Quand j'étais enseignant, un jour je sortis de la maison
Avec l'imparfait, tu parles d'un fait qui a duré.
Avec le passé simple, tu parles d'un fait qui a été ponctuel.
Tu es resté enseignant longtemps.
Tu sortis de la maison en cinq secondes et ça s'est terminé.
Si tu utilises ces deux temps dans la même phrase ou dans le même paragraphe, tu utilises l'imparfait pour décrire un contexte et tu utilises le passé simple pour décrire un événement bref. Le contexte a duré, l'événement n'a pas duré.
J'espère que je ne fais pas grimper au rideau les fins grammairiens que nous avons ici.
Farzanper a écrit :Quand j'étais enseignant, un jour, je sortis de la maison et me dirigeai vers l'école. Quand j'y suis arrivé, j'ai vu deux élèves qui se tapaient devant le portail , dès qu'ils m'ont vu, ils s'éloignèrent et chacun prit une direction différente de l'autre.
Je pensais que l'on choisissait d'employer soit le passé composé soit le passé simple dans le texte. Apparemment cela n'est pas le cas.
Dans une narration au passé, l'on peut utiliser les deux dans un même paragraphe.
Il y a une nuance. Le passé simple évoque les faits passés comme détachés du moment présent, sans retentissement particulier sur le moment présent, avec une certaine objectivité, une certaine neutralité. Le passé composé, lui, exprime davantage d'affectivité : certains faits ont plus personnellement touché le narrateur et continuent à le toucher au moment de la narration.
L'alternance des deux temps est donc très subjective et très personnelle…
Pas vraiment de règle stricte, donc.
Cela dit, pour ma part, je réécrirais et ponctuerais ainsi :
Alors que j'étais enseignant, un jour, je sortis de la maison et me dirigeai vers l'école. Une fois arrivé, j'ai vu deux élèves qui se tapaient devant le portail. Dès qu'ils m'ont aperçu, ils se sont enfuis, et chacun prit une direction différente de l'autre.