Latin ou grec en hypokhâgne ?

La filière littéraire

55 réponses · Page 3 / 3

Ok, merci Apollinaire. Je n'hésiterai pas! 🙂 Après m'être renseignée, Montpellier 3 m'apparaît en effet la formation la plus adaptée.

Bonjour,

J’ai été reçu en A/L et je dois donc choisir une langue ancienne.

Je n’en ai jamais fait. J’hésite beaucoup : le latin a pour réputation d’être plus accessible/facile. Mais beaucoup de mes camarades de classe en auront fait depuis la 6ème. Le grec a pour réputation d’être plus difficile mais aussi plus intéressant/amusant et il y aura plus de débutants.

Ma question : Quelle langue choisir pour mettre toutes les chances de mon côté pour les concours ENS ?

Merci.

Bonjour,

Il me semble qu’on peut devenir performant plus facilement et rapidement en latin qu’en grec ancien, en tant que grand débutant. Pour avoir le plus de chance au concours, dans votre situation, il me semble que le latin est de loin préférable. Le latin est plus "carré" que le grec et se marie mieux avec la nécessité d’apprendre vite et très efficacement dans la perspective de l’ENS.

Il y a des classes de débutants et de confirmés en hypokhâgne. Tu auras donc un an pour rattraper les confirmés, que ce soit en grec ou en latin. Dans les deux langues, les grands débutants peuvent réussir. Je pense qu’il n’y a pas vraiment de calcul stratégique à faire, mais qu’il faut seulement prendre ce qui t’intéresse le plus.

Si on me permet d’être schématique : quand j’étais en prépa, des camarades qui avaient choisi le grec (comme grands débutants) trouvaient effectivement cela plus intéressant que le latin, mais pataugeaient (et cela se ressentait dans leurs notes, évidemment), tandis que ceux qui avaient choisi le latin pouvaient trouver celui-ci très agaçant, mais se retrouvaient tout de même en capacité de traduire.

@Artz, il me semble quand même qu’il y a une part de calcul stratégique en jeu dans l’affaire puisque ça concerne ce concours en particulier.

Personnellement je prendrais le grec si je devais baser mon conseil sur l’écrit : le niveau requis est largement inférieur à celui requis en latin et si tu choisis version/commentaire au concours, il est facile d’avoir une bonne note. Au contraire, pour l’oral le niveau est plus ou moins le même en les deux langues @et c’est là que le grec devient véritablement un obstacle à peu près insurmontable pour un grand débutant (parmi les normaliens que je connais et qui ont commencé le grec en grand-déb, ils ont presque tous eu une mauvais note à l’oral, < 8, alors qu’à l’écrit ils avaient eu 16 ou même davantage). Tout dépend de tes aspirations : est-ce l’ENS que tu vises ou alors recherches-tu à enrichir ta culture générale et à acquérir une méthodologie solide ou encore un juste milieu?

&gt; @""#p548701 Bonjour,Il me semble qu&#039;on peut devenir performant plus facilement et rapidement en latin qu&#039;en grec ancien, en tant que grand d&eacute;butant. Pour avoir le plus de chance au concours, dans votre situation, il me semble que le latin est de loin pr&eacute;f&eacute;rable. Le latin est plus &quot;carr&eacute;&quot; que le grec et se marie mieux avec la n&eacute;cessit&eacute; d&#039;apprendre vite et tr&egrave;s efficacement dans la perspective de l&#039;ENS.@Ascagne Donc selon vous, si je prends latin j’aurai plus de chance, a priori, d’avoir de meilleures notes tout au long de l’année et aux concours ? Mais comme les latinistes sont sensiblement plus nombreux, et qu’un certain nombre font latin depuis le collège, est-ce que je n’aurai pas beaucoup plus de concurrence qui si j’étais helléniste, et bien meilleure que moi qui plus est ? De plus, les textes latins ne sont-ils pas plus difficiles que les textes grecs ?J’ai lu sur un autre forum que l’on pouvait décripter à peu près tous les textes en grec avec un bon niveau mais qu’en latin, même après des années d’expérience, certains textes restaient illisibles. Merci pour votre réponse.

J’ai été reçu en A/L et je dois donc choisir une langue ancienne.Si tu n’as jamais abordé de langue ancienne au collège ou au lycée, je te conseille de choisir le latin pour commencer.La grammaire est rigoureuse et assez facile à acquérir. ‘Le professeur de lettres que je suis pense évidemment que l’idéal est d’apprendre les deux. Le grec n’est pas plus amusant que le latin, surtout lorsqu’on débute, et il est faux que l’on puisse décrypter tous les textes grecs même avec un bon niveau, alors que certains textes latins seraient illisibles. C’est un peu dommage, mais on lit tout et n’importe quoi sur internet. Il existe des textes grecs ou latin difficiles d’accès. L’intuition joue davantage en grec. Elle peut aussi parfois jouer des tours et faire obtenir une bulle. Ce qui n’est pas exclu en latin non plus.Mais tout ce que je puis te dire, et là, je crois que l’accord peut se faire aisément, c’est que le latin comporte moins d’irrégularités, et que quelle que soit sa complexité, sa grammaire peut être embrassée assez rapidement.

@Ascagne J’ai personnellement connu de très bons hellénistes débutants. Je ne saurais pas dire s’ils avaient dû travailler plus que moi, qui étais latiniste débutant. Il ne m’a pas semblé qu’au niveau de l’ENS, ça fasse une différence énorme sur les gens que je connais autour de moi (je ne sais pas pour l’oral de grec, cela dit) mais je ne peux pas vraiment généraliser non plus. J’ai surtout l’impression que, de part et d’autre, ça suppose énormément de travail pour se remettre à niveau, et qu’il faut donc vraiment vouloir y consacrer beaucoup d’heures. D’où mon propos. Mais encore une fois, ça ne repose que sur mon expérience et c’est donc très bien qu’il y ait d’autres sons de cloche !

