Votre "coup de foudre" pour la littérature
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Merci pour tes réponses très complètes et ton beau message, Wilde01. Ils m'ont fort intéressé.
Je me réjouis de découvrir encore de nouveaux témoignages 🙂 Ne me dites pas que tout le monde est parti en vacances, je ne vous croirai pas ! 😀
Certains même sont déjà revenus !
Puis l'été est pour beaucoup, je suppose, une bonne période pour se replonger dans les lectures et se vouer à la passion de la littérature… à moins qu'on ne préfère gambader au soleil quand il y en a…
Quoi qu'il en soit, c'est un moment propice pour effectuer un retour sur vous-même en répondant, pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, à la question de ce fuseau :
Comment avez-vous découvert la lecture et comment êtes-vous devenus passionné de littérature, si c'est bien le cas ?
- Remarquez que ça m'intéresserait aussi d'avoir le témoignage de certains qui aiment moins/pas/plus la littérature… s'ils passent par ici 😜
Évidemment, un tel sujet laisse a priori peu de place pour réintervenir une fois qu'on a déjà donné un "témoignage" et précisé celui-ci le cas échéant. Cependant, je suis sûr que ceux qui ont participé liront les prochaines interventions avec autant d'intérêt que moi. D'ailleurs, j'en profite pour dire que chacun peut se sentir libre de faire ici des commentaires ou d'autres questions en lien avec la question du fuseau, même si vous avez déjà répondu à la question ou même si vous ne souhaitez pas y répondre.
Plus spécialement, rien n'empêche aussi que celui qui a déjà répondu à la question réinterroge d'autres intervenants à partir de leurs propos… Ça pourrait être fort intéressant et ceux qui ont participé jusqu'ici ont montré à quel point ils avaient des choses fort instructives à dire, et à quel point ils étaient prêts à répondre aux questions posées sur leur propre découverte de la lecture et de la littérature.
On peut aussi, si l'on hésite à solliciter des intervenants qui ne repassent peut-être pas par ce fuseau, discuter ensemble de l'un ou l'autre des récits d'expérience partagés.
Quoi qu'il en soit, j'attends avec impatience la prochaine intervention de cet excitant fuseau qui avance lentement mais sûrement. Sa force est dans la durée 🙂
Alors, alors ? Non ? Vraiment ?
Assurément, ce fuseau a encore des choses à dire. Il a encore des choses dans le ventre. Les questions qu'il pose sont essentielles, et les nombreuses réponses apportées le montrent.
N'hésitez pas, d'ailleurs, à rediscuter ces réponses, voire mes questions, ou encore à faire dévier le fuseau vers des points importants et liés.
Donc : rentrée scolaire et académique oblige, avant que ce ne soit définitivement l'automne, je repose à tout lecteur amateur de littérature qui passerait par là les deux questions décisives qui m'occupent et sur lesquelles j'aimerais avoir le plus grand nombre de témoignages possibles (bien que la qualité prime sur la quantité et que de ce point de vue je sois déjà comblé) :
1/ Comment avez-vous découvert et apprécié la littérature ?
Est-ce via une expérience scolaire ? Une lecture pour l'école, un enseignant ? Est-ce via des proches ? Ou autrement encore ? Comment cela s'est passé pour vous ?
2/ Quel rapport y a-t-il entre votre passion pour la littérature et votre passion pour la lecture ?
Avez-vous d'emblée aimé la lecture en général et la lecture littéraire ou l'un s'est fait avant l'autre ou votre amour pour la littérature ne se confond pas avec votre goût pour d'autres lectures ?
Il me tarde de vous lire sur votre découverte de la lecture et de la littérature.
Sébastien.
Donc, je me lance :
Enfant, autant que je m’en souvienne, et pendant longtemps, les livres sans images me tombaient des mains. Certains montraient d’ailleurs une résistance impressionnante aux chutes répétées dont ils étaient l’objet. Le champion incontesté était Premier de cordée de Frison-Roche. J’ai dû tenter de le lire une bonne dizaine de fois ; il s’est toujours relevé sans une égratignure… Je ne l’ai toujours pas lu.
Ce n’est que vers 11 ans, lors d’un voyage, que j’ai été emporté par un roman reçu quelques années plus tôt pour un anniversaire. Il s’agissait de Quentin Durward de Walter Scott, livre plus puissant que n’importe quel film que j’avais pu voir jusque là. C’est en tout cas l’effet qu’il m’avait fait.
