Bonjour à tous,
Comme le titre l'indique, ma question se porte sur cette expression que j'hésite à utiliser du coup.
Je pense qu'il faut écrire se voir chasser, même si on est chassé. N'est-ce pas "voir chasser soi"?
Sinon j'en profite pour poser une autre question: quand doit-on dire 'qu'on' ou 'que l'on'? Je sais que c'est un histoire de pronom, "l'" reprend un nom. Mais je ne comprends pas pourquoi on peut commencer une phrase par: L'on… comme c'est souvent le cas, pour des raisons compréhensibles dans le roman de Georges Perec, La Disparition.
Voilà, merci beaucoup pour votre lecture et peut-être vos réponses.
jackblackandwhite a écrit :Bonjour à tous,
Comme le titre l'indique, ma question se porte sur cette expression que j'hésite à utiliser du coup.
Je pense qu'il faut écrire se voir chasser, même si on est chassé. N'est-ce pas "voir chasser soi"?
Je pense que les deux sont acceptables, sans que cela change le sens.
Sinon j'en profite pour poser une autre question: quand doit-on dire 'qu'on' ou 'que l'on'? Je sais que c'est un histoire de pronom, "l'" reprend un nom. Mais je ne comprends pas pourquoi on peut commencer une phrase par: L'on…
Ce "l" ne joue pas un rôle de pronom, il est purement euphonique, et facultatif.
Ex
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement.
D'un point de vue purement grammatical, " ce qu'on conçoit bien" est parfaitement correct et signifie la même chose. Simplement, ça sonne beaucoup moins bien.
Oui, comme l'explique Lucretius, le " l' " de " l'on " n'est pas du tout un pronom; à l'origine, c'est un article.
Le pronom "on" est en effet issu du latin homo, "homme".
Et " l'on " était l'équivalent de " l'homme "
Cette ancienne forme n'est plus utilisée que par souci d'euphonie, pour que la phrase "sonne" mieux.
Je trouve qu'on étend trop l'empire de la grammaire quand on se sert d'autorisations grammaticales pour utiliser un mot à la place d'un autre, et encore plus quand cela crèe une ambiguïté.
Pourquoi utiliser le verbe voir au lieu du verbe être à la voix passive ? Il serait si facile d'écrire "être chassé". qu'il faut une raison pour écrire autrement.
Il me parait plus tolérable d'utiliser le verbe voir au lieu du verbe imaginer pour donner une impression de présence à la vision et la présenter sous une forme ramassée. Mais alors, il faut lever toute ambiguité entre la forme active et passive, car "se voir chassé" est tout différent de "se voir chasser (le lièvre)".
Lucretius pense que "les deux sont acceptables sans que cela change le sens", mais quelques lignes plus bas, l'exemple qu'il choisit indique que "Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement". On pourrait souhaiter que la phrase donnée comme exemple s'énonce comme une règle. L'auteur l'entendait ainsi.
D'accord, j'y vois plus clair.
Le fil indiqué analyse très bien la question de l'infinitif, c'est très pratique.
Je suis étonné pour la simple question de l'euphonie, m'étant interdit d'user du "l" apostrophe de façon fantaisiste. Il est donc envisageable de l'utiliser ainsi!
Merci beaucoup à tous pour vos réponses et vos sentiments.
Bonjour Jack,
Pour « l'on », il y a aussi
cette discussion.
Muriel
Je reviens sur ce que j'ai dit sur l'équivalence entre "se voir chasser" et "se voir chassé", c'était évidemment une erreur. Les deux sont possibles, mais ne signifient pas la même chose.