Bonjour, une fois de plus je poste une nouvelle discussion dans le but de comprendre clairement un texte, ici un extrait du poème "Les Usines" d'Émile Verhaeren.
A dire vrai, il y a des passages que je ne trouve pas très clairs… la première strophe, de "Automatiques" à "abolie" : à qui appartiennent les "dents d'entêtement" ? Puisqu'il y a l'adjectif possessif "ses"… à qui ou à quoi sont-elles rattachées ? Le "mouvement" ? En fait je ne comprend pas l'image qu'Émile Verhaeren veut ici donner.
Et un mot me trouble… "titctacquement" (l.4), effectivement, c'est un mot qui n'existe pas, il y a donc néologisme, du moins ça me semble explicite, mais là encore je ne comprend pas l'utilité du néologisme… est-ce un simple jeu de mot ?
Mon professeur nous a donné le plan suivant :
I] La description réaliste d'une ville au XIXème sicèle
II] La transfiguration de la ville
III] La dénonciation de la condition ouvrière
Pour ce qui est de la première partie, je sais qu'Émile Verhaeren a voulu montrer dans Les Villes tentaculaires une ville où règnent détresse, misère et dégradation, qui sont explicitement illustrées dans "Les Usines". Dans ce poème, on peut remarquer un des thèmes essentiels au mouvement symboliste : la création d'un paysage fluide et mystérieux, ainsi que l'utilisation d'un langage énigmatique.
J'ai des éléments, mais j'ai du mal à les regrouper convenablement… pourriez-vous m'apporter vos remarques et suggestions sur le sujet ainsi que sur mes notes ? Je pense être sur la bonne voie, mais je préfère tout de même avoir confirmation.
Pour la deuxième partie, je sais qu'un des buts des poètes symbolistes est de suggérer l'existence d'un univers supérieur et invisible dont le monde réel n'est que le reflet. Dans cette partie des "Usines", Verhaeren laisse suggérer au fil du poème un monde lointain, sa description propose de regarder plus loin au fur et à mesure, cela se voit surtout dans la troisième strophe "Là- bas, (…) Et plus lointains encor (…) Et des cuves et des forges et des cuisines (…) " (l. 19 à 23) Il y a une succession de "et", le rythme s'accélère, Verhaeren va à l'essentiel à la fin de cet extrait, et il parle ensuite du "ciel" (l.26), c'est une description en Crescendo à première vue.
Ici encore j'ai quelques éléments mais ne parvient pas à les regrouper correctement…
Pour la troisième partie, je ne sais pas trop quoi dire… en lisant le texte, on voit que les ouvriers travaillent beaucoup et ne s'arrêtent pas, d'où le rythme rapide du poème qui illustre bien ce point. La présence de mots forts tels que "vacarme", "chocs", "violences", "hurlent", "feux sauvages", "folles", "formidables", "mordent", "abois" et "incendies". A la fin de cet extrait, Verhaeren écrit "Dont les meutes (…) et d'incendies" (l. 25 à 26), ce qui fait penser à la chasse, lorsque les aboiements d'une meute entourent une bête. C'est une métaphore, c'est bien ça ? Il est vrai que la critique de la condition ouvrière est assez explicite, or, je n'arrive pas à trouver plus d'éléments que ça…
Je vous remercie d'avance pour votre aide.
Au plaisir.
Automatiques et minutieux,Je dois faire le commentaire composé de cette partie du poème pour Jeudi maximum.
Des ouvriers silencieux
Règlent le mouvement
D'universel tictacquement
Qui fermente de fièvre et de folie
Et déchiquette, avec ses dents d'entêtement,
La parole humaine abolie.
Plus loin, un vacarme tonnant de chocs
Monte de l'ombre et s'érige par blocs ;
Et, tout à coup, cassant l'élan des violences,
Des murs de bruit semblent tomber
Et se taire, dans une mare de silence,
Tandis que les appels exacerbés
Des sifflets crus et des signaux
Hurlent soudain vers les fanaux,
Dressant leurs feux sauvages,
En buissons d'or, vers les nuages.
Et tout autour, ainsi qu'une ceinture,
Là-bas, de nocturnes architectures,
Voici les docks, les ports, les ponts, les phares
Et les gares folles de tintamarres ;
Et plus lointains encor des toits d'autres usines
Et des cuves et des forges et des cuisines
Formidables de naphte et de résines
Dont les meutes de feu et de lueurs grandies
Mordent parfois le ciel, à coups d'abois et d'incendies.
A dire vrai, il y a des passages que je ne trouve pas très clairs… la première strophe, de "Automatiques" à "abolie" : à qui appartiennent les "dents d'entêtement" ? Puisqu'il y a l'adjectif possessif "ses"… à qui ou à quoi sont-elles rattachées ? Le "mouvement" ? En fait je ne comprend pas l'image qu'Émile Verhaeren veut ici donner.
Et un mot me trouble… "titctacquement" (l.4), effectivement, c'est un mot qui n'existe pas, il y a donc néologisme, du moins ça me semble explicite, mais là encore je ne comprend pas l'utilité du néologisme… est-ce un simple jeu de mot ?
Mon professeur nous a donné le plan suivant :
I] La description réaliste d'une ville au XIXème sicèle
II] La transfiguration de la ville
III] La dénonciation de la condition ouvrière
Pour ce qui est de la première partie, je sais qu'Émile Verhaeren a voulu montrer dans Les Villes tentaculaires une ville où règnent détresse, misère et dégradation, qui sont explicitement illustrées dans "Les Usines". Dans ce poème, on peut remarquer un des thèmes essentiels au mouvement symboliste : la création d'un paysage fluide et mystérieux, ainsi que l'utilisation d'un langage énigmatique.
J'ai des éléments, mais j'ai du mal à les regrouper convenablement… pourriez-vous m'apporter vos remarques et suggestions sur le sujet ainsi que sur mes notes ? Je pense être sur la bonne voie, mais je préfère tout de même avoir confirmation.
Pour la deuxième partie, je sais qu'un des buts des poètes symbolistes est de suggérer l'existence d'un univers supérieur et invisible dont le monde réel n'est que le reflet. Dans cette partie des "Usines", Verhaeren laisse suggérer au fil du poème un monde lointain, sa description propose de regarder plus loin au fur et à mesure, cela se voit surtout dans la troisième strophe "Là- bas, (…) Et plus lointains encor (…) Et des cuves et des forges et des cuisines (…) " (l. 19 à 23) Il y a une succession de "et", le rythme s'accélère, Verhaeren va à l'essentiel à la fin de cet extrait, et il parle ensuite du "ciel" (l.26), c'est une description en Crescendo à première vue.
Ici encore j'ai quelques éléments mais ne parvient pas à les regrouper correctement…
Pour la troisième partie, je ne sais pas trop quoi dire… en lisant le texte, on voit que les ouvriers travaillent beaucoup et ne s'arrêtent pas, d'où le rythme rapide du poème qui illustre bien ce point. La présence de mots forts tels que "vacarme", "chocs", "violences", "hurlent", "feux sauvages", "folles", "formidables", "mordent", "abois" et "incendies". A la fin de cet extrait, Verhaeren écrit "Dont les meutes (…) et d'incendies" (l. 25 à 26), ce qui fait penser à la chasse, lorsque les aboiements d'une meute entourent une bête. C'est une métaphore, c'est bien ça ? Il est vrai que la critique de la condition ouvrière est assez explicite, or, je n'arrive pas à trouver plus d'éléments que ça…
Je vous remercie d'avance pour votre aide.
Au plaisir.



