Jehan a écrit :Bonjour.et encore moins un pluriel de modestie !
Car je ne pense tout de même pas qu'il s'agisse d'un "nous" de majesté par lequel Ségolène se désignerait seulement elle-même.
Quoique… Quand on s'appelle "Royal", sait-on jamais ! 😉
Accord du participe passé avec avoir et COD
334 réponses · Page 8 / 17
Excellente remarque !!
Encore merci à vous deux.
Encore merci à vous deux.
Bonjour,
Décidément les phrases où "en" est présent avec le verbe avoir me posent souvent des problèmes …
" J'ai commandé trois articles mais je n'en ai reçu que deux. "
Est-ce correct ou faut-il accorder "reçu" ?
Décidément les phrases où "en" est présent avec le verbe avoir me posent souvent des problèmes …
" J'ai commandé trois articles mais je n'en ai reçu que deux. "
Est-ce correct ou faut-il accorder "reçu" ?
Je n'ai reçu que deux des articles…
en n'est pas COD, même s'il l'était il n'aurait ni genre ni nombre, donc aucune raison de mettre reçu au pluriel.
en n'est pas COD, même s'il l'était il n'aurait ni genre ni nombre, donc aucune raison de mettre reçu au pluriel.
Bonjour,
c'est avec grand plaisir que j'ai découvert il y a peu ce forum intelligent et utile, dont je m'empresse d'exploiter les compétences, certain que j'obtiendrai une réponse à la récurrente question d'accord du participe passé. Car dans les exemples traités je n'en ai pas vus qui correspondaient à celle que je me pose.
J'ai écrit un mail à des amis, en commençant ma phrase par "je vous ai entretenus récemment d'un projet qui…". Après une longue hésitation, et en application de la règle du COD placé avant le verbe (j'ai entretenu qui ? vous), j'ai accordé "entretenus" bien qu'à la lecture ce "s" me choquait.
En revanche, je n'aurais pas hésité à marquer l'accord si, m'adressant à une femme, j'avais écrit : "je vous ai entretenue, ingrate jeune femme, sans reconnaissance de votre part" (j'ai entretenu qui ? vous).
Serait-ce de la signification donnée au verbe "entretenir" que dépendrait ou non l'accord du participe passé, ou bien mon pluriel serait-il correct malgré la remarque que je me suis attiré en retour de mon mail, sorte de coup de pied de l'âne à moi qui me montre toujours si pointilleux sur les écrits que nous échangeons entre amis ?
D'avance merci pour votre aide.
Gilbert
c'est avec grand plaisir que j'ai découvert il y a peu ce forum intelligent et utile, dont je m'empresse d'exploiter les compétences, certain que j'obtiendrai une réponse à la récurrente question d'accord du participe passé. Car dans les exemples traités je n'en ai pas vus qui correspondaient à celle que je me pose.
J'ai écrit un mail à des amis, en commençant ma phrase par "je vous ai entretenus récemment d'un projet qui…". Après une longue hésitation, et en application de la règle du COD placé avant le verbe (j'ai entretenu qui ? vous), j'ai accordé "entretenus" bien qu'à la lecture ce "s" me choquait.
En revanche, je n'aurais pas hésité à marquer l'accord si, m'adressant à une femme, j'avais écrit : "je vous ai entretenue, ingrate jeune femme, sans reconnaissance de votre part" (j'ai entretenu qui ? vous).
Serait-ce de la signification donnée au verbe "entretenir" que dépendrait ou non l'accord du participe passé, ou bien mon pluriel serait-il correct malgré la remarque que je me suis attiré en retour de mon mail, sorte de coup de pied de l'âne à moi qui me montre toujours si pointilleux sur les écrits que nous échangeons entre amis ?
D'avance merci pour votre aide.
Gilbert
Si le "vous" marque un pluriel, et non une politesse, il faut faire l'accord : on entretient quelqu'un (COD) de quelque chose (COS).
Merci pour cette réponse, qui confirme ma première analyse et lève mes doutes ultérieurs.
Bonjour,
J'ai besoin d'un petit renseignement :
- Les transports, pour le premier jour de travail, ont changé.
ou
- Les transports, pour le premier jour de travail, ont changés.
Merci d'avance pour votre aide.
