L’élision

Langue française

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Le TLF indique :
Herskovits a maintenu, contre l'holisme de l'anthropologie culturelle, la valeur de la méthode analytique (Traité sociol., 1968, p. 320).
− PSYCHOL. L'organicisme et l'holisme de Goldstein (Ruyer, Cybern., 1954, p. 68).
REM.
Holistique, adj.[En parlant d'une théorie, d'une conception] Qui relève de l'holisme, qui s'intéresse à son objet comme constituant un tout.
Donc clairement un "h" non aspiré. Même son de cloche dans le petit Larousse ou dans le petit Hachette. C'est logique puisque c'est un mot formé sur le grec olos, entier, et on sait que ces mots-là n'ont, en principe, pas le "h" aspiré : l'hologramme, l'holocauste.
Mais je reconnais que ça, c'est la théorie, bien fondée mais diversement appliquée. Il suffit de lire la page "holisme" de Wikipédia pour déchanter. Le holisme, 21 occurrences ; l'holisme, 7 occurrences. Dans la même page ! Ça fait désordre !
C'est parce que :
- on peut aimer la philosophie et ignorer les règles de base de la prononciation française !
- on peut trouver que "l'holisme" n'est pas assez parlant, pas assez reconnaissable et on préfère faire la disjonction. Sinon, il y aurait bien un internaute qui croirait qu'on parle de "lolisme", cette maladie de la Toile qui fait que le sujet ne sait pas s'exprimer sans ajouter des "lol", "mdr", 😂 😉 😀 , etc.
- le mot, quoique formé sur le grec, nous est venu par l'anglais "holism", et les mots qui viennent de l'anglais tendent à prendre le "h" aspiré.
C'est probablement pourquoi, dans mon édition ancienne du petit Robert, le "h" est noté aspiré.
Bref, il règne une joyeuse confusion.
Lamaneur, je comprends que ton dictionnaire Le Petit Robert indique holisme [’ɔlism], soit un h aspiré qui ne permet ni l'élision, ni la liaison avec le mot précédent.

Mon dictionnaire Le Petit Robert 2006 indique quant à lui holisme [ɔlism], soit un h muet qui permet l'élision ou la liaison avec le mot précédent.

Le mot doit être tellement peu utilisé qu'il doit être difficile de dégager une norme.

Pour ma part, je n'ai jamais entendu quelqu'un prononcer ce mot et le découvre pour la première fois aujourd'hui. Je me retrouve dans la situation d'un non francophone qui découvre le mot par l'intermédiaire de l'écrit et qui ne sait pas comment l'utiliser sans prendre un dictionnaire, à cause de l'ambiguïte du h qui peut être soit muet, soit aspiré. Je trouve que l'orthographe française aurait eu un grand intéret à ne jamais écrire les h muets (i.e. faire disparaitre de cette notion de h muet en début de mot) et à toujours écrire les h aspirés en début de mot, ça aurait supprimé toute ambiguïté concernant les possibilités d'élision et de liaison, en gros le 'h' qui aurait subsisté aurait servi comme un interdit systématique d'élision et de liaison.
Lamaneur, je comprends que ton dictionnaire Le Petit Robert indique holisme [’ɔlism], soit un h aspiré qui ne permet ni l'élision, ni la liaison avec le mot précédent.
Mon dictionnaire Le Petit Robert 2006 indique quant à lui holisme [ɔlism], soit un h muet qui permet l'élision ou la liaison avec le mot précédent.
Le mot doit être tellement peu utilisé qu'il doit être difficile de dégager une norme.
Eh bien, cela prouve que le Petit Robert a sagement révisé sa position entre 1993 et 2006 ; il a dû consulter les concurrents et a vu que tous étaient pour le h non aspiré, conformément à la règle que j'ai rappelée plus haut.
Mais tu as raison, le mot est peu connu, peu utilisé, surtout à l'oral, son étymologie est évidemment ignorée de la plupart ; donc le "h" est parfois aspiré dans la pratique, pour les autres raisons également vues plus haut !
Bonjour à tous !

Dois-je appliquer l'élision à : "accompagnement de Esther" ?

Normalement, il devrait y avoir élision devant un nom propre d'une personne commençant par une voyelle. Cependant, j'observe une tendance à ne pas faire la faire.

Merci de votre aide.
Bonjour, 🙂
On fait normalement l’élision devant un nom propre s’il commence par une voyelle ou un h muet. C’est donc la même règle que celle qui s’applique pour les noms communs.
Cela dit, il y a dans l’usage une tendance à ne pas faire l’élision devant un nom propre de personne s’il est court

https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=3685
Je ne sais pas à partir de combien de syllabes un nom n’est plus court, si c’est deux, avec Esther, l’élision devrait s’imposer.
(Pour donner mon avis : personnellement, dans le cas présent, je fais l'élision.)
Et moi aussi !
Et avec Anne, vous faites l'élision ? Exemple : C'est une belle histoire d'Anne. 🙂
https://www.etudes-litteraires.com/398692.html#p398692
https://www.etudes-litteraires.com/278751.html#p278751
https://www.etudes-litteraires.com/48087.html#p48087
Merci à tous ! Belle journée…
Chers amis du forum,
J'aimerais vous poser la question suivante :

est t il correct de dire?

« Je suis à la table de Albert et Julie »

ou alors?
« Je suis à la table d'Albert et de Julie »

Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Zamouz a écrit :est t il correct de dire?
« Je suis à la table de Albert et Julie »
ou alors?
« Je suis à la table d'Albert et de Julie »
Bonjour.

Je suis à la table d'Albert et de Julie.

(Et on écrit "est-il" et non "est t il "… 😉 )