Bonjour,
Etant étudiante en lettres, je me permets d'apporter mon avis sur le sujet, espérant qu'un spécialiste viendra nous expliquer clairement et définitivement la chose.
(J'ai vu qu'un professeur avait essayé de s'exprimer, et ce qu'il disait me paraissait très juste, mais il a malheureusement été contredit très vite, et sans réels arguments)
Voilà ce que je sais :
Dans le récit, on utilise le passé simple et l'imparfait.
Dans le discours, on utilise le passé composé et l'imparfait.
Hier est un embrayeur, et les embrayeurs ne s'utilisent que dans une situation de discours, de communication, lorsque le narrateur situe les évènements par rapport au moment de l'écriture (contrairement à
la veille ou
le lendemain qui, eux, ne sont pas des embrayeurs).
Sans penser directement à ces règles, j'ai été très surprise de lire que la plupart des personnes s'exprimant sur ce sujet acceptait la formulation de la phrase :
Hier, il neigea, qui pour moi est incorrecte, même spontanément.
Je pense aussi, pour ma part, mais plus instinctivement, que
La veille il neigea n'est pas correct, ou du moins que
La veille, il se mit à neiger est plus d'usage.
Quant à l'extrait du livre de Patrick (dont je ne connais pas l'oeuvre), je pense que l'auteur joue volontairement sur les temps pour signifier quelque chose; je pensais au passage du passé simple au passé composé comme un rapprochement vers le passé recherché.
Après une petite recherche voici ce que je trouve sur internet :
"
La narration est comme suspendue dans une bulle de temps improbable : l'usage systématique du passé composé et de l'imparfait lisse le texte jusqu'à la transparence. Le passé composé devient paradoxalement le temps de l'éternel inaccompli, un peu comme dans ces rêves où l'on n'avance jamais. L'imparfait produit un effet similaire : le récit glisse, sans écueil, sans hiatus, dans une sorte de mouvement perpétuel qui ne laisserait même plus de place à l'idée de durée." ([lien invalide])
Je pense que vous pourrez trouver des interprétations très intéressantes là - dessus. J'ai appris, lors des commentaires de textes, à interpréter le moindre détail qui apparaît comme une "fausse erreur", et qui se révèle en fait très important pour l'interprétation. En bref, c'est un effet de style, un choix d'écriture.
J'ajoute l'extrait d'un vieux tableau sur la valeur des temps, qui date de mes débuts de jeune littéraire, mais vous pouvez certainement en trouver de bien mieux sur internet. Pour ma part je le recopie tel quel car il donne quand même une petite idée, même si je pense qu'il est incomplet!
Passé simpleValeurs :
1. Enchaînement d'actions ponctuelles
2. Actions soudaines et ponctuelles
3. Marquer les limites d'une action
Exemples :
1. Il arriva, quitta sa veste, s'assit et commença à parler.
2. Je regardais la télévision quand le téléphone sonna.
3. Il vécut quarante ans.
J'espère que ça vous fera avancer dans votre démarche. Et félicitations, Wyn (si vous repassez par là), pour votre français qui a l'air très travaillé, et plus pointilleux (en tout cas curieux!) que certains français eux - même.
Inani a écrit :" Je pense aussi, pour ma part, mais plus instinctivement, que La veille il neigea n'est pas correct, ou du moins que La veille, il se mit à neiger est plus d'usage. "
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Je corrige : même la deuxième ne me semble pas correcte, car dans un récit, l'équivalent à la phrase du discours : Hier, il a neigé, est La veille, il avait neigé.
A moins d'un procédé d'écriture particulier (comme celui vu plus haut avec Carnet de famille), je pense qu'un narrateur ne peut pas revenir en arrière (avec La veille) sans utiliser l'antériorité(ce que le passé simple empêche). Dire La veille, il neigea serait actualiser cette action, revenir au moment de cet évènement.
Le français est très compliquer a aprendre j'aimeré que quelqun m'explique comme savoir ci j'écris avec un accant comme ça : "é" ou "ê" ou"è"
merci d'avance
Juana.
Le français est très compliqué à apprendre, j'aimerais que quelqu'un m'explique comment savoir si j'écris avec un accent comme ça : "é" ou "ê" ou"è"
Mis à part les participes passés en
-é , c'est une question qui ne concerne pas vraiment le passé composé !