J'ai besoin d'un petit renseignement :
- Les transports, pour le premier jour de travail, ont changé.
ou
- Les transports, pour le premier jour de travail, ont changés.
Merci d'avance pour votre aide.
Les transports ont changé (le participe passé ne s'accorde pas avec le sujet avec l'auxiliaire avoir).
Merci beaucoup !
j'ai encore une petite question :
Les transports, pour le premier jour de travail, ont été changé.
ou
Les transports, pour le premier jour de travail, ont été changés.
Encore merci !
j'ai encore une petite question :
Les transports, pour le premier jour de travail, ont été changé.
ou
Les transports, pour le premier jour de travail, ont été changés.
Encore merci !
Les transports, pour le premier jour de travail, ont été changés.
puisque le verbe est conjugué avec l'auxiliaire être, donc accord avec le sujet. Il s'agit d'un passé composé de forme passive.
puisque le verbe est conjugué avec l'auxiliaire être, donc accord avec le sujet. Il s'agit d'un passé composé de forme passive.
Le participe passé conjugué avoir s'accorde avec le COD lorsque celui-ci le précède
Ex:J'ai mangé les mangues. pas d'accord.
Ex:Les mangues que j'ai mangées. accord
Ex:J'ai mangé les mangues. pas d'accord.
Ex:Les mangues que j'ai mangées. accord
C'est exact.
Merci du renseignement, Sidibe.
Mais cela a déjà été précisé dans les messages précédents, il me semble.
Merci du renseignement, Sidibe.
Mais cela a déjà été précisé dans les messages précédents, il me semble.
Merci beaucoup pour les explications !
Cordialement !
Cordialement !
Cher Jehan, bonsoir.
Dans votre message n°101 vous utilisez la méthode Wilmet pour accorder les participes passés. Auriez-vous l'obligeance de la mettre en oeuvre pour analyser le non accord des participes passés dans "l'annonce a paru" et "les impôts ont augmenté"?
Je vous signale aussi que la proposition de M. Wilmet d'accorder le participe passé avec le sujet dans les formes pronominales a de sérieux inconvénients. Vous en serez peut-être convaincu en lisant, dans ma "Contribution à la grammaire et à l'orthographe", l'ultime paragraphe du chapitre portant précisément sur "l'accord des participes passés dans les formes pronominales". Je ne parle même pas du fait qu'elle ne semble pas conforme à l'usage de la plupart des auteurs.
Amicalement et respectueusement.
Dans votre message n°101 vous utilisez la méthode Wilmet pour accorder les participes passés. Auriez-vous l'obligeance de la mettre en oeuvre pour analyser le non accord des participes passés dans "l'annonce a paru" et "les impôts ont augmenté"?
Je vous signale aussi que la proposition de M. Wilmet d'accorder le participe passé avec le sujet dans les formes pronominales a de sérieux inconvénients. Vous en serez peut-être convaincu en lisant, dans ma "Contribution à la grammaire et à l'orthographe", l'ultime paragraphe du chapitre portant précisément sur "l'accord des participes passés dans les formes pronominales". Je ne parle même pas du fait qu'elle ne semble pas conforme à l'usage de la plupart des auteurs.
Amicalement et respectueusement.
Cher Michel, bonsoir.
Sur ce forum, j'ai maintes fois utilisé sans problème la méthode Wilmet pour répondre à des questions sur les accords de participe. Et pas seulement dans le message que vous citez. Vous avez tapé "Wilmet", dans le moteur de recherche ?
Je n'ai cependant jamais prétendu que la méthode Wilmet serait la panacée qui résoudrait tous les cas, et Wilmet lui-même cite plusieurs "blocages", notamment le cas que vous me soumettez. Ayez l'honnêteté de le reconnaître.
Il me semble que Lucretius et moi, sur le fil relatif à l'accord du participe "complu", vous avons déjà exposé assez clairement ce que nous pensions de cette méthode. Certes pas infaillible, mais bien pratique au début de l'apprentissage, et précieuse par la suite dans un grand nombre de cas. Libre à vous de la considérer comme complètement nulle.
Wilmet n'a jamais parlé d'accorder le participe passé de façon systématique avec le sujet dans les formes pronominales. Ne caricaturez-vous pas un peu pour mieux le dénigrer ?
