Après que… Indicatif ou subjonctif ?
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La phrase se trouve dans
un article sur Wikipedia. J'imagine que l'auteur a choisi
fut remis pour distinguer ce moment-là de celui de la phrase qui la suit :
Ce texte a été écrit depuis le Danemark, en novembre 1947, après que Céline fut remis en liberté en juin. Il avait été incarcéré pendant 18 mois à Copenhague où il avait trouvé refuge après sa fuite en Allemagne.
BillM a écrit :La phrase se trouve dans un article sur Wikipedia. J'imagine que l'auteur a choisi fut remis pour distinguer ce moment-là de celui de la phrase qui la suit :
Ce texte a été écrit depuis le Danemark, en novembre 1947, après que Céline fut remis en liberté en juin. Il avait été incarcéré pendant 18 mois à Copenhague où il avait trouvé refuge après sa fuite en Allemagne.
Oui, mais cela ne répond pas à ma question sur l'utilisation du passé antérieur : selon la BDL,
la locution conjonctive après que se construit avec le passé antérieur de l'indicatif ou, plus rarement, avec le passé composé ou d'autres temps de l'indicatif.
L'emploi du passé antérieur après cette locution doit-il devenir systématique ? En tout cas, la BDL semble recommander ce temps avec "après que"…
Ceci devrait répondre à vos interrogations, ou en tout cas pose bien le problème :
Le mode de la subordonnée introduite par après que
1. Antagonisme entre l’évolution de la langue et la norme
Le mode du verbe après la conjonction après que est source de nombreuses interrogations et d’autant d’indications contradictoires. […]
https://research.jyu.fi/grfle/temporelles.html
En suivant les sages conseils donnés dans l'article, j'ai reformulé la phrase comme suit :
Quand Céline est remis en liberté en juin 1947, il écrit ce texte du Danemark en novembre de la même année. Il a déjà été incarcéré pendant 18 mois à Copenhague où il avait trouvé refuge après sa fuite en Allemagne.
Qu'en pensez-vous ?
EDIT : Un petit commentaire ?
En ce qui me concerne, je trouve rien de spécial à redire.
Peut-être une virgule après Copenhague, encore que…
D'autres seront peut-être plus difficiles ?
Oh ! mais des virgules, j'en rajouterais plein, si cela ne tenait qu'à moi ! 😜
Quand Céline est remis en liberté en juin 1947, il écrit ce texte du Danemark, en novembre de la même année. Il a déjà été incarcéré, pendant 18 mois, à Copenhague, où il avait trouvé refuge après sa fuite en Allemagne.
Voilà !
(En fait, moi, j'appose toujours les compléments non essentiels. On pourrait éviter la virgule avant à Copenhague, en inversant sa place avec celle de pendant 18 mois.)
Bonjour,
Quand Céline est remis en liberté en juin 1947, il écrit ce texte du Danemark, en novembre de la même année
Personnellement, je suis dérangée par une espèce de contradiction de la simultanéité due à :Quand […] en juin, il écrit […] en novembre…
Muriel
Je propose après sa remise en liberté en juin 1947 […] ou après avoir été remis en liberté en juin 1947 […].
Mithtridate a écrit :Oh ! mais des virgules, j'en rajouterais plein, si cela ne tenait qu'à moi !
C'est sûr… Entrecoupé de virgules, c'est tout de suite beaucoup plus haletant ! 😉
Oui, ça, c'est sûr, Jehan ! 😂
Et que pensez-vous de cette espèce de contradiction de la simultanéité dont Muriel a parlé ?
Je propose après sa remise en liberté en juin 1947 […] ou après avoir été remis en liberté en juin 1947 […].
L'antériorité est foncièrement claire, mais elle ne l'est pas formellement, donc je suis assez d'accord avec elle, d'où ces deux propositions.
Ou : Quand Céline est remis en liberté en juin 1947, il écrit ce texte du Danemark et (le publie ?) en novembre de la même année.
Et s'il s'agissait ici d'un quand causal ? Est-il nécessaire que l'idée de la simultanéité soit toujours exprimée par quand ?
Dans ce cas, tu modifierais l'essence de la phrase d'origine, où le rapport n'était pas causal, mais temporel. À toi de voir !
Bonjour. En lisant Le Monde, une phrase a retenu mon attention. La voici :
Après qu’un feu a pris dans l’atelier de l’usine textile de Manhattan, les étages inférieurs ont été évacués rapidement, mais personne n’a pensé à prévenir les ouvrières du huitième étage.
Le problème de la concordance des temps avec après que se pose lorsque le verbe de la principale est à un temps composé (passé composé, plus-que-parfait). Il faudrait, en toute rigueur, employer un temps surcomposé dans la subordonnée. Mais pour éviter d'utiliser ces temps qui sont assez lourds et appartiennent beaucoup plus à la langue parlée, j'ai remarqué qu'on se contentait d'utiliser dans la subordonnée le même temps que dans la principale (dans l'exemple, passé composé/passé composé passif).
Je propose de contourner le problème de la manière suivante :
Quand/lorsqu’un feu a pris dans l’atelier de l’usine textile de Manhattan, les étages inférieurs ont été évacués rapidement, mais personne n’a pensé à prévenir les ouvrières du huitième étage.
Un feu ayant pris dans l’atelier de l’usine textile de Manhattan, les étages inférieurs ont été évacués rapidement, mais personne n’a pensé à prévenir les ouvrières du huitième étage.
Qu'en pensez-vous ?
Pourquoi pas tout simplement "Après qu’un feu eut pris dans l’atelier …" ?
lamaneur a écrit :Pourquoi pas tout simplement "Après qu’un feu eut pris dans l’atelier …" ?
Le but est d'éviter
après que dans les deux cas problématiques où la principale est à un temps composé…
L'emploi de quand ou de lorsque indique plutôt la simultanéité que la succession des faits.
La subordonnée participiale a une valeur plus causale que temporelle, mais la tournure est concise et pratique.
Et si l'on veut éviter le verbe :
À la suite d'un départ de feu dans l'atelier…
Quand et lorsque peuvent également avoir une valeur causale (comme la subordonnée participiale)…
Enfin, une question : quand et lorsque conviennent-ils dans cet exemple ou sont-ils à rejeter ?