Après que… Indicatif ou subjonctif ?
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Quant au "plus c'est difficile, plus c'est beau", je trouve que c'est une conception un peu élitiste de la beauté de la langue. La simplicité a aussi ses charmes… et n'en est pas moins souvent aussi expressive.
Je ne suis pas francophone, mais je constate souvent l'emploi abondant du subjonctif après la conjonction après que. Je me demande si le subjonctif véhicule possiblement quelque chose de spécifique dans ce contexte.
Je sais que vous avez déjà discuté le mode après la conjonction après que, mais je voudrais examiner le même sujet d'un point de vue plutôt sémantique : je me demande s'il y a - possiblement - une différence de sens entre une subordonnée à l'indicatif et une subordonnée au subjonctif. Une légère nuance, par exemple ?
J'ai deux exemples ici, (a) au subjonctif et (b) à l'indicatif. Y a-t-il une différence de sens ou une nuance entre celles-ci à votre avis ?
a.)
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b.)
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Une autre question: dans quel type de genre/type de texte peut-on en général rencontrer le subjonctif après après que dans la langue écrite à votre avis ?
Comme dit plus haut dans cette discussion, à la rigueur, le subjonctif après après que peut se justifier s'il y a un doute prédominant sur un évènement futur : Tu reviendras après qu'il soit parti (mais il n'est pas du tout certain qu'il se décide à partir !). À comparer avec Tu reviendras après qu'il sera parti (Il est quasiment certain qu'il partira).
Dans tes phrases, la prise de vue future est certaine.
L'imprimante ne fonctionnera évidemment pas sans prise de vue préalable.
Je choisirais ici l'indicatif.
On peut rencontrer le subjonctif après après que dans n'importe quel type de texte, chez des écrivains reconnus comme dans un registre quotidien et courant.
Voir ici message 22 :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/1954/apres-que-indicatif-ou-subjonctif
Tu reviendras après qu'il soit parti (mais il n'est pas du tout certain qu'il se décide à partir !).Franchement, il faut être plus doué que moi pour voir la nuance.
À comparer avec
Tu reviendras après qu'il sera parti (Il est quasiment certain qu'il partira).
Je me demande comment une personne dont le français n'est pas la langue maternelle peut sentir cette nuance.
Subjonctif : si l’événement est incertain, il me semble que l'on écrira tout simplement Tu reviendras s'il part. ou s'il se décide à partir.
Indicatif : le quasiment annihile la nuance éventuelle que certains peuvent voir entre les deux modes, me semble-t-il. On ne sait s'il partira pour le paradis ou l'enfer, mais il partira, c'est certain. Telle est ma perception.
Paulang a écrit :Subjonctif : si l’événement est incertain, il me semble que l'on écrira tout simplement Tu reviendras s'il part. ou s'il se décide à partir.Oui, bien sûr, on peut formuler la chose autrement.
Mais si l'on souhaite absolument employer après que ?
Indicatif : le quasiment annihile la nuance éventuelle que certains peuvent voir entre les deux modesVous ne voyez vraiment aucune nuance entre "quasiment certain" (pour l'indicatif) et "pas du tout certain" (pour le subjonctif) ?
Non, pour moi dans les deux cas l'incertitude subsiste.
Si je dis Je partirai ou Je serai parti, eh bien je partirai, je ne sais quand faute de précision mais je partirai. D'ailleurs c'est bien le cas, je dois partir voir les copains ! 😉
@ Arthur
J'ai 73 ans bien tassés et suis perplexe sur le mode ou la mode. 🙂
Mais il y a tout de même des évènements futurs qu'on peut considérer (en toute subjectivité parfois) comme nettement plus probables que d'autres.
Moi, j'ai aussi 73 ans, depuis douze jours. Donc ils sont légèrement moins tassés.
Dans les cas - relativement rares - où l'on a le choix entre les deux modes, il y a bien une nuance d'emploi. Je pense que dans ce cas précis elle existe.
Cela dit, dans la plupart des emplois du subjonctif, on n'a pas le choix. On l'utilise souvent spontanément, de façon automatique, sans réfléchir à chaque fois au pourquoi du comment.
Mais lorsque j’étais petite, mes professeurs m’ont dit que c’était incorrect. Que le subjonctif devait s’employer après avant que puisque l'action n'était pas encore accomplie et ne le serait peut-être jamais, alors qu’après que supposait une action réelle, donc indicatif.
Je les ai crus, je fais donc un effort pour éviter le subjonctif avec après que , ou je tourne ma phrase autrement ( après qu’il fut parti = après son départ par exemple)
Mais lorsqu'il s'agit, comme dans mon exemple, d'un fait futur, et pour les raisons déjà dites, il me semble que le subjonctif puisse se défendre dans certains cas.
Laoshi a écrit :Pour moi, j'évite. Conditionnement précoce. 😀Pour moi, c'est du conditionnement tardif. J'ai sûrement passé la première moitié de ma vie à utiliser le subjonctif après "après que" !
La porte du coffre s’est débloquée par je ne sais quel miracle après que j’ai renoncé à taper pour la énième fois le code à quatre chiffres et que je me sois mis à chercher qui je pouvais bien appeler à la rescousse
Non, puisque tu utilises d’abord un indicatif puis un subjonctif. Il faut choisir. En principe, c’est l’indicatif. De manière courante mais blâmée des grammairiens, c’est le subjonctif, mais on ne mélange pas les deux.
La porte du coffre s’est débloquée par je ne sais quel miracle après que j’ai renoncé à taper pour la énième fois le code à quatre chiffres et que je me suis mis à chercher qui je pouvais bien appeler à la rescousse.
(courant mais non agréé : La porte du coffre s’est débloquée par je ne sais quel miracle après que j’aie renoncé à taper pour la énième fois le code à quatre chiffres et que je me sois mis à chercher qui je pouvais bien appeler à la rescousse.)