Voltaire, L’Ingénu, chapitre 13

Entraide scolaire

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour a tous je suis en 1ère L à Paris j'ai un commentaire sur cet extrait du chapitre 13 de l'ingénu =)
La belle Saint?Yves se doutait bien qu'on la suivrait. Elle était à cheval ; elle s'informait adroitement des courriers s'ils n'avaient point rencontré un gros abbé, un énorme bailli, et un jeune benêt, qui couraient sur le chemin de Paris. Ayant appris au troisième jour qu'ils n'étaient pas loin, elle prit une route différente, et eut assez d'habileté et de bonheur pour arriver à Versailles, tandis qu'on la cherchait inutilement dans Paris.

Mais comment se conduire à Versailles ? jeune, belle, sans conseil, sans appui, inconnue, exposée à tout, comment oser chercher un garde du roi ? Elle imagina de s'adresser à un jésuite du bas étage ; il y en avait pour toutes les conditions de la vie: comme Dieu, disaient?ils, a donné différentes nourritures aux diverses espèces d'animaux, il avait donné au roi son confesseur, que tous les solliciteurs de bénéfices appelaient le chef de l'Église gallicane ; ensuite venaient les confesseurs des princesses ; les ministres n'en avaient point ; ils n'étaient pas si sots. Il y avait les jésuites du grand commun, et surtout les jésuites des femmes de chambre par lesquelles on savait les secrets des maîtresses ; et ce n'était pas un petit emploi. La belle Saint?Yves s'adressa à un de ces derniers, qui s'appelait le P. Tout?à?tous. Elle se confessa à lui, lui exposa ses aventures, son état, son danger, et le conjura de la loger chez quelque bonne dévote qui la mît à l'abri des tentations.
Le P. Tout?à?tous l'introduisit chez la femme d'un officier du gobelet, l'une de ses plus affidées pénitentes. Dès qu'elle y fut, elle s'empressa de gagner la confiance et l'amitié de cette femme ; elle s'informa du garde breton, et le fit prier de venir chez elle. Ayant su de lui que son amant avait été enlevé après avoir parlé à un premier commis, elle court chez ce commis: la vue d'une belle femme l'adoucit, car il faut convenir que Dieu n'a créé les femmes que pour apprivoiser les hommes.

Le plumitif attendri lui avoua tout. Votre amant est à la Bastille depuis près d'un an, et sans vous il y serait peut?être toute sa vie. La tendre Saint?Yves s'évanouit. Quand elle eut repris ses sens, le plumitif lui dit: Je suis sans crédit pour faire du bien ; tout mon pouvoir se borne à faire du mal quelquefois. Croyez?moi, allez chez M. de Saint?Pouange, qui fait le bien et le mal, cousin et favori de monseigneur de Louvois. Ce ministre a deux âmes: M. de Saint?Pouange en est une ; madame Dufresnoy, l'autre ; mais elle n'est pas à présent à Versailles ; il ne vous reste que de fléchir le protecteur que je vous indique.
J'ai beaucoup de mal a faire mon plan mais voici ce que j'ai trouvé qu'en pensez vous ?

Pb En quoi ce texte critique t'il les travers humains ?

I Les femmes
a La place des femmes dans la société
b L'intelligence féminine

II Critique des Jésuites
a des personnes influençable
b des personnes dominantes

III Voltaire
a Ironie voltairienne
b Discours direct/indirect

Merci de vos réponses ce qui m'évitera de partir sur une mauvaise piste.
Personne ne peut m'aider ? mon devoir est pour mercredi.

alors tu as réussis ? 😅

alors tu as réussi ?

Regarde mieux la date du message…

Je ne crois pas que CaptainBeefheart te réponde douze ans après ! 😉