exemple non plus 🙂 )
2 Pourtant, certains sujets se prêtent mal à la dérision
Blesser choquer certaines personnes (caricatures de Mahomet)
Déforme la réalité (Pangloss et sa philosophie)
Insignifiance aucun crédit à certaines idées
3 À quelles conditions l'usage de la légèreté sera acceptable et efficace
Destinataire
Émetteur
Contexte
Ici je voudrais utiliser le même argument celui de la caricature de Mahomet afin de montrer les différents points de vues face à cet événement.
Mais est-ce une bonne idée ?
Merci d'avance.
De plus pour l'intro l'exemple de Tartuffe est-il une bonne idée si je n'en reparle pas après dans ma dissert ? Vaut-il mieux prendre Voltaire et Zadig ou Candide ?
Enfin (après j'arrête c'est promis 😉 ), quel genre d'ouverture est préférable dans la conclusion ?
Merci.
Merci à tous (notamment à Jean-Luc)
Bonsoir Minipouss,
En principe dans une dissertation littéraire, il vaut mieux recourir à des exemples littéraires.
L'utilisation des caricatures de Mahomet n'est donc pas utilisable ailleurs que dans l'introduction ou la conclusion.
Il vaudrait mieux garder Tartuffe pour le développement.
L'ouverture dans la conclusion doit en principe placer le sujet dans un ensemble plus vaste :
Par ex. ici, l'acceptation du principe qu'apprendre, se cultiver n'est pas forcément synonyme d'ennui ou d'aspects rebutants. Ou renoncer aux idées toutes faites qui exigeraient que les tonalités soient indéfectiblement liées à un genre précis.