Normalement, le son de
é et le son de
è ê sont légèrement différents. Mais cela dépend des accents régionaux.
Quant à savoir s'il faut écrire
ê ou
è (même son)… il n'y a pas vraiment de règle. Il faut observer et essayer de retenir !
Bonjour
J'ai constaté quelque part, sur ce site, que les deux passés engendrèrent de longs échanges et j'en ai conclu que j'avais bien fait de privilégier les maths. Seulement voilà, je ne suis mis à écrire ! Et j'ai des problèmes avec le passé simple et le passé composé que je voudrais faire coexister.
Si je n'ai pas le droit de les mélanger dans un chapitre, comme on me la déjà fait remarquer, ai-je le droit d'utiliser la passé simple dans un paragraphe, isolé dans un chapitre avec du passé composé ?
Je serai heureux d'obtenir une réponse claire ? Bonjour,
Léah, tu me sembles particulièrement affûtée en grammaire. Veux-tu répondre à ma question STP ?
Je me fais corriger sans cesse lorsque je mélange le PS et le PC dans un même paragraphe. Je vais commencer à cauchemarder !
Après avoir lu tout ce qui précède, au sujet de ces deux temps, j'en conclus que les reproches qui me sont faits ne sont pas justifiés.
Merci
Léah, tu me sembles particulièrement affûtée en grammaire. Veux-tu répondre à ma question STP ?
Léah a quitté ce site depuis de très longs mois.
Elle a donc peu de chances de te répondre.
Et sur ce fil, il y a eu d'autres réponses au moins aussi affûtées concernant le problème qui te fait cauchemarder…
Si je n'ai pas le droit de les mélanger dans un chapitre, comme on me l'a déjà fait remarquer, ai-je le droit d'utiliser le passé simple dans un paragraphe, isolé dans un chapitre avec du passé composé ?
Ta question n'est pas vraiment claire. Je ne vois pas bien la différence entre "mélanger passé simple et passé composé dans un chapitre" et "insérer un paragraphe au passé simple dans un chapitre au passé composé".
De toute manière, il me semble qu'on a le droit… Qui t'a dit le contraire ?
Voir le passage de Chateaubriand cité dans le message n° 167 :
Il y a quatre ans qu'à mon retour de la Terre Sainte j'achetai près du hameau d'Aulnay, dans le voisinage de Sceaux et de Chatenay une maison de jardinier cachée parmi des collines couvertes de bois. Le terrain inégal et sablonneux dépendant de cette maison, n'était qu'un verger sauvage au bout duquel se trouvait une ravine et un taillis de châtaigniers. Cet étroit espace me parut propre à renfermer mes longues espérances ; spatio brevi spem longam reseces. Les arbres que j’y ai plantés prospèrent, ils sont encore si petits que je leur donne de l'ombre quand je me place entre eux et le soleil. Un jour, en me rendant cette ombre, ils protégeront mes vieux ans comme j'ai protégé leur jeunesse…
Merci pour ton intervention.
Deux personnes différentes m'ont fait la remarque que je devais utiliser le passé simple ou le passé composé au sujet d'une nouvelle que je leur proposais.
Comme je crois savoir utiliser ses deux temps je m'en suis étonné mais ça semblait, pour elles, évident et je n'ai pas insisté.
Comme j'écris toujours et que j'aimerais bien les associer, de temps en temps, et bien je demande si dans un contexte avec du passé simple + je peux inclure un paragraphe avec quelques verbes au passé composé (sans passé simple) ?
Voilà la première remarque qui m'a été faite:
"Avec le présent, on peut mettre du passé composé, un futur simple.
Avec un imparfait, on peut mettre un passé simple, un plus que parfait, un futur antérieur. Vous devez choisir. Le mieux, je pense est de tout mettre au présent ce qui concerne Firmin."
Ai-je été plus clair ?
Merci
Le mieux, je pense, est de tout mettre au présent tout ce qui concerne Firmin.
Comme j'ignore tout des tribulations de ce Firmin, difficile d'avoir un avis !