A mon retour, j’ai couru m’inscrire à la bibliothèque municipale et en une année j’ai dévoré tous les Bob Morane d’Henri Vernes avant de me mettre à lire les ouvrages d’autres auteurs, principalement Stephen King, d’autres écrivains rigolos du même acabit et de la SF.
Parallèlement à ces lectures, il y avait les ouvrages scolaires qui, une fois commencés, ne me dérangeaient plus. En tout cas, pas par eux-mêmes, et certainement pas avant d’avoir découvert l’importance du style chez un écrivain… J’y reviendrai en abordant la seconde question.
Voilà pour la lecture, je dois m’absenter, je reviendrai plus tard pour continuer à répondre.
Bonjour,
Pour ma part, la lecture m'a toujours attirée, depuis ma tendre enfance jusqu'à aujourd'hui. J'ai été élevé par des parents pas forcément très cultivé, mais soucieux que le livre est une donnée importante du développement d'un enfant. J'avais la facheuse habitude (ou pas) de poser des questions, si bien que l'on m'avait offert un livre appelé "Pourquoi?", et dont j'ai un si bon souvenir. Plus tard, j'ai été abonné à des revues pour jeunes enfants comme "Je lis des histoires vraies" et des journaux destinés à un public en bas âge. Le goût pour la lecture vient donc pour moi d'un environnement culturel plus que d'une prédisposition, du moins je le pense.
Etant attiré par l'histoire, j'ai commencé à lire de la littérature à mes années collège mais cela s'est estompé à mesure qu'on me fesait comprendre que "les sciences, c'est beaucoup mieux". J'ai donc poursuivi dans le domaine scientifique si bien que je n'appréciais pas le Français en 2nde et que je rechignais à lire les livres obligatoires.J'ai obtenu mon bac S et suis actuellement à la faculté de médecine. Mais, bien que j'apprécie les sciences, la littérature, elle, me passionne. A ce propos, mes professeurs avaient bien remarqué que je n'étais pas un "vrai scientifique". Aujourd'hui, je concilie sciences et littérature, ce qui est vraiment enrichissant. Je dois donc dire que le vrai réveil littéraire s'est manifesté après le "carcan scolaire" si je puis dire (désolé si cela peut choquer certain), lorsque j'ai pris conscience de ce que la langue française littéraire avait d'admirable, particulièrement lorsqu'elle est bien déclamée . Mon histoire avec la littérature n'est pas celle d'un conflit avec ce que j'étudie, bien au contraire 🙂 .
Merci de l'attention
Bonjour à tous !
J'ai quelque peu délaissé ce forum, pourtant superbe par les participations qui le constituent, et je m'en excuse fortement, surtout auprès des deux dernières belles interventions, celle de Faraway et du médecin penseur… Je m'excuse d'ailleurs tout spécialement auprès de Faraway qui a répondu peu de temps après mon dernier message, il y a maintenant près d'un mois… Espérons que ce qui fait la force de ce fuseau, outre la qualité plutôt que la quantité, est aussi sa permanence dans la durée…
Comment avez-vous découvert la littérature ? & Quel rapport y a-t-il entre votre passion pour la littérature et votre passion pour la lecture ?
Ce sont les deux questions qui nous réunissent ici, et auxquelles Faraway et Le médecin penseur nous ont fait l'honneur d'ajouter leurs témoignages. J'ai bien sûr, en vous lisant tous deux, une kyrielle de nouvelles questions qui me viennent à l'esprit, et une envie irrépressible d'en savoir davantage 😀
Pour
Faraway, je voudrais savoir en quoi l'ouvrage de Walter Scott,
Quentin Durward, si intensément évoqué, était pour toi
plus puissant que n'importe quel film que [tu] avais pu voir jusque-là ?
Par ailleurs, que veux-tu dire quand tu soulignes que
les ouvrages scolaires (…), une fois commencés, ne te dérangeaient plus
En quoi te dérangeaient-ils avant de les avoir commencés ? Et si ce n'était pas "par eux-mêmes", par où pouvaient-ils te déranger ?
