Qualités requises pour aller en section littéraire

La filière littéraire

19 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
Je suis actuellement en classe seconde et voudrais savoir selon vous quels sont les qualités qu'il faut avoir requis pour partir dans une section littéraire ?
Merci à tous 🙂
Euh… ne pas faire de faute à "orientation", peut-être? (désolé pas pu m'empêcher et en plus c'est pas faux )
Bonjour,

Il n'y a pas vraiment de qualités requises pour rentrer dans une Section Littéraire , bien sûr il faut aimer les matières telles que les langues, l'Histoire-géo et le Français (Évidemment ! 😉 )


Tu dois également avoir le goût de la lecture, aimer t'exprimer à l'écrit comme à l'oral et savoir aller un peu plus loin dans tes recherches (ex: chercher des définitions dans un dico , t'informer sur un sujet …) mais rassures toi rien de très difficile.
Si tu prévois de rentrer en Première littéraire l'année prochaine et si en plus si tu n'aimes pas les matières scientifiques (simple supposition ), c'est la filière ou le programme te semblera le plus facile (enfin d'après moi =) ).

Si tu as des questions précises sur la Première Littéraire n'hésites surtout pas !

Ciao 😉
Ahlala, l'éternelle question de la soi-disante facilité de la section L… :roll:
Comateen a écrit :Ahlala, l'éternelle question de la soi-disante facilité de la section L… :roll:
🙂 Encore une fois, ça en devient énervant. Va en L, tu foutras rien, et en plus, t'as le bac en poche :/ Non mais ça va pas!!!
Bonsoir,

76man, je pense que tu te trompes d'interlocuteur…

Comateen, je pense qu'Anneh ne parlait que du programme scientifique des L.

Vous m'avez l'air tous bien énervés en ce moment…

Muriel
Bonsoir,

Pour moi, anneh ne dit pas que la section L est facile !

Personnellement, je comprends qu'il dit à ceux qui n'aiment pas les sciences et qui aiment les matières littéraires d'aller en L. Ce sera plus facile pour eux. Il sera difficile pour quelqu'un qui aime les matières scientifiques de réussir le bac L car il ne parviendra pas à s'épanouir. Il ne faut pas se braquer tout de suite.

Etant un L, je peux dire que cette section demande beaucoup d'investissements personnels. Les ES de notre classe (10L pour 23ES) ont moins de travail à la maison.

De toutes façons, le bac L se décroche facilement si on le travaille. Si on ne fout rien, c'est même pas la peine d'y penser !

Bonne fin de soirée,

straimer
Muriel a écrit :Comateen, je pense qu'Anneh ne parlait que du programme scientifique des L.
Exact, j'ai relu le message et effectivement,tu as raison. Mea culpa ! Mais si j'ai réagi ainsi, c'est parce que je me méfie des vérités toutes faites. 76man approuvait mon message, je pense, d'où sa réponse😉.
Une culture littéraire - ou à défaut, le goût de la lecture -, une certaine maîtrise de la langue - qui s'acquiert en lisant -, et surtout, surtout, une capacité à s'étonner devant "ce qui ne va pas de soi".

Cela étant dit, il ne faut pas se faire une trop haute idée de l'enseignement littéraire au lycée. J'ai attendu d'avoir mon bac L en poche pour commencer à apprendre ma grammaire et mes conjugaisons, tout seul, pendant les vacances. Si tes professeurs de français parviennent à te transmettre le goût de la littérature: ils en auront déjà fait beaucoup.
J'ai attendu d'avoir mon bac L en poche pour commencer à apprendre ma grammaire et mes conjugaison, tout seul, pendant les vacances.
Es-tu sûr d'avoir revu tes règles de grammaire ?

Ce que tu dis me semble bizarre. Ainsi, un français pas assez fluide, mal écrit…, est sanctionné dans les notes et les appréciations.

Il est vrai que l'enseignement au lycée diffère du supérieur. Mais ce n'est pas le cas que chez les L. Il y a un "fossé" entre les Sciences Economiques et Sociales en Terminale ES et l'économie en faculté ou en école !
Suffisamment pour savoir faire l'accord entre un déterminant possessif pluriel de première personne et un nom commun féminin pluriel, et pour rougir en me relisant. Mais je suis un garçon tête en l'air et assez peu fiable.

