Bonjour tout le monde, je suis nouvelle et je suis en classe de Première S.
Je me suis inscrite sur ce forum puisque j'ai besoin de votre aide au sujet d'une dissertation que j'ai à faire pour vendredi. (Je n'ai jamais fait ce type d'exercice jusqu'à maintenant !)
Alors voici la question de la dissert' : "Le poète reproduit-il ou transforme-t-il le réel ?"
Voici mon idée de problématique : "Est-il nécessaire de transformer le réel dans un texte poétique de façon à respecter les lois de versification, les rimes et la beauté du texte ?"
Tout d'abord, j'aimerais avoir votre avis sur cette problématique, j'aimerais savoir si elle peut correspondre.
Voici le plan auquel j'ai abouti :
I/ Vision poétique avant le XXe siècle
1) L'utilisation du réel
2) L'utilisation de l'irréel
II/ Vision poétique durant le XXe siècle
1) L'utilisation du réel
2) L'utilisation de l'irréel
J'aimerais également avoir vos avis sur ce plan…
Je voudrais aussi savoir s’il existe des auteurs qui ont écrit des poésies réelles avant et durant le XXe siècle pour que je puisse les introduire à mon développement.
Voila, j'attends votre aide avec impatience.
Bonne journée
Céline.
Pourquoi fais-tu une division, complètement artificielle, entre la poésie avant le XXème et la poèsie du XXème siècle ?
L'expression "poésie réelle" ne veut rien dire. Un poème, à partir du moment où il est écrit, devient qq chose de réel, puisque tu peux le voir et le lire.
Relis la question, et refais ton plan en tenant compte du sujet et de ta problématique, qui n'apparaît pas dans ton plan. Il me semble que ta problématique réduit beaucoup trop le sujet
Merci Leah de ton aide mais j'ai du mal à cerner le sujet … Tu aurais quelques idées de problèmatiques pour que je puisse voir ce que je dois faire vraiment comme plan?
Désolé de m'être mal exprimer en utilisant le terme "poésie réelle", je voulais simplement savoir si il existait des poésies où les auteurs utilisaient des choses réelles qui n'appartiennent pas à l'utopie ou bien au monde imaginaire, je ne sais pas si tu me comprends …
Merci d'avance Céline
Céline
Voici ton sujet
: "Le poète reproduit-il ou transforme-t-il le réel?"
Voilà ta problèmatique : "Est-il nécessaire de transformer le réel dans un texte poétique de façon à respecter les lois de versification, les rimes et la beauté du texte ?"
Le poète est-il seulement quelqu'un qui respecte la versification, les rimes et la beauté du texte ? non, n'est-ce-pas. Tu ne problématises que sur la FORME des textes Tu peux rattacher l'étude de cette forme à une de tes sous-parties c'est tout, désolée ! Il te faut vraiment élargir ta réflexion.
"je voulais simplement savoir si il existait des poésies où les auteurs utilisaient des choses réelles qui n'appartiennent pas à l'utopie ou bien au monde imaginaire," il existe bien peu de poésies qui ne se rattachent pas au monde réel ! Le poète y est tout autant plongé que nous, et il y réagit avec toute sa sensibilité. Essaie de lire
Le parti pris des choses de Francis Ponge (mais ce n'est qu'un exemple)
En voici une, de ces choses vue par Ponge
Le cageot
À mi-chemin de la cage au cachot la langue française a cageot, simple caissette à claire-voie vouée au transport de ces fruits qui de la moindre suffocation font à coup sûr une maladie.
Agencé de façon qu'au terme de son usage il puisse être brisé sans effort, il ne sert pas deux fois. Ainsi dure-t-il moins encore que les denrées fondantes ou nuageuses qu'il enferme.
À tous les coins de rues qui aboutissent aux halles, il luit alors de l'éclat sans vanité du bois blanc. Tout neuf encore, et légèrement ahuri d'être dans une pose maladroite à la voirie jeté sans retour, cet objet est en somme des plus sympathiques - sur le sort duquel il convient toutefois de ne s'appesantir longuement.
À ton avis, ici le poète reproduit-il ou transforme-t-il le réel ?
Regarde cette page
https://jacquesmottier.online.fr/pages/ponge.html
Si tu te poses la même question pour cette
Ode de Ronsard, tu verras qu'à-travers les siècles la réalité est la source d'écriture la plus féconde ! Mais que, bien sûr, chaque poète la transforme par son propre style d'écriture.
Bel aubepin verdissant,
Fleurissant
Le long de ce beau rivage,
Tu es vestu jusqu'au bas
Des longs bras
D'une lambrunche sauvage.
Deux camps drillantz de fourmis
Se sont mis
En garnison soubz ta souche:
Et dans ton tronc mi-mangé
Arangé
Les avettes ont leur couche.
Le gentil rossignolet
Nouvelet,
Avecque sa bien aymée,
Pour ses amours aleger
Vient loger
Tous les ans en ta ramée :
Dans laquelle il fait son ny
Bien garny
De laine & de fine soye,
Où ses petitz s'eclorront,
Qui seront
De mes mains la douce proye.
Or' vy gentil aubepin,
Vy sans fin,
Vy sans que jamais tonnerre,
Ou la congnée, ou les vens,
Ou les tems
Te puissent ruer par terre.
D'accord merci infiniment pour l'aide 😉
Je vais regarder tout ça de suite 🙂
S'il n'est pas trop tard, pense aussi à cette citation d'Arthur Rimbaud dans une lettre à Paul Demeny, dite "La lettre du voyant" : Je dis qu'il faut être voyant, se faire voyant.
Rimbaud pensait que le poète avait une acuité différente des autres hommes qui lui permettait de voir un autre monde. Le premier poète voyant selon lui était Baudelaire (voir le principe des correspondances baudelairiennes). Tout s'anime différemment chez ces poètes : chez Rimbaud par exemple, les voyelles sont couleurs (Voyelles; chez Baudelaire, les sons, les parfums, les couleurs, les goûts, les formes s'unissent et se répondent (cf plusieurs des Sonnets de Les Fleurs du Mal et l'observation de la Nature renvoie au Ciel (cf Notes nouvelles sur Edgar PoeC'est cet admirable, cet immortel instinct du beau qui nous fait considérer la terre et ses spectacles comme un aperçu, comme une correspondance du Ciel. La soif insatiable de tout ce qui est au-delà, et que révèle la vie, est la preuve la plus vivante de notre immortalité.)