Pourrais-tu m'en dire un peu plus sur ton propre parcours, pour me permettre de mieux situer ton propos ? Et, bien sûr, je rêve de lire ta réponse à la deuxième question 😀 Surtout que tu m'as mis l'eau à la bouche, en évoquant le fait
d’avoir découvert l’importance du style chez un écrivain…
*
Pour
Le médecin penseur, en quoi consistait ce livre appelé "Pourquoi ?" 🙂 Et peux-tu préciser ton souvenir sur cette lecture ?
Je voudrais aussi savoir comment étaient les "journaux destinés à un public en bas âge" auxquels tu étais abonné, et quel était leur effet sur toi ? Plus précisément encore, je me demandais, en te lisant, à quelle fréquence tu les recevais et à quelle fréquence tu les lisais…
Je suis aussi fort intrigué par le lien que tu fais entre l'histoire, qui te passionnait, et la littérature ?
En outre, la question la plus importante est sans doute de savoir comment et dans quelles conditions s'est manifesté ce "vrai réveil littéraire" que tu évoques, "après le 'carcan scolaire' ". Et du même coup, en quoi ce réveil se distinguait du carcan scolaire, et comment tu ressentais plus précisément ce carcan.
Je me demande aussi comment les professeurs ont remarqué que tu n'étais pas "un 'vrai scientifique' " et ce que cela signifie pour toi. Puisque tu te destines à être à présent un "médecin penseur" et que tu aimes la médecine et la littérature (diantre, je t'envie ! 😜 ), peux-tu encore dire aujourd'hui que tu n'est pas un "vrai scientifique" ?
Enfin, tu évoques "la langue française littéraire" dans ce qu'elle a
d'admirable, particulièrement lorsqu'elle est déclamée
… quelles sont les expériences qui t'ont mené à cette prise de conscience ?
*
Merci à tous deux pour vos beaux témoignages. Et pourvu que l'automne ne se contente pas de faire tomber les feuilles, et fasse encore pleuvoir ici de nombreuses réactions 😀
Sébastien.
Exercice amusant, merci!
1- J'ai pour ma part découvert la littérature pendant mon adolescence, alors que j'écoutais du Nirvana en boucle à longueur de journée. Un jour on m'a offert le journal de Kurt Codain en cadeau, et à l'intérieur, il parle entre autres de Patrick Süskind et de Charles Bukowski (très brièvement). J'aimais lire, à l'époque, et même que j'en avais besoin, alors j'ai été acheter le Parfum et j'ai adoré. On se rend compte finalement qu'il y a une dimension de plus que l'histoire racontée en elle-même, une certaine profondeur, si on veut, et ça bouleverse la vision des choses d'un jeune de dix-huit ans qui passe sa vie à dire que l'univers est peuplé de cons et de trous de cul. Bref, je découvrais la littérature. Et puis j'étais en pleine crise d'adolescence, à quelque part (même si dix-huit ans, ça peut sembler tard pour une crise d'adolescence!), et quand j,ai commencé à Lire Bukowski… j'ai tout simplement pas pu m'arrêter. J'ai tout gobé son oeuvre entière en moins d'un mois. J'avais besoin, précisément à ce moment-là dans ma vie, de lire un vieux dégueulasse aux paroles puissantes et subversives. Pour ce qui est de découvrir la littérature en tant que tel, Bukowski a été mon point de départ. Il parle tellement souvent d'écrivains et de poètes que je n'ai pas pu m'empêcher d'aller les découvrir. Et je suis tombé sur un certain Fiodor Mikhaïlovitch, ça vous dit peut-être quelque chose…?
2- Entre la passion pour la littérature et celle pour la lecture, désormais, pour moi, il y a tout un gouffre. Parce que j'aime tellement plus la littérature que le fait de lire! Lire devient pénible, quand nos yeux et notre cerveau ne donnent plus l'impression d'aller assez vite, d'assimiler un assez grand débit de choses pour satisfaire sa passion. Bref, lire est une corvée, pour moi, c'est comme un passage obligé pour obtenir la littérature, si on veut. Comme quand on épluche un fruit particulièrement difficile à éplucher… c'est si bon à l'intérieur, mais qu'est-ce que c'est chiant à éplucher!
