Bonjour,
Avec un peu de retard, j'attire votre attention sur ce discours académique d’Hélène CARRÈRE D’ENCAUSSE
qui a pour titre « La langue française, langue de la modernité ».
Bonne lecture ! :)
Cyril
14 réponses
Bonjour,
Avec un peu de retard, j'attire votre attention sur ce discours académique d’Hélène CARRÈRE D’ENCAUSSE
qui a pour titre « La langue française, langue de la modernité ».
Bonne lecture ! :)
Cyril
Cela signifie que l’enrichissement de la langue française est l’affaire de tous ceux qui disposent d’une autorité, d’un moyen de communication, du prestige. L’avenir du français est l’affaire de chacun d’entre nous à sa place, avec ses moyens. Si nous en sommes conscients à chaque instant, notre langue continuera à gagner.Quand je vois l'origine des appels dans le forum, je me dis que Mme d'Encausse est prophétesse. L'alliance de la modernité, représentée par l'informatique et l'internet, avec le goût de la belle langue peut continuer à attirer des amoureux exigeants.
la modernité de notre chere académicienne, reste et restera pour l'éternité une modernité d'aristocrateCertes cette dame porte un nom à particule, mais elle ne revendique pas un usage du français réservé à une élite privilégiée. Elle reconnaît simplement un fait sociologique. La diffusion d'une langue repose d'abord sur le partage d'une culture, sur son utilité pour communiquer… Mais une langue sort de son domaine d'expansion naturelle par son autorité, le symbole de puissance qu'elle représente. Cette constatation est politique, je le concède, elle est en même temps pragmatique. Ce ne sont pas nos voisins anglo-saxons qui me démentiront, eux qui profitent de la puissance du dollar et de la technologie américaine pour coloniser les tribunes politiques et plus sournoisement les cultures européennes.
le plus savoureux, ce sont ces raccourcis réducteurs par lequel on opère aucune distinction entre orthographe, sémantique et grammaireJe ne me hasarderais pas dans une querelle de spécialistes. Je ne suis pas linguiste, mais il me semble qu'une langue se définit par ces trois domaines. Faut-il les examiner séparément ou conjointement ? Pour les deux premiers, surtout quand on constitue un dictionnaire, l'examen conjoint s'impose, quant au troisième il pointe le bout de son nez dès que l'on touche aux exemples…
Il ne s'agit pas de savoir si la langue française peu encore se prévaloir de sa perfection dix-septiémiste, mais plutot de savoir si l'on souhaite avoir, au nom de la beauté de notre langue, 40 millions de personnes ne sachant ni lire, ni écrire : ce n'est pas un choix de langue, c'est un choix de société !Cette appréciation finale me paraît injuste. Je m'en explique. Elle sous-entend un complot élitiste pour exclure de l'usage de la langue les classes dites populaires. Au nom d'une fidélité au passé stérilisante, on priverait 40 millions d'illettrés de l'accès à la culture. Que je sache, l'école primaire a permis de former, pendant une bonne partie du XXe siècle, des ruraux et des citadins à un usage de la langue dont peu de nos contemporains se révèlent capables. Ce fameux certificat d'études dont on a dit tant de mal était un accès à une culture et à un véritable idéal. Dans ma propre famille, j'ai entendu mes aînés me dire leur fierté d'avoir décroché cet examen. Je n'ai pas vu beaucoup de fautes d'orthographe dans les lettres qu'ils écrivaient et ils savaient faire preuve d'une grande finesse dans l'expression de leurs opinions et sentiments.
"Si j'avais su que je l'aimais autant, je l'aurais aimée encore davantage."Aurait-il pu écrire de la langue…
"L'ingéniosité en amour, c'est comme la poésie en littérature. On peut s'en passer, mais c'est dommage."L'esprit critique, en ce domaine, reste indispensable.
henry a écrit :fichtre les claviers sont gelés.… et le terrain est glissant… je ne m'y aventurerai donc pas plus que cela…
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