Cordialement.
Sur ce forum, j'ai maintes fois utilisé sans problème la méthode Wilmet pour répondre à des questions sur les accords de participe. Et pas seulement dans le message que vous citez. Vous avez tapé "Wilmet", dans le moteur de recherche ?
Je n'ai cependant jamais prétendu que la méthode Wilmet serait la panacée qui résoudrait tous les cas, et Wilmet lui-même cite plusieurs "blocages", notamment le cas que vous me soumettez. Ayez l'honnêteté de le reconnaître.
Il me semble que Lucretius et moi, sur le fil relatif à l'accord du participe "complu", vous avons déjà exposé assez clairement ce que nous pensions de cette méthode. Certes pas infaillible, mais bien pratique au début de l'apprentissage, et précieuse par la suite dans un grand nombre de cas. Libre à vous de la considérer comme complètement nulle.
Wilmet n'a jamais parlé d'accorder le participe passé de façon systématique avec le sujet dans les formes pronominales. Ne caricaturez-vous pas un peu pour mieux le dénigrer ?
Cordialement.
Cher Jehan, bonjour.
Je vous remercie de votre réponse.
Bien entendu, j'ai repris deux exemples de M. Wilmet, pour montrer que, de son propre aveu, sa méthode échoue dans des cas simples. Au moins, on ne mettra pas en cause l'incompréhension d'un commentateur.
M. Wilmet prône bien l'accord du participe passé avec le sujet dans les formes pronominales qui ne seraient pas de sens réfléchi ou réciproque. Je vous renvoie à sa communication "Le complément direct objet de mes ressentiments", et, plus particulièrement, au troisième point (pages 12,13 et 14 de l'article).
Or, cette exigence pose problème, comme je l'ai expliqué dans ma "Contribution à la grammaire et à l'orthographe". Reportez-vous au dernier paragraphe du chapitre sur "l'accord du participe passé dans les formes pronominales".
Amicalement et respectueusement.
Je vous remercie de votre réponse.
Bien entendu, j'ai repris deux exemples de M. Wilmet, pour montrer que, de son propre aveu, sa méthode échoue dans des cas simples. Au moins, on ne mettra pas en cause l'incompréhension d'un commentateur.
M. Wilmet prône bien l'accord du participe passé avec le sujet dans les formes pronominales qui ne seraient pas de sens réfléchi ou réciproque. Je vous renvoie à sa communication "Le complément direct objet de mes ressentiments", et, plus particulièrement, au troisième point (pages 12,13 et 14 de l'article).
Or, cette exigence pose problème, comme je l'ai expliqué dans ma "Contribution à la grammaire et à l'orthographe". Reportez-vous au dernier paragraphe du chapitre sur "l'accord du participe passé dans les formes pronominales".
Amicalement et respectueusement.
Bonjour, Michel.
Certes, on peut dire que la méthode échoue dans quelques cas simples.
Mais on peut dire aussi bien qu'elle fonctionne parfaitement dans la plupart des cas simples…
et même dans d'autres cas qui sont réputés être moins simples.
Certes, on peut dire que la méthode échoue dans quelques cas simples.
Mais on peut dire aussi bien qu'elle fonctionne parfaitement dans la plupart des cas simples…
et même dans d'autres cas qui sont réputés être moins simples.
Cher Jehan, bonjour.
Je vous remercie pour votre réponse.
Pour que les autres lecteurs comprennent ma dernière observation, je la précise.
Pour cela, je vais considérer la phrase "Quoi c'était là ce précepteur qu'elle s'était figuré comme un prêtre sale et mal vêtu, qui viendrait gronder et fouetter ses enfants" (Stendhal, Le Rouge et le Noir).
On doit envisager deux possibilités:
1) que la proposition pronominale y figurant soit de sens réfléchi, et alors, selon les règles de M. Grevisse et celles de M. Wilmet, il faut bien écrire "figuré";
2) que la proposition pronominale y figurant ne soit pas de sens réfléchi, et alors, on doit écrire "figuré" selon M. Grevisse et "figurée" selon M. Wilmet.
