Sujets du bac 2009 - Épreuve de philo, série L

Entraide scolaire

64 réponses · Page 3 / 4

Bonsoir tout le monde,

j'ai comme vous tous passé cette épreuve de philosophie, et à mon grand regret moi qui ai toujours eu de bons résultats en philosophie j'ai réellement l'impression d'avoir TOUT raté. Inutile de vous faire un dessin, je suis donc déçue de moi-même et profondément angoissée, peut-être pourriez-vous me rassurer et/ou me dire la démarche que j'aurais du suivre, voilà mon plan :

Le langage trahit-il la pensée ?

I/ Le langage et la pensée sont dépendants l'un de l'autre…

A/ Cas de l'animal qui ne parle pas.
B/ Cas de l'enfant qui parle dès lors qu'il a conscience du monde qui l'entoure.
C/ La pensée pense par des mots, le langage est le reflet de la pensée.

II/ … pourtant il arrive parfois qu'ils s'opposent voire se contredisent.

A/ Difficulté pour formuler sa pensée au travers des mots, le langage parfois ne peut restituer fidèlement la pensée du sujet.
B/ Le "lapsus" : le langage trahit la pensée en la révélant.
C/ Le cas du mensonge, ou de la démagogie : le langage est ici explicitement opposé à la pensée véritable du sujet. Le langage prend alors prendre la forme d'une réelle menace.


Qu'en pensez-vous ?
J'ai vraiment l'impression d'avoir raté cette épreuve, sachant que j'ai longuement hésité avec l'histoire dans lequel j'aurais pu mettre beaucoup plus de références philosophiques, ce que je n'ai quasiment pas fait dans le langage.

Merci d'avance !
j ai aussi pris l' histoire en reformulant: la science est-elle essentiellement interprétative?
I) L' histoire a prétention à être une science:
Science rigoureuse, organisée autour d' une raison.
Distance
Science dans sa méthode, cherche de la rationnalité
Hegel: histoire ne repose pas sur une succession d' événements anachroniques mais sur un fil conducteur qui est la dialectique. Mouvement qui est la raison
Mais objectivité relève de la théorique

II) Interprétation nécessaire
Méthode privilégiée: compréhension, empathie. Passé est humain.
Historiens obligés de sympathiser pour ressentire les sentiments des hommes à cette époque.
Multiplicité d' interprétations partielles et vraies.
Moins il y a de docs, plus le recours à l' imagination est nécessaire.
Etres humains sensibles, raisonnent et pensent différemment.

III) Bilan
Peser le pour et le contre objectivité/ subjectivité.
Interprétation inhérente à l' histoire mais doit être mesurée. Sinon délirante. Homme doivent se servent de leurs facultés sensibles sinon machines.

Alors?
D'après ton plan , Choups, il me semble que le sujet a bien été traité, et il est vrai que les références dans le chapitre sur le langage se font plus rares!
Je pense que de ce fait ils seront indulgents quand au peu de références philosophiques.
Par contre peut être aurais tu pu séparer le mensonge et en faire une partie à part entière, ce qui aurait constitué un "bilan"!
Proustienne a écrit :D'après ton plan , Choups, il me semble que le sujet a bien été traité, et il est vrai que les références dans le chapitre sur le langage se font plus rares!
Je pense que de ce fait ils seront indulgents quand au peu de références philosophiques.
Par contre peut être aurais tu pu séparer le mensonge et en faire une partie à part entière, ce qui aurait constitué un "bilan"!
Merci pour ta réponse, tout de même je n'ai même pas citer Bergson, LA référence pour le langage selon moi. Argh, seul Descartes pourra me sauver ^_^
J'espère que l'examinateur sera indulgent, mais comme beaucoup ont pris ce sujet cela risque d'être difficile. Pour le mensonge, j'ai parlé des régimes totalitaires du 20e siècle, du nazisme mais aussi des grands orateurs de la grèce antique.
Après j'ai aussi cité Jean Luc Lagarce, pour les théâtreux qui connaissent 🙂
Personnellement, étant dans une série LITTERAIRE le sujet sur le langague m'a passionnée !!! J'ai défini le langage selon Saussure (ensemble de signes linguistiques oganisés par des règles grammaticlaes et syntaxiques), et la trahsion comme aliénation :
le langage trahit la pensée car il la fait devenir autre, étrangère à elle même

et je pense avoir pas mal réussi ..

Voici mon plan en gros :

I Le langage trahit la pensée

1)Langage = fixe,discontinu alors que la pensée est un flux continu (cf Nietzsche, la volonté de puissance est un flux) → Aliénation
2)Le langage nécessite une double interprétation : mot interprète pensée, autrui interprète mes mots donc double risque d'aliénation, de mauvaise interprétation car le langage est neutre, pas de contenu en soi mais c'est moi qui le donne avec mon vécu.
3)Dire = appeler à l'existence, donner à la pensée une existence sensible (son ou image) donc elle devient autre (ordre de l'esprit/matière) et se détache de moi → cas de l'auteur et de son livre qui ne lui appartient plus mais qui appartient désormais à la culture, + il peut ne plus se reconnaitre dedans.

