Choisir 10 poèmes de siècles différents en rapport avec le thème et les analyser.
Donc mon problème est que j'ai trouvé des poèmes de siècle : 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20. Mais je n'arrive pas à trouver des poèmes du 11ème, 12ème, 13ème et 14ème siècle.
La demande de ton prof n'implique pas à mon avis de trouver dix poèmes de dix siècles différents. Il s'agit simplement d'éviter de les concentrer tous sur un ou deux siècles. Tu n'as pas besoin de remonter au-delà du XVIe à mon avis, ce qui te permet de mettre deux poèmes par siècle (tu peux garder Villon, par contre, éventuellement).
Je te suggère d'enlever le poème de Godard (qui n'est pas un auteur connu), et celui du 14e, et de rajouter quelques poèmes pour le XVIe, le XIXe et/ou le XXe (Apollinaire par exemple).
Merci Arthur , cependant j'aimerai bien garder Godard vu que son poème est très en rapport avec mon thème et de plus c'est bien de voir un poème d'un auteur peu connu. Merci beaucoup pour vos conseils cela me permettra de faire un beau travail !
Bonjour je suis un élève de première S et je cherche des poèmes plutôt connus sur le thème de la liberté pour une anthologie, bien que j'en aie trouvé quelques uns il m'en faudrait encore trois.
Merci à vous d'éventuellement pouvoir m'aider
Bonjour.
Comme tu ne nous précises pas ceux que tu as déjà trouvés, nous risquons de te donner les mêmes…
Bonjour!
j'aurai une question à poser justement sur Marie-Joseph Chénier : Pour le poème A la liberté, je ne trouve pas la date de publication ni le recueil dont il est extrait. Est-ce que quelqu'un pourrait me fournir ces informations?
Merci d'avance
Bonjour,
Je suis en première littéraire et pour lundi je dois faire une anthologie sur un thème au choix.
J'ai choisit celui de la liberté qui est malheureusement très commun mais qui me tiens à coeur.
J'ai achevé ma préface mais voilà, j'ai un blocage au niveau de l'introduction
plus particulièrement pour l'adresse au lecteur car je souhaiterais qu'il y ai du changement par rapport à ce qui a été fait jusque là sur ce thème .
je vous poste le début :
"Ami lecteur, ceci n’est probablement pas le premier recueil poétique que tu lis sur la liberté, qui est un thème plutôt commun. Mais ceci est bien plus qu’une simple anthologie improvisée, c’est un espoir [ ICI ] que je te laisse découvrir :"
Sachant que j'enchaîne sur une citation de Savinien Cyrano de Bergerac.
je souhaiterais susciter l'envie de lire entre " un espoir" et " que je te laisse ".
Car c'est un peu léger à mon goût.
auriez-vous des conseils, idées qui me permettrais de la finir ?
Merci d'avance pour votre aide.
Bonjour,
je suis une élève de 1ere ES et mon professeur de français nous a demandé de réaliser pendant les vacances une anthologie poétique avec des poèmes allant du 16e au 21e siècle. J'ai choisi le thème de la liberté, car je voulais finir avec un beau poème traitant de ce qu'il s'est passé en Tunisie cette année… Mon souci est qu'il me manque des poèmes et que je n'arrive pas à en trouver plus, si vous en connaissez merci de me les communiquer…
Pour le XVIe s. : - Douce liberté désirée de Philippe DESPORTES
- ?
- ?
Pour le XVII et XVIIIe s. : - A la liberté de Marie-Joseph CHENIER
- ?
Pour le XIXe s. : - Liberté ! de Victor HUGO
- Ô soldats de l'an deux de Victor HUGO
- ? ( je voulais prendre Rages de Césars de Arthur RIMBAUD
mais je n'ai pas vraiment compris le poème…).
Pour le XXe s. : - liberté de Paul ELUARD
- Afrique de David DIOP
- Ce cœur qui haïssait la guerre de Robert DESNOS
Pour le XXIe s. : - L'éclosion du Jasmin de Valérie ATEB.
Voilà, il me manque donc 2 poèmes du 16e, 1 du 17e ou 18e, 1 du 19e…
Merci d'avance !!
Pour le XIX :
L’homme et la mer
Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !
Charles Baudelaire
Et si tu veux varier, au lieu de 2 Hugo, tu peux ajouter ce Rimbaud (que j'affectionne énormément pour ma part) :
Au Cabaret Vert, cinq heures du soir
Depuis huit jours, j’avais déchiré mes bottines
Aux cailloux des chemins. J’entrais à Charleroi.
- Au Cabaret-Vert : je demandai des tartines
De beurre et du jambon qui fût à moitié froid.
Bienheureux, j’allongeai les jambes sous la table
Verte : je contemplai les sujets très naïfs
De la tapisserie. - Et ce fut adorable,
Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,
- Celle-là, ce n’est pas un baiser qui l’épeure ! -
Rieuse, m’apporta des tartines de beurre,
Du jambon tiède, dans un plat colorié,
Du jambon rose et blanc parfumé d’une gousse
D’ail, - et m’emplit la chope immense, avec sa mousse
Que dorait un rayon de soleil arriéré.
Arthur Rimbaud, Cahier de Douai
Merci beaucoup d'avoir pris un peu de ton temps pour m'aider !! Je vais effectivement varier et les ajouter tous deux aux autres poèmes !!
De rien ! Mais tu sais, j'ai juste fait une petite recherche sur internet. 😉
Mais c'est gentil quand même ! 🙂 Souvent je trouve des poèmes de ce genre, mais je n'ose pas les prendre tant que ça ne traite pas explicitement de la liberté, tant qu'il n'y a pas le mot liberté… Tu sais comment les " reconnaitre " ?
Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas le mot "liberté" que le poème n'en parle pas. Il faut que tu regardes si les mots composant les vers relatent de choses qui sont en liens avec la liberté. Les synonymes, la signification etc.
Bonsoir Margot,
Pour le XVIIIe siècle, tu peux prendre Ode sur le vaisseau le Vengeur de Lebrun,
pour le XVIe siècle, je te propose épître au roi "pour le délivrer de prison" de Marot.
Merci Jean-Luc !! Je voulais savoir un extrait de Cyrano de Bergerac peut aller ou ce n'est pas considéré comme un poème ?
Cyrano de Bergerac ? De Rostand ? Ca reste du théâtre ! 🙄
je voulais mettre ce passage que j'ai trouvé dans un de mes livres sur la liberté :
Rêver, rire, être seul, être libre,
Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, - ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac
Bien sûr tu peux utiliser cet extrait de la pièce comme exemple de poésie d'autant plus que Rostand utilise des alexandrins. Il peut être isolé sans dommage car il ne se réfère à aucun élément de l'action.
d'accord !! Il me manque encore un poème du 16e… :s J'ai cherché dans les œuvres de Théodore d'Agrippa d'Aubigné mais je n'ai rien trouvé…
lequel me conseillez-vous ?
« J’aime la liberté… ».Joachim du Bellay
J’aime la liberté, et languis en service,
Je n’aime point la Cour, et me faut courtiser,
Je n’aime la feintise, et me faut déguiser,
J’aime simplicité, et n’apprends que malice.
Je n’adore les biens, et sers à l’avarice,
Je n’aime les honneurs, et me les faut priser,
Je veux garder ma foi, et me la faut briser,
Je cherche la vertu, et ne trouve que vice.
Je cherche le repos, et trouver ne le puis,
J’embrasse le plaisir, et n’éprouve qu’ennuis,
Je n’aime à discourir, en raison je me fonde,
J’ai le corps maladif, et me faut voyager,
Je suis né pour la Muse, on me fait ménager,
Ne suis-je pas (Morel) le plus chétif du monde ?
C'est ores, mon Vineus, mon cher Vineus, c'est ore
C'est ores, mon Vineus, mon cher Vineus, c'est ore,
Que de tous les chétifs le plus chétif je suis,
Et que ce que j'étais, plus être je ne puis,
Ayant perdu mon temps, et ma jeunesse encore.
La pauvreté me suit, le souci me dévore,
Tristes me sont les jours, et plus tristes les nuits.
O que je suis comblé de regrets et d'ennuis !
Plût à Dieu que je fusse un Pasquin ou Marphore,
Je n'aurais sentiment du malheur qui me point :
Ma plume serait libre et si ne craindrais point
Qu'un plus grand contre moi pût exercer son ire.
Assure-toi, Vineus, que celui seul est roi
A qui même les rois ne peuvent donner loi,
Et qui peut d'un chacun à son plaisir écrire.