Quand j'étais plus jeune, j'aimais lire, pour lire; juste lire, vous savez, pour passer un bon moment avec un livre. C'est déplorable, mais mon moi physique, si je peux dire, ne tire plus aucun plaisir à la lecture. Juste mon esprit qui s'amuse, là-dedans, maintenant. Il faut dire, aussi, je n'ai pas de patience et je lis terriblement lentement.
Bonjour,
Il est certain que l'amour de la littérature trouve en chacun de nous une source différente. Pour moi, c'était l'extrême habileté méthodologique dont jouit l'un de nos enseignants universitaires qui joigne la beauté du verbe à l'efficacité d'une méthode se basant sur l'explication par des exemples vivants, finalement la littérature n'est-elle pas l'expression d'un vécu quelque part?
Bonjour. Je vois que ce sujet date un peu mais je voulais vraiment savoir comment les autres membres de ce forum on découvert leur passion pour la littérature. Pour ma part, je viens d’une famille de grands lecteurs, donc j’ai appris à lire assez tôt (vers 4-5 ans, je ne m’en souviens pas mais il parait qu’en classe de CP je m’ennuyais parce que j’avais déjà fini le livre de lecture avant tous les autres) et je dévore livre après livre depuis. Je voulais devenir poète, j’ai même un cahier dans lequel j’ai écrit des petites poésies qui me suivait partout pendant des années. Vers 10 ans, j’ai lu un roman (dont je ne me souviens plus du tout le titre) dans lequel le personnage principal faisait des études de lettres, et poussée par la curiosité (à 10ans, on n’est pas très calé niveau études universitaires 😉 ) j’ai cherché sur Google en quoi ça consistait et j’ai su que c’était ce que je voulais faire plus tard. Finalement, comme si je n’étais pas encore assez passionnée, j’ai eu en 2de une excellente prof de français dont les cours ont achevé de me convaincre que la littérature était ma voie et que finalement j’adorerais l’enseigner à des lycéens, motivée par l’ambition de transmettre ma passion…
Depuis tout petit je lis. La littérature a été un refuge jusqu’à mon arrivée en première L cette année. Au pieds de mon lit, quand je me réveillais pour aller au collège le matin je devais prendre une infime précaution pour ne pas faire tomber les piles de livres entassées comme des tours de forteresses près de ma porte et ne réveiller personne. Bon il m'arrive aussi toujours de faire des nuits blanches donc pour le coup pas besoin de se réveiller c'est pratique 🙂 Il m'est arrivé (souvent) de lire 5,6, 10 livres à la fois, de tout genre et auteurs confondus. Ainsi j'ai déjà lu des BD, romans, beaux-livres (notamment des livres de photographies) en même temps, des polars en même temps que de la science-fiction et que de la romance, des auteurs du XVIème en même temps que des livres de ma génération, des romans anglais, allemand et français en même temps…Ainsi depuis l'école primaire, je savais ce que je voulais faire. Et puis en 4ème j'ai complètement décroché avec les sciences. c'est la seule chose que je me reproche: n'avoir pas persévéré pour être bons partout et ainsi vraiment montré qu'on choisit la L…Trop de gens vont en L pour fuir les maths alors que la plupart des S sont de vrais littéraires dans l'âme…D'ailleurs voit-on vraiment des S avec une vrai passion pour l'astronomie ou autre loisir scientifique ? Beaucoup font de la musique, de la danse, des arts plastiques…
Puis je me suis posé beaucoup de questions. Je me suis demandé si la littérature était-elle pour moi seulement un bouclier, un rempart, un refuge quelconque et non pas une réel passion. Il en est de même avec la musique que j'écoutais jubilatoirement chaque jour. Mais depuis j’apprends la pratique, je commence à écrire et à jouer de la musique. Je deviens acteur. On n'as pas fini de réinventer la littérature.
C'est une sacré pub pour la filière L qui faiblit un peu plus chaque jour…La littérature m'as guérit aussi surement que les médicaments conçus par les scientifiques.
