Balzac, La Peau de chagrin, chapitre 3 - Appuyé sur le manteau de la cheminée…

Entraide scolaire

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour

j'aurais besoin d'aide pour mon commentaire car j'ai du mal a cerner le texte et j'aimerais de l'aide pour dégager les idées principales et les grands axes.
Je pensais pouvoir dans une première partie étudier les deux personnages: l'inconnu et Raphaël
et dans une autre parie le décor et l'atmosphère surnaturel avec le champs lexicale du surnaturel mais je trouvais que cela faisait un peu vide. J'aurais juste besoin d'aide pour la construction du plan, pour la suite ca ira tout seul …

J'ai travaillé sur deux problématiques

- En quoi cette description est une description balzacienne?
ou
- En quoi ce récit est irréelle ?

Mais je pencherais plus pour la première…

Merci d'avance pour votre précieuse aide
Appuyé sur le manteau de la cheminée, autour de laquelle abondaient, au milieu du foyer, les jeunes et vieux élégants, d'anciens et de nouveaux ministres, des pairs sans pairie, et des pairies sans pair, telles que les a faites la révolution de juillet, enfin tout un monde de spéculateurs et de journalistes, Raphaël vit à quelques pas de lui, parmi toutes les têtes, une figure étrange et surnaturelle. Il s'avança en clignant les yeux fort insolemment vers cet être bizarre, afin de le contempler de plus près. Quelle admirable peinture ! se dit-il. Les sourcils, les cheveux, la virgule à la Mazarin que montrait vaniteusement l'inconnu, étaient teints en noir ; mais, appliqué sur une chevelure sans doute trop blanche, le cosmétique avait produit une couleur violâtre et fausse dont les teintes changeaient suivant les reflets plus ou moins vifs des lumières. Son visage étroit et plat, dont les rides étaient comblées par d'épaisses couches de rouge et de blanc, exprimait à la fois la ruse et l'inquiétude. Cette enluminure manquait à quelques endroits de la face et faisait singulièrement ressortir sa décrépitude et son teint plombé ; aussi était-il impossible de ne pas rire en voyant cette tête au menton pointu, au front proéminent, assez semblable à ces grotesques figures de bois sculptées en Allemagne par les bergers pendant leurs loisirs. En examinant tour à tour ce vieil Adonis et Raphaël, un observateur aurait cru reconnaître dans le marquis les yeux d'un jeune homme sous le masque d'un vieillard, et dans l'inconnu les yeux ternes d'un vieillard sous le masque d'un jeune homme. Valentin cherchait à se rappeler en quelle circonstance il avait vu ce petit vieux sec, bien cravaté, botté en adulte, qui faisait sonner ses éperons et se croisait les bras comme s'il avait toutes les forces d'une pétulante jeunesse à dépenser. Sa démarche n'accusait rien de gêné, ni d'artificiel. Son élégant habit, soigneusement boutonné, déguisait une antique et forte charpente, en lui donnant la tournure d'un vieux fat qui suit encore les modes. Cette espèce de poupée pleine de vie avait pour Raphaël tous les charmes d'une apparition, et il le contemplait comme un vieux Rembrandt enfumé, récemment restauré, verni, mis dans un cadre neuf. Cette comparaison lui fit retrouver la trace de la vérité dans ses confus souvenirs : il reconnut le marchand de curiosités, l'homme auquel il devait son malheur. En ce moment, un rire muet échappait à ce fantastique personnage, et se dessinait sur ses lèvres froides, tendues par un faux râtelier. A ce rire, la vive imagination de Raphaël lui montra dans cet homme de frappantes ressemblances avec la tête idéale que les peintres ont donnée au Méphistophélès de Goëthe. Mille superstitions s'emparèrent de l'âme forte de Raphaël, il crut alors à la puissance du démon, à tous les sortiléges rapportés dans les légendes du moyen âge et mises en œuvre par les poètes. Se refusant avec horreur au sort de Faust, il invoqua soudain le ciel, ayant, comme les mourants, une foi fervente en Dieu, en la vierge Marie.
Le passage en question est-il bien celui entre crochets ?

Il s'agit de la description d'un individu, très proche de celle d'un tableau. Aussi je te conseillerais d'étudier l'extrait comme une scène d'ekphrasis; on peut citer ce terme pour deux occasions : lorsqu'un etxte décrit un tableau (mais un vrai) ou lorsqu'il décrit une scène comme un tableau, ce qui est le cas ici. Tu peux déjà voir la façon dont le texte "transfigure" en quelque sorte le personnage pour le rendre semblable à une oeuvre d'art…
oui le passage est celui entre crochets
merci pour votre réponse mais comment pourrais je construire mon plan ?
Déjà il faudrait que tu proposes quelques idées, je ne peux pas te fournir un plan tout prêt!
j'ai mis que je pourrais mettre la comparaison du personnage inconu qui est une decription tres détaillé et precise comme un tableau
je compare donc ce personnage avec raphael
et je voulais egalement faire une partie sur le déco triste et sinistre que entoure la scene et aussi le coté religieux
Les deux thèmes qui pourraient faire l'objet d'un plan de commentaire composé: le mouvement et l'immobilité, tout deux s'inscrivant dans la même description.
oui c'est une très bonne idée merci, mais j'ai du mal a repérer le mouvent dans cet extrait
je me permet de remonter le topic, je dois également faire un commentaire sur ce texte et je ne perçois non plus pas les axes pour pouvoir rédiger mon commentaire…
A moins de mettre en valeur, d'une part, les éléments habituels, et, d'autre part, ce qui est étrange.