II Le langage est néanoins nécessaire :
1) Finalement il ne trahit pas tant notre pensée rationnelle mais plutot nos sentiments
2)Seul mode d'existence de la pensée rationnelle, faite seulement de concepts (ex : un scientifique ne se pose jms cette question !!)
3) Nécessaire à la société, et donc à l'éducation qui fait naitre la pensée donc à la pensée elle même

III Moyens de réduire la trahison
1)Ne pas chercher à dire ce qui est indicible, qd on connait les trahisons du langages et leurs causes
2)Le langage permet de dénoncer la trahison de la pensée parfois : le dialogue socratique qui dénonce l'illusion sophistique (là je pense que je suis limite HS, j'ai essayé de rattacher au centre du sujet ms ..)
3) LA LITTERATURE !!! n'est autre chose qu'une longue entreprise d'adéquation du langage avec notre pensée → ts procédés de style etc n'ont pas d'autre but que d'exprimer rééllement notre pensée originelle..


Le pb c'est que j'ai pas cité tp de philosophe, limite plus d'écrivains pour les exemples …


J'ai aussi réussi à citer ma phrase signature, et à la commenter (pertinnement ?)!!!
Choups pourquoi as tu parlé de Jean Luc Lagarce dans ton sujet ? ( Je suis une theatreuse =D )
Ah, une question: Pour le sujet sur le langage, quel a été votre question d'ouverture en conclusion?
Je livre rapidement mon plan en ce qui concerne le texte de Schopenhauer.
En gros, j'ai séparé le texte en trois parties. Dans mon introduction j'ai expliqué que l'on pouvait tirer deux questions de ce texte : la question morale du bonheur possible face au désir et la question métaphysique du sens de ce désir.

I/ Première partie : début du texte à "fardeau". En gros : le désir est mauvais dans le sens ou on ne peut le satisfaire car dés que je l'obtiens je ne désire plus donc je n'ai plus la sensation de manque, donc je ne suis pas satisfait (j'ai seulement la sensation de "normalité" face à ce que j'obtiens). J'explique le texte etc. Donc obtention désir n'apporte que fin de la souffrance mais pas de jouissance quelconque. Puis j'explique aussi vite fait en quoi le désir est mauvais en distingant souffrance "visible" plus faible que souffrance qui "trouble notre repos" etc. Et donc que sur le plan moral le désir ne nous permet jamais d'être véritablement heureux car si la satisfaction semble découler normalement de l'obtention du désir, on se rend compte au final que dés que j'obtiens ce désir, je ne le désire plus donc je n'en jouis absolument pas. Donc l'homme, une fois pris au piège du désir, ne peut sortir de la souffrance qui devient presque son seul ressenti du fait qu'il ne ressent presque jamais la satisfaction.

II/ Deuxième partie : de "fardeau" à "désir". J'explique que selon Schopenhauer l'obtention du désir passe par des obstacles etc et donc dans ce sens, on pourrait considérer que le désir est comme un moteur pour l'homme qui va tout faire pour obtenir ce désir en franchissant tous les obstacles. Et donc, que le désir est ce qui nous permet d'avancer dans la vie même si sur le plan moral l'on ne peut être heureux par le désir, sur le plan métaphysique le désir représenterait cette force qui peut permettre à l'homme d'avancer de changer etc…

III/ Troisième partie : de "désir" à fin du texte. Je me demande dans cette partie si le désir ne peut pas être considéré comme ce qui structure l'homme. j'explique la différence homme/animaux, certains ne répondent qu'à leurs insincts, les autres non. Et donc que le désir est ce qui fait de nous des hommes. En me basant que ce que dit Schopenhauer, à savoir que le "désir" est immédiat tandis que la satisfaction n'est qu'indirecte, j'explique que le désir est en fait ce qui nous fait nous rendre compte de notre conscience. En effet, il apparait, directement, s'impose à nous sans que nous puissions lutter contre. Tandis qu'en revanche, le bonheur n'est qu'indirecte car je dois passer par le souvenir de mon malheur passé pour prendre conscience de mon bonheur présent. Donc métaphysiquement le désir serait ce qui fait de nous des êtres et nous fait prendre conscience de notre conscience. En gros le malheur sera la "privation de la privation" (pour reprendre Rousseau), ne pas désirer, voila le malheur.
Pour ceux qui ont fait le langage : j'ai l'impression d'être hors sujet car je n'ai pas du tout votre conclusion…
En bref (très bref)

I. La langage, par définition, est imparfait en souhaitant être fidèle à la pensée (on pense avec des mots cependant nos emotions sont liées a nos pensées ce qui rend difficile la traduction de la pensée, qui dit penser dit médiation entre l'Homme et les autres+la réalité : il faut donc interpreter le langage → source de conflit, etc…)
II. Le langage fait vivre la pensée et est le propre de l'Homme (différences avec les animaux, enjeux de la parole = ne se limite pas a de simples mots, toute une symbolique, par là dire c'est aussi agir, l'Homme évolue avec le langage et le langage prouve son besoin d'autrui, de plus langage signifie aussi création comme la poésie.)
III. Le langage est supérieur à la pensée car il la dévoile, il met en lumière ce que la pensée n'est pas apte à connaitre (lapsus, inconscient, dire libérateur avec la psychanalyse), la langage va donc au dessus de la pensée et c'est en ce sens qu'il la trahit.