Je ne soutiens pas qu’on peut effectivement devenir bon helléniste de cette façon, bien entendu, et ce même à partir de l’hypokhâgne. C’est peut-être faire un pari risqué car je pense tout de même que le latin est plus simple à maîtriser rapidement, à forte dose, avec des efforts, bien entendu. Bien entendu, en général, je ne considère pas le latin et le grec ancien d’après des considérations utilitaires, mais la question initiale portait sur le fait de mettre toutes les chances de son côté pour l’ENS.

Reste à ajouter qu’il me semble préférable d’avoir déjà suivi une langue ancienne au lycée car j’ai l’impression que commencer en hypokhâgne, quand on vise ce concours-là, c’est un peu dommage. Ah, si seulement les LC allaient mieux dans le secondaire…

 Ah, si seulement les LC allaient mieux dans le secondaire…

Hélas, la situation n’a jamais cessé d’empirer depuis quarante ans. Au début de ma carrière, j’enseignais le latin et le grec en collège, et cela formait même la majeure partie de mon service. Dix ans plus tard, ailleurs en France, plus que du latin, et six heures seulement. Plus tard encore, en lycée les collègues se disputaient les heures de latin, et, dernière arrivée, durant six ans, je n’ai eu que du français.

Quant au grec, il a disparu de mon emploi du temps jusqu’à la fin de ma carrière.

Bonjour,

Je tiens à ajouter un élément qui peut être à prendre en compte dans le choix : les professeurs. J’ai eu la chance d’avoir une excellente professeure de latin en hypokhâgne, mais un prof de grec ancien beaucoup moins bon (à mon humble avis) : j’étais débutante dans les deux langues, et à la fin de l’année, j’avais acquis un niveau tout à fait correct en latin, tandis que je pataugeais encore en grec ancien. (C’était peut-être aussi dû au fait que le latin a une morphologie plus accessible au premier abord, je ne le nie pas.) En khâgne Lettres Classiques, configuration inverse : l’un des meilleurs professeurs de ma vie en grec ancien, intransigeant sur la maîtrise de la morphologie et de la syntaxe, et un bon professeur de latin (mais dont j’étais moins sensible à la pédagogie)… Ce qui m’a permis d’avoir de très bons résultats en grec ancien, et des résultats seulement corrects en latin au concours. Le rattrapage en grec ancien a été rude, mais possible.

Souvent, les prépas permettent aux élèves de tester les options en début d’année : ça peut être l’occasion de voir les méthodes des différents professeurs, et aussi de se frotter (en initiation) aux langues, pour voir avec lesquelles on a plus d’affinités. Ce sont des éléments qui jouent un rôle dans la motivation - et donc dans les résultats finaux !

Hello ! Je suis admise à la prépa JF et je dois choisir une langue ancienne à étudier. Problème : je n’ai jamais fait ni du latin, ni du grec et quand je demande des conseils à mes profs, c’est la guerre. Les profs de philos/ HLP me disent de prendre grec pour la culture et le ++ en philo, mais mes autres profs me disent de prendre latin car c’est plus facile à apprendre.

Après la prépa, je souhaite entrer dans une fac d’anglais pour devenir prof, mais du coup ça ne m’aide pas à faire un choix pour la langue ancienne, ce n’est pas comme si je voulais faire une fac de philo; là, j’aurai évidemment pris grec.

Alors j’ai besoin de votre aide. Je dois rentre mon dossier la semaine prochaine mais j’hésite encore. Enfin, ce n’est pas vraiment que j’hésite, c’est plutôt que je n’ai absolument aucune opinion sur la question.

Grace aux réseaux sociaux j’ai pu discuter avec deux filles de ma classe qui penchent pour le grec, mais je n’ai pas envie de faire la bêtise de choisir mes options en fonction des gens, plutôt que de mon fort intérieur.

Je dirai que le grec demande un investissement plus grand : si l’étude des langues anciennes n’est pas votre objectif (c’est a priori le cas si vous souhaitez enseigner l’anglais), je vous conseillerai de choisir le latin. Sauf si le grec vous attire davantage.

Je suis helléniste donc ma réponse est sans doute biaisée mais je pense que dans l’optique du concours, choisir le grec plutôt que le latin peut se révéler stratégique. C’est en tout cas le choix que j’avais fait en hypokhâgne et qui a payé au concours. En effet, il y a plus de très bons latinistes que de très bons hellénistes. Les hellénistes continuants n’en font que depuis la troisième et à un niveau souvent assez bas, il est tout à fait possible de rattraper le « retard » en hypokhâgne. Grâce à une enseignante exceptionnelle en grec débutant, nous avions le même niveau que les continuants en khâgne et étions même mieux calés sur la grammaire qu’eux. Pour en avoir discuté avec des latinistes, ces derniers trouvaient qu’un fossé se ressentait entre continuants et débutants. Cela n’en a pas empêché certains d’intégrer cela dit. Néanmoins, les latinistes en font depuis plus longtemps et certains acquièrent un excellent niveau en hypokhâgne ce qui rend la fusion des groupes plus violente en khâgne. Après, je parle surtout de ce que j’ai connu mais ça n’est pas pour autant une généralité. D’autant plus qu’il faut garder à l’esprit que le grec est plus difficile que le latin (là encore, je rapporte des paroles de LC car je n’ai fait que du grec), en tout cas il est nécessairement moins familier.