Répondre dans le vide, sans phrases ni contexte, n'aurait pas beaucoup de sens.
Bon, ai-je le droit d'écrire ceci par exemple ?
"Quand elle voulut exposer le reliquat de son achat exceptionnel, en valeur nutritive et en prix, le boudin avait disparu ! Papa s’esclaffa ! Je ne fus pas puni mais la nuit a été horrible. Ils réveillèrent le médecin. J’avais, disaient-ils, le ventre énorme. J’étais fiévreux. Ma bouille ronde et rose avait changé de couleur. Je pleurai et régurgitai de la chair à pâté jusqu’au petit matin."
Je ne fus pas puni mais la nuit a étéfut horrible.
Il y a mélange et mélange. Ici, il s'agit d'une seule phrase dont les deux propositions sont coordonnées par "mais".Toute la phrase procède du même niveau narratif : événements détachés du présent. Le passé composé n'est absolument pas justifié ici.
Oui, je suis d'accord.
Et maintenant:
"Quand elle voulut exposer le reliquat de son achat exceptionnel, en valeur nutritive et en prix, le boudin avait disparu ! Papa s’esclaffa ! Je ne fus pas puni mais la nuit fut horrible. Ils réveillèrent le médecin. J’avais, disaient-ils, le ventre énorme. J’étais fiévreux. Ma bouille ronde et rose avait changé de couleur. J'ai pleuré et régurgité de la chair à pâté jusqu’au petit matin."
ou
"Quand elle voulut exposer le reliquat de son achat exceptionnel, en valeur nutritive et en prix, le boudin avait disparu ! Papa s’esclaffa ! Je ne fus pas puni mais la nuit a été horrible. Ils réveillèrent le médecin. J’avais, disaient-ils, le ventre énorme. J’étais fiévreux. Ma bouille ronde et rose avait changé de couleur.
J'ai pleuré et régurgité de la chair à pâté jusqu’au petit matin."
Ce sera ma dernière question; je ne veux pas occuper tout votre temps.
Merci
Le fait que la dernière phrase du paragraphe soit au passé composé (le narrateur cesse à la fin de prendre le recul "objectif" de la narration au passé simple) n'annule pas ma remarque précédente.
C'est la première des deux formulations qui convient. Pas de "a été" donc.
Excusez-moi, j'ai procédé par un copier/coller et je n'ai pas corrigé "a été" en "fut". Ma question est liée à la dernière phrase au passé composé, liée ou non liée. Je ne respecte donc pas mon engagement en vous requestionnant.
Ai-je le droit d'utiliser le PC dans les deux cas ou moins dans l'un que dans l'autre ?
"Quand elle voulut exposer le reliquat de son achat exceptionnel, en valeur nutritive et en prix, le boudin avait disparu ! Papa s’esclaffa ! Je ne fus pas puni mais la nuit fut horrible. Ils réveillèrent le médecin. J’avais, disaient-ils, le ventre énorme. J’étais fiévreux. Ma bouille ronde et rose avait changé de couleur. J'ai pleuré et régurgité de la chair à pâté jusqu’au petit matin."
ou
"Quand elle voulut exposer le reliquat de son achat exceptionnel, en valeur nutritive et en prix, le boudin avait disparu ! Papa s’esclaffa ! Je ne fus pas puni mais la nuit fut horrible. Ils réveillèrent le médecin. J’avais, disaient-ils, le ventre énorme. J’étais fiévreux. Ma bouille ronde et rose avait changé de couleur.
J'ai pleuré et régurgité de la chair à pâté jusqu’au petit matin."
Je réitère ma réponse. La phrase finale au passé composé peut se justifier (j'ai expliqué pourquoi) mais pas le "a été" à la place du "fut" (j'ai également expliqué pourquoi).
Que cette dernière phrase soit détachée du paragraphe ou non n'y change rien.
Merci pour votre patience.
Bonne soirée
Bonjour à tous tout d'abord !!!
Je suis actuellement en train d'écrire un roman, et constamment embêté par des problèmes de choix entre passé composé et passé simple, au point de parfois mélanger dans mon récit l'un et l'autre. Je me doute que j'alourdis ainsi mon récit, qu'il me faut donc me décider… c'est là, vous vous en doutez, que j'ai besoin de votre aide !!!
