Comateen a écrit :Les livres d'Amélie Nothomb sont fréquemment étudiés au lycée 😉Comme bon nombre de navets aujourd'hui 😉 J'avais étudié en 2nde un livre de Fred Vargas
Comment expliqueriez-vous ce qu’est une problématique à un élève de 6e ?
35 réponses · Page 2 / 2
C'est dire combien cet exercice est quelque peu hybride.
Inutile de s'insurger, chacun ses méthodes ! La vision d'un texte est tout à fait sporadique, aussi son approche diffère-t-elle d'une personne à une autre… Certains enseignants refusent catégoriquement l'usage d'une problématique, mais comment le correcteur peut-il vérifier la conformité de l'analyse et sa pleine intégration au sein d'un projet d'étude clairement défini, sans cette dernière ?
76man a écrit :Comme bon nombre de navets aujourd'hui 😉 J'avais étudié en 2nde un livre de Fred VargasMerci, cela fait plaisir d'entendre d'aussi jolies romances ! Cela ne m'étonnerait pas que le livre en question soit Pars vite et reviens tard qui, je n'en sais d'ailleurs pas la raison - ni ne la peut comprendre, soit dit en passant -, est fréquemment miroité par l'éducation nationale…
Je vous trouve un peu sévères , c'est aussi en faisant étudier du Nothomb ou du Fred Vargas que les jeunes s'intéresseront d'un peu plus près à la littérature, et auront envie d'aller découvrir d'autres auteurs…Ce sont des écrivains qui écrivent des livres de détente mais pas sans un certain style, alors pourquoi ne pas les étudier ?
Quelqu'un pourrait-il me lister une série de problématiques en littérature française ?
Est-ce que les problématiques sont quelque peu récurrentes ?
Est-ce que les problématiques sont quelque peu récurrentes ?
J'ai entendu au Conseil Economique et Social, le rapporteur d'une commission chargée d'étudier les réformes à apporter à l'éducation nationale (sujet inépuisable ou rêverie inextinguible ?), expliquer avec sérieux les conclusions sur lesquelles les membres de la commission étaient arrivés à se mettre d'accord. Il s'agissait de "Promouvoir une logique ascendante de construction des contenus", et "en mettant la main à la patte" ajoutait la conclusion.
C'est peut-être là que réside la problématique à solutionner,sans problème à résoudre.
C'est peut-être là que réside la problématique à solutionner,sans problème à résoudre.
Zadek a écrit :Il s'agissait du très mauvais livre L'Homme aux cercles bleus76man a écrit :Comme bon nombre de navets aujourd'hui 😉 J'avais étudié en 2nde un livre de Fred VargasMerci, cela fait plaisir d'entendre d'aussi jolies romances ! Cela ne m'étonnerait pas que le livre en question soit Pars vite et reviens tard qui, je n'en sais d'ailleurs pas la raison - ni ne la peut comprendre, soit dit en passant -, est fréquemment miroité par l'éducation nationale…
Et Comateen, je ne suis pas sûr que cela aide les élèves à se plonger dans la littérature. Il n'y a rien à voir entre un Vargas et un Zola.
Non, effectivement, mais un Zola peut paraître un peu abrupt pour des élèves de fin de collège et de lycée, même si cela se lit bien…
Le fait de ne pas étudier que des ouvrages dits "classiques" peut aussi leur être bénéfique et les amener à aimer lire, ce qui est quand même essentiel.
Le fait de ne pas étudier que des ouvrages dits "classiques" peut aussi leur être bénéfique et les amener à aimer lire, ce qui est quand même essentiel.
Bonjour
Je ne suis pas élève de 6ème, ni prof de français de 6ème.
La problématique est un problème pour moi.
Mais, dites moi ce que vous pensez de ce qui m'est proposé dans un cours de culture générale de CNED pour UN BTS informatique
N'est pas une problématique :
- une question donnant lieu à des réponses toutes faites, qui peuvent être recopiées telles quelles dans un document,
- une question donnant lieu à une énumération, à un exposé de faits juxtaposés sans liens entre eux,
- une question à laquelle on peut répondre par oui ou par non.
Il y a problématique quand aucune réponse ne peut être directement donnée. Il faudra conjuguer plusieurs informations, argumenter, articuler les trois éléments de la question entre eux. Cette question qui formule la problématique doit être posée avec les mots pourquoi, en quoi, comment.
Qu'en pensez-vous ?
Flo
Je ne suis pas élève de 6ème, ni prof de français de 6ème.
La problématique est un problème pour moi.
Mais, dites moi ce que vous pensez de ce qui m'est proposé dans un cours de culture générale de CNED pour UN BTS informatique
N'est pas une problématique :
- une question donnant lieu à des réponses toutes faites, qui peuvent être recopiées telles quelles dans un document,
- une question donnant lieu à une énumération, à un exposé de faits juxtaposés sans liens entre eux,
- une question à laquelle on peut répondre par oui ou par non.
Il y a problématique quand aucune réponse ne peut être directement donnée. Il faudra conjuguer plusieurs informations, argumenter, articuler les trois éléments de la question entre eux. Cette question qui formule la problématique doit être posée avec les mots pourquoi, en quoi, comment.
Qu'en pensez-vous ?
