Bonsoir !
Je suis donc en 1ereL et notre professeur nous a demandé un commentaire de ''Matinée d'ivresse'' de Rimbaud, je ne suis pas vraiment au stade du commentaire mais plutot à l'analyse, apres laquelle je suis cencée dégager ma problématique et mes axes.
Le poème est le suivant :
Le titre ''Matinée d'ivresse'' renvoie à l''ivresse'' produite par un ''poison'', opium, hashish ou alcool encore. Ce que Rimbaud évoque par la ''méthode'', système fondé sur une folie raisonnée (''le déreglement de tous les sens'' dans La lettre du voyant), terme lui meme approuvé (''nous t'affirmons'') mis en valeur apres la virgule en fin d'une phrase exclamative, le meme fonctionnement est appliqué pour l'ivresse dans ''petite veille d'ivresse'' qualifié de ''sainte'' (la je ne suis pas trop sur de ce que ''sainte'' peut connoter ni pourquoi Rimbaud l'aurait fait apparaitre…).
De meme, le temps des ''ASSASSINS'', en fin de poème et en italique évoque le temps des ''Haschischins'' puisque l'étymologie d'assassin renvoie à l'arabe hachchâchî, ce qui signifie buveur de haschich.
La ''fanfare'' reprise deux fois dans le texte évoque alors l'état euphorique produit par le poison.
L'antithèse ''anges de flamme et de glace'' pourrait alors dans ce contexte renvoyer à des sueurs froides, effet toujours d'un ''paradis artificiel''.
''Ô mon Bien ! Ô mon Beau !'' au début du poème est une double invocation par la construction en parrallèle des deux exclamations, ou le Beau est inséparable du Bien.
On notera également ''nous si digne'' ou ''digne'' est sans ''s'', ce qui est en soi incorrect mais qui souligne encore une fois la modernité que Rimbaud revendiquait de meme que la forme ''cela finit,-''.
On retrouve ce désir dans ''On nous a promis d'enterrer dans l'ombre l'arbre du bien et du mal'', abolition de ce qui a causé la chute et condtion d'une rédemption (// avec ''Crimen amoris'' ''Vous le saviez qu'il n'est point de différence/Entre ce que vous denommez Bien et Mal). On doit enterrer l'arbre du Bien et du Mal comme on enterre la hache de guerre pour arriver à un nouvel amour (''tres pur amour'') mais ce n'est qu'une ''promesse surrhumaine'' (à deux reprises+''promis'').
Le poète s'imagine alors ce que ce serait : ''cela commenca''…''cela finira'', ''cela commenca''…''cela finit'' (+répétition de ''cela finit'', insistance), ''cela commencait''…''cela finit'' : evolution dans le délire, on commence à chaque fois par quelque chose de plus ou moins négatif (''enfants'', ''quelques dégouts'', ''rustrerie'') pour finir en beauté (''enfants'', ''débandade de parfums'', ''anges de flamme et de glace'')
Relevés que j'ai jugé intéréssants mais que je n'ai pas réussi à interpreter :
- oxymores tels que ''chevalet féérique'', ''honnetetés tyranniques'', ''fanfare atroce''
- début du poème est écrit à la première personne du singulier (''mon'', ''je''…) puis passage pour tout le reste du poème à la 1ere du pluriel (''nos'', ''nous, ''rassemblons'', ''amenions'') avec une anaphore à la fin du poème du pronom personnel ''nous''.
- champs lexical de la violence ''atroce'', ''chevalet'' (instrument de torture), ''tortures'', ''démence'', ''violence'', ''esclaves'', ''assassins''(1er sens), en opposition avec un champs lexical renvoyant à une dimension enfantine ''féérique'', ''fanfare'' (1er sens), ''merveilleux'', ''enfants''.
- énumération ''[…], cette démence! L'élégance, la science, la violence!'', prose rimée (''ence'') ou alitération en ''s'' ?
- énumération ''rire des enfants, discrétion des esclaves, austérité des vierges, horreur des figures et des objets d'ici'', opposition rire/austérité
Voila, j'aimerai bien que vous m'aidiez à éclaircir ce que je n'ai pas réussi à interpréter pour que je puisse mettre en avant mes axes, peut etre ce que je n'aurai pas vu dans le poème et qui peut s'avérer important, et donner votre avis sur ce que j'ai fait 😉
Merci d'avance!
Je suis donc en 1ereL et notre professeur nous a demandé un commentaire de ''Matinée d'ivresse'' de Rimbaud, je ne suis pas vraiment au stade du commentaire mais plutot à l'analyse, apres laquelle je suis cencée dégager ma problématique et mes axes.