Bref : mon récit est écrit à la première personne.
Le narrateur évoque des évènements éloignés de lui de quelques mois ( 1 an maximum, sans que cela soit pour autant précisé.) qui ont modifié considérablement le rapport qu'il a aujourd'hui à sa propre existence.
J'ai le sentiment que passé simple et passé composé peuvent être utilisés indifféremment : le premier donne juste un discours plus soutenu…
Voici une version imparfaite du premier chapitre - en italique, les verbes au passé simple qui pourraient être mis au passé composé. Serait ce mieux de tout mettre au passé composé ? Ou bien cette version, nonobstant les fautes d'orthographes qui m'ont échappé, est bien équilibrée, satisfaisante ? Merci par avance pour vos avis éclairés !!!!
chapitre 1. chapitre 1.
"Tout a commencé quelques jours après mon cinquantième anniversaire. Cet anniversaire là, pas plus que les autres, je ne l'ai fêté. Avec qui du reste l'aurais je fêté ? On ne se fête pas son anniversaire : on attend avec une légère inquiétude que les autres – ceux qui vous aiment, qui ont de la tendresse et de l'amitié pour vous, vous le fêtent.
Mais comment fait on lorsque l'on est seul ? C'est la question que je m'étais posé à mon réveil: se place t-on devant une glace, et s'adressant à son reflet dans le miroir, dit on « Joyeux Anniversaire, vieux camarade !!! »
Ou bien interpelle t-on les quelques copains de solitude que l'on croise dans les cafés de son quartier en leur disant : « C'est mon anniversaire aujourd'hui. Vous m'offrez un verre ? »
J'avais vite chassé ces idioties de mon esprit, pour continuer de flemmarder sous la couette, en pensant au temps qui passe, cruellement, sans jamais se retourner sur vous, ni se soucier du mal qu'il vous fait en vous éloignant un peu plus chaque jour de vous même.
Au fond, peut être aurais je du faire quelque chose ce jour là, quelque chose d'un peu spécial, pour marquer le coup ? C'est ce que je me dis aujourd'hui. Sur le moment, je ne pouvais pas savoir.
La vie est constituée de ruptures que l'on ne reconnaît généralement qu'après coup, avec ce recul qui permet d'envisager une partie de son histoire, de sa propre histoire, dans sa globalité, en y discernant, comme sur une carte, les grandes carrefours, les chemins pris semés d'obstacles alors ignorés, et ceux abandonnés avant toute exploration, qui se seraient pourtant révélés plus aisés à parcourir. Le jour de mes cinquante ans, je m'apprêtais à liquider les vingt dernières années de ma vie. J'étais en train de perdre quelque chose, qu'il ne m'est pas aisé de définir : une certaine quiétude, une paix, une tranquillité de l'esprit, peut être ? ou plutôt, une absence presque totale de troubles que 6 mois plus tard je regretterais amèrement.
Revenons sur cette journée. J'aime m'en souvenir, car c'était une belle journée, radieuse. Et pour moi, surtout, heureuse.
Trois jours plus tard, je recevrais cette fameuse lettre. Non, corrigeons : trois jours plus tard, en rentrant du travail, cette lettre me trouverait. Dommage que la poste française soit si efficace : je regrette qu'elle ne se soit pas perdue…
Après m'être péniblement extirpé de mon lit, je descendis manger un couscous chez Smain, au coin de la rue. A la fin du repas, il m'offrit un café. Nous en profitâmes pour bavarder. De tout et de rien. De ses prochaines vacances au bled, de la crise économique ou encore de choses moins sérieuses, comme des jeunes femmes qui avec la chaleur quasiment estivale des derniers jours découvraient avec nonchalance leurs attributs les plus désirables.
Vers 14 heures, je sortis enfin du café et me dirigeai vers le bois de Boulogne.
Sur le solarium improvisé du lac supérieur, qui continue l'hippodrome d'Auteuil, des femmes entre deux âges et des hommes au torse musclé peaufinaient leur bronzage. Sur de vastes nattes, à l'abri des tilleuls et des érables, des groupes de jeunes gens, parfois accompagnés d' enfants, achevaient leur déjeuner sur l'herbe. Les cerisiers du japon étaient en fleur. Le vent, en fraiches bourrasques, éparpillait leur pétales blancs et vieux rose sur les allées. Il y avait quelque chose d'intemporel dans ces multiples petites scènes printanières. A certains égards, peu de choses ont changé depuis Renoir, me fis je la réflexion.