Flo
C'est comme définir des frites : elles ne sont pas des pâtes, elles ne sont pas du riz, elles ne sont pas des haricots. CQFD
Mais à aucun moment on ne sait ce que c'est. Facilité absolue, ils enfoncent des portes ouvertes. ça me semble peu judicieux de définir une problématique par rapport à ce qu'elle n'est pas, surtout aussi succinctement. ça m'embêterait de dépenser des sous dans un tel bouquin :s
Mais à aucun moment on ne sait ce que c'est. Facilité absolue, ils enfoncent des portes ouvertes. ça me semble peu judicieux de définir une problématique par rapport à ce qu'elle n'est pas, surtout aussi succinctement. ça m'embêterait de dépenser des sous dans un tel bouquin :s
Bonsoir Florianna,
Cette approche est intéressante car elle aide à formuler une problématique digne de ce nom.
Par exemple, elle t'aiderait dans un commentaire composé ou dans une dissertation sur Baudelaire à te rendre compte que l'énoncé "Baudelaire est-il romantique ?" n'est pas bien formulé.
En revanche "comment Baudelaire dépasse-t-il ou renouvelle-t-il le romantisme ?" serait propice à une réflexion argumentée…
Cette approche est intéressante car elle aide à formuler une problématique digne de ce nom.
Par exemple, elle t'aiderait dans un commentaire composé ou dans une dissertation sur Baudelaire à te rendre compte que l'énoncé "Baudelaire est-il romantique ?" n'est pas bien formulé.
En revanche "comment Baudelaire dépasse-t-il ou renouvelle-t-il le romantisme ?" serait propice à une réflexion argumentée…
angelusia a écrit :C'est comme définir des frites : elles ne sont pas des pâtes, elles ne sont pas du riz, elles ne sont pas des haricots. CQFDAlors, si c'est un raisonnement à deux balles comme vous semblez si bien le dire, je vous mets au défit de définir une problématique et de proposer une bonne méthode. Votre argumentation me semble bien faible pour défendre votre point de vue.
Mais à aucun moment on ne sait ce que c'est. Facilité absolue, ils enfoncent des portes ouvertes. ça me semble peu judicieux de définir une problématique par rapport à ce qu'elle n'est pas, surtout aussi succinctement. ça m'embêterait de dépenser des sous dans un tel bouquin :s
Visiblement, vous ne donnez pas de réponse toute faite qui puisse être recopiée telle que pour aider les autres. Vous ne répondez pas non plus par oui ou par non. Vous n'énumérez pas non plus vos arguments qui vous amènent à penser que cela ne vaut rien.
Alors argumentez votre point de vue et proposez une méthode efficace pour dénicher une problématique.
Hihi…. Je vous attends au tournant.
Flo
Bonsoir,
En lisant ici et là, je me suis rendu compte que les problématiques pertinentes commencent souvent par "comment…". Ainsi, ce seul pronom interrogatif est, pour moi, le meilleur moyen de comprendre ce qu'est la problématique : il vaut mieux que des kilos de pages qui ne veulent exactement rien dire.
Ce "comment" ne doit pas traiter une question trop générale (vous n'êtes plus en 6e) mais plutôt une question fine et précise. Ensuite, il vous faudra des outils/instruments d'analyse qui vous aideront à répondre à ce "comment". Et là, on proposera, par exemple, de mettre en application les "points de vue" à notre extrait du roman ou de la nouvelle (focalisation zéro, interne, externe) ; mais ça aurait pu être autre chose, le principal étant d'apporter des outils pertinents pour l'analyse et ne pas analyser sporadiquement et sans aucune justification. Ces outils sont limités.
Pour s'entraîner, le mieux serait de traiter de problématiques générales pour enfin arriver à des problématiques plus fines, dignes d'un étudiant. Voici une problématique très générale et simple : nous avons un extrait de roman réaliste ; on posera la problématique suivante "en quoi cet extrait répond-il à la définition du roman réaliste ?"
En lisant ici et là, je me suis rendu compte que les problématiques pertinentes commencent souvent par "comment…". Ainsi, ce seul pronom interrogatif est, pour moi, le meilleur moyen de comprendre ce qu'est la problématique : il vaut mieux que des kilos de pages qui ne veulent exactement rien dire.
Ce "comment" ne doit pas traiter une question trop générale (vous n'êtes plus en 6e) mais plutôt une question fine et précise. Ensuite, il vous faudra des outils/instruments d'analyse qui vous aideront à répondre à ce "comment". Et là, on proposera, par exemple, de mettre en application les "points de vue" à notre extrait du roman ou de la nouvelle (focalisation zéro, interne, externe) ; mais ça aurait pu être autre chose, le principal étant d'apporter des outils pertinents pour l'analyse et ne pas analyser sporadiquement et sans aucune justification. Ces outils sont limités.
Pour s'entraîner, le mieux serait de traiter de problématiques générales pour enfin arriver à des problématiques plus fines, dignes d'un étudiant. Voici une problématique très générale et simple : nous avons un extrait de roman réaliste ; on posera la problématique suivante "en quoi cet extrait répond-il à la définition du roman réaliste ?"
Je suis en 2nde et ma prof de français nous a expliqué que pour être sûr d'avoir une problématique et non pas une question, on pouvais se servir des connecteurs "en quoi…alors que"
Bonjour,
Excellent ! à condition bien entendu d'avoir repéré préalablement les notions contradictoires en jeu.
Excellent ! à condition bien entendu d'avoir repéré préalablement les notions contradictoires en jeu.