Je pense d'ailleurs que la littérature a réellement des propriétés médicinales et qu'on devrait prescrire des livres (à consommer modérément bien entendus) aux malades…Par exemple prescrire "le malade imaginaire" de Molière à un hypocondriaque. Je rêve que chacun de nous remplace sa boîte à pharmacie par une bibliothèque 🙂
La littérature va mal, tout une partie de son charme disparaitra avec le numérique j'en suis sur. Enfin ce forum c'est bien du virtuel après tout…peut-être que cela sauvera sa popularité mais pas son âme…Une sorte de pacte avec le diable…
Moi j’apprends des romans entier car je suis persuadé que quand aura lieu la fin du monde (la vraie, c'est à dire la fin des livres, quand même les idées seront rationnées) dans un monde qui sera redevenu sauvage, les survivants se réuniront autour d'un feu et les gens qui connaitront des histoires qui feront réveiller la nostalgie des hommes et qui sauront les faire rêver ceux-là seront admirés de tous et pourrons toujours survivre (référence à un épisode de Farenheit 451 de Ray Bradbury).
Pour moi, il n'y a pas eu de véritable coup de foudre c'était tout simplement une évidence depuis toujours.
Quand j'étais petite, ma mère me racontait des histoires. J'avais envie de connaître la suite et d'en écrire également.
J'étais plutôt solitaire et les livres pour moi était un refuge, un moyen de m'échapper de m'évader.
En arrivant en sixième, on nous a demande vaguement ce que l'on voulait faire plus tard. La plus part ont donné des réponses imprécises, moi tout était clair, je voulais faire des études de lettres, devenir assistante d"édition ou bibliothécaire.
Aujourd'hui, je n'ai jamais été aussi proche de mon rêve.
Je suis incapable de vous citer un livre qui à changé particulièrement ma vision des choses.
Je suis plutôt à penser qu'il existe un livre pour chaque période de notre vie.
Pour compléter les propos de l'étranger, je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi sur les livres numériques. Je pense que les véritables lecteurs comme ceux de ce forum peuvent avoir les deux sans perdre le "charme". J'aime les livres papier, tourner les pages, sentir l'odeur et j'en aurais toujours dans mes étagères. Néanmoins, les livres numériques sont une révolution et j'y adhère pour de nombreuses raisons. Pour moi c'est un accès plus facile à des milliers d'auteurs en un clic, la possibilité de transporter ses livres partout et simplement. "Les fleurs du mal" de Baudelaire, en livre papier ou sur une tablette, pour moi auront toujours autant de charmes car après tout les mots ne change pas ni l’intérêt avec lesquels on les dévore.
Personnellement j'ai réellement détesté le français l'année dernière en Première, l'analyse froide des procédés d'écriture qu'on relevait à la pelle ça m'avait réellement dégoûté de la matière, d'autant plus qu'on mélangeait énormément français et histoire de la littérature. 😞
Et là cette année je suis avec un professeur qui m'a réellement ouvert les yeux sur la littérature, quand il nous fait étudier des textes, on va au fond, on formule des hypothèses, on interprète, enfin bref c'est vraiment extra car chacun peut formuler sa propre interprétation tant qu'elle est cohérente et argumentée, du coup on est beaucoup plus attentifs sur l'essence même du texte. 🙂
Et je le remercie humblement (si jamais il venait à voir ce message !), car jusqu'à l'année dernière, jamais je n'aurais formulé le souhait d'aller en hypokhâgne l'année prochaine ! 😀
Enfin bref, maintenant la littérature et moi-même c'est une grande histoire d'amour ! (Comme quoi il suffit de changer de professeur pour vraiment adopter un autre point de vue sur une matière…)
Bonjour,
Pour ma part, je me suis intéressé à la littérature assez tard -après mon bac en fait. Avant, je menais mon petit bout de chemin au lycée, sans intérêt ni répugnance particulière pour les matières étudiées. L'apparition de troubles psychiatriques m'a amené à me remettre en question: Quel est mon but dans la vie? Que faire?
J'avais besoin de me dire que je n'étais pas seul, que d'autres avaient souffert; qu'ils avaient tenu car ils avaient quelque chose qui les maintenait en vie…
La découverte de la poésie, des textes antiques, mais surtout des textes autobiographiques ( Vallès, Champfleury, Charles Lamb, De Quincey…) fut une révélation. De nombreux écrivains eurent une vie horrible, mais, par la lecture et l'écriture, donnèrent un sens à leur existence. Mes "compagnons d'infortune" me suivent dorénavant partout : ils me donnent du courage pour avancer… Je regrette seulement de ne pas avoir découvert ces auteurs plus tôt, et de ne pas avoir reçu une éducation plus solide.