Etienne 78 : dans l'ouverture j'ai critiqué un peu la psychanalyse et j'ai admis que la pensée ne pouvait etre totalement eclairée par le langage en pensant qu'il y a un ineffable (ce qu'Alain réfute, il me semble).

Plus je vous lis moins je suis sûre de moi !
Moi j'ai pas du tout parlé de la psycanalyse car ma démonstration portait plutot sur l'aspcet trompeur et falsifieur du langage…

J'ai pas vraiment fait d'ouverture, vu la fin de ma conclusion ça aurait fait très artificiel, en plus la fin de ma III partie est quasiment une ouverture ms bon ..
Je pense pas que l'ouverture soit le principal en philosophie !!
Je pense le contraire =) J'aime à croire que, à chaque fois que l'on reosult un problème (philosophique), cela ouvre sur une autres question et ainsi de suite, cela ne fini jamais =) Comme pour démontrer que quelquechose soit vrai, on part d'évidence, mais encore faudrait-il démonter ses evidence et cela ne s'arretera jamais non plus =)
oui bien sûr mais on est pas notés sur l'ouverture, et la 3e partie contribue à montrer que on a jamais dépassé le problème !!
Crazy78 a écrit :Choups pourquoi as tu parlé de Jean Luc Lagarce dans ton sujet ? ( Je suis une theatreuse =D )
Je ne suis en fait pas theatreuse mais j'ai eu l'occasion de lire quelques passages de ses pièces, ce pourquoi j'en ai parlé, même si maintenant je crois que mon interpretation n'était pas la bonne…
J'ai parlé de son rapport au langage dans le sens où souvent les personnages qu'il met en scène sont amenés à se reprendre, de nombreuses fois, comme s'ils cherchaient les mots justes pour restituer le plus fidèlement possible leur pensée "je devrais" à la place de "je dois" par exemple, le changement de temps introduit une nuance réelle en effet.

Toi qui est theatreuse, penses-tu que cela puisse être pertinent de ma part?
Salut je voudrais savoir si quelqu un a repondu comme moi g pris le sujet 2 g fait le langage est essentiel a l'homme puis g mis en deuxieme partie le langage ne traduit pas notre pensee les mensonges puis en derniere partie g mis que l'homme ne peut pas vivre sans parler sinon on serait renferme sur nous meme le mutisme g mis comme philosophes platon levi strauss kant et freud. Voila dc j'aimerai savoir si g bon malgre ke je n'est utilise bergson lacan descartes nitzsche hegel c grave j'attends une repose s'il vous plait je suis en panique merci
je viens de trouver un article de l'express ou un philosophe (normalien, agrégé) Raphaël Enthoven parle du sujet sur l'histoire, il dit ce que j'ai dit, ca me conforte à bloque !!!!!

Parmi les sujets proposés, lequel retient votre attention?

Celui qui interroge sur l'objectivité de l'histoire. ("L'objectivité de l'histoire suppose-t-elle l'impartialité de l'historien?" ndlr) C'est le genre de sujet qui effraie le candidat et qu'à coup sûr peu d'entre eux vont choisir. Pourtant, malgré sa complexité apparente, il est facile à traiter. La condition de l'objectivité est d'assumer sa subjectivité, car aucun historien n'est objectif. Raymond Aron, dans ses Mémoires, s'interrogeait sur cette "impartialité" de l'historien en parlant de "spectateur engagé". Comment puis-je être juge et parti, telle est la question sous-jacente. Un historien ne peut être objectif car lui-même est historisé, il appartient à son temps, il a sa propre vision des choses et son attache politique.

L'historien a son point de vue mais doit savoir s'intéresser aux autres. C'était d'ailleurs le travail de Raymond Aron, qui appelait de ses voeux la venue des sceptiques car elle est un remède au fanatisme.
Quelqu'un pourrait il me repondre svp
Je trouve ça vraiment judicieux ! En plus l'écriture de Lagarce est tout à fait particulière , franchement je trouve que tu as bien fait. J'aurais du y penser moi qui joue Lagarce =/
Crazy78 a écrit :Je trouve ça vraiment judicieux ! En plus l'écriture de Lagarce est tout à fait particulière , franchement je trouve que tu as bien fait. J'aurais du y penser moi qui joue Lagarce =/
Ca me rassure alors, je me suis dit que comme il était au programme cette année en théâtre ça pouvait être pertinent =)
Bonne chance pour ton épreuve d'aujourd'hui !
voici les sujets qui sont tombés à Mayotte (département d'outre-mer)
en L:
1 les exigences morales sont elles compatibles avec le désir?
2 l'experience est-elle un obstacle à la connaissance?
et un texte de Merleau Ponty.
en ES:
1 etre libre, est-ce ne subir aucune influence?
2 toute verité est elle relative?
et un texte de spinoza
Ouh, que ce soit en L ou en ES, 4 sujets interessant =)