Ainsi, si l'on suit M. Wilmet on devra préalablement à tout accord déterminer si la proposition pronominale "elle s'était figuré" est pronominale de sens réfléchi ou non. Par contre, si l'on adopte les règles de M. Grevisse une telle distinction ne s'imposera pas.
Bien sûr, dans le cas présent, c'est la deuxième hypothèse qui est la bonne. Mais, comment ferez-vous dans les exemples où cette distinction est mille fois plus embarrassante que dans la phrase citée, et malheureusement ces exemples sont nombreux.
En résumé, je pense qu'il vaut mieux soit adopter les règles de M. Grevisse soit admettre que dans les formes pronominales l'accord du participe se fera TOUJOURS avec le sujet, même pour les formes de sens réfléchi ou de sens réciproque. Malheureusement, la dernière position n'a pas encore prévalu.
Vous remarquerez que la plupart des auteurs actuels écriraient bien "figuré", comme l'a fait Stendhal.
Amicalement et respectueusement.
Je vous remercie pour votre réponse.
Pour que les autres lecteurs comprennent ma dernière observation, je la précise.
Pour cela, je vais considérer la phrase "Quoi c'était là ce précepteur qu'elle s'était figuré comme un prêtre sale et mal vêtu, qui viendrait gronder et fouetter ses enfants" (Stendhal, Le Rouge et le Noir).
On doit envisager deux possibilités:
1) que la proposition pronominale y figurant soit de sens réfléchi, et alors, selon les règles de M. Grevisse et celles de M. Wilmet, il faut bien écrire "figuré";
2) que la proposition pronominale y figurant ne soit pas de sens réfléchi, et alors, on doit écrire "figuré" selon M. Grevisse et "figurée" selon M. Wilmet.
Ainsi, si l'on suit M. Wilmet on devra préalablement à tout accord déterminer si la proposition pronominale "elle s'était figuré" est pronominale de sens réfléchi ou non. Par contre, si l'on adopte les règles de M. Grevisse une telle distinction ne s'imposera pas.
Bien sûr, dans le cas présent, c'est la deuxième hypothèse qui est la bonne. Mais, comment ferez-vous dans les exemples où cette distinction est mille fois plus embarrassante que dans la phrase citée, et malheureusement ces exemples sont nombreux.
En résumé, je pense qu'il vaut mieux soit adopter les règles de M. Grevisse soit admettre que dans les formes pronominales l'accord du participe se fera TOUJOURS avec le sujet, même pour les formes de sens réfléchi ou de sens réciproque. Malheureusement, la dernière position n'a pas encore prévalu.
Vous remarquerez que la plupart des auteurs actuels écriraient bien "figuré", comme l'a fait Stendhal.
Amicalement et respectueusement.
Même si cela n'a aucune importance pour l'accord,
je rétablis d'abord la ponctuation correcte de la phrase de Stendhal :
"Quoi, c'était là ce précepteur qu'elle s'était figuré comme un prêtre sale et mal vêtu, qui viendrait gronder et fouetter ses enfants !"
Mme de Rênal, d'ailleurs "ne pouvait se figurer tout son bonheur".
"Figurer" est donc l'exact équivalent de "représenter"…
Très pratique pour nous en tenir au sens plutôt qu'aux nomenclatures et classifications.
Pour nos lecteurs, il aurait peut-être été plus clair de rappeler
les "règles" de Grevisse et de Wilmet que vous évoquez.
De plus, les prétendues "règles" de Wilmet, je crois que vous les travestissez un peu beaucoup.
Quand le sens est réfléchi, Wilmet ne prétend sûrement pas qu'il ne faut pas faire l'accord avec le sujet:
La femme peintre, sur son tableau, s'est figurée sous l'aspect d'une nymphe.
Qui est figuré, représenté sur le tableau ? Elle-même, la femme peintre, représentée par "s' ". On accorde donc au féminin.
Et quand le sens n'est pas réfléchi, comme dans la phrase de Stendhal ,
il ne prétend pas qu'il faille faire l'accord avec le sujet :
ce précepteur qu'elle s'était figuré comme un prêtre sale et mal vêtu
Qui est figuré, représenté dans son esprit ? Ce n'est pas elle-même.
C'est "ce précepteur", masculin singulier, écrit avant. On accorde le participe au masculin singulier.