Assis au bord de l'eau, sur l'autre rive du lac, je contemplai la surface ridée de l'eau, que de minces voiliers télécommandés déchiraient. Aussitôt faite, l'insensible estafilade disparaissait. L'eau ne garde pas souvenir des blessures qu'on lui inflige. Elle les efface vite. Les oublie ou les engloutie.
Cette observation d'apparence assez anodine fut le seul petit nuage qui traversa le ciel de cette belle journée. Elle me fit en effet penser à mon amnésie. J'avais tout juste 50 ans, et je me sentais étonnamment jeune. Beaucoup de gens se sentent « jeunes » à 50 ou 60 ans parce qu'ils refusent l'inéluctable, en l'occurrence leur vieillesse et la déchéance qui l'accompagne. Ils s'accrochent désespérément à l'idée que la jeunesse n'est qu'un état d'esprit : dans ces conditions il suffit de se croire jeune pour le rester jusqu'à la mort. Pour ma part, je me sens jeune pour une raison très particulière : dix années de mon existence m'ont été volées. De mes 21 ans à mes 30 ans, approximativement. Ces années se sont tout simplement volatilisées : comme si je ne les avais pas vécues.
Lassé d'agiter cette trop vieille absence de souvenirs, je repris ma marche et traversai le bois jusqu'à Longchamp. Il faisait bon, à l'ombre des arbres. Sur l 'allée cavalière, je croisai une jeune femme, assez belle, d'une vingtaine d'année. Elle montait un alezan doré musculeux. Il y avait quelque chose de familier dans son allure, dans son maintien, qui m' émut vaguement.
De retour dans mon minuscule appartement j'ouvris la fenêtre pour respirer l'air frais du soir, et je m' emparai d'une bière glacée. La nuit tombait déjà. J'avais assez longuement marché, et me sentais fatigué. Une bonne fatigue, de celles qui vous aident à bien dormir. Je n'avais révélé à personne qu'aujourd'hui c'était mon anniversaire : tant pis. Au fond, cela n'avait pas beaucoup d'importance. Tant pis aussi pour mon amnésie. Je m'y étais fait, depuis le temps."
Bonjour,j'aimerais bien savoir s'il y en a une valeur plus préscise qui motive l'utilisation du passé simple à la place du passé composé ou bien le contraire dans les romans.
je vous remercie d'avance pour votre soutien.
halim
Le passé simple a énormément d'avantage.
Il peut exprimer des faits passés, complètement achevés, qui ont eu lieu à un moment précis, sans idée d'habitude et sans lien avec le présent.
Il peut marquer la succession des faits, ce qui en fait le temps du roman par excellence.
Et enfin, il exprime une action brève dans le passé, soudaine.
Le passé composé quant à lui peut s'utiliser pour des faits achevés à un moment donné du passé, en relation avec le présent ou dont les conséquences sont encore sensibles dans le présent.
Il est vrai qu'il est souvent employé à la place du Passé simple, sans doute car certaines conjugaisons semblent largement dépassées pour l'époque.
Utilisé en tant que tel, il indique un évènement dans le passé sans relation avec le présent (caractéristique du passé simple expliquée plus haut).
Voilà.
voila, la lumière vient de jallir petit à petit, je vous remercie sincèrement!
Bonjour,
J'aimerais savoir la raison de l'emploi du passé composé en même temps que le passé simple dans le paragraphe ci-dessous.
"Quand j'étais enseignant, un jour je sortis de la maison et me dirigeai vers l'école. Quand j'y suis arrivé, j'ai vu deux élèves qui se tapaient devant le portail , dès qu'ils m'ont vu, ils s'éloignèrent et chacun prît une direction différente de l'autre".
Je pensais que l'on choisissait d'employer soit le passé composé soit le passé simple dans le texte. Apparemment cela n'est pas le cas.
Merci d'avance de votre réponse.