En ce qui me concerne, j'ai étudié la grammaire en primaire, j'ai fait des dictées jusqu'en sixième, et plus rien jusqu'en première année de licence. C'est un sacré "fossé", le mot convient bien: on aura beau sanctionner ces lacunes en retirant deux points sur chaque copie, la sanction ne remplacera jamais la dictée ou le cours qui fait défaut.
Vu que le bac est aussi un diplôme de fin d'études secondaires, il est absolument normal que les exigences soient d'un niveau différent à l'université. Si les profs ne transmettaient que le goût de la littérature , les bacs pro pourraient avec le goût de la lecture aller sans appréhension à l'université.
En toute honnêteté, je le crois oui. J'ai tendance à penser que le goût de la lecture et la facilité d'expression sont intimement liés - l'orthographe en revanche, c'est un autre problème. J'observe souvent ce processus chez les gens que je cotoie: l'amour du livre est un amour particulier pour le langage, pour la phrase à l'emporte pièce, et il n'y a pas de meilleur professeur d'écriture qu'un livre.
Muriel a écrit :76man, je pense que tu te trompes d'interlocuteur…
Rassurez-vous je ne parlais pas à Comateen, qui tout comme moi était énervée à propos de la soi-disante facilité de la filière L. Eh oui, c'est énervant car chaque année on nous ressort les mêmes poncifs sur les L. Mais je me contrôle quand même 😉
Goldmund a écrit :En toute honnêteté, je le crois oui. J'ai tendance à penser que le goût de la lecture et la facilité d'expression sont intimement liés - l'orthographe en revanche, c'est un autre problème.
La réalité montre pourtant que l'amour ne suffit pas ni pour les études ni dans la vie. Les bacs pro sauf exception ne réussissent pas leur première année à l'université.

L'écrit à l'université passe obligatoirement par une orthographe correcte et une grammaire correcte. La facilité d'expression orale n'est qu'un aspect de l'expression, l'écrit, lui, impose des règles.
Pour celui qui s'exprime bien à l'oral, la grammaire et la conjugaison ne posent d'autre problème que des problèmes d'homophonie: je sais le dire, mais je ne sais pas l'écrire, et je confonds honteusement un participe passé avec un infinitif. Ne pas avoir à expliquer à un élève pourquoi il faut mettre du subjonctif dans telle proposition ni pourquoi la phrase est construite ainsi, parce qu'il le sent, c'est déjà éliminer les erreurs les plus pugnaces auxquelles un élève est susceptible d'être confronté.

Je n'ai pas dit que lire tenait lieu de tout, je n'ai pas dit qu'il ne faudrait pas travailler, ni même que l'orthographe, la grammaire et la conjugaison ne servaient à rien: mais ce travail sur la langue, que le secondaire n'a manifestement pas le temps de faire, on s'y prète plus volontier s'il nous intéresse. C'est pourquoi je considère que transmettre à une classe le goût de lire, c'est déjà faire beaucoup. Dans mon cas, c'était faire l'essentiel.
Bonjour à tous,

Je suis nouvelle sur ce forum. Je présente mon parcours, j'ai effectué un baccalauréat professionnel et aujourd'hui je suis en première année de Lettres Modernes.
Portia a écrit :Les bacs pro sauf exception ne réussissent pas leur première année à l'université.
Effectivement, vous avez raison. Néanmoins j'ai validé mon premier semestre avec 12 de moyenne sur 20. Mais beaucoup d'options autres que "littéraires" m'ont rapporté beaucoup de points telles que la construction d'un dossier sur mon futur projet professionnel où j'ai eu 18. Mais pour les matières purement littéraires (à part le latin 14/20), les notes parlent d'elles mêmes : 09;08.5;08;07.
Les examens de second semestre approchent et il n'est pas dit que je l'aurais ce second semestre. Il n'y a plus ces options qui me rapportaient tant de points, je sais qu'il faut que j'aie 8/20 pour valider mon année mais il ne reste que les matières purement littéraires et j'ai du travail, beaucoup de travail!! Ce n'est pas facile de réussir en licence de Lettres Modernes quand on part avec un vrai handicap. Mais je suis motivée à réussir cette licence ainsi que le concours de professeur des écoles!!

Bonne journée!!
Tu ne sembles pas avoir de difficulté d'expression: reste la connaissance des textes et la methodologie (suis-je en mesure de construire une démonstration ?). A ce niveau, je dois dire que les étudiants en licence d'histoire sont favorisés: la première année de licence se résume à faire des plans, des plans et encore des plans. Au début, la prise de contact avec le fameux "Syllabus" est brutale (ah tiens, je vais devoir bosser 5h par semaine à la bibliothèque, en plus des cours, rien que pour mon UE d'histoire moderne ?), mais ça paye. Je t'encourage vraiment à cet exercice: un sujet, un plan avec problématique, parties et sous-parties, pas de rédaction. Le but étant d'en enchaîner le plus possible sans que cela te prenne trop de temps non plus. Le programme de licence est assez soft (que ce soit en littérature ou en linguistique, on peut pas dire qu'on croule sous le boulot), il faut en profiter au maximum, et lire. Tous tes professeurs te donnent une bibliographie en général, il ne faut pas hésiter à sélectionner dans le tas les bouquins qui te semblent les plus utiles et à les passer en revue, ne serait-ce qu'en diagonale, avec prise de note (c'est du matériel à dissert', on rentabilise). Un ou deux ouvrages critiques sur chaque auteur: tu engranges des idées, des phrases, du vocabulaire, des arguments; et surtout, tu te familiarises avec le style de la critique littéraire, et ça c'est très important.

J'ai une amie qui a suivi à peu près le même cursus que toi et qui se trouve dans une situation assez similaire: il faut s'accrocher, rien d'infaisable sois en sûre. Bon courage !
Merci beaucoup pour tes précieux conseils!