REPONSE A SU
Bonsoir !
La réponse de Léah est exacte, mais je reprends ma vieille méthode, pour que vous compreniez.
Retenez d’abord, pour faire simple, que le participe passé :
1 s’accorde AVEC SON SUJET (COMME UN ADJECTIF ATTRIBUT), lorsque l’auxiliaire est ÊTRE,
* Quand LES DRAPS ne SONT pas FROISSÉS, les époux ne tardent pas à l’être. (Proverbe français)
2 s’accorde avec le COD lorsque celui-ci est placé AVANT LE VERBE (= antéposé) dont l’auxiliaire est AVOIR ;
* La lune est pleine, et on ne sait pas qui L’a MISE dans cet état. (Alphonse Allais)
Que par conséquent, le pp est invariable :
a- s’il n’y a pas de COD,
* J’ai DÉBUTÉ avec ma seule intelligence, autant dire rien. (Henri Jeanson)
b- si le complément POSTPOSÉ est COD,
* J’ai REÇU TOUS LES SACREMENTS, excepté le mariage, que je n’ai jamais reçu en original, mais j’en ai TIRÉ PLUSIEURS COPIES. (Chamfort)
c- si le complément antéposé est COI.
* Je LUI ai déjà PARLÉ. Je LEUR ai déjà PARLÉ.
Pourquoi c’est comme cela ? Parce que, au XVIe siècle, la règle avec AVOIR a été proposée par Marot (règle marotique) et que cela a été adopté (Vaugelas) et entériné par plusieurs siècles. Ce n’est pas plus rationnel ni moins rationnel que de rouler à gauche comme les Anglais. Il faut s’y faire, tant que la règle n’aura pas été changée. Notez que le mur se lézarde un peu.
* Elles SE sont PARLÉ longtemps.
SE est COI (elles ont parlé l’une à l’autre… et réciproquement), donc invariabilité.
→ parlé.
C’est vrai pour les autres pronoms personnels, même non réfléchis :
* Elle T’a parlé. Tu LUI as parlé. (Des COI)
Mais je complique un peu :
* Les INJURES QU’elles SE sont dites.
Le COI est toujours là, mais il compte encore pour des prunes.
Par contre, le pronom relatif QUE (représentant les injures) est bien un COD antéposé, puisque :
→ elles se sont DIT des injures (COD ici POSTPOSÉ, des prunes : → dit).
Donc, accord du pp avec QUE ANTÉPOSÉ et donc avec son antécédent, les injures.
→ qu’elles se sont DITES.
Je reprends vos exemples :
* Les femmes SE (COI) sont dit bonsoir (COD postposé). → invariabilité : DIT.
* Les femmes NOUS (COI) ont dit bonsoir (COD postposé) → DIT.
* Les bonsoirs QUE (COD antéposé) les femmes nous (COI) ont DITS.
* Les femmes SE (COD antéposé) sont TROMPÉES. (= ° Elles ont trompé elles.)
En pratique, le COD est antéposé DANS TROIS CAS SEULEMENT :
1 pronom personnel antéposé : Je L’ai aimée. Elle s’est maquillée.
2 pronom relatif antéposé : La femme QUE j’ai aimée.
3 interrogation ou exclamation : QUELLE FEMME ai-je donc aimée ?
Je n’ai dit que l’essentiel, mais ne vous découragez pas.
Revenez si vous n’avez pas compris.
Bonsoir !
La réponse de Léah est exacte, mais je reprends ma vieille méthode, pour que vous compreniez.
Retenez d’abord, pour faire simple, que le participe passé :
1 s’accorde AVEC SON SUJET (COMME UN ADJECTIF ATTRIBUT), lorsque l’auxiliaire est ÊTRE,
* Quand LES DRAPS ne SONT pas FROISSÉS, les époux ne tardent pas à l’être. (Proverbe français)
2 s’accorde avec le COD lorsque celui-ci est placé AVANT LE VERBE (= antéposé) dont l’auxiliaire est AVOIR ;
* La lune est pleine, et on ne sait pas qui L’a MISE dans cet état. (Alphonse Allais)
Que par conséquent, le pp est invariable :
a- s’il n’y a pas de COD,
* J’ai DÉBUTÉ avec ma seule intelligence, autant dire rien. (Henri Jeanson)
b- si le complément POSTPOSÉ est COD,
* J’ai REÇU TOUS LES SACREMENTS, excepté le mariage, que je n’ai jamais reçu en original, mais j’en ai TIRÉ PLUSIEURS COPIES. (Chamfort)
c- si le complément antéposé est COI.
* Je LUI ai déjà PARLÉ. Je LEUR ai déjà PARLÉ.
Pourquoi c’est comme cela ? Parce que, au XVIe siècle, la règle avec AVOIR a été proposée par Marot (règle marotique) et que cela a été adopté (Vaugelas) et entériné par plusieurs siècles. Ce n’est pas plus rationnel ni moins rationnel que de rouler à gauche comme les Anglais. Il faut s’y faire, tant que la règle n’aura pas été changée. Notez que le mur se lézarde un peu.
* Elles SE sont PARLÉ longtemps.
SE est COI (elles ont parlé l’une à l’autre… et réciproquement), donc invariabilité.
→ parlé.
C’est vrai pour les autres pronoms personnels, même non réfléchis :
* Elle T’a parlé. Tu LUI as parlé. (Des COI)
Mais je complique un peu :
* Les INJURES QU’elles SE sont dites.
Le COI est toujours là, mais il compte encore pour des prunes.
Par contre, le pronom relatif QUE (représentant les injures) est bien un COD antéposé, puisque :
→ elles se sont DIT des injures (COD ici POSTPOSÉ, des prunes : → dit).
Donc, accord du pp avec QUE ANTÉPOSÉ et donc avec son antécédent, les injures.
→ qu’elles se sont DITES.
Je reprends vos exemples :
* Les femmes SE (COI) sont dit bonsoir (COD postposé). → invariabilité : DIT.
* Les femmes NOUS (COI) ont dit bonsoir (COD postposé) → DIT.
* Les bonsoirs QUE (COD antéposé) les femmes nous (COI) ont DITS.
* Les femmes SE (COD antéposé) sont TROMPÉES. (= ° Elles ont trompé elles.)
En pratique, le COD est antéposé DANS TROIS CAS SEULEMENT :
1 pronom personnel antéposé : Je L’ai aimée. Elle s’est maquillée.
2 pronom relatif antéposé : La femme QUE j’ai aimée.
3 interrogation ou exclamation : QUELLE FEMME ai-je donc aimée ?
Je n’ai dit que l’essentiel, mais ne vous découragez pas.
Revenez si vous n’avez pas compris.