Le poème est le suivant :
Ô mon Bien ! Ô mon Beau ! Fanfare atroce où je ne trébuche point ! chevalet féerique ! Hourra pour l'oeuvre inouïe et pour le corps merveilleux, pour la première fois ! Cela commença sous les rires des enfants, cela finira pas eux. Ce poison va rester dans toutes nos veines même quand, la fanfare tournant, nous serons rendu à l'ancienne inharmonie. Ô maintenant, nous si digne de ces tortures ! rassemblons fervemment cette promesse surhumaine faite à notre corps et à notre âme créés : cette promesse, cette démence ! L'élégance, la science, la violence ! On nous a promis d'enterrer dans l'ombre l'arbre du bien et du mal, de déporter les honnêtetés tyranniques, afin que nous amenions notre très pur amour. Cela commença par quelques dégoûts et cela finit, - ne pouvant nous saisir sur-le-champ de cette éternité, - cela finit par une débandade de parfums.J'ai donc personnelement analysé le poème :
Rires des enfants, discrétion des esclaves, austérité des vierges, horreur des figures et des objets d'ici, sacrés soyez-vous par le souvenir de cette veille. Cela commençait par toute la rustrerie, voici que cela finit par des anges de flamme et de glace.
Petite veille d'ivresse, sainte ! quand ce ne serait que pour le masque dont tu nous as gratifié. Nous t'affirmons, méthode ! Nous n'oublions pas que tu as glorifié hier chacun de nos âges. nous avons foi au poison. Nous savons donner notre vie tout entière tous les jours.
Voici le temps des Assassins.
Le titre ''Matinée d'ivresse'' renvoie à l''ivresse'' produite par un ''poison'', opium, hashish ou alcool encore. Ce que Rimbaud évoque par la ''méthode'', système fondé sur une folie raisonnée (''le déreglement de tous les sens'' dans La lettre du voyant), terme lui meme approuvé (''nous t'affirmons'') mis en valeur apres la virgule en fin d'une phrase exclamative, le meme fonctionnement est appliqué pour l'ivresse dans ''petite veille d'ivresse'' qualifié de ''sainte'' (la je ne suis pas trop sur de ce que ''sainte'' peut connoter ni pourquoi Rimbaud l'aurait fait apparaitre…).
De meme, le temps des ''ASSASSINS'', en fin de poème et en italique évoque le temps des ''Haschischins'' puisque l'étymologie d'assassin renvoie à l'arabe hachchâchî, ce qui signifie buveur de haschich.
La ''fanfare'' reprise deux fois dans le texte évoque alors l'état euphorique produit par le poison.
L'antithèse ''anges de flamme et de glace'' pourrait alors dans ce contexte renvoyer à des sueurs froides, effet toujours d'un ''paradis artificiel''.
''Ô mon Bien ! Ô mon Beau !'' au début du poème est une double invocation par la construction en parrallèle des deux exclamations, ou le Beau est inséparable du Bien.
On notera également ''nous si digne'' ou ''digne'' est sans ''s'', ce qui est en soi incorrect mais qui souligne encore une fois la modernité que Rimbaud revendiquait de meme que la forme ''cela finit,-''.
On retrouve ce désir dans ''On nous a promis d'enterrer dans l'ombre l'arbre du bien et du mal'', abolition de ce qui a causé la chute et condtion d'une rédemption (// avec ''Crimen amoris'' ''Vous le saviez qu'il n'est point de différence/Entre ce que vous denommez Bien et Mal). On doit enterrer l'arbre du Bien et du Mal comme on enterre la hache de guerre pour arriver à un nouvel amour (''tres pur amour'') mais ce n'est qu'une ''promesse surrhumaine'' (à deux reprises+''promis'').
Le poète s'imagine alors ce que ce serait : ''cela commenca''…''cela finira'', ''cela commenca''…''cela finit'' (+répétition de ''cela finit'', insistance), ''cela commencait''…''cela finit'' : evolution dans le délire, on commence à chaque fois par quelque chose de plus ou moins négatif (''enfants'', ''quelques dégouts'', ''rustrerie'') pour finir en beauté (''enfants'', ''débandade de parfums'', ''anges de flamme et de glace'')
Relevés que j'ai jugé intéréssants mais que je n'ai pas réussi à interpreter :
- oxymores tels que ''chevalet féérique'', ''honnetetés tyranniques'', ''fanfare atroce''
- début du poème est écrit à la première personne du singulier (''mon'', ''je''…) puis passage pour tout le reste du poème à la 1ere du pluriel (''nos'', ''nous, ''rassemblons'', ''amenions'') avec une anaphore à la fin du poème du pronom personnel ''nous''.
- champs lexical de la violence ''atroce'', ''chevalet'' (instrument de torture), ''tortures'', ''démence'', ''violence'', ''esclaves'', ''assassins''(1er sens), en opposition avec un champs lexical renvoyant à une dimension enfantine ''féérique'', ''fanfare'' (1er sens), ''merveilleux'', ''enfants''.
- énumération ''[…], cette démence! L'élégance, la science, la violence!'', prose rimée (''ence'') ou alitération en ''s'' ?
- énumération ''rire des enfants, discrétion des esclaves, austérité des vierges, horreur des figures et des objets d'ici'', opposition rire/austérité
Voila, j'aimerai bien que vous m'aidiez à éclaircir ce que je n'ai pas réussi à interpréter pour que je puisse mettre en avant mes axes, peut etre ce que je n'aurai pas vu dans le poème et qui peut s'avérer important, et donner votre avis sur ce que j'ai fait 😉
Merci d'avance!