Et si ç'avait été une préceptrice :
La préceptrice qu'elle s'était figurée comme une bonne sœur…
Qui est figuré, représenté dans son esprit ? Ce n'est pas elle-même, mais c'est ici "la préceptrice", féminin singulier, écrit avant. On accorde donc le participe au féminin singulier.
Elle s'était figuré une préceptrice à la dégaine de bonne sœur.
Qui est figuré, représenté dans son esprit ? Une préceptrice, écrit après. On n'accorde pas.
Elle s'était figuré que le précepteur serait moche.
Ce qui est figuré, représenté dans son esprit, c'est "que le précepteur serait moche".
Neutre, écrit après. On n'accorde pas.
Même chose avec s'imaginer, par exemple.
Elle s'était imaginée en nymphe.
Qui est imaginé, représenté dans son esprit ? C'est elle-même, "s' ".
Elles s'étaient imaginé une vie de rêve.
La vie de rêve qu'elles s'étaient imaginée…
Ce qui est imaginé, c'est "la vie de rêve", écrit avant (accord) ou après (pas d'accord).
Elle s'est imaginé qu'il viendrait.
Ce qui est imaginé, c'est "qu'il viendrait", neutre, écrit après. Pas d'accord.
Rien de moins embarrassant…
Et sans se torturer l'esprit pour savoir si c'est réfléchi ou pas.
je rétablis d'abord la ponctuation correcte de la phrase de Stendhal :
"Quoi, c'était là ce précepteur qu'elle s'était figuré comme un prêtre sale et mal vêtu, qui viendrait gronder et fouetter ses enfants !"
Mme de Rênal, d'ailleurs "ne pouvait se figurer tout son bonheur".
"Figurer" est donc l'exact équivalent de "représenter"…
Très pratique pour nous en tenir au sens plutôt qu'aux nomenclatures et classifications.
Pour nos lecteurs, il aurait peut-être été plus clair de rappeler
les "règles" de Grevisse et de Wilmet que vous évoquez.
De plus, les prétendues "règles" de Wilmet, je crois que vous les travestissez un peu beaucoup.
Quand le sens est réfléchi, Wilmet ne prétend sûrement pas qu'il ne faut pas faire l'accord avec le sujet:
La femme peintre, sur son tableau, s'est figurée sous l'aspect d'une nymphe.
Qui est figuré, représenté sur le tableau ? Elle-même, la femme peintre, représentée par "s' ". On accorde donc au féminin.
Et quand le sens n'est pas réfléchi, comme dans la phrase de Stendhal ,
il ne prétend pas qu'il faille faire l'accord avec le sujet :
ce précepteur qu'elle s'était figuré comme un prêtre sale et mal vêtu
Qui est figuré, représenté dans son esprit ? Ce n'est pas elle-même.
C'est "ce précepteur", masculin singulier, écrit avant. On accorde le participe au masculin singulier.
Et si ç'avait été une préceptrice :
La préceptrice qu'elle s'était figurée comme une bonne sœur…
Qui est figuré, représenté dans son esprit ? Ce n'est pas elle-même, mais c'est ici "la préceptrice", féminin singulier, écrit avant. On accorde donc le participe au féminin singulier.
Elle s'était figuré une préceptrice à la dégaine de bonne sœur.
Qui est figuré, représenté dans son esprit ? Une préceptrice, écrit après. On n'accorde pas.
Elle s'était figuré que le précepteur serait moche.
Ce qui est figuré, représenté dans son esprit, c'est "que le précepteur serait moche".
Neutre, écrit après. On n'accorde pas.
Même chose avec s'imaginer, par exemple.
Elle s'était imaginée en nymphe.
Qui est imaginé, représenté dans son esprit ? C'est elle-même, "s' ".
Elles s'étaient imaginé une vie de rêve.
La vie de rêve qu'elles s'étaient imaginée…
Ce qui est imaginé, c'est "la vie de rêve", écrit avant (accord) ou après (pas d'accord).
Elle s'est imaginé qu'il viendrait.
Ce qui est imaginé, c'est "qu'il viendrait", neutre, écrit après. Pas d'accord.
Rien de moins embarrassant…
Et sans se torturer l'esprit pour savoir si c'est réfléchi ou pas.