Ô qu'heureux est celui qui peut passer son âge
Ô qu'heureux est celui qui peut passer son âge
Entre pareils à soi ! et qui sans fiction,
Sans crainte, sans envie et sans ambition,
Règne paisiblement en son pauvre ménage !
Le misérable soin d'acquérir davantage
Ne tyrannise point sa libre affection,
Et son plus grand désir, désir sans passion,
Ne s'étend plus avant que son propre héritage.
Il ne s'empêche point des affaires d'autrui,
Son principal espoir ne dépend que de lui,
Il est sa cour, son roi, sa faveur et son maître.
Il ne mange son bien en pays étranger,
Il ne met pour autrui sa personne en danger,
Et plus riche qu'il est ne voudrait jamais être.
Pour faire un éloge de chaque poème, il faut évidemment que je les comprennes…
Ode sur le vaisseau Le Vengeur, me pose un énorme problème de ce côté là…
Ode Sur le vaisseau Le Vengeur
AU Sommet glacé du Rhodope,
Qu’il soumit tant de fois à ses Accords touchans,
Par de timides Sons le Fils de Calliope
Ne préludait point à ses Chants.
Plein d’une Audace Pindarique,
Il faut que des hauteurs du sublime Hélicon,
Le premier Trait que lance un Poète lyrique
Soit une Flèche d’Apollon.
L’Etna, Géant incendiaire,
Qui, d’un front embrasé, fend la Voûte des Airs,
Dédaigne ces Volcans dont la froide Colère
S’épuise en stériles Eclairs.
À peine sa Fureur commence,
C’est un vaste Incendie et des Fleuves brûlans.
Qu’il est beau de Courroux, lorsque sa Bouche immense
Vomit leurs Flots étincelans !
Tel éclate un libre Génie,
Quand il lance aux Tyrans les foudres de sa Voix ;
Telle à Flots indomptés sa brûlante Harmonie
Entraîne les Sceptres des Rois,
Toi, que je chante et que j’adore,
Dirige, ô Liberté ! mon Vaisseau dans son Cours.
Moins de Vents orageux tourmentent le Bosphore
Que la Mer terrible où je cours.
Argo, la Nef à voix humaine,
Qui mérita l’Olympe et luit au front des Cieux,
Quel que fût le succès de sa Course lointaine,
Prit un Vol moins audacieux,
Vainqueur d’Eole et des Pléiades,
Je sens d’un souffle heureux mon Navire emporté ;
Il échappe aux Ecueils des trompeuses Cyclades,
Et vogue à l’Immortalité.
Mais des Flots fût-il la Victime,
Ainsi que le VENGEUR il est beau de périr ;
Il est beau, quand le Sort vous plonge dans l’Abîme,
De paraître le conquérir.
Trahi par le Sort infidèle,
Comme un Lion pressé de nombreux Léopards,
Seul au milieu de tous, sa fureur étincelle ;
Il les combat de toutes parts.
L’airain lui déclare la Guerre ;
Le Fer, l’Onde, la Flamme entourent ses Héros.
Sans doute ils triomphaient ! mais leur dernier Tonnerre
Vient de s’éteindre sous les Flots.
Captifs !… la Vie est un outrage :
Ils préfèrent le Gouffre à ce bienfait honteux.
L’Anglais, en frémissant, admire leur Courage ;
Albion pâlit devant eux.
Plus fiers d’une Mort infaillible,
Sans peur, sans désespoir, calmes dans leurs combats,.
De ces Républicains l’Ame n’est plus sensible
Qu’à l’ivresse d’un beau Trépas.
Près de se voir réduits en poudre,
Ils défendent leurs bords enflammés et sanglans..
Voyez-les défier et la Vague et la Foudre
Sous des Mâts rompus et brûlans.
Voyez ce Drapeau tricolore
Qu’élève, en périssant, leur Courage indompté.
Sous le Flot qui les couvre, entendez-vous encore
Ce Cri : Vive la Liberté !
Ce Cri !… c’est en vain qu’il expire,
Etouffé par la Mort et par les Flots jaloux.
Sans cesse il revivra répété par ma Lyre.
Siècles ! il planera sur vous !
Et vous ! Héros de Salamine,
Dont Thétis vante encor les Exploits glorieux,
Non ! vous n’égalez point cette auguste Ruine,
Ce Naufrage victorieux !
Ponce-Denis Écouchard-Lebrun
(1729-1807)
Pouvez-vous